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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 07:41

mardi 18 avril 2017

Avigdor Lieberman est favorable "à l'approche de Margaret Thatcher" face aux grévistes Palestiniens de la faim.

 
 

Israël a affirmé mardi qu'il ne négocierait pas avec le millier de prisonniers palestiniens ayant entamé la veille une grève de la faim pour réclamer des conditions "dignes" de détention.
 
"L'appel à la grève de la faim est contraire au règlement" des prisons, a affirmé le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan. "Il s'agit de terroristes et d'assassins enfermés qui reçoivent ce qu'ils méritent et nous n'avons pas de raisons de négocier avec eux", a-t-il ajouté à la radio militaire.
 
1.300 détenus, selon l'Autorité palestinienne, refusent depuis lundi matin de s'alimenter dans différentes prisons israéliennes. Ce mouvement inédit depuis 2013 a été initié par le leader Marwan Barghouti que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié "d'archi-terroriste" dans un communiqué.
M. Barghouthi purge cinq peines de perpétuité pour des attentats meurtriers durant la deuxième Intifada (2000-2005).
 
Les grévistes de la faim sont issus de toutes les mouvances politiques palestiniennes, du Fatah du président Mahmoud Abbas et de son grand rival Marwan Barghouthi, aux partis de la gauche en passant par le Hamas islamiste qui a salué "les valeureux prisonniers" grévistes.
 
"Têtes couronnées et estomacs vides", a titré mardi le quotidien palestinien al-Hayat al-Jadida, en soulignant le "soutien du peuple" après la tenue de manifestations de solidarité à travers les Territoires occupés.
 
Dès lundi, l'administration pénitentiaire israélienne avait procédé à des transferts pour tenter de briser ce mouvement. M. Barghouthi, régulièrement en tête dans les sondages sur une hypothétique présidentielle palestinienne, et d'autres figures du mouvement, ont ainsi été envoyés vers d'autres prisons et placés à l'isolement.
 
Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a pour sa part prévenu dans un communiqué qu'il était favorable "à l'approche de Margaret Thatcher" face aux grévistes de la faim. Il faisait allusion au Premier ministre britannique qui avait refusé en 1981 de céder aux exigences de détenus irlandais de l'IRA grévistes de la faim. Dix d'entre eux étaient décédés à la suite de ce mouvement de protestation.
 
La question des prisonniers est cruciale pour les Palestiniens, alors que 850.000 d'entre eux ont été incarcérés depuis 1967 et l'occupation des Territoires palestiniens, selon leurs dirigeants. Chaque famille, répètent régulièrement responsables et anonymes, a au moins un membre en détention ou passé par la prison. A tel point que chaque année depuis 1974, le 17 avril marque une journée nationale de mobilisation en faveur des prisonniers.
 
Des milliers de Palestiniens ont ainsi défilé lundi "pour dire aux prisonniers qu'ils ne sont pas seuls, alors que c'est ce qu'Israël tente de leur dire", a expliqué à l'AFP Fadwa Barghouthi, l'épouse de Marwan Barghouthi, et elle-même un haut cadre du Fatah.
 
Dans le même temps, M. Abbas et sa diplomatie appelaient "la communauté internationale à intervenir immédiatement pour sauver la vie des détenus grévistes de la faim", multipliant les contacts tous azimuts avec les capitales étrangères.
 
Les prisonniers demandent entre autres des téléphones publics dans les prisons, des droits de visite élargis, la fin des "négligences médicales" et des mises à l'isolement, ainsi que l'accès à des chaînes télévisées et de la climatisation.
 
Ces dernières années, plusieurs Palestiniens se sont lancés dans des grèves de la faim individuelles pour protester contre des abus. Elles les ont menés au bord de la mort et se sont conclues par des accords sur leur libération. Certains ont toutefois été arrêtés de nouveau ensuite.

Ces initiatives individuelles ont suscité de vifs débats dans la société palestinienne, de nombreuses voix dénonçant des actes dangereux pour ceux qui les mènent et sans impact sur les conditions de l'ensemble des prisonniers.
La dernière grève massive dans les prisons israéliennes remonte à février 2013, lorsque 3.000 Palestiniens avaient refusé de se nourrir, durant une journée, pour protester contre la mort en détention d'un des leurs.

Parmi les 6.500 Palestiniens actuellement détenus par Israël, figurent 62 femmes et 300 mineurs. Environ 500 d'entre eux sont sous le régime extra-judiciaire de la détention administrative qui permet une incarcération sans procès ni inculpation. Treize députés sont aussi emprisonnés.


"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael
 
https://assawra.blogspot.fr/2017/04/avigdor-lieberman-est-favorable.html

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Published by Assawra.blogspot - dans Revue de presse
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