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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 01:20

Protestations sans conviction contre l’occupation

 


Faillite de l’Union européenne en Palestine

 

 


Le chef de l’Etat français se rend à Tel-Aviv et à Ramallah les 18 et 19 novembre.

Au-delà des discours convenus, Paris poursuivra sa coopération avec Israël comme si l’occupation n’existait pas.

Et, si l’Union européenne a enfin décidé de prendre des mesures de rétorsion contre la colonisation, elle le fait avec une timidité qui la rend incapable d’imposer une paix durable dans la région.

par Laurence Bernard, novembre 2013

Aperçu

Vingt ans après les accords d’Oslo, l’Union européenne vient de franchir une première étape pour rendre crédible sa position officielle en faveur d’un Etat palestinien « indépendant, démocratique, d’un seul tenant et viable ».

Une directive publiée en juillet 2013 rend en effet inéligible aux financements européens, à partir du 1er janvier 2014, toute entité israélienne — entreprise, université, laboratoire de recherche, association — située au-delà des frontières de 1967 et exerçant une activité dans une colonie en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est.

Cela devrait mettre fin au soutien à une société comme Ahava, qui exploite des boues et sels minéraux de la mer Morte, inaccessible aux industriels palestiniens ; ou encore à l’Israel Antiquities Authority, à travers laquelle les autorités israéliennes exercent un quasi-monopole sur la réglementation, la conservation et la présentation des œuvres archéologiques en Palestine.

Une telle décision était d’autant plus attendue que l’Union n’a jamais pu, ou voulu, appliquer les déclarations et résolutions accumulées depuis décembre 2009 et exhortant le gouvernement israélien à « mettre immédiatement fin à toutes les activités d’implantation, à Jérusalem-Est et dans le reste de la Cisjordanie, y compris l’extension naturelle des colonies, et à démanteler toutes les colonies de peuplement sauvages installées depuis mars 2001  ».

A ce jour, malgré les violations constatées des résolutions de l’Organisation des Nations unies (ONU) et des conventions de Genève, malgré l’avis consultatif de la Cour internationale de justice émis à l’encontre du mur de séparation. aucune sanction n’avait été prise.

Il y a pourtant urgence, car la politique du fait accompli continue jour après jour de grignoter les territoires palestiniens, hypothéquant la création d’un Etat. La Cisjordanie n’est déjà plus qu’un archipel de petits îlots urbains, en raison du mur de séparation, dont le tracé annexe de facto près de 10 % du territoire palestinien, et du maintien de 60 % de sa superficie sous le contrôle (...)

Taille de l’article complet : 2 197 mots.





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Published by Le Monde diplomatique.fr - dans Revue de presse
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