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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 06:23

Comment ont évolué les tendances de la cause palestinienne depuis 1967

7 06 2017 • 13 h 57 min

 

 

 

Photo : Mahfouz Abu Turk

 

Par Nadia Hijab et Mouin Rabbani – Al Shabaka, le 5 juin 2017

La cause palestinienne aujourd’hui, à certains égards, est revenue là où en elle était avant la guerre de 1967. Il est intéressant de retracer cette trajectoire pour comprendre comment elle est arrivée à la situation actuelle, et se faire une idée, partant de là, sur vers quoi elle se dirige.

Un regard en arrière

À la veille du 5 juin 1967, les Palestiniens sont dispersés à travers Israël, la Cisjordanie sous gouvernement jordanien (dont Jérusalem-Est), la bande de Gaza administrée par l’Égypte, et les communautés de réfugiés en Jordanie, Syrie, au Liban, et au-delà. Leurs aspirations au salut et à l’autodétermination sont rattachées aux promesses des dirigeants arabes de « libérer la Palestine » – se référant alors à ces parties de la Palestine mandataire devenues Israël en 1948 – et en particulier, à celles du dirigeant charismatique égyptien, Gamal Abdel-Nasser.

La guerre des Six-Jours, qui aura pour résultat l’occupation par Israël de la Cisjordanie palestinienne, de Jérusalem-Est, de la bande de Gaza, du plateau du Golan syrien, et de la péninsule égyptienne du Sinaï, apporte des changements dramatiques à la géographie du conflit. Elle provoque également un changement radical dans le corps politique palestinien. Rompant nettement avec les décennies précédentes, les Palestiniens deviennent maîtres de leur propre destin, et non plus les spectateurs des décisions régionales et internationales qui affectent leur vie et décident de leur sort.

L’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), qui a été créée en 1964 sous l’égide de la Ligue arabe lors de sa première réunion au sommet, est prise en main en 1968-1969 par les groupes de guérilla palestiniens qui se sont organisés clandestinement depuis les années 1950, avec le Fatah (le Mouvement de libération national palestinien) à leur tête. La défaite arabe de 1967 crée un vide dans lequel les Palestiniens sont en mesure de reprendre la main sur la question de la Palestine, de transformer les parties dispersées de la population palestinienne en un peuple unifié et en un acteur politique, et de placer la cause palestinienne au cœur du conflit arabo-israélien.

En tant que réalisation la plus importante peut-être de l’OLP, c’est ce qui maintiendra l’esprit de la quête palestinienne pour l’autodétermination, en dépit des innombrables blessures infligées par Israël et certains États arabes – et en dépit aussi des blessures auto-infligées. Les revers essuyés par l’OLP sont nombreux, alors même qu’elle réussit à mettre la question palestinienne en haut de l’agenda international. Il est intéressant de réexaminer les succès et les défaites de l’OLP afin de bien comprendre comment le mouvement national palestinien est arrivé là où il est aujourd’hui.

La première victoire de l’OLP sème en même temps les graines d’une défaite. La bataille de Karameh en Jordanie, en 1968, dans laquelle les guérilleros et l’armée jordanienne repoussent une force expéditionnaire israélienne bien supérieure, apporte de nombreux adeptes palestiniens et arabes au mouvement, des réfugiés, des guérilleros, ou des entrepreneurs, couvrant tout le spectre politique. En même temps, la menace implicite pour la monarchie hachémite est claire, et les relations palestiniennes avec la Jordanie empirent au point que l’OLP est expulsée de Jordanie pendant Septembre noir, en 1970. Cela signifie en réalité que l’OLP n’a plus d’option militaire crédible contre Israël, en supposant qu’elle en ait eu une. Même si les Palestiniens peuvent maintenir une présence militaire importante au Liban, jusqu’en 1982, ce n’est qu’un piètre succédané pour la plus longue frontière arabe avec la Palestine historique.

Durant la guerre d’Octobre 1973, l’Égypte et la Syrie remportent des victoires partielles contre Israël mais subissent aussi de graves revers, ce qui démontre que les États arabes, eux aussi, n’ont que des options militaires limitées contre Israël. À la même époque, le mouvement national palestinien atteint son apogée internationale avec le discours du défunt dirigeant palestinien Yasser Arafat à l’Assemblée générale des Nations-Unies en 1974, avec une OLP maintenant reconnue comme le seul représentant légitime du peuple palestinien. Cette année-là, l’OLP jette les bases d’un règlement à deux États quand son parlement, le Conseil national de Palestine, adopte un plan en dix points pour l’instauration d’une « autorité nationale » sur la partie de la Palestine qui est libérée.

Le processus est nécessairement douloureusement lent, car il conduit la majorité des Palestiniens à reconnaître qu’un éventuel État palestinien ne s’établira plus sur tout l’ancien Mandat britannique. À partir de 1974, l’acceptation de la réalité d’Israël en tant qu’État, et la création d’un État palestinien sur la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, deviennent peu à peu l’objectif du mouvement national palestinien

1977. La visite du défunt président égyptien, Anwar El-Sadate, à Jérusalem en 1977, qui aboutira aux Accords de Camp David en 1979 et au retrait d’Israël de la péninsule du Sinaï qui s’achèvera en avril 1982, ouvre la voie à l’invasion du Liban par Israël cette même année. Le premier objectif d’Israël est de chasser l’OLP du pays, et de consolider l’occupation permanente du Territoire palestinien occupé (TPO). Une fois le plus puissant des États arabes hors du conflit, la capacité de l’OLP à parvenir à un règlement à deux États devient sérieusement circonscrite, et le conflit arabo-israélien se métamorphose graduellement en un conflit israélo-palestinien, infiniment plus avantageux pour Israël.

Alors que l’OLP tente de se regrouper en Tunisie et dans d’autres pays arabes, l’un des plus grands défis pour Israël émerge de l’intérieur des TPO, avec le déclenchement de la Première Intifada en décembre 1987, dirigée en grande partie par un commandement local. Elle vient ressusciter l’option d’une confrontation pouvant être victorieuse contre Israël, sur la base d’une mobilisation de masse, non violente, et à une échelle jamais vue depuis la fin des années 1930.

Malgré tout, l’OLP se révèle incapable de tirer parti du succès local et général de la Première Intifada. Finalement, la direction exilée de l’OLP met ses propres intérêts, principalement son ambition pour un appui occidental et particulièrement américain, au-dessus des droits nationaux du peuple palestinien comme exprimés dans la Déclaration d’Indépendance de 1988, adoptée à Alger.

Ces contradictions deviennent ambiguës quand la direction palestinienne doit faire le choix entre, soutenir la position de négociation de la délégation palestinienne à Washington qui insiste pour un moratoire total sur l’activité de colonisation israélienne comme condition préalable à un arrangement de transition pour une autonomie, et des négociations secrètes avec Israël qui lui apportent beaucoup moins mais qui restaurent sa pertinence internationale dans le sillage du conflit du Koweït en 1990-1991. Conformément aux Accords d’Oslo de 1993, l’OLP reconnaît Israël et son « droit d’exister en paix et en sécurité » dans le cadre d’un document qui se dispense d’évoquer l’occupation, l’autodétermination, l’État palestinien, et le droit au retour. Sans surprise, les décennies qui suivent vont connaître une accélération exponentielle du colonialisme de peuplement par Israël, et l’autodestruction effective des dispositions relatives à l’autonomie spécifiées dans les différents accords israélo-palestiniens.

Tourné vers l’avenir

À certains égards, la situation aujourd’hui boucle la boucle, et ce depuis 1967. Le mouvement national palestinien largement unifié qui a prédominé des années 1960 aux années 1990 s’est désintégré, peut-être définitivement. Actuellement, il est déchiré entre le Fatah et le Hamas, ce dernier étant comme le Jihad islamique toujours exclu de l’OLP, pendant que règnent les divisions entre Fatah et OLP. Les Palestiniens à Gaza souffrent atrocement sous une décennie d’un blocus israélien qui va en s’empirant en raison de la pression de l’Autorité palestinienne (AP) et des Israéliens sur le Hamas. Les Palestiniens dans les camps de réfugiés, en Syrie et au Liban, souffrent énormément des conflits civils en Syrie et du morcellement antérieur de l’Iraq, ainsi que des conflits dans les camps entre les différents groupes.

Quant à Israël, 1967 l’a transformé d’État régional en puissance régionale. Il est pressé de normaliser ses relations avec l’Arabie saoudite et les États arabes du Golfe, se servant de l’Iran comme d’un croquemitaine pour nourrir ces relations. À son tour, il veut utiliser cette alliance pour imposer un accord aux Palestiniens qui perpétuera réellement sa domination, en concluant un traité de paix final par lequel il gardera le contrôle sécuritaire sur tous les TPO, il y maintiendra ses colonies de peuplement, et il continuera de les coloniser.

Mais des obstacles perdurent sur le chemin d’Israël vers la légitimation de son occupation, obstacles qui laissent la porte ouverte à un mouvement palestinien et à une stratégie pour obtenir les droits et la justice. Ce n’est pas rien que, pendant toute une période d’un demi-siècle, aucun État n’ait officiellement approuvé l’occupation israélienne du territoire palestinien – et syrien. Si les gouvernements européens, par exemple, craignent que d’agir ainsi mette en danger leurs relations avec les autres États de la région, ils sont aussi parmi les plus engagés à faire respecter un ordre international basé sur le droit ; les souvenirs de la Première et de la Deuxième Guerres mondiales ne sont pas oubliés. De sorte qu’ils ne peuvent reconnaître l’occupation israélienne, même s’ils faillissent à défier Israël comme ils ont affronté l’occupation russe de la Crimée.

De plus, l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis, alors que le Royaume-Uni vient de voter, l’an dernier, son retrait de l’Union européenne, accélère la détermination de l’Union européenne à consolider sa puissance économique et politique et à réduire sa dépendance à l’égard des USA pour sa protection. Ceci fournit une occasion aux Palestiniens de renforcer les modestes mesures de l’UE, telles que d’interdire le financement d’une recherche pour les entreprises coloniales israéliennes, d’étiqueter les produits des colonies, et de pousser à faire la différence entre Israël et son entreprise coloniale, en s’appuyant sur le langage de la Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, de décembre 2016.

Israël est aussi confronté à une résistance là où il ne s’y attendait pas. Alors que le mouvement national palestinien s’affaiblit, le mouvement mondial de la solidarité avec la Palestine, notamment le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dirigé par les Palestiniens et lancé en 2005, a rapidement prospéré, particulièrement à la suite des agressions répétées d’Israël contre la bande de Gaza. Ceci contraste avec la situation des années 1970 et 1980 où les opinions occidentales tendaient à soutenir largement Israël. Israël repousse férocement ce mouvement en amalgamant la critique d’Israël avec l’antisémitisme, et en incitant la législation aux États-Unis et en Europe à interdire les initiatives de boycott. Cependant, il n’a pas encore réussi à bloquer le débat ou à empêcher les groupes confessionnels et étudiants aux USA de soutenir des activités de solidarité avec le peuple palestinien.

La capacité d’Israël à s’y opposer se trouve aussi affaiblie à cause d’une troisième tendance qui est entièrement de sa fabrication. Le fait qu’il ait pu violer le droit international, sans être contesté, dans son occupation des territoires palestiniens comme de ses propres citoyens palestiniens, conduit à des excès. Même la détermination de Trump à « faire un accord » qui donnerait certainement à Israël de vastes étendues de terres palestiniennes et un contrôle sécuritaire permanent risque de buter contre le mouvement de la droite, de plus en plus puissant, qui rejette sur le principe toute concession aux Palestiniens.

En effet, le nombre croissant de ce qui peut être décrit que comme des lois racistes dénonce non seulement ses actes actuels, mais aussi ceux de la période d’avant et d’aussitôt après 1948. Par exemple, pour n’en citer que quelques-uns, la loi sur la citoyenneté et la famille qui est renouvelée tous les ans depuis 2003 dénie aux citoyens palestiniens d’Israël le droit d’épouser un-e Palestinien-ne des TPO, comme de plusieurs autres pays ; la destruction permanente des villages palestiniens, tant en Israël qu’en Cisjordanie ; et la loi pour légaliser rétroactivement le vol de la terre privée palestinienne en Cisjordanie. Tout ceci fait qu’il est impossible de prétendre qu’Israël partage les valeurs universelles ou « occidentales », telles que la primauté du droit et l’égalité.

Un bon indicateur de l’impact de ce qui se révèle ainsi est l’accroissement rapide du nombre de juifs non-israéliens s’éloignant de plus en plus d’Israël, incluant des organisations comme Une Voix juive pour la paix. Quand ils viennent à s’exprimer, les accusations pro forma d’antisémitisme contre eux sont facilement détournées, et ils stimulent les autres à prendre des positions similaires.

Un autre domaine où Israël est allé trop loin, c’est d’avoir fait en sorte qu’il s’agisse d’une question partisane. Comme le Parti républicain veille à ce que rien ne le sépare d’Israël, l’opinion dans la base du Parti démocrate évolue constamment vers un soutien aux droits des Palestiniens, et les représentants démocrates s’enhardissent lentement à s’exprimer dans ce sens.

Ces tendances à plus long terme, agissant à l’encontre des violations par Israël des normes internationales, ne peuvent par elles-mêmes garantir les droits des Palestiniens. Le basculement d’une maîtrise arabe sur la question de la Palestine vers une maîtrise palestinienne a conduit finalement au désastre d’Oslo. Ce qui est nécessaire, c’est d’associer une mobilisation palestinienne, locale et à l’étranger, avec une stratégie arabe afin de parvenir à l’autodétermination. Et, bien que les tentatives pour réformer l’OLP en un représentant national réel aient échoué à ce jour, il existe des moyens pour faire pression sur les fractions de l’OLP qui fonctionnent encore – par exemple, dans les pays où certaines éléments de la représentation diplomatique palestinienne restent réels – avec, en vue, de faire revivre l’agenda national et une stratégie.

Les Palestiniens aujourd’hui sont, sans aucun doute, dans la position la moins enviable qu’ils ont eue à connaître depuis 1948. Cependant, s’ils mobilisent les ressources qui sont à leur disposition – d’abord et avant tout leur propre peuple et le réservoir grandissant du soutien mondial à leurs droits et liberté – alors, ils peuvent encore élaborer, et mettre en œuvre avec succès, une stratégie pour assurer leur place au soleil.

Nadia Hijab

Nadia Hijab est directrice exécutive d’Al-Shabaka : réseau politique palestinien qu’elle a co-fondé en 2009. Elle intervient fréquemment comme conférencière et commentatrice dans les médias, et elle est un membre éminent de l’Institut des études palestiniennes. Son premier livre, sur les femmes au travail, Womanpower : The Arab Debate on Women at Work, a été publié par la Presse de l’université de Cambridge, et elle est co-auteur de Citizens Apart : A portrait of the Palestiniens Citizens of Israel (I.B. Tauris).

Mouin Rabbani

Conseiller politique d’Al-Shabaka, Mouni Rabbani est un écrivain indépendant et un analyste spécialisé dans les affaires palestiniennes et le conflit arabo-israélien. Il est un membre éminent de l’Institut des études palestiniennes, et il contribue à la rédaction du Middle East Report. Ses articles sont aussi publiés dans The National et il a fourni des commentaires pour The New York Times.

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source : Al-Shabaka

 

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/06/07/comment-ont-evolue-les-tendances-de-la-cause-palestinienne-depuis-1967/

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 06:17
Publish Date: 2017/06/12
Israeli forces arrest 15 Palestinians in West Bank, Jerusalem
 
 
 

RAMALLAH, June 12, 2017 (WAFA) – Israeli forces detained at least 15 Palestinians during overnight raids across the West Bank districts and East Jerusalem, the Palestinian Prisoner’s Society (PPS) said on Monday.

It said Israeli police arrested five Palestinians in East Jerusalem, four from the Hebron area, two from Nablus area, two others from the Ramallah district, and one each from Jenin and Bethlehem areas.

M.N./M.K.

 

 

http://english.wafa.ps/page.aspx?id=wgJoFYa91075148076awgJoFY

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 07:08

Netanyahu calls for UNRWA's dismantlement

 
 
June 11, 2017 7:00 P.M. (Updated: June 11, 2017 10:05 P.M
 
 
(File)
 
 
 
BETHLEHEM (Ma’an) -- Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu called for the dismantlement of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (UNRWA) -- the UN agency responsible for providing services to some five million Palestinian refugees across the occupied Palestinian territory and the Middle East -- on Sunday.

During the Israeli security cabinet’s weekly meeting, Netanyahu argued against the continued existence of a UN entity focusing specifically on the needs of Palestinian refugees, adding that “the time has come to disband UNRWA and integrate it into the UNHCR” -- the UN High Commissioner for Refugees.

“UNRWA, to a large degree, by its very existence, perpetuates -- and does not solve -- the Palestinian refugee problem,” the Israeli head of state added.

Netanyahu also accused UNRWA of “considerable incitement against Israel,” without developing, and went on to add that, during US ambassador to the UN Nikki Haley’s three-day visit to Israel and the occupied Palestinian territory, “I told her that the time has come for the UN to reconsider the continued existence of UNRWA.”

Netanyahu also brought up the recent discovery of a tunnel partially built under an UNRWA school in the besieged Gaza Strip during Sunday’s meeting, accusing Hamas of “using schoolchildren as human shields,” and added that the Israeli government was planning to file a complaint against Hamas at the UN Security Council.

While UNRWA strongly denounced the presence of the tunnel under UN facilities as putting “beneficiaries and staff at risk and undermin(ing) the ability of UN staff to provide assistance to Palestine refugees in safety and security,” Hamas, the de facto ruling party in Gaza, denied that it had any involvement with the tunnel.

UNRWA spokesman Chris Gunness responded to Netanyahu’s comments by noting that UNRWA’s fate was decided only by the UN General Assembly, which extended the agency’s mandate by three years in December “by a large majority.”

Gunness added that the issue of Palestinian refugees -- who number an estimated 6.5 million according to legal NGO BADIL -- could only be resolved through a negotiated end to the Israeli-Palestinian refugee conflict, instead of shuttering an aid agency catering to their humanitarian needs.

“The situation of Palestine refugees needs to be resolved as part of a political resolution of the conflict between Israelis and Palestinians,” Gunness added. “It is time for political action to resolve this long-standing crisis."

Meanwhile, UNRWA spokesman in Gaza Adnan Abu Hasna warned in an interview with Israel Radio, that, should UNRWA cease providing services in the besieged coastal enclave, where 80 percent of the population is dependent on humanitarian assistance, "two million people will turn into Islamic State supporters,” Reuters reported.

While UNRWA has been the target of Palestinian criticism on a number of occasions, Palestinian refugees, notably in the occupied Palestinian territory, see the preservation of their status as refugees as maintaining their claim to their right of return to the villages in historic Palestine from which their ancestors fled during the creation of the state of Israel.

Israel has long criticized the UN, claiming that it has been unfairly targeted by the international body over its repeated breaches of international law, particularly its illegal settlement expansion in the occupied Palestinian territory.

 
 
 
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 07:04

Israel blocks road to Bedouin village, preventing 100 children from going to school

 
 
 
June 12, 2017 5:14 P.M. (Updated: June 12, 2017 5:14 P.M.)
 
 
Children in the Bedouin village of Umm al-Hiran in the Negev. (File)
 
 
 
 
BETHLEHEM (Ma’an) -- A recently installed guardrail on an Israeli highway has isolated a Bedouin community in southern Israel for days, preventing 100 Bedouin children from attending school, NGO Adalah reported on Sunday.

According to the group, which focuses on the rights of Palestinian citizens of Israel, Israeli authorities effectively sealed off Umm Bidoun, a Bedouin community in the Negev desert unrecognized by Israel, by blocking off the only dirt road connecting the village to Highway 31 with a guardrail.

The road surface markings on the highway near other passage out of Umm Bidoun have also recently been changed, making it illegal for vehicles to cross the road, Adalah added.

The recent changes have effectively prevented any vehicles, including school buses, from accessing the village, Adalah said.

As a result, the legal NGO stated that, due to the absence of schools in Umm Bidoun, 100 children who study in the village of al-Furaa 15 kilometers away have been unable to go to school for days.

Adalah said on Sunday it had contacted officials from the Israeli Education Ministry, the al-Qasoum regional council, and Netivei Israel, the national roads authority, to demand that the obstacles to freedom of movement for the residents of Umm Bidoun be lifted.

Adalah field researcher Marwan Abu Freih told Ma'an on Monday that Netivei had told the organization that it was examining the issue.

Spokespersons from the Ministry of Education did not immediately respond to a request for comment on the case on Monday.

"It is inconceivable that some 100 students can -- in such a sudden and arbitrary manner -- be prevented from attending school without any advance notice to or consultation with parents," Abu Freih said on Sunday. “Adalah and the families demand that the Education Ministry act immediately to correct this situation.”

Abu Freih added on Monday that members of Israel's parliament, the Knesset, representing Palestinian citizens of Israel, had reached out to Adalah to offer their assistance in resolving the case.

Bedouin villages were established in the Negev soon after the 1948 Arab-Israeli war following the creation of the state of Israel. Many of the Bedouins were forcibly transferred to the village sites during the 17-year period when Palestinians inside Israel were governed under Israeli military law, which ended shortly before Israel's military takeover of Gaza and the West Bank, including East Jerusalem, in 1967.

Between 160,000 and 170,000 Bedouins are believed to reside in the Negev today, more than half of whom reside in unrecognized villages, according to the Association for Civil Rights in Israel (ACRI).

The classification of their villages as “unrecognized” prevents Bedouins from developing or expanding their communities, while Israeli authorities have also refused to connect unrecognized Bedouin villages to the national water and electricity grids, and have excluded the communities from access to health and educational services.

A Knesset report on Bedouins in Israel noted that “(school) dropout rates are high, among various reasons due to lack of access and public transportation to their schools.”

Meanwhile, Jewish-Israeli communities in the Negev continuously expand, with five new Jewish plans approved last year. According to an investigation undertaken by Israeli rights groups ACRI and Bimkom, two of the approved communities are located in areas where unrecognized Bedouin villages already exist.

Rights groups have claimed that Israeli policies in Bedouin communities are specifically aimed at depopulating the Negev of its Bedouin residents to make room for the expansion of Jewish Israeli communities.

 
 
 
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:50

Au sein des prisons israéliennes, « une torture psychologique permanente »

Témoignage

À l'instar de 1 500 prisonniers palestiniens le mois dernier, Salah Hamouri avait cessé de s'alimenter en 2011. Cet ex-détenu témoigne sur ses conditions de détention, qui l'avaient poussé à cette ultime forme de contestation.

 
 
09/06/2017
 
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« Psychologiquement, c'est beaucoup trop pour un seul homme », résume Salah Hamouri au sujet de son emprisonnement. Incarcéré dans les prisons israéliennes de 2005 à décembre 2011, ce Franco-Palestinien ne connaît que trop bien les conditions de détention que dénonçait une grande partie de la population palestinienne le mois dernier.
 
Pendant 41 jours, près de 1 500 prisonniers ont fait la grève de la faim, afin de forcer une évolution de leur situation carcérale et d'alerter une nouvelle fois la communauté internationale sur les traitements infligés aux détenus palestiniens en Israël.
 
Un mouvement lancé par Marwan Barghouti, un leader régulièrement désigné par ses défenseurs comme le « Mandela palestinien ».
 
Pour L'Orient-Le Jour, Salah Hamouri revient sur ses années passées en prison, et détaille les circonstances pénitentiaires qui l'avaient, lui aussi, poussé à une grève de la faim en 2011.
 
Arrêté au check-point de Qalqiliya il y a maintenant douze ans, Salah Hamouri décrit son début de détention comme un déchaînement de « torture psychologique permanent ».
 
« Tout a commencé quand ils m'ont demandé de sortir de ma voiture, m'ont menotté en me mettant un chiffon blanc sur les yeux et m'ont mis à terre pendant près d'une heure et demie, le temps que l'armée vienne me chercher », raconte le jeune homme. De là, il est transféré dans un centre d'arrestation, où il est alors interrogé pendant près de 56 jours. Placé à l'isolement dans une cellule de 2 mètres de large pour 3 mètres de long, Salah Hamouri n'a, durant cette période, aucun droit de visite, ni de la Croix-Rouge ni même de son avocat.
 
« Lors des interrogatoires, on peut passer entre 20 et 22 heures attaché à une chaise, sans même pouvoir dormir », raconte-t-il. Légalement, cette période intensive est appelée « détention administrative ». Cette procédure juridique, appliquée par l'armée israélienne, peut se prolonger sur une durée de six mois, renouvelable sans que le détenu n'ait droit à un procès.
 
Une détention arbitraire qu'Israël justifie en évoquant la nécessité de prévenir une potentielle menace à la sécurité du pays. Au terme de celle-ci, les captifs sont alors jugés devant des tribunaux militaires, dont la procédure peut parfois durer des années. « C'est la même chose qu'un tribunal normal, sauf que le procureur et le juge sont issus de l'armée, que les civils jugés ne sont que des Palestiniens, et qu'on ne peut pas voir son avocat », raconte le Franco-Palestinien.
 
La même chose, donc, ou presque. Car le droit à la défense ne semble pas être une priorité dans la « seule démocratie au Moyen-Orient ». Au terme des trois mois passés dans ce premier centre de détention, le jeune homme est transféré dans la prison de Beer Sheva, où il restera sans jugement pendant près de trois ans. Au cours de cette période, les avocats sont autorisés à rendre visite aux prisonniers, sous réserve que la prison où ils se trouvent ne soit pas trop éloignée. « Quand on est détenu à Beer Sheva, on est à l'autre bout du monde, alors les avocats n'y viennent pas souvent », explique M. Hamouri, avant d'ajouter : « La défense dépend de la localisation de la prison. »
 

« Bus de torture »
En avril 2008, il est finalement condamné à sept ans d'emprisonnement. Deux chefs d'accusation sont à l'époque retenus contre lui : appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et intention de participer à l'assassinat du rabin Ovadia Yosef.

Au cours de ces années d'incarcération, l'ancien prisonnier passera par une dizaine de centres pénitentiaires différents. Pour lui, les conditions des transferts qui entrecoupent ces réintégrations visent à humilier un peu plus encore les prisonniers. « En Israël, on est transféré dans des bus de torture : les sièges, le toit, le sol, tout est en métal ; ce qui veut dire que l'été comme l'hiver, la température est insupportable », explique-t-il. Salah raconte que les prisonniers peuvent passer plus de dix heures enfermés dans ces convois, sans même pouvoir assouvir leurs besoins primaires.

Tout ce qui se passe au sein des prisons israéliennes vise alors à faire ressentir aux prisonniers qu'« ils ne sont plus de ce monde », selon ce Franco-Palestinien. Si Salah Hamouri n'a pas subi de torture physique lors de son incarcération, l'atteinte à la dignité des prisonniers passe, pour lui, par d'autres biais. « Quand on est en prison, le plus dur est de garder le moral et de faire fonctionner l'esprit », explique-t-il. Il pointe dès lors l'importance primordiale des visites et de l'accès aux livres pour pouvoir tenir ce combat permanent. Deux droits, qui ont été largement réduits au cours des dernières années, et pour lesquels les prisonniers palestiniens se battaient encore la semaine passée.

« Leur but, c'est de nous couper de tout contact avec l'extérieur », estime-t-il. Avant l'accord conclu vendredi dernier entre l'administration pénitentiaire et les représentants des prisonniers, ces derniers ne pouvaient voir leur famille proche qu'une seule fois par mois, pour une durée de 45 minutes maximum.

Si les autorités israéliennes assurent n'avoir fait aucune concession, des responsables palestiniens ont assuré avoir obtenu, via l'accord de vendredi dernier, un allongement des temps de visite, une seconde visite mensuelle et des engagements sur la climatisation et surpopulation.


Évoquant le droit à l'éducation, Salah Hamouri affirme que s'il y a bien un système de cours au sein des prisons, « c'est les prisonniers eux-mêmes qui le développent ». Le Franco-Palestinien s'était ainsi improvisé professeur de français, notamment auprès de Marwan Barghouti, alors que les deux hommes étaient incarcérés dans la même prison. Face à ces conditions, les détenus avaient lancé une grève de la faim en 2011, à laquelle l'ex-détenu avait alors participé. Une contestation toujours difficile à mener, alors que le gouvernement israélien use de toutes les manœuvres pour étouffer le mouvement.

 

Barbecue devant les grévistes
« Quand tu es en grève, ils font tout pour briser ta volonté », explique Salah Hamouri. Si la contestation ne dure à cette époque que 13 jours, interrompue par une libération de masse, cet ex-détenu retrouve aujourd'hui les mêmes pratiques israéliennes qu'il a autrefois subies pour casser le mouvement. « Ils transfèrent sans arrêt les grévistes pour les affaiblir et distribuent des tracts dans les cellules, où il est écrit qu'on va rapidement mourir, sinon devenir aveugle, ou perdre nos cheveux », explique-t-il. M. Hamouri ajoute que les militaires israéliens avaient également organisé à l'époque un barbecue devant les prisonniers en grève de la faim. Une pratique reproduite cette année.

Libéré en décembre 2011, Salah Hamouri s'installe alors à Jérusalem-Est, où il continue de vivre aujourd'hui. Pour lui, le dernier mouvement de grève apparaît comme une « réussite totale ». « Ce mouvement a enfin remis les revendications sur la table des négociateurs » affirme-t-il, avec l'espoir que la communauté internationale ne fermera plus les yeux sur ces réalités, qui durent depuis maintenant plus d'un demi-siècle.

 

 

https://www.lorientlejour.com/article/1056234/au-sein-des-prisons-israeliennes-une-torture-psychologique-permanente-.html

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:48

Israeli forces level lands inside southern Gaza

 
 
 
June 12, 2017 11:00 A.M. (Updated: June 12, 2017 2:06 P.M.)
 
 
(File)
 
 
 
GAZA CITY (Ma'an) -- Israeli military vehicles stormed the Palestinian side of the border between the besieged Gaza Strip and Israel on Monday morning, according to eyewitnesses.

Witnesses told Ma'an that they saw six bulldozers leveling lands under Israeli military protection near the border fence, east of the village of al-Qarara in southeastern Gaza. No gunfire was reported.

An Israeli army spokesperson told Ma'an they were looking into reports.

Israeli military incursions inside the besieged Gaza Strip and near the “buffer zone," which lies on both land and sea sides of Gaza, have long been a near-daily occurrence.

Palestinians who work near the buffer zone often come under fire from Israeli military forces, as the authorities have not made clear the precise area of the designated zone.

The practice has in effect destroyed much of the agricultural and fishing sector of the blockaded coastal enclave.

The Israeli army also regularly detains and opens fire on unarmed Palestinian fishermen, shepherds, and farmers along the border areas if they approach the buffer zone.

 
 
 
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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:43

Le Qatar mis au banc des accusés

 

Riyad et Le Caire veulent la tête d’Al Qaradaoui

 
 
 

le 10.06.17 | 12h00

 
Riyad et Le Caire veulent la tête d’Al Qaradaoui
 
 

 

Malgré les appels au calme des Etats-Unis et du Koweït, la crise diplomatique qui oppose depuis près d’une semaine le Qatar à Bahreïn, à l’Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes et à l’Egypte s’est exacerbée jeudi après la publication par Riyad et ses alliés d’une liste de personnes et d’organisations liées à des activités «terroristes» soutenues, selon eux, par Doha.

Les personnes et organisations figurant sur cette liste «sont liées au Qatar et sont au service d’un programme politique suspect du Qatar», soutient un communiqué commun à l’Arabie Saoudite, aux Emirats, à Bahreïn et à l’Egypte. Pour ces quatre pays, cela démontre que le Qatar «affirme d’un côté lutter contre le terrorisme alors que d’un autre il soutient, finance et héberge des organisations terroristes». La même source précise que «d’un commun accord, les quatre pays ont répertorié sur cette liste 59 personnes et 12 entités» et qu’ils «ne ménageront pas leurs efforts» pour pourchasser ces «terroristes».

Cette liste contient des noms de personnes ou des organisations originaires d’Egypte, de Bahreïn ou encore de Libye. Le plus connu d’entre eux est sans conteste et théologien Youssef Al Qaradaoui. Il y a aussi deux noms connus comme étant des financeurs du terrorisme et contre lesquels le Qatar avait pris des mesures, selon un récent rapport du département d’Etat américain.

Durant les années 1990, le prédicateur égyptien avait déjà été accusé de vouloir déstabiliser l’Algérie. En 2011, il avait appelé en direct sur la chaîne Al Jazeera à l’assassinat d’El Gueddafi sans le passer par les tribunaux. Jugé par contumace et condamné à mort par son propre pays l’Egypte en 2013, Youssef Al Qaradaoui est actuellement interdit de séjour au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France.

Les Frères musulmans libyens visés

Dans cette liste, on retrouve aussi des noms de plusieurs Libyens, comme Ali Mohammed Mohammed Al Salabi, Abdelhakim Belhadj, Mehdi Harati, Ismail Muhammad Mohammed Al Salabi et Al Sadiq Abdulrahman Ali Al Ghuraini. Les personnalités dont les noms sont cités dans la liste établie par l’Arabie Saoudite, l’Egypte, Bahreïn et les Emirats arabes unis sont majoritairement estampillés Frères musulmans. Ce détail laisse penser que les opposants au Qatar veulent éradiquer une fois pour toute cette organisation.

Comme il fallait s’y attendre, le Qatar a rejeté hier les accusations «infondées» contenues dans la liste publiée dans la nuit de jeudi à vendredi par l’Arabie Saoudite et ses alliés. «Le récent communiqué publié par l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte (...) confirme une nouvelle fois des accusations infondées», a réagi le gouvernement qatari dans un communiqué. «Cette liste contient des noms de personnes qui n’ont aucun lien avec le Qatar, qui n’y vivent pas et qui peut-être ne s’y sont jamais rendues», a renchéri le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohamed Ben Abderrahmane Al Thani, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue allemand Sigmar Gabriel, à Wolfenbütten, dans le nord de l’Allemagne.

«Nous au Qatar, nous n’allons pas adopter de mesures en réaction à ces accusations sans fondements», a-t-il martelé. Des observateurs pensent que le ministre qatari des Affaires étrangères s’est rendu en Europe dans le but de trouver des soutiens dans le conflit qui oppose son pays à ses voisins.

La crise a éclaté le 5 juin lorsque l’Arabie Saoudite, les Emirats, Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, l’accusant d’entretenir des liens avec «des organisations terroristes et des groupes sectaires cherchant à déstabiliser la région, parmi eux les Frères musulmans, Daech et Al Qaîda». Ces pays reprochent aussi au Qatar son rapprochement avec Téhéran, grand rival régional de Riyad.

 

Pour faire rentrer dans les rangs l’émir Tamim Ben Hamad Al Thani, l’Arabie Saoudite et ses alliés ont imposé un embargo terrestre et aérien au Qatar. Jusqu’où peut aller l’escalade ? Tout en se disant refuser toute intervention dans sa politique étrangère, Doha exclut que la «tourmente actuelle» dégénère(ra) en conflit armé. De leur côté, l’Arabie et ses alliés soutiennent que la situation ne se normalisera qu’une fois que Doha aura changé de politique et épousé le consensus régional sur les mouvements islamistes radicaux et l’Iran.

Zine Cherfaoui

 

 

http://www.elwatan.com/international/riyad-et-le-caire-veulent-la-tete-d-al-qaradaoui-10-06-2017-346927_112.php

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:34
Publish Date: 2017/06/12
Withholding of funds allocated to prisoners is piracy, says official
 
 
 

RAMALLAH, June 12, 2017 (WAFA) - Issa Qaraqi, head of the Detainees Affairs Commission, described Monday an Israeli decision to deduct the equivalent of funds the Palestinian Authority allocates to the families of Palestinian prisoners in Israeli jails and those who were killed by Israeli forces from tax revenues it collects on behalf of the Palestinians as an act of piracy and theft.

The Israeli Ministerial Committee for Legislation voted on Sunday to deduct the equivalent of the money the Palestinian Authority pays to families of prisoners from the tax revenues, estimated at almost $300 million a year.

Speaking to Voice of Palestine radio, Qaraqi said that Israel aims by this act to delegitimize the Palestinian national struggle and to deny the prisoners the right to be identified as prisoners of freedom who have sacrificed to become free from the occupation.

He said Israel ignores the fact that it is an occupying power and that it was the reason the prisoners are behind bars.

Qaraqi called for continued support for the families of the prisoners and those killed by Israeli forces. He also called for “prosecuting the Israeli occupation before international courts for the crime of stealing the money of the Palestinian people.”

M.N./M.K.

http://english.wafa.ps/page.aspx?id=CumpGna91074196323aCumpGn

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:29

Fatiha Dazi-Héni. Maître de conférences à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille

«L’Arabie Saoudite est mal placée pour accuser le Qatar de soutenir le terrorisme»

 

le 10.06.17 | 12h00

 
 

 

L’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis ont accentué, mercredi 7 juin, la pression sur le Qatar, trois jours après avoir rompu leurs relations diplomatiques avec leur partenaire du Golfe.

Sans aller jusqu’à demander un changement de régime au Qatar, les deux pays ont exigé qu’il modifie sa politique et réintègre le consensus régional sur les sujets sensibles.

Politologue spécialiste de la péninsule arabique et auteure de L’Arabie Saoudite en 100 questions, Paris, Tallandier 2017, Fatiha Dazi-Héni révèle les dessous de la crise qui oppose le Qatar à une partie des membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

 

 

Quelles sont, à votre avis, les réelles raisons de la décision prise lundi 5 juin 2017 par une partie des pays membres du CCG de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar ? Est-ce un problème de leadership dans la région... une lutte entre Frères musulmans et wahhabites ?

Il y a, selon moi, une conjonction de raisons ayant poussé les leaders saoudiens et émiratis à rompre leurs relations avec le Qatar. La cause première est liée au soutien du Qatar aux courants des Frères musulmans depuis le déclenchement des Printemps arabes. La visite du président Trump à Riyad, les 20 et 21 mai dernier, a été l’occasion idoine pour l’Arabie Saoudite et la Fédération des Emirats arabes unis de donner à cette décision un retentissement international inédit.

En effet, le prétexte donné à cette crise a été de dénoncer les déclarations de l’émir Tamim jugées pro-iraniennes, le 23 mai 2017, alors que ce dernier s’est contenté de féliciter le président Rohani pour sa large réélection et d’exprimer son souhait de voir le climat tendu dans la région avec Téhéran s’apaiser. Ces propos sont intervenus au lendemain des déclarations du président Trump, hostiles envers l’Iran, accusé d’être au cœur de la déstabilisation de la région et d’être l’épicentre du terrorisme.

Riyad a été davantage motivé à réagir avec force pour forcer Doha à s’aligner sur sa ligne anti-iranienne qu’en raison de son soutien aux Frères musulmans, sachant que le roi Salmane, depuis son arrivée sur le trône, s’est rapproché du Qatar, car l’émir a choisi de ménager Riyad et d’adopter un profil bas comparativement à la diplomatie très tonitruante adoptée sous le règne de son père. C’est donc davantage la ligne hostile à l’Iran que Riyad partage avec l’administration Trump qui est à l’origine de sa décision de s’en prendre à Doha conjointement avec Abu Dhabi et non une «guerre» wahhabite versus Frères musulmans qui n’a pas vraiment de sens, car le Qatar est également un émirat d’inspiration doctrinaire wahhabite.

Doha a ainsi immédiatement dénoncé Abu Dhabi d’avoir orchestré l’opération de piratage dont a été victime le site d’Al Jazeera afin de déformer ses déclarations, sachant que cet émirat mène depuis près de trois ans une campagne médiatique très virulente à son encontre pour ses positions pro-Frères musulmans, envers lesquels le prince héritier émirati, cheikh Mohammed Ben Zayed, voue une véritable aversion. Il mène avec le président égyptien, Al Sissi, une campagne internationale pour convaincre d’inscrire ce courant politique d’inspiration islamiste et contestataire sur la liste des organisations terroristes.

Qu’en est-il de la question du leadership ?

Concernant la question du leadership, en effet il y a un point fondamental à mentionner. La virulence et la surexposition sur le devant de la scène publique et internationale de cette crise tranchent avec la gouvernance traditionnelle. Cette crise reflète le changement de génération et de culture politique des leaders du Golfe qui sont à la manœuvre dans l’objectif d’exercer une pression maximale sur le régime qatari, aujourd’hui acculé à «rentrer dans le rang».

En effet, alors que les monarques du Golfe ont toujours veillé à régler leurs dissensions en «famille» et à l’abri du regard extérieur, cette crise est orchestrée par des leaders issus d’une nouvelle génération (le prince héritier des EAU en concordance étroite avec le vice-prince héritier et ministre de la Défense de l’Arabie Saoudite). Cette méthode agressive, tranchée et déterminée, organisée autour d’une campagne médiatique de dénigrement avec des techniques modernes en vue de «faire plier l’adversaire», s’apparente à des techniques d’intimidation utilisées par des services ou agences de coercition.

Les accusations de soutien et de financement du terrorisme avancées par l’Arabie Saoudite tiennent-elles, selon vous ?

Ce sont des accusations extrêmement excessives et sans fondement qui entretiennent les amalgames et la confusion, d’autant que Riyad est très mal placé pour porter une telle accusation. Le royaume a d’ailleurs fait l’objet d’une loi adoptée par le Congres américain «Jasta» sous le dernier mandat du président Obama, permettant aux familles de victimes des attentats du 11 Septembre 2001 de porter plainte contre l’Etat saoudien pour sa responsabilité indirecte et non avérée à l’exécution de ces attentats (rappelons que 15 des 19 terroristes étaient saoudiens).

Il est, en effet, grotesque de mettre sur un pied d’égalité les Frères musulmans, le Hamas avec Daech ou Al Qaîda et rajouter que le Qatar soutient les Houthis alors qu’ils se sont engagés dès le début au sein de la coalition arabe conduite par Riyad dans sa guerre au Yémen. Il y a déjà eu des crises au sein du CCG, notamment au cours de l’année 2014 avec le Qatar, ce n’est pas nouveau mais là c’est très grave, car les accusations sont d’une violence inédite et pour l’essentiel non justifiées. Sous la pression, le Qatar a déjà réagi pour demander aux cadres du Hamas de quitter son territoire afin d’engager une désescalade.

Justement, jusqu’où peut aller l’escalade ?

La crise actuelle est la plus violente qu’ait connue le Conseil de coopération du Golfe depuis sa création en 1981. J’ai été très surprise par sa virulence, car le CCG est coutumier des crises, désaccords, car ce n’est pas une organisation régionale uniforme sur les questions régionales. Par exemple, Oman et le Koweït ont les positions les plus modérées sur la question iranienne, même s’ils conviennent tous les deux qu’aujourd’hui l’Iran a une politique régionale expansionniste qui n’aide pas à apaiser les relations avec l’autre rive arabe du golfe Persique.

Saoudiens et Emirats arabes unis (à l’exclusion de Dubaï qui entretient des rapports commerciaux et cordiaux avec l’Iran) ainsi que Bahreïn, qui est aujourd’hui sous la tutelle économique et politique de Riyad, épousent les positions les plus dures contre Téhéran. Néanmoins, Koweïtiens et Omanais ont toujours joué la carte de la médiation.

Cette crise aujourd’hui est en fait la conséquence de celle qui avait eu lieu entre mars et novembre 2014, lorsque Riyad, Abu Dhabi et Manama ont conjointement rappelé leurs ambassadeurs de Doha pour une période de huit mois afin de contraindre l’émir Tamim à revenir sur ses positions hostiles au régime du président égyptien Al Sissi, auteur d’une répression violente contre le courant des Frères musulmans. Le 5 juin 2017 a été une occasion pour adopter des mesures de rétorsion diplomatiques, politiques et économiques décidées à l’encontre du Qatar et qui sont très inhabituelles.

Riyad, les EAU, Bahreïn, immédiatement appuyés par leurs affidés régionaux, l’Egypte, le gouvernement yéménite en exil ou encore les Maldives ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, alors même que le Koweït et Oman s’y refusent. Mercredi 7 juin, la Mauritanie a suivi le mouvement et la Jordanie a abaissé le niveau de sa représentation diplomatique à Doha. Saoudiens et Emiratis ont également fermé leur espace aérien, et plus grave pour Doha, la seule frontière terrestre qu’il partage avec le royaume saoudien, et d’où provient 90% de ses produits de base de consommation et notamment alimentaires, a été fermée. Si la crise actuelle a atteint une telle ampleur, c’est parce que dirigeants saoudiens et émiratis estiment que Doha n’a pas rompu son soutien aux Frères musulmans et n’a pas rempli les conditions de l’avertissement de la crise diplomatique de 2014 qui a fini par se résoudre.

La crise peut-elle déboucher sur un conflit ?

Non, bien sûr, je ne crois pas du tout que cette crise débouchera sur une guerre, elle se résoudra comme d’habitude sur le plan interne. D’ailleurs le Koweït et le sultanat d’Oman sont déjà à l’œuvre pour assurer la médiation et stopper cette escalade. Cependant, le CCG a été frappé par une crise qui laissera des traces et qui a fortement affaibli la solidarité inter-dynastique qui caractérisait ce pacte régional, qui en faisait sa singularité, sa résilience et même sa principale force.

Par ailleurs, en dépit des tweets inconséquents du président Trump appuyant les accusations outrancières saoudo-émiraties de terrorisme contre le Qatar, le secrétaire d’Etat à la Défense le général Matis, comme le secrétaire d’Etat Rex Tillerson ont publiquement désavoué ces tweets.

Cela a obligé le président Trump à se dédire et à exhorter le roi Salmane, à qui il a téléphoné le mardi 6 juin, au soir d’engager d’urgence une désescalade de la crise et l’a enjoint à résoudre la crise avec le Qatar. La présence de la base militaire américaine la plus importante au Moyen- Orient, l’Uscentcom, située à Doha avec 10 000 hommes, ainsi que la présence de la Ve flotte américaine, stationnée au sud de l’émirat, dans le royaume très troublé du Bahreïn, justifient l’inquiétude des deux hommes forts en charge de la politique extérieure et de défense des Etats-Unis.

Que visent les Saoudiens à travers leurs pressions ? La tête de l’émir Tamim ou un alignement complet sur leurs positions ?

Il y a les Saoudiens mais surtout les Emiratis à l’origine de cette crise. C’est le cheikh Mohammed Ben Zayed, vice-prince héritier d’Abu Dhabi et homme fort de la fédération et de la région du Golfe, qui est le principal initiateur de cette crise et le fils favori du roi Salmane, le vice-prince héritier saoudien et ministre de la Défense, Mohammed Ben Salmane, qui voit en lui son mentor, est, côté saoudien, celui qui mène cette fronde anti-qatarie. Le roi est plus engagé à obliger l’émir Tamim à davantage s’aligner sur sa position anti-iranienne.

Les deux autres plus jeunes dirigeants ont une position plus dure et veulent obtenir de l’émir Tamim qu’il abandonne totalement son soutien aux Frères musulmans en formulant toute une série de demandes, expulsion de tous les cadres du Hamas, expulsion du cheikh Al Qaradaoui (qui a aussi la nationalité qatarie) et revenir dans le giron du CCG.

Cependant, les Etats-Unis, visiblement très gênés par l’ampleur qu’a pris cette crise, vont exercer une forte pression pour obtenir de ces leaders qu’ils normalisent leurs relations avec le Qatar, car elle a des incidences déstabilisatrices sur toute une région déjà dangereusement instable, comme le prouvent les récents attentats revendiqués par Daech pour la première fois en territoire iranien, mercredi dernier et qui ont fait 13 morts.

Zine Cherfaoui

 


http://www.elwatan.com/international/l-arabie-saoudite-est-mal-placee-pour-accuser-le-qatar-de-soutenir-le-terrorisme-10-06-2017-3

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 01:46

Be careful what you wish for

Those who seek to conquer cannot know peace, writes Ramzy Baroud

 
Ramzy Baroud

There is a saying that goes, “Be careful what you wish for; you may get it.” This has been Israel’s dilemma from the very beginning.

The Zionist movement, which held its first conference in Basel, Switzerland, 120 years ago, wanted Palestine but not the Palestinians. They achieved this objective 50 years later, in what Israel termed its “war of independence.”

Then, in 1947-48, the Palestinian homeland was captured, and millions of Palestinians were cruelly evicted following a harrowing war and many massacres.

That dynamic was not at work when the rest of historic Palestine was occupied during the war of 1967.

Ali Jarbawi, a professor of political science at Birzeit University, told
The Economist that Palestinians were “lucky” that they “were defeated so fast and so massively”.

The rapid events of the war made it too difficult for Israel to ethnically cleanse East Jerusalem, the West Bank and Gaza, as it did to hundreds of Palestinian towns and villages, during what Palestinians call the Nakba of 1948 – the “Catastrophic” loss of their homeland.

Well, perhaps “lucky” is a bit of a stretch, since the last 50 years of military occupation has wrought untold pain and misery on occupied Palestinians. It has been a period in which international law has repeatedly been broken by Israel. It has been a period in which Palestinians escalated their resistance, non-violent for the most part, but violent at times. The price was, and remains, terribly high.

This resultant reality drove Israeli commentator Gideon Levy to declare in a recent article in
Haaretz that in the “terrible summer of 1967,” Israel had “won a war and lost nearly everything”.

The loss that Levy refers to is hardly material. “A state that celebrates 50 years of occupation is a state whose sense of direction has been lost, its ability to distinguish good from evil, impaired,” he wrote.

The loss for Palestinians, however, was far greater. They watched as Arab armies were either defeated on a massive scale, or simply evacuated their positions, conceding East Jerusalem without much fighting.

Indeed, the defeat brought shame, but also the realisation that Palestinians must claim their own position at the centre of the fight. The events of the war made that realisation quite effortless.

On the morning of 5 June 1967, the entire Egyptian Air Force was destroyed, its entire fleet still sitting on the tarmac. Within the next 24 hours, the air forces of Jordan and Syria were also pounded.

By 7 June, Jordan had ceded Jerusalem and the rest of the West Bank.

By 10 June, Israel had captured the Gaza Strip and the entire Sinai Peninsula, from the Suez Canal down to Sharm El-Sheikh.

Syria was forced to concede its strategically and economically prized Golan Heights.

Thanks to US and Western support, Israel soundly defeated the Arabs. Within days, Israel had occupied three times more territories than it did post-1948.

While Palestinians experienced another
Nakba as a result of Israel’s occupation of the West Bank, Gaza and East Jerusalem, Israel celebrated its “liberation” of Jerusalem, and the redeeming of biblical “Judea and Samaria”.

In Israel, and around the world, Jewish nationalism took on a new meaning. Israel’s “Invincible Army” was born, and even cynical Jews began to view Israel differently, a victorious state, maybe once an impulsive colonial gambit, but now a regional, if not international, force to be reckoned with.

So much had abruptly changed during those short, but painful, days of war. The existing refugee problem was now exacerbated and compounded by the war and the creation of 400,000 new refugees.

The international response to the war was not promising. The United Nations Security Council adopted Resolution 242, on 22 November 1967, reflecting the Johnson administration’s wish to capitalise on the new status quo, suggesting Israeli withdrawal “from occupied territories” in exchange for normalisation with Israel.

The rest is history, and an agonising one. Israel entrenched its occupation, built hundreds of illegal settlements and is yet to implement a single UN resolution pertaining to the occupation, or previous violations.

The Washington-led consensus on Palestine perceives no other solution to the conflict but the two-state solution; it deems armed resistance as a form of terrorism, and it sees the Right of Return for Palestinian refugees as impractical.

Palestinians who dare operate outside this “acceptable” paradigm are to be ostracised, boycotted and forced to change.

But the war and occupation has also entrenched the sense of nationhood among Palestinians. Prior to the war, the Palestinian people were fragmented between those who remained in their original homeland — later renamed Israel; those who lived in the West Bank and Jerusalem under Jordanian control, and those in Gaza, under Egyptian administration. Indeed, Palestinian identity was in tatters.

The 1967 war united Palestinians, although under Israeli political and military control. Within years, the Palestinian national movement was thriving and its leaders, mostly intellectuals from all Palestinian regions, were able to articulate a new national discourse that remains in effect to this day.

On 7 June 1967 when Israel’s prime minister at the time, Levi Eshkol, learned that Jerusalem was captured, he uttered his famous quote: “We’ve been given a good dowry, but it comes with a bride we don’t like.” The “dowry” being Jerusalem, of course, and the “bride” being the Palestinian people.

Since then, that unwanted “bride” has been shackled and abused; yet 50 years of mistreatment is yet to break her spirit.

And in that there is a source of hope. Now that Israel, rich and powerful, has control over the whole of historic Palestine, it also controls a Palestinian population nearly of the same size as the Jewish population living in that same land.

The land is already shared between two people, but under entirely different rules. Jews are governed through a democratic system almost exclusively tailored for them, and Palestinians subsist under an Apartheid regime designed to keep them marginalised, occupied and oppressed.

Fifty years later, it is crystal clear that military solutions have failed; that Apartheid can only contribute to further strife, bring more pain and misery, but never true peace.

The 1967 War is a lesson that war is never the answer, and that a shared future is possible when we all understand that violent occupation can never bring a just peace. Only co-existence, based on equal rights for both peoples, will.


The writer is founder of PalestineChronicle.com

 

http://weekly.ahram.org.eg/News/20646.aspx

 
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