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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:52
Au bout de 10 ans de blocus, Gaza atteint un point de rupture humanitaire et politique
 
 
 
 
dimanche 18 juin 2017 / 8h:05
Photo : ActiveStills.org
 
Gaza, juillet 2014 - Dans l'hôpital Khan Younis, une femme du village de Khusa'a tient dans ses bras un enfant blessé. Les habitants de Khuza'a ont cherché refuge dans cet hôpital après avoir fui les bombardements israéliens. Beaucoup d'habitants de Khusa'a ont été tués ou blessés alors qu'ils s'enfuyaient - Photo : ActiveStills.or
 
 
 
 
 
 
 
 
Chloé BenoistAlors que la bande de Gaza vient de passer la barre des 10 ans du siège israélien de la petite enclave palestinienne, jeudi, la situation humanitaire continue à préoccuper les groupes de défense des droits humains, qui ne cessent de dénoncer les « conditions de vie les plus inhumaines du monde moderne. »

 

Gaza, qui a souvent été comparée à une « prison à ciel ouvert » pour ses 1,9 million d’habitants entassés dans 365 kilomètres carrés, vient de subir une décennie d’isolement et de privations, aggravée par trois agressions militaires israéliennes dévastatrices et une persistante lutte politique entre deux factions palestiniennes.

La décision récente de l’Autorité palestinienne (PA) de demander à Israël de réduire l’approvisionnement en électricité de la bande de Gaza a fait craindre que la situation à Gaza n’atteigne rapidement un niveau de dégradation politique et humanitaire aux conséquences imprévisibles.

 

Une décennie de restrictions épouvantables

 

Six mois après qu’Israël a évacué ses colonies illégales dans la bande de Gaza, le mouvement du Hamas a remporté des élections législatives palestiniennes en janvier 2006 avec une victoire écrasante : il a remporté 74 sièges au Conseil législatif palestinien (PLC), tandis que le Fatah, le parti de l’AP au pouvoir, n’en remportait que 45.

Ce « tsunami » comme le Fatah l’a appelé, n’a pas enchanté les responsables du Fatah, et les tensions entre le Hamas et le Fatah se sont aggravées d’autant plus que les israéliens et les Etatsuniens ont décidé d’imposer des sanctions économiques à l’AP, parce qu’ils considéraient le Hamas comme un groupe terroriste.

Les tensions ont abouti à la bataille de Gaza entre le 10 juin et le 15 juin 2007, au cours de laquelle le Hamas a pris le plein contrôle de la côte. Israël a réagi en imposant le blocus militaire total de Gaza.

Depuis 10 ans, les autorités israéliennes restreignent sévèrement la liberté de circulation des Gazaouis, exigeant que tous les Palestiniens – y compris les malades en traitement, les hommes d’affaires et les hommes âgés qui veulent aller prier – aient un permis pour entrer ou sortir des territoires occupés à travers le checkpoint d’Erez.

L’Égypte, le seul autre pays qui partage une frontière avec Gaza, a également intensifié le blocus depuis qu’Abd al-Fattah al-Sisi a renversé le gouvernement dirigé par les Frères musulmans en 2013 et est devenu président.

La plupart des Gazaouis ne peuvent ni sortir de l’enclave côtière assiégée ni y entrer, parfois pendant des mois d’affilée, parce que les autorités égyptiennes n’ouvrent que sporadiquement le poste frontière de Rafah. Selon les Nations Unies, il n’a été ouvert que 44 jours en 2016, et 21 jours en 2015.

L’Égypte a récemment tenté de faire pression sur le gouvernement de Gaza pour qu’il coopère avec ses violentes opérations de «contre-terrorisme» en échange de la fourniture d’électricité dont Gaza a un besoin impérieux.

Israël a également maintenu des restrictions draconiennes sur l’approvisionnement de l’enclave assiégée, arguant que des matériaux de construction comme le ciment pouvaient être utilisés par le Hamas et d’autres groupes de résistance palestinienne à des fins militaires.

Les dossiers du ministère israélien de la Défense publiés en 2012 ont également révélé que les autorités israéliennes ont aussi limité l’entrée de la nourriture dans Gaza ; selon l’ONG juridique Gisha, des produits tels que la cardamome, le chocolat et les chips étaient interdits d’importation dans Gaza en 2010. De plus, le secteur agricole de Gaza a beaucoup souffert des « zones tampons » créées par Israël à la fois sur terre et en mer ; les agriculteurs palestiniens risquent leur vie lorsqu’ils s’approchent trop près de la clôture de la frontière et les pêcheurs lorsqu’ils s’éloignent de la petite « zone de pêche délimitée » (par Israël) au large de la bande de Gaza.

 

Le profond impact de trois guerres

 

Israël a inlassablement tenté d’écraser la résistance palestinienne dans la bande de Gaza pendant toutes ces années, en prétendant que les roquettes sporadiquement tirées de la petite enclave palestinienne, ou que les tunnels construits entre Gaza et Israël ou l’Égypte justifiaient ses mesures punitives contre Gaza.

 


A Fish Out of Water: Gaza’s First Fisherwoman

 

Alors que les tunnels entre Gaza et Israël sont utilisés par des groupes de la résistance pour attaquer Israël, les tunnels vers l’Égypte sont utilisés par le Hamas comme une source de revenus et d’armes et aussi pour faire rentrer des produits de première nécessité pour les Gazaouis, comme de la nourriture, des médicaments et des matériaux de constructions indispensables.

Le blocage déjà rigoureux a vu son impact multiplié par plusieurs attaques militaires israéliennes de grande envergure sur Gaza pendant ces dix ans ; des groupes de défense des droits humains ont accusé Israël d’un usage disproportionné de la force qui s’apparente à des crimes de guerre.

Pendant l’opération « Plomb durci », une guerre de trois semaines qui a commencé à la fin de décembre 2008 et s’est terminée en janvier 2009, 1 391 Palestiniens ont été tués – dont 926 civils – et plus de 5 000 ont été blessés, selon le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR). Dans le même temps, 13 Israéliens ont été tués – quatre d’entre eux par un feu ami – et 518 ont été blessés. En novembre 2012, les frappes militaires israéliennes d’une durée d’une semaine connues sous le nom de « Opération Pilier de Défense » ont tué 160 Palestiniens tués et fait 1 000 blessés, selon le PCHR, tandis que, selon le gouvernement israélien, 6 Israéliens ont été tués et 229 blessés.

Le conflit le plus dévastateur, toutefois, a eu lieu à l’été 2014, lorsqu’une guerre de sept semaines a coûté la vie à 2 310 Palestiniens, 70% d’entre eux des civils selon le ministère de la Santé de Gaza, et en a blessé plus de 10 500 autres. Pendant ce temps, 72 Israéliens, dont 67 soldats, ont été tués et 555 blessés.

Le Hamas n’a pas revendiqué d’attaques de roquette depuis que le cessez-le-feu a été déclaré après la guerre de 2014 et il a même essayé d’empêcher les plus petits groupes de lancer des roquettes. Les officiels israéliens ont néanmoins accusé le Hamas de « préparer » une autre guerre avec Israël et ont mené des opérations de représailles sur toute la bande de Gaza –par des » target= »_blank »>frappes aériennes en 2016 et plus tôt dans l’année notamment. Les autorités israéliennes tiennent le Hamas pour responsable de toutes les attaques contre des cibles israéliennes en provenance de la bande de Gaza.

 

Une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver

 

Les trois offensives israéliennes ont causé des dégâts considérables à l’eau, à l’assainissement, à l’énergie et à l’infrastructure médicale de Gaza et ont détruit des milliers de maisons dont La reconstruction a été sérieusement bloquée par les limitations israéliennes imposées à l’importation de matériaux, ainsi que par les retards dans le règlement de l’aide internationale. En août 2016, environ 50% des bâtiments qui ont été complètement détruits pendant la guerre dévastatrice de 2014 attendaient encore d’être reconstruits, et un rapport de l’ONU d’avril 2016 estimait que 75 000 Palestiniens étaient encore sans abri presque deux ans après la dernière guerre.

Souffrant d’un taux de chômage de 44 %, un des plus élevés du monde, environ 80 % de la population de Gaza dépend de l’aide humanitaire.

En 2015, l’ONU a averti que la bande de Gaza pourrait devenir « invivable » d’ici 2020 si rien n’était fait pour améliorer la situation, mais les développements récents font craindre que la détérioration du niveau de vie puisse se produire beaucoup plus vite que prévu.

Alors que Gaza lutte depuis des années avec des pénuries d’électricité du fait de l’accès limité aux carburants et des infrastructures dégradées, la seule centrale électrique de Gaza a fermé en avril, parce que les responsables de l’électricité de Gaza disent qu’ils ne peuvent pas payer la taxe imposée par l’AP sur le carburant diesel, qui a doublé le coût d’exploitation de la centrale.

En conséquence, les Gazaouis sont passés de huit heures d’électricité par jour à trois ou quatre. Et la décision d’Israël de limiter l’alimentation en électricité de Gaza à la demande de l’AP qui accuse le Hamas de ne pas lui transférer l’argent des taxes, pourrait encore réduire de moitié l’accès à l’électricité.

Un groupe de 16 organisations de la société civile a exhorté mercredi les autorités israéliennes à reconsidérer leur décision de restreindre la fourniture d’électricité à Gaza, affirmant que la décision n’avait « pas de rapport avec les besoins concrets de sécurité » et qu’elle était « de nature politique », et que, par conséquent elle violait le droit international.

« Israël ne peut prétendre être un simple fournisseur de services répondant de manière neutre à la demande d’un client. Compte-tenu de son contrôle absolu sur la vie dans la bande de Gaza, Israël a le devoir, en tant que force d’occupation, de faire en sorte que ses habitants aient une vie normale », ont déclaré ces organisations.

« Les dommages que causeraient aux Israéliens et aux Palestiniens de la région dans son ensemble une escalade des hostilités, sont beaucoup plus importants que le bénéfice (politique ou autre) qui peut être retiré de la mise en œuvre d’une telle décision. » L’accès aux soins de santé a été fortement affecté par le blocus, les pénuries d’électricité et les compressions budgétaires de l’AP, et la vie de centaines de malades est en danger.

« Le secteur de la santé ne peut fournir que des soins élémentaires – les hôpitaux sont obligés d’annuler certaines opérations et de réduire l’intendance et ils dépendent des Nations Unies pour le carburant nécessaires aux générateurs de secours », a dit, jeudi, Michael Lynk, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés. Lynk a ajouté que, du fait que les stations de traitement de l’eau de Gaza fonctionnent à environ de 15 % de leur capacité en raison de la pénurie d’électricité, les eaux usées se déversent dans la mer Méditerranée, et l’accès à l’eau potable à Gaza devient de plus en plus rare.

Lynk a également indiqué que le prix des denrées de première nécessité, comme la nourriture, augmentait, tandis que l’augmentation des coupures d’électricité obligeait les entreprises à fermer ou à réduire les heures de travail, entraînant encore plus de chômage.

 

Les rivalités politiques palestiniennes perdurent

 

Au cours de la décennie, la rivalité entre le Hamas et le Fatah a persisté sans relâche, et les récentes décisions de l’Autorité palestinienne ont encore aggravé les difficiles conditions de vie à Gaza.

Les tensions n’ont fait que s’intensifier au cours des derniers mois à cause de la crise de l’électricité à Gaza; dans les deux camps, en Cisjordanie et à Gaza, il y a eu des soupçons d’arrestations politiques; l’AP a réduit les salaires des fonctionnaires de Gaza; et des élections locales ont été tenues en Cisjordanie, malgré le boycott du Hamas et d’autres partis.

Durant sa décennie au pouvoir à Gaza, le Hamas a été accusé de violations des droits de l’homme, notamment pour l’utilisation de la peine de mort contre les personnes accusées de « collaboration » avec Israël et sa répression des voix dissidentes.

Le journal d’information israélien Ynet a rapporté mercredi que l’AP, dans une déclaration sur les 10 ans de blocus, avait accusé le Hamas d’être responsable de la situation à Gaza.

« La deuxième Nakba qui a frappé notre peuple », disait la déclaration, en faisant référence au déplacement forcé de centaines de milliers de Palestiniens lors de la création de l’état d’Israël en 1948. « Le Hamas a transformé Gaza en un enfer intolérable. »

 


Gaza: Energy shortage adds to plight of residents

 

Lynk, le rapporteur spécial de l’ONU, a dit qu’Israël, l’AP et le Hamas avaient tous « une responsabilité directe dans la crise », et il les a exhortés à agir tous pour le bien-être des résidents de Gaza.

« Je les invite à mettre de côté leur différend, à se montrer à la hauteur de leurs obligations juridiques et politiques, et à s’assurer que les besoins en électricité de la population soient pleinement satisfaits et que les besoins immédiats en matière d’infrastructures indispensables soient pris en compte, » a-t-il déclaré.

« Maintenir Gaza économiquement paralysé et socialement isolé engendre obligatoirement une grande détresse humanitaire et aboutira à un autre conflit dans un proche avenir », a ajouté Lynk. « Les droits de chacun à la liberté et à la sécurité doivent être respectés pour que la paix règne ».

Alors que le coordinateur humanitaire de l’ONU dans les territoires palestiniens occupés, Robert Piper a qualifié mercredi la crise qui s’aggrave sans cesse à Gaza de « conflit palestinien interne » les associations de défense des droits humains en rendent largement responsables le siège et le blocus israéliens.

L’ONG israélienne B’Tselem a accusé le blocus de jeter Gaza « dans les affres d’une catastrophe humanitaire », ajoutant qu’Israël « contraint les résidents de Gaza à vivre dans une pauvreté extrême et dans des conditions inhumaines sans précédent dans le monde moderne. » Et B’Tselem a ajouté : « Il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, si cela avait été le cas, Israël aurait probablement envoyé une mission d’aide humanitaire. Au lieu de cela, la réalité à Gaza est l’œuvre d’Israël, le résultat d’une décennie de décisions politiques brutales. »

* Chloé Benoist est une journaliste française ayant vécu au Liban de 2011 à 2016. Elle vit et travaille actuellement en Cisjordanie occupée. Elle y couvre l’actualité politique, mais écrit aussi sur des sujets économiques, sociaux et culturels.

15 juin 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine – Dominique Muselet

 

 
 
 
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:49
Publish Date: 2017/06/18
Israeli navy opens fire at Palestinian fishermen in Gaza
 
 
 

GAZA, June 18, 2017 (WAFA) – Israeli navy Sunday opened fire towards Palestinian fishermen and their fishing boats while sailing off al-Sudaniya area, north of the Gaza Strip, local source said.

 

The fishermen were forced to leave the area for fear of getting shot. No injuries were reported.

 

Despite the signed agreements between the Palestinians and Israel which allow fishermen to go 12 nautical miles inside the for the shore, Israeli navy targets Gaza fishermen almost daily, and doesn’t allow them to go further than three nautical miles, which the fishermen say is not enough to catch fish.

K.T/M.N

 

http://english.wafa.ps/page.aspx?id=ZV3qqWa91126542738aZV3qqW

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:44

A recollection of Yemen's Ramadan spirit

The now besieged Yemeni city of Taiz once bustled with joyful vibes and plenty of food during the holy month.

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In 2015, Taiz, a coastal governorate in southwest Yemen, known for its fertile valleys, was placed under siege as fighting escalated between rival groups. Supply routes were blocked and residents of Taiz took the brunt of the conflict. By March 2017, around 350,000 people were still in need of urgent medical aid.

For Bushra*, a Taiz resident who moved to Doha last year, Taiz will always be a city of generous people.The thirty-nine-year-old housewife muses that despite their dire economic conditions, the people of Taiz will always find something to give to others. Here, she recalls Ramadan in the city of her childhood.

READ MORE: Ramadan in Yemen - Fasting by day, starving by night

I lived in Taiz during the siege. We could not even find wheat to cook. All we had was tea and bread, but that was not the worst part. How can I describe the fear? It encompassed every one of us. It would take hold every time a missile flew over the house. It is a fear that settles in your bones, and stays with you long after the sound of strikes has ceased.

During Ramadan, giving and sharing food is extremely important. Even the poor share some of their food with their neighbours.

Yemen is a country of simple folk, and Ramadan was a time for coming together. We were filled with joy and excitement rather than fear during the holy month. The night before Ramadan, everyone flocks outside for last minute preparations. Noises, mainly delighted chatter, fill the alleyways.

The women prepare food like sambusas (fried stuffed dough), so it is ready to fry the next day. Excited children filter through the streets to play games, and young men mill about, because no one sleeps during Ramadan nights in Yemen.

We wake up around thuhr (mid-day prayers) and start to prepare for iftar. We make luhuh, a thin crepe like bread that is then eaten with meat, pepper and laban (yoghurt). Other dishes that are necessary for Ramadan include makaskas, little pieces of bread with a mix of raisins and nuts, and shafoot, a dish of yoghurt with thyme that is eaten with bread.

Yemen's cities are built so that everything one may need is always within a walking distance. So, right around iftar (breaking of the fast), everything turns hectic. People run around trying to buy last minute groceries or send their kids to check if the neighbour has sambusas, because there's not enough time to make some.

That's why you can feel Ramadan all around you in Yemen. The streets are constantly filled and buzzing with energy.

Iftar preparations must be done a half hour before athan al-maghrib (sunset call to prayer, which also indicates that it is time to break your fast), so the family can settle down and start making dua (prayers). Then the bukhur (incense) is lit by the lady of the house.

 
 

If a relative is visiting from another country, the extended family gets together. Cousins, aunts and uncles stream in with piping hot plates. A cloth is placed on the floor and the food is laid out, while everyone gathers around.

Traditionally, there is a variety of small samplings from each dish, so there isn't excess food that goes to waste. Smaller dishes are also easier to share.

During Ramadan, giving and sharing food is extremely important. Even the poor share some of their food with their neighbours, and it is imperative for the family to invite people throughout the month.

Of course, now, almost everyone is struggling to make ends meet. Most employees haven't received salaries for eight months, but Yemenis are a resilient people. We have spirit, so we will make it through.

A decade ago, when we first left Yemen, we went to Iraq. In an effort to preserve our Yemeni traditions, my husband would go out and bring every single Yemeni man he could find. We would feed over 20 men at once - men who were homesick for real Yemeni food and our country's Ramadan spirit.

 
 

After iftar, people would flood the streets, marking the beginning of semar (nightly hangouts). Some of the men head to majalis (gathering spaces usually adjacent to the main house). The men stay up until fajr (dawn prayers), make wudu (ablution) and head to the mosque to pray, preparing for another day of fasting.

The women visit each other's homes. Each one brings a plate of sweets and the host brings out different types of drinks, such as milk, tea and tamarind juice.

They sit around a low settee called althaght. The sweets are passed around amid discussions about life, Eid, children. In the past few years, politics and war dominated our conversations. Most women would try to sift real information from rumours.

The night before Eid, the excitement becomes apparent. I remember as a child, we had our Eid outfits already picked out and laid out on the bed, eager to wear them the next day.


READ MORE: How the war changed Ramadan in Baghdad


The new clothes for Eid are seen as a way to bring blessing into your year.

We still carry those traditions. My husband insists that the whole family don new clothes for Eid. It's an absolute must. No one in our family can leave the house on Eid day in old clothes.

When I was growing up, we would go to Aden on the second day of Eid. My mother, sisters and I rented a house by the water. I remember walking down Aden's boardwalk. Affluent Yemenis in their Eid finery bustled about, and sweet sellers lined the streets.

It is easy to forget that Yemen was once a place of joy and spirit, with the constant news of death, famine and cholera. But there's still hope for Yemen.

*Bushra's last name was not included since her family still lives in Taiz.

Source: Al Jazeera

http://www.aljazeera.com/indepth/features/2017/06/recollection-yemen-ramadan-spirit-170606112356122.html

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Published by Al Jazeera.com (Qatar) - dans Regards Régional
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:27

Un ‘Code de Déontologie’ israélien pour étouffer officiellement la Liberté Académique - les Palestiniens exhortent à intensifier le BDS

 
 

Le ministère israélien de l’Education a proposé à l’université un « code de déontologie »qui institutionnaliserait une politique qui existe non officiellement pour étouffer la liberté académique.

Images intégrées 1

Le ministre israélien d’extrême droite, pro-colons, de l’Education Naftali Bennett défend un nouveau « code de déontologie » qui interdirait aux professeurs d’université israéliens d’exprimer leurs « opinions politiques ».

Ce nouveau code interdirait aussi aux professeurs d’appeler ou de participer à un boycott académique d’Israël, ou même aux collèges ou départements universitaires de ses colonies de collaborer à des « organisations politiques ». On exigerait des institutions universitaires qu’elles organisent des comités dont le travail consisterait à surveiller l’activité politique des professeurs, à donner suite à des plaintes des étudiants et à prendre des mesures disciplinaires contre les transgresseurs.

L’ensemble des règles proposées, qui vont être soumises à l’approbation du Conseil de l’Enseignement Supérieur présidé par Bennett, ont été formulées par Asa Kasher, professeur à l’université de Tel Aviv et auteur du « code de déontologie » pour l’armée israélienne depuis le milieu des années 1990.

Kasher est bien connue pour fournir des arguments « éthiques » pour justifier les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël à Gaza.

Commentant la conduite de l’armée israélienne pendant le massacre de Gaza en 2014, qui a tué plus de 2.200 Palestiniens, dont plus de 500 enfants, Kasher a dit : « Le chiffre des pertes n’est pas pertinent – il ne parle ni de négligences ni d’aucun acte répréhensible. »

Les nouvelles règles font partie de l’attaque dangereuse et incessante d’Israël contre la liberté académique. Si on les rend effectives, le code de conduite deviendra un nouvel élément de la complicité des institutions universitaires israéliennes dans le programme politique de l’État, qui cible d’abord et avant tout les universitaires et les étudiants palestiniens.

Les citoyens palestiniens d’Israël sont depuis longtemps confrontés aux restrictions de leur activité politique, sur les campus universitaires et au dehors. Les étudiants et les universitaires palestiniens sont également l’objet d’une discrimination généralisée dans les institutions israéliennes d’enseignement supérieur et il existe d’importantes divergences de financement entre les écoles palestiniennes et juives d’Israël.

Dans le territoire palestinien occupé, les restrictions israéliennes sur les déplacements, des checkpoints au système kafkaïen des permis de circuler, rendent les déplacements à l’intérieur et entre la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, et Gaza, aussi bien qu’à l’étranger, une perspective difficile sinon impossible.Les personnes invitées dans les universités palestiniennes, dont et même spécialement les réfugiés palestiniens, sont à la merci d’Israël pour entrer.

Les raids militaires israéliens, les tirs à balle réelle et de gaz lacrymogènes ne sont pas rares sur les campus palestiniens.

Pendant l’attaque militaire de 2014 sur Gaza, Israël a ciblé au moins 153 écoles palestiniennes, dont 90 gérées par les Nations Unies, ainsi que la plus grande université de Gaza.

A l’étranger, les universitaires et étudiants palestiniens, ainsi que leurs soutiens, sont activement visés et réprimés par des lobbies influents et l’administration des universités exposées à leur intimidation et leur harcèlement.

Alors que certains dirigeants d’universités israéliennes ont émis des signes de critiques du code de conduite proposé, ils étaient eux mêmes connus pour avoir mis en place de façon informelle une politique similaire. Les institutions qu’ils dirigent ont non seulement gardé le silence face à l’étendue du déni des droits fondamentaux des Palestiniens, dont la liberté académique, mais, à de nombreuses reprises, ils ont directement soutenu ou justifié la répression incessante de l’éducation palestinienne et ont mené des actions pour réduire au silence les universitaires et les étudiants qui critiquent la politique de l’État palestinien.

Le nouveau « code de déontologie » proposé par le gouvernement israélien institutionnalise ce qui est souvent et déjà une politique non officielle. Ceux qui souhaitent sincèrement défendre la liberté académique pour tous devraient soutenir le boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce qu’elles reconnaissent la totalité des droits du peuple palestinien, tels que consacrés dans le droit international, et mettent fin à toute forme de complicité avec les violations de ces droits par Israël.

 

http://www.aurdip.fr/un-code-de-deontologie-israelien.html

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:25

Israel hopes GCC rift will 'intensify Hamas' isolation'

The Saudis publicly adopted Israel's definition of Hamas as a "terror organisation" rather than a resistance movement.

 

by

 

 

Nazareth - Israel is seeking to exploit the rift between a Saudi-led bloc of Arab states and Qatar to advance its strategic interests in the region both against the Palestinian movement Hamas and against Iran, according to Israeli analysts.

Saudi Arabia, the United Arab Emirates, Bahrain and Egypt severed ties with Qatar more than a week ago, accusing it of supporting "terrorism" and being too close to Iran. US President Donald Trump's visit to the region last month appears to have spurred the campaign against Doha.

This week Israel added fuel to the fire by issuing its own threats against Qatar.

Minister of Defense Avigdor Lieberman vowed to close down Al Jazeera's bureau in Jerusalem, in what would amount to shuttering its coverage of Israel and the occupied Palestinian territories. Prime Minister Benjamin Netanyahu was reported to be consulting with the Israeli security services about how to justify the decision.

READ MORE: Israel, Saudi, UAE team up in anti-Qatar lobbying move

Analysts said Israel had been emboldened in its hardline stance by the recent decisions of Saudi Arabia and Jordan to close their own bureaus of the Qatar-based network.

The signals from Saudi Arabia are that they are willing to normalise relations with Israel, even while the Palestinian problem remains unaddressed.

Jeff Halper, Israeli foreign policy analyst

According to Lieberman, Israeli interests "overlap" with those of Arab states on the issue of Al Jazeera. The channel, he said, was "an incitement machine. It's pure propaganda, of the worst variety, in the style of Nazi Germany."

But Lieberman and Netanyahu have also seized the moment to make explicit other shared interests between Israel and Saudi Arabia. Israel has joined Riyadh in accusing Qatar of siding with "terror" primarily as a way to weaken Iran and Hamas, Israel's most troublesome regional opponents, the analysts observed.

Qatar has pumped hundreds of millions of dollars into infrastructure projects in Hamas-ruled Gaza to alleviate a mounting humanitarian crisis there, provoked by a decade-long Israeli blockade and a series of military attacks.

Until now, the aid had been channelled to Gaza with Israel's tacit consent, said Yossi Alpher, an Israeli analyst and an aide to Ehud Barak when he served as Israel's prime minister at the start of the Second Intifada.

But since Trump entered the White House, the Israeli government had appeared readier to turn the screws on Hamas, Alpher told Al Jazeera. “Israel senses that Hamas is now too weak and isolated to strike back.”

Doha has also maintained diplomatic relations with Iran, with which it shares a large gas field.

 

Israel accuses Tehran of sponsoring "terror" against it, including by arming Hezbollah, a Lebanese movement on its northern border. Hezbollah operations forced Israel to pull its occupying forces out of south Lebanon in 2000.

Riyadh, meanwhile, opposes the Muslim Brotherhood's role in the region, of which Hamas is a part.

As the rift with Qatar broke last week, Lieberman told the Israeli parliament: "Even Arab states understand that the risk to this region is not Israel, but rather terrorism. This is an opportunity to collaborate."

Netanyahu echoed his defence minister, saying the Arab states "see us as a partner and not an enemy".

In particular, Netanyahu is eager to capitalise on the crisis as a way to avoid being dragged into new peace talks by the Trump administration. Highlighting Palestinian "terror" - and Iranian meddling - is a tried-and-tested way to deflect diplomatic pressure.

"Israel's strategy is to marginalise the Palestinian issue," Jeff Halper, an Israeli foreign policy analyst, told Al Jazeera. "The signals from Saudi Arabia are that they are willing to normalise relations with Israel, even while the Palestinian problem remains unaddressed."

He said Israel hoped the emerging alliance with Riyadh would sideline the 2002 Saudi peace initiative, which embarrassed Israel by offering a regional solution to ending the Israeli-Palestinian conflict.

"Israel will now try to redirect attention to other issues, from Iran to energy and weapons. Anything to make the Palestinian issue disappear," said Halper.

READ MORE: Will the GCC crisis undermine the Palestinian cause?

The emerging ties between Israel, Saudi Arabia and the United States were indicated by an Al Jazeera investigation this week. It revealed that 10 US legislators, financed by Israel lobby groups, had recently introduced a bill in Congress threatening US sanctions against Qatar if it supported Palestinian "terror".

The bill demands that Doha end its "financial and military support" for Hamas-ruled Gaza. The US legislators' position aligns closely with the interests of Israel and Egypt, both of which have blockaded Gaza.

Israel wishes to keep the Hamas rule in Gaza weak, as well as isolated from the Palestinian Authority in the occupied West Bank. Cairo, meanwhile, wants Hamas isolated from its sister organisation the Muslim Brotherhood, which Egypt's military rulers removed from power in a military coup in 2013.

Noticeably, Saud Arabia has begun making the same demand of Qatar, calling on it to stop financing Hamas and the Muslim Brotherhood. It is the first time the Saudis have publicly adopted the US and Israeli definition of Hamas as a "terror organisation" rather than a resistance movement.

At stake is Doha's continuing investment in rebuilding homes and roads devastated by Israel's repeated attacks. Such support has proved a lifeline for the tiny enclave.

READ MORE: Arab world tweets - Hamas is resistance, not terrorism

In recent years Qatar has also served as a base for Hamas' exiled leadership, with few other countries willing to host it.

Alpher said Israel's leadership hoped that the Gulf rift would intensify Hamas' isolation. "Israel will be happy if this crisis leaves Hamas even more friendless in the region," he said. In addition to trying to limit Qatar's humanitarian activities in Gaza, Israel is helping the Palestinian Authority further damage its Hamas rivals.

Electricity to the enclave is down to a few hours a day after the PA's president, Mahmoud Abbas, refused to pay Israel's bill to supply power to Gaza. Abbas has also stopped paying salaries to many thousands of PA workers.

Ofer Zalzberg, an Israeli analyst with the International Crisis Group, a conflict resolution think-tank based in Washington and Brussels, said both Netanyahu and Abbas were taking advantage of the new political climate in Washington. He told Al Jazeera: "The stark message from Trump and Riyadh is, 'Now you must choose. Are you with the bad guys or the good guys?' Netanyahu understands that Trump has set himself up as judge and jury."

By balancing relations with a variety of states in the region, including Iran, Qatar's policy was considered "too grey" for Trump and Riyadh's liking, observed Zalzberg.

Alpher said Israel had conflicting impulses towards Gaza. It wanted the humanitarian situation under control to avoid triggering another round of fighting with Hamas. But it also feared that Hamas might misuse any aid to replenish arms and build what Israel terms "terror tunnels".

 

The tunnels proved a major problem for Israel when its troops invaded Gaza during Operation Protective Edge in 2014, allowing Hamas fighters to launch surprise attacks.

Neve Gordon, a politics professor at Ben Gurion University in Beersheva, said the efforts to break Qatar's ties with Hamas would most likely force Hamas into the arms of Tehran.

"Without Qatar's help, Hamas has to turn to Iran," he told Al Jazeera. "From Israel's point of view, that creates a clearer picture, painting Hamas and Iran as different faces of the same 'terror'."

Ben Caspit, an Israeli journalist, recently quoted Israeli security sources saying that Trump had adopted Netanyahu's approach on Iran, viewing it as "the head of the serpent and the source of regional terrorism".

Netanyahu's ultimate goal, said Gordon, was pressuring the Americans to overturn an Iran nuclear deal signed by Barack Obama in 2015. Both the Israeli government and Saudi Arabia vigorously opposed that agreement. Netanyahu fears that, if Iran developed a nuclear bomb, it would rival Israel's nuclear arsenal and severely reduce Israel's regional influence.

Saudi Arabia similarly fears a nuclear-armed Iran would undermine its influence.

Instead, Netanyahu and the Saudis prefer that Iran be kept under severe sanctions, with an ever-present threat of military attack hanging over it.

Source: Al Jazeera News

http://www.aljazeera.com/indepth/features/2017/06/israel-hopes-gcc-rift-intensify-hamas-isolation-170615093612036.html

 
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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:19
Turkey and Qatar
 
 
 

Erdogan’s siding with Doha threatens to diminish even more Turkey’s standing in the region, writes Sayed Abdel-Meguid

 
Turkey and Qatar
 
 
 

After a long reclusion in protest against the switch to the presidential system, former Turkish prime minister Ahmet Davutoglu suddenly resurfaced last week to declare to the Turkish people, who had thought he had retired from public life, his affection for Qatar that had stood by the Ottoman empire during its declining years. Such was the gravity of Doha’s plight that he was moved to break his silence and call upon Turkey to stand by its Qatari sister.

How deep does this bond run in the descendant of the “sick man of Europe” in its neo-Ottoman, Islamist Erdogan robes?

Really deep, at least to judge by a periodical known to be very close to the Presidential Palace and that accused an American newspaper of “Islamophobia” because it was critical of Qatar which had built a mosque in Sweden. “What a dirty war is being fought against the Muslim people,” the paper exclaimed. Hundreds of other newspapers, opinion pundits and television personalities from the pro-Erdogan and ruling Justice and Development Party (AKP) media armies echoed such sentiments as they shouted down criticisms against that tiny peninsula jutting out into the Gulf.

Naturally, such sentiments do not spring from nothing. For the past 15 years, the bonds have expanded, deepened and proliferated thanks to the billions of dollars that have wended their way into Anatolian coffers in the form of investments to bolster the Turkish lira in its fierce war against the dollar and to found charities and philanthropic societies that made beautiful façades for activities that were anyone’s guess. Albeit not for long, since as “coincidence” would have it news reports accompanied by what was claimed to be incontrovertible evidence emerged revealing very solid bond that linked these two countries with jihadists and takfiris in conflict-plagued Syria and divided Iraq. Soon the AKP’s thin veneer of secularism cracked further allowing its true colours to emerge more clearly. It was perhaps best expressed following last year’s failed “coup attempt” by a Qatari writer who could not contain his overwhelming jubilation over the “victory that God has granted Erdogan because he is the leader who has freed the land of the caliphate from the legacy of the heretic Ataturk and revived the heritage of the great Seljuk forefathers who had raised aloft the banner of Islam”.

In short, Doha had created a base of support in Anatolia with officials to champion it in every apparatus of the AKP-controlled government where an Islamist mentality closely intertwined with takfiri trends would naturally erupt in anger against the siege against Ankara’s unjustly maligned friend and spiritual ally.

Anyway, according to Hurriyet and other sources, the AKP-dominated parliament hastily approved two bills on 7 June, the day after the rupture: one to deploy troops in a Turkish base in Qatar and the other ratifying an accord between the two countries on military (gendarmerie) training cooperation. Signed into law by Erdogan the next day, the purpose of the legislation was to convey a message that Turkey was determined to rise to the defence of its ally.

Just as quickly, the powers that be in Ankara realised how precipitous they had been in throwing down the gauntlet to Saudi Arabia, Bahrain and the UAE (Egypt was not in the picture here since Ankara’s relations with Cairo were already on the rocks). Social networking sites in the Gulf were heating up with calls for a resolute stance against Turkey, another trouble that the ruling AKP hardly needed at this time, so the presidential palace issued the directive to tone down the rhetoric. The change of tenor was manifested just after the end of talks with the Bahraini foreign minister, who had passed through Istanbul for a few hours. His Turkish counterpart Mevlut Çavuşoglu, in a press statement, explained that the parliamentary action was purely a matter of protocol and that the military base was there to protect the whole of the Gulf and not any one country in particular.

On this occasion, even ruling party circles and Erdogan’s loyal supporters were divided. Turkey should not do something that causes it to lose everything, some voices said, arguing that Ankara had vital interests at stake with the countries that had ruptured relations with Qatar and that Ankara’s support for Doha would court dire consequences for Turkey. Some in this camp went further to suggest that the current Gulf crisis presented Ankara with the opportunity to assume the role of mediator and peacemaker.

Observers also cautioned that Ankara’s defence of Qatar would render it vulnerable to the same accusations that have been levelled against Qatar, namely that it supports terrorists and extremists. They argued that the AKP government is in a very awkward position and ultimately it will have to choose between extremists or the opposing camp.

If the secularist Republican People’s Party (CHP) has always eyed Riyadh with a suspicious eye, on this occasion it could not help but to agree that Doha is a major supporter of Islamist fundamentalists. CHP leader Kemal Kiliçdaroglu held that the only solution to the crisis was for Qatar to sever its relations with the Muslim Brotherhood and he simultaneously appealed to the government in Ankara to cease its support of that organisation and to take an unequivocal and resolute stance against terrorism and the funders of terrorism.

Turkey’s intelligentsia watches helplessly as their country’s regional role and status declines by the day as Erdogan drags it deeper and deeper into the quagmire of the Middle East. They have reached the conviction that Erdogan will not ease up on his polarising politics until he wakes up to the news that Riyadh, Abu Dhabi and Manama have recalled their ambassadors from Ankara, too, and that Cairo has closed its embassy and consulate.

Some of Erdogan’s advisors urged him to act prudently and not side with Qatar so far as to put Turkey’s vital strategic interests at risk. But will he listen?

 

http://weekly.ahram.org.eg/News/20729.aspx

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:10
Saudi Arabia says Turkish military base is ‘not needed’
 
 
 

JEDDAH - Agence France-Presse

 

Saudi Arabia has said a Turkish military base similar to that built in neighbouring Qatar would not be welcome in the kingdom, insisting it is “not needed.”

The June 17 statement came after President
Recep Tayyip Erdoğan reportedly said he had offered to build a military base in the Muslim kingdom shortly after work began on Turkey’s facility in Qatar.

Ankara is trying to help defuse a diplomatic crisis that led Saudi Arabia, UAE and Bahrain, as well as Egypt and other countries, to sever ties with Qatar, which is a strong ally of Ankara.

“The kingdom cannot allow Turkey to set up a military base on its territory,” said a statement carried by the SPA state news agency.

The statement, quoting an unnamed official, said Saudi Arabia “does not need such thing,” adding that its armed forces and military capabilities were “at the best standards.”

The official said Saudi armed forces were participating abroad, including from Turkey’s İncirlik base, “in the fight against terrorism and protecting security and stability in the region.”

Erdoğan told Portuguese television this week that he had approached the Gulf state’s King Salman “with the same idea for Saudi” after work began on the base in Qatar in 2014.

“I made the same offer to King Salman ... and said that if it’s appropriate we could also establish a base in Saudi Arabia. They said they would look into it but since that day nothing more came,” he said.

The Turkish parliament approved the deployment of troops to the base in Qatar only two days after the Gulf crisis broke out earlier this month.

On June 16, Foreign Minister Mevlüt Çavuşoğlu held talks with King Salman as part of Ankara’s efforts to resolve the Gulf crisis.

Saudi Arabia, the UAE, Bahrain, Egypt and others severed ties with Qatar, accusing it of supporting extremist groups, including some backed by Iran.

Asked by Turkey’s state-run Anadolu Agency if the talks had found a solution, Çavuşoğlu replied: “No. There are other countries involved ... It’s very complicated at the moment.”

Çavuşoğlu said he told the Saudi king that “it would be useful now to soften the conditions” against Qatar.

He had passed on a message for Salman from Erdoğan that “we expect [the king] to find a solution in a worthy way. We are also prepared to contribute.”

June/18/2017

 

http://www.hurriyetdailynews.com/saudi-arabia-says-turkish-military-base-is-not-needed----.aspx?pageID=238&nID=114447&NewsCatID=352

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:47

Ashrawi: Netanyahu's call to dismantle UNRWA 'epitome of arrogance'

 
 
 
June 16, 2017 5:57 P.M. (Updated: June 16, 2017 10:09 P.M.)
 
 
Dr. Hanan Ashrawi (File)
 
 
 
 
BETHLEHEM (Ma’an) -- Palestine Liberation Organization (PLO) Executive Committee Member Dr. Hanan Ashrawi released a statement Thursday evening strongly condemning recent calls by Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu to shut down the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (UNRWA).

Earlier this week, Netanyahu called for the dismantlement of the organization, which is responsible for providing services to more than five million Palestinian refugees across the occupied Palestinian territory and the Middle East, saying “UNRWA, to a large degree, by its very existence, perpetuates -- and does not solve -- the Palestinian refugee problem.”

Netanyahu also accused UNRWA of “considerable incitement against Israel.”

Ashrawi called Netanyahu’s statements “the epitome of arrogance, particularly since Israel itself is responsible for creating the Palestinian refugee problem.”

“Israel should not be allowed to dictate how to change the legal system and to persist with its unlawful unilateralism,” Ashrawi said, adding that the Israeli government “bears a moral and legal responsibility for Palestinian refugees and the serious injustices of the past.”

Ashrawi highlighted that UNRWA “remains a lifeline” for millions of Palestinian refugees residing in Occupied Palestine, Jordan, Lebanon, and Syria, providing them with essential services, assistance and opportunities for work, growth and development.

“UNRWA has also given the refugees a sense of hope and contributed effectively to regional stability. Any developments that endanger the existence of UNRWA and its mandate threaten to destabilize the whole region,” the statement said.

“It is high time that the plight of the Palestinian refugees is recognized by the international community and resolved in accordance with international law and conventions, particularly by implementing UNGA resolution 194. Until then, it is crucial that UNRWA remains in operation to fulfill its mandate.”

UNRWA spokesman Chris Gunness responded to Netanyahu’s comments at the time by noting that UNRWA’s fate was decided only by the UN General Assembly, which extended the agency’s mandate by three years in December “by a large majority.”

Gunness added that the issue of Palestinian refugees -- who number an estimated 6.5 million according to legal NGO BADIL -- could only be resolved through a negotiated end to the Israeli-Palestinian refugee conflict, instead of shuttering an aid agency catering to their humanitarian needs.

While UNRWA has been the target of Palestinian criticism on a number of occasions, Palestinian refugees, notably in the occupied Palestinian territory, see the preservation of their status as refugees as maintaining their claim to their right of return to the villages in historic Palestine from which their ancestors fled during the creation of the state of Israel.

Israel has long criticized the UN, claiming that it has been unfairly targeted by the international body over the state's repeated breaches of international law, particularly its illegal settlement expansion in the occupied Palestinian territory.

 
 
 
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:41
Publish Date: 2017/06/16
Palestinians suffocate as Israeli army quells peaceful rally east of Qalqilia
 
 
 

QALQILIA, June 16, 2017 (WAFA) – At least ten Palestinians Friday suffocated by tear gas as Israeli forces suppressed the weekly and peaceful anti-settlement rally in the village of Kufr Qadoom to the east of Qalqilia.

Coordinator of the popular resistance committee in the village, Murad Ishtawi, said Israeli forces violently suppressed demonstrators, who also rallied to protest Israel’s closure of the main road that connects the village of Kufr Qadoom with the city of Nablus since 2003, spurring clashes between them.

Israeli soldiers fired rubber-coated steel bullets, stun grenades, and tear gas canisters toward the rally to disperse it, causing at least 10 people to suffocate due to tear gas inhalation.

They were all treated at the scene.

“Before 2003, the residents of Kufr Qaddum would use a shorter road to the east in order to come and go to nearby cities and villages. However, as the settlements expanded so that they overwhelmed the road, it became closed for Palestinian use, said Addameer Human rights Association

The only alternative road is roughly six times longer than the previous route, disrupting the villagers’ ability to attend university, their jobs, and other vital aspects of their economic and social wellbeing, noted Addameer.

“Three Palestinian deaths relating to the road’s closure occurred between 2004 and 2005,” it said.

Although Kufr Qaddum’s Popular Resistance Committee took their case to the Israeli High Court in 2003, the legal status of the road remains unchanged, stressed Addameer. After all legal appeals failed, villagers decided to organize weekly demonstrations in July 2011, a step that was met with violent suppression by Israeli forces.

To be noted, an increasing number of unarmed and peaceful Palestinians were either killed or seriously injured as a result of Israel’s constant use of tear gas against Palestinians.

B'Tselem, the Israeli human rights information center, stated that “[Israeli] soldiers and Border Police often fire tear-gas grenades directly at demonstrators with the aim of hitting them, or fire carelessly, without ensuring that demonstrators are not in the direct line of fire, in direct contravention of regulations.”

T.R.

 

http://english.wafa.ps/page.aspx?id=4KmFLya91115121702a4KmFLy
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:35
Publish Date: 2017/06/16
Israeli forces detain four Palestinians in Hebron, Jerusalem area
 
 
 

JERUSALEM, June 16, 2017 (WAFA) – Israeli forces overnight and early Friday detained four Palestinians from the Jerusalem area and Hebron, said local sources.

Israeli police detained two Palestinians, including a 14-year-old teenager, In the Jerusalem area. The teenager was detained from inside his family home in the East Jerusalem neighbourhood of Silwan and was taken to a detention and interrogation center in Jerusalem city.

Meanwhile, Israeli army stormed a gas station in Hebron’s Beit Ummar town and detained two workers in their mid-20s.

T.R.

 
 
 
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