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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:38
A Gaza, calculs au bord du précipice

 

La bande de Gaza revient sur la carte des préoccupations internationales. Ce n'est jamais bon signe. Certes, il serait bien imprudent d'annoncer un conflit imminent. Ni les Israéliens ni le Hamas, qui contrôle le territoire depuis 2007, ne le souhaitent, pour des raisons différentes. Le coût en serait dévastateur, la durée imprévisible, l'issue incertaine. Mais le baril de poudre se remplit ; reste à connaître l'étincelle éventuelle et la longueur de la mèche.

 

Depuis l'opération " Bordure protectrice " à l'été 2014, la situation a été calme. Une cinquantaine de roquettes ont été tirées vers Israël, surtout par des groupuscules salafistes, sans faire de dégâts, entraînant une réplique mesurée de l'aviation israélienne. Tandis que les Gazaouis se consacraient à la reconstruction de leurs logements, avec les contraintes imposées par le blocus israélien et égyptien, le Hamas préparait le renouvellement de sa direction et son ripolinage idéologique.

 

Derrière ce répit, pourtant, l'équation demeurait inchangée : deux millions de personnes enfermées à ciel ouvert ; la confrontation entre le Fatah et le Hamas ; la gestion -sécuritaire vigilante par Israël, sans stratégie à long terme. L'élément nouveau, qui vient bousculer ce calme, est la volonté de Donald Trump de relancer des négociations entre -Israël et l'Autorité palestinienne (AP), tout en désignant le Hamas comme un mou-vement terroriste, au même titre que l'organisation Etat islamique. Le président de l'AP, -Mahmoud Abbas, décèle là une marge de manoeuvre étroite. Il sait qu'il doit donner des gages et s'inscrire dans la lutte régionale contre le terrorisme décrétée par M. Trump, le 21  mai, à Riyad.

 

Dès avril, Abou Mazen - le surnom de M.  Abbas - a lancé une escalade dans ses -rapports avec le Hamas, en l'attaquant au portefeuille. Il a imposé une baisse des salaires -(entre 30 % et 50  %) aux fonctionnaires de la bande de Gaza, qui continuent, depuis le coup de force du Hamas en  2007, d'être -rémunérés par Ramallah. Puis il a décidé de ne plus régler aux Israéliens la totalité de la facture mensuelle de l'électricité livrée au territoire palestinien sous blocus. Le -gouvernement Nétanyahou l'a suivi dans cette intransigeance, en baissant d'un tiers ses livraisons. Avec l'arrêt complet de la seule centrale électrique, les deux millions d'habitants de la bande de Gaza se sont retrouvés avec en moyenne trois heures d'électricité par jour. Un supplice, sans parler de la catastrophe écologique, avec le rejet des eaux usées dans la mer.

 

On peut débattre des réformes indispensables dans le secteur énergétique. On connaît les investissements nécessaires, la diversification souhaitable, les responsabilités financières que chacun devrait assumer. Mais le noeud actuel est politique. M. Abbas, le vieux " raïs " palestinien, âgé de 82 ans, joue l'une de ses dernières séquences. Elle se décline sur le plan diplomatique et intérieur. Ouverture avec Washington et les Israéliens - plus de préconditions au dialogue ni d'initiative -contre Israël sur le plan international - et offensive contre le Hamas.

Mohammed Dahlan, sauveur de Gaza ?
 

" Abou Mazen a passé dix ans à traiter le -Hamas avec des gants de velours, dit Ghazi Hamad, responsable des relations étrangères du mouvement islamiste. Maintenant, il prend le bâton et nous accule dans un coin pour nous forcer à la réconciliation. Nos options sont limitées, mais cette stratégie ne marchera pas. " De son côté, le ministre de la défense israélien, Avigdor Lieberman, a estimé, le 22  juin, que M.  Abbas " veut que le Hamas se soumette, mais espère qu'on sera entraîné dans un conflit à Gaza ". En somme, M.  Abbas voudrait sous-traiter le démantèlement du Hamas, ou du moins son affaiblissement, aux Israéliens.

 

Bien qu'acculé, le Hamas refuse de déposer les armes et de remettre les clés de la bande de Gaza à l'AP, malgré son engagement à -favoriser un gouvernement de réconciliation. Pourtant, sa marge de manoeuvre -rétrécit. La construction d'une clôture -high-tech le long du territoire doit permettre à l'armée de détecter les tunnels d'attaque creusés par les militants. Le Hamas perdra ainsi un atout majeur.

 

Ne souhaitant pas un conflit imminent avec Israël, il regarde vers l'Egypte et un allié palestinien inattendu, Mohammed Dahlan. Ancien chef de la sécurité préventive dans la bande de Gaza, impliqué à ce titre dans les règlements de comptes sanglants entre Fatah et Hamas en  2006-2007, il a longtemps été haï dans ce territoire. Mais aujourd'hui, il aspire à en être le sauveur, en s'imposant comme médiateur auprès du président égyptien, Abdel Fatah Al-Sissi. Sa priorité : favoriser la livraison de carburant en quantité. Un million de litres ont été acheminés le 21  juin. Il espère que l'Egypte rouvrira le point de passage de Rafah, afin de desserrer l'étreinte autour du territoire.

 

Cette convergence d'intérêts entre le Hamas et M.  Dahlan, exclu du Fatah en  2011 et contraint à l'exil, risque d'accentuer la fracture entre la Cisjordanie et Gaza, compromettant toute solution politique à la question palestinienne. M.  Abbas a lancé une vendetta contre son rival. Il a organisé, en novembre  2016, le 7e  congrès du Fatah, dont la priorité était d'écarter les partisans de M.  Dahlan.

 

Ce congrès a confirmé l'incapacité du " raïs " à tolérer la dissidence et à préparer sa succession. Puis les élections municipales du 13  mai, en Cisjordanie, ont donné lieu à des arrangements, permettant de masquer l'impopularité de l'AP et de son président. Aujourd'hui, M.  Abbas est reconnu par Washington comme seul interlocuteur légitime. Mais il se condamne à une gestion sans fin de l'occupation, dans un effet miroir saisissant avec M.  Nétanyahou.

Piotr Smolar

 

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/27/a-gaza-calculs-au-bord-du-precipice_5151667_3232.html

 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:33

Yémen : l'UNICEF s'attend à 300.000 cas de choléra fin août

 
 
 

Un enfant souffrant de diarrhée grave ou de choléra reçoit un traitement à l’hôpital Sab’een à Sanaa, au Yémen, en mai 2017. Photo UNICEF/UN065873/Alzekri

 
 
 

23 juin 2017 – La barre des 200.000 cas de choléra n'est plus très loin au Yémen et les organisations humanitaires s'attendent à ce que ce niveau soit atteint dès ce week-end, a prévenu vendredi le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

Selon l'UNICEF, l'épidémie a d'ores et déjà fait 1.265 morts, dont un quart étaient des enfants. La moitié des 192.983 cas suspects enregistrés jusqu'à aujourd'hui sont des enfants.

Lors d'un point de presse téléphonique, la Représentante de l'UNICEF au Yémen, Meritxell Relano, a que le seuil des 300.000 cas pourrait être atteint « à la fin août ». En effet, la maladie se propage à vive allure.

Presque aucune zone frappée par le conflit n'est pas épargnée et le choléra touche désormais 20 des 22 provinces du Yémen.

Fin août, le nombre de morts pourrait alors avoisiner les 2.000, a prévenu l'agence onusienne.

Cette urgence humanitaire n'est pas étrangère à la situation chaotique sur le terrain. Nombre d'infrastructures, comme les stations de pompage d'eau, ont été détruites au Yémen en deux ans de conflit. Seules quelques antennes médicales sont encore opérationnelles et les deux tiers de la population n'ont plus accès à l'eau potable.

Outre cette nouvelle flambée de choléra, la guerre a provoqué une grave crise humanitaire au Yémen. Environ 17 millions d'habitants, soit environ deux tiers de la population, ont un besoin urgent d'aide humanitaire.

 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39721#.WVItv4VOKRc

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:29

 

Civilian casualties continue to rise in Yemen, warns UN human rights office

 
 
 
 

Bombed out buildings in Aden, Yemen. Photo: WFP/Ammar Bamatr

 
 
 
 

23 June 2017 – The United Nations Human Rights Office in Yemen continues to document reports of civilian casualties in the conflict and had verified 49 civilian deaths over the past month, a UN spokesperson said today.

“All incidents resulting in civilian casualties […] must be thoroughly investigated to ensure accountability when breaches of international law have been found to have taken place,” Ravina Shamdasani, spokesperson for UN High Commissioner for Human Rights Zeid Ra'ad Al Hussein, told a news briefing in Geneva.

She said 19 civilians were killed in Taiz between 21 May and 6 June. According to witnesses interviewed by the High Commissioner's Office (OHCHR), the victims were hit by shelling attacks by a group affiliated with the Houthis rebels.

Seven civilians were killed reportedly as a result of mortar attacks from areas controlled by fighters affiliated with forces loyal to President Abdrabbuh Mansour Hadi.

She went on to say that at least 23 civilians were killed on 17 June by an airstrike, helicopter attack and shelling on a house and nearby market area located just a few hundred metres from the Yemeni-Saudi border in Shada District in Sa'ada Governorate.

Since March 2015, OHCHR has recorded a total of 13,504 civilian casualties, including 4,971 killed and 8,533 injured.

“We recall that indiscriminate or disproportionate attacks, or attacks targeting civilian objects such as markets, are prohibited under international humanitarian law,” Ms. Shamdasani said, reminding all parties to the conflict of their obligation to ensure full respect for international human rights and humanitarian laws.

On cholera, she said the outbreak of disease has affected eight prisons and detention centres in six governorates. Some 50 prisoners have contracted cholera and there are 72 other suspected cases. “In the best of circumstances, prisoners are among the most vulnerable members of society,” she said

 

http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=57052#.WVIvnoVOKRd

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 08:20

By demanding the end of Al Jazeera, Saudi Arabia is trying to turn Qatar into a vassal state

 

 

If Crown Prince Mohamed bin Salman can rush into a hopeless war with the Houthis of Yemen, why shouldn’t he threaten the body politic of Qatar?

 
 
 

 
 
 
 
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 02:48
L’Union Européenne se lave les mains du drame qui se déroule à Gaza
 
 
 
 
lundi 26 juin 2017 / 9h:26
Photo : ActiveStills
 
Ville de Gaza, août 2014 - Dans le quartier d'At-Tuffah, lourdement bombardé par les Israéliens, une fillette ramasse des vêtements dans ce qui était l'immeuble où vivait sa famille - Photo : ActiveStills
 
 
 
 
 
Ali AbunimahAu bout de 10 ans de blocus israélien, les conditions de vie des deux millions de Palestiniens piégés dans la bande de Gaza sont, à tous égards, pires que jamais.

Au bout de 10 ans de blocus israélien, les conditions de vie des deux millions de Palestiniens piégés dans la bande de Gaza sont, à tous égards, pires que jamais.

Le blocus israélien, selon le groupe des droits de l’homme B’Tselem, oblige les résidents de Gaza « à vivre dans une pauvreté abjecte dans des conditions inhumaines sans égales dans le monde moderne ».

Mais l’Union européenne, qui se targue pourtant d’être le champion de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme, se lave les mains du sort des habitants de Gaza.

Après quatre jours de réduction progressive d’électricité, Israël en est arrivé maintenant à réduire de 60 % l’électricité qu’il fournit à la bande de Gaza.

Comme à cela s’ajoutent les coupures habituelles, la plupart des ménages ne disposent que d’environ quatre heures d’électricité par jour.

Comme de nombreux organismes internationaux le clament, le territoire est en pleine crise humanitaire.

À la mi-mai, le Comité international de la Croix-Rouge a déclaré que Gaza était au bord de l’effondrement systémique du fait que les salles d’opération, les systèmes d’eau et d’assainissement avaient cessé de fonctionner.

Déjà, le principal hôpital de la ville de Gaza a réduit ses opérations chirurgicales d’un tiers et, comme l’effet du blocus est exacerbé par la crise de l’électricité, le territoire est inondé par les eaux usées.

 

La cruauté de l’Autorité Palestinienne

 

Israël se cache derrière l’Autorité palestinienne, qui a demandé à Israël de réduire l’approvisionnement en électricité de Gaza, dans le cadre des efforts du chef de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour saper le Hamas qui régit l’intérieur de Gaza.

L’approvisionnement en carburant pour la seule centrale électrique de Gaza a cessé en avril, ce qui a transformé une grave pénurie chronique d’électricité en une catastrophe imminente. Les autorités de Gaza ont maintenant réussi à obtenir quelques jours d’approvisionnement en carburant depuis l’Égypte – malgré les efforts de l’AP pour empêcher l’Égypte de donner ce bref sursis à Gaza.

La cruelle campagne de l’Autorité palestinienne contre le peuple de Gaza comprend également la réduction des approvisionnements en médicaments sur le territoire. En conséquence, plus de 300 patients atteints de mucoviscidose sont en danger mortel et 90 % des patients cancéreux ne reçoivent plus un traitement complet, entre autres menaces imminentes à la vie et à la santé, selon l’association Médecins pour les droits de l’homme – Israël.

 

L’UE est un élément-clé du problème

 

Mais comme de nombreux groupes de défense des droits de l’homme l’ont souligné, Israël ne peut pas échapper à sa responsabilité.

Israël reste la puissance occupante à Gaza. Il a seul le pouvoir de mettre immédiatement fin à la souffrance de ses habitants et il a l’obligation légale de le faire en vertu de la Quatrième Convention de Genève.

Israël agit cependant en toute impunité, car il est soutenu par des puissances mondiales, en particulier par l’Union européenne, son plus grand partenaire commercial.

Cela fait plusieurs jours, que l’Intifada électronique demande au Service d’action extérieure de l’Union européenne, le ministère des Affaires étrangères de l’UE, de commenter la situation à Gaza et d’expliquer ce que fait l’UE pour obtenir d’Israël qu’il recommence à fournir de l’électricité à Gaza.

Mardi, Maja Kocijancic, le porte-parole du chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a confirmé qu’elle avait reçu la demande de The Electronic Intifada et elle a promis « de s’informer des derniers développements » et « de revenir vers vous le plus vite possible ».

Mais deux jours de plus ont passé et la date butoir de jeudi après-midi est arrivée dans un silence total de l’UE, malgré nos rappels fréquents à Kocijancic et à ses collègues.

 

Qui ne dit mot consent…

 

L’UE accorde à Israël toutes sortes de concessions commerciales et d’avantages financiers en vertu de leur soi-disant Accord d’association.

Cet accord précise que les relations entre l’UE et Israël « doivent reposer sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques », une assertion considérée comme « un élément essentiel » de l’accord.

Des dizaines de membres du Parlement européen ont exhorté Mogherini à suspendre l’accord – à la lumière des violations répétées et flagrantes d’Israël des droits des Palestiniens.

Mais au lieu de cela, l’UE semble déterminée à récompenser Israël.

Un indicateur fiable de ce parti pris est le flot régulier de tweets que le Bureau de représentation de l’UE à Tel-Aviv, envoie, sur son compte officiel, pour célébrer le « partenariat » de l’UE avec Israël, y compris des programmes de « recherche » qui financent l’industrie militaire israélienne.

Cette semaine même, alors que les conditions à Gaza se détérioraient, l’UE a vanté sa coopération militaire avec Israël sur de soi-disant « défis partagés ».

Qui plus est, le Service d’action extérieure de l’UE ne s’est pas fendu d’un seul tweet sur Gaza depuis 2015.

La récente intensification de la crise à Gaza dure depuis avril et elle a suscité de nombreuses inquiétudes qu’elle pourrait conduire à une nouvelle guerre.

Le silence de l’UE ne peut donc pas être dû à une méconnaissance des faits.

On ne peut que le considérer comme un soutien tacite à l’intensification du blocage contre Gaza et une acceptation implicite des souffrances qu’Israël inflige sciemment à une population épuisée et traumatisée par une décennie d’isolement et d’agressions militaires israéliennes répétées.

L’Union européenne est bien en train d’approfondir son partenariat avec Israël.

C’est un partenariat dans le crime.

A4 * Ali Abunimah est un journaliste palestino-américain, auteur de The Battle for Justice in Palestine. Il a contribué à The Goldstone Report : The Legacy of the Landmark Investigation of the Gaza Conflict. Il est le cofondateur de la publication en ligne The Electronic Intifada et consultant politique auprès de Al-Shabaka.

Articles du même auteur.

22 juin 2017 – The Electronic Intifada – Traduction : Chronique de Palestine – Dominique Muselet

 

 

Lien pour accéder au texte original (anglais) de l'article : https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/eu-washes-its-hands-gaza

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:24

Le gouvernement britannique battu au tribunal par les militants BDS pour les droits fondamentaux des Palestiniens

samedi 24 juin 2017

 

 

24 juin | Campagne de Solidarité avec la Palestine (CSP-UK) |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP.

- Le gouvernement britannique a agi illégalement en essayant d’empêcher les conseils municipaux de poursuivre le boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’État d’Israël via leurs régimes de retraites.
- Les militants pour la Palestine ont accueilli triomphalement le jugement présenté au mouvement BDS, qui déclare : « Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. »
- Le juge du tribunal administratif Sir Ross Cranston a accordé le 22 juin la révision judiciaire établissant que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête.

La Campagne de Solidarité avec la Palestine a remporté aujourd’hui une victoire essentielle pour le mouvement pacifique Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre le gouvernement britannique. Guerre à la Pauvreté, Campagne Contre le Commerce des Armes et les Quakers ont défendu la contestation juridique avec des déclarations de témoins. CSP était représentée dans les débats par Bindmans LLP, Nigel Giffin QC et Zac Sammour.

Le gouvernement conservateur minoritaire en difficulté a subi un nouveau coup puisque certaines parties des investissements de sa Directive par l’Administration Locale des Régimes de Retraites (ALRR) ont été abolies comme illégales.

La Directive a été annoncée en septembre 2016 par le Département des Communautés et Administrations Locales, spécifiquement pour restreindre les campagnes de désinvestissement contre les entreprises israéliennes et internationales impliquées dans les violations du droit international par Israël, ainsi que pour protéger l’industrie de la défense britannique. Ceci s’est passé malgré une consultation publique qui indiquait que 98 % des consultés pensaient que c’était ce qu’il ne fallait pas faire. Les bénéficiaires de retraites auraient été obligés d’investir dans des sociétés complices d’atteintes aux droits de l’Homme, en contradiction avec leur conscience et leurs croyances.

Le tribunal administratif a déclaré aujourd’hui que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête en cherchant à utiliser la législation sur les retraites pour poursuivre sa propre politique étrangère et de défense. En conséquence, les parties concernées de la Directive étaient tenues pour illégales et cessaient de restreindre ALRR dans ses décisions sur les pensions.

En 2005, la société civile palestinienne a appelé à une campagne de boycott, de désinvestissement et de mesures de sanctions jusqu’à ce qu’Israël se conforme à ses obligations selon le droit international. Elle a pris modèle sur le boycott anti-apartheid sud-africain réussi dans les années 1980. Divers conseils locaux ont répondu à l’appel palestinien en votant des motions pour boycotter les produits issus des colonies illégales israéliennes. Les militants ont demandé aux conseils d’envisager de se désinvestir des sociétés complices des violations des droits de l’Homme en Cisjordanie occupée, telles que Hewlett Packard (HP).

Hugh Lanning, président de la CSP, a dit :

“Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. Absolument tout le monde a le droit de protester pacifiquement contre les violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Ce jugement maintient le droit des conseils municipaux et de leurs fonds de pension d’investir éthiquement sans que le gouvernement du moment intervienne politiquement”.

Ben Jamal, directeur de la CSP, a dit :

“Notre récent sondage YouGov montre que 43 % du public pense que BDS est raisonnable. Nous ne pouvions pas être plus heureux que ce droit ait été maintenu par le tribunal le mois même où l’occupation illégale de la Palestine atteint ses cinquante ans. CSP poursuivra sa campagne pour la justice pour le peuple palestinien avec une vigueur renouvelée”.

Jamie Potter, partenaire dans l’équipe de Droit Public et des Droits de l’Homme de Bindmans LLP, a dit :

“Ce résultat est un rappel au gouvernement qu’il ne peut interférer malhonnêtement dans l’exercice de la liberté de conscience et protester dans le but de poursuivre son propre calendrier”.

Note aux rédactions :

- Le Département des Communautés et Administrations Locales a émis en septembre 2016 une directive ALRR qui déclarait que ‘le désinvestissement et les sanctions contre les industries de défense britanniques et des nations étrangères sont inappropriées, sauf lorsque des sanctions juridiques officielles, des embargos et des restrictions ont été mises en place par le gouvernement’.

- Cette directive a été décidée malgré une consultation publique sur ce sujet d’où il résultait que 98 % des consultés étaient vigoureusement contre ces projets.

- La Campagne de Solidarité avec la Palestine a demandé en décembre 2016 une révision judiciaire des nouvelles mesures du gouvernement pour ALRR.

- Le nouveau sondage YouGov à propos du regard des Britanniques sur la Palestine montre que 43 % du public considère le mouvement BDS comme raisonnable.


L’article en anglais

 
 
 
 
 
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:09

Dutch citizen files suit against Israeli commanders for attack on family home during 2014 Gaza war 

 

  

| Allard de Rooi pour Mondoweiss |Actualités
 

Ismail Zeyada, a Dutch citizen of Palestinian origin, has started a civil lawsuit holding two Israeli commanders responsible for the attack on his family home in Gaza during Operation Protective Edge. Six of Ziada’s family members were killed in the July 2014 attack : his mother (70), three of his brothers, his sister-in-law and a 12-year old nephew. One of two guests were also killed. The family home was located in Al-Burayj, a Palestinian refugee camp in central Gaza.

The commanders are Benny Gantz, chief of staff during the operation, and Air Force commander Amir Eshel. Last Monday a writ of summons was sent to the Israeli Ministry of Defense. Both men have six weeks to accept liability and settle the case with Zeyada. Assuming this will not happen, the case will be brought before a Dutch civil court, that will have to judge if it has jurisdiction in this matter.

Zeyada’s attorney, well-known human rights lawyer Liesbeth Zegveld, points out that there are solid arguments to be made why a Dutch civil judge should accept the case. Most important is the fact that Zeyada, as with most Palestinians, has no access to the Israeli legal system where the case belongs in the first place. Secondly, Israel already dealt with the Zeyada case – under military law – judging that the five-story family house was in fact an “active command and control center” for Hamas. Zegveld is straight forward about that argument : ‘The issue is that you can’t bomb a house inhabited by civilians. Deliberately killing six of them, without necessity, is considered a war crime.’

It should be noted that a total of 18,000 private houses were destroyed during Operation Protective Edge.

News about the Zeyada case broke last Tuesday in the Dutch television program Brandpunt. Part of the program, titled ‘In Search of Justice’, was shot on location in Gaza where Ismail Zeyada’s brother Hasan, a psychologist working with traumatized children, still lives. In the program witnesses of the attack explain that there was nothing military-related going on in the family home even though one of the killed brothers was an active member of Hamas ; he was found under the rubble in his underwear. The killed guest, paying a visit to the Zeyada family, was also a member of Hamas. This is the scene described by Israel as an active Hamas command center – and as a legitimate reason to blow the house apart, including its civilian residents.

Attorney Zegveld summarizes : ‘More than two thousand Palestinians were killed in fifty days. The standard narrative is that all these people were supposedly in the direct vicinity of terrorists, so in order [for Israel] to win the war they all had to die.’ Zegveld says it’s time that Israel is called to account for these practices, and sees the Zeyada case as a small but significant step toward that goal. She calls the case unique – the first time Israeli military commanders are being kept responsible for their acts in a civil court case.

It’s not the first time the Zeyada case made headlines. In August 2014, just weeks after the fatal attack on the Zeyada house, a 91-year old Dutchman called Henk Zanoli returned his Yad Vashem medal, awarded to him for hiding a Jewish boy during the Second World War. Zanoli, a relative of Ismail Zeyada’s wife, protested the hypocrisy of honoring him as ‘The Righteous Among The Nations’ for saving one jewish life, while taking the lives of six of his Palestinian family members.

 

http://www.aurdip.fr/dutch-citizen-files-suit-against.html

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:06

Israël : que retenir de la conférence de Herzliya sur la sécurité ?

#OccupationPalestine

Former une alliance avec les États sunnites, maintenir l’occupation de la Palestine sans règlement du conflit, inviter le nouveau prince héritier d’Arabie saoudite à Tel Aviv... et plus encore

26 juin 2017
 

De meilleures relations avec les Saoudiens. Ce que Mahmoud Abbas veut vraiment. Et la menace représentée par le « Hezbollastan ».

Voici quelques-uns des sujets abordés lors de la conférence de Herzliya de cette année. Organisée par l’Israeli Institute for Policy and Strategy, l’événement a pour mission depuis sa création de soutenir la « formation d’une grande stratégie pour Israël et la région ».

Cette année, la conférence avait pour thème « l’équilibre stratégique d’Israël : opportunités et risques ». Middle East Eye résume en dix points les principales idées qui ont été abordées.

1. Israël devrait faire copain-copain avec les États arabes sunnites

Gilad Arden, ministre de la Sécurité publique d’Israël, a déclaré qu’il y avait une « chance historique de créer une nouvelle coalition entre Israël, d’autres pays occidentaux et les États arabe sunnites sur la base d’intérêts communs ».

L’alliance a été évoquée à plusieurs reprises pendant la conférence. Moshe Ya’alon, ancien ministre israélien de la Défense, a affirmé que « l’expression ‘‘conflit israélo-arabe’’ n’[était] plus pertinente » dans la mesure où Israël n’était plus en conflit avec le camp arabe sunnite.

Herzi HaLevi, chef de la Direction du renseignement militaire de l’armée israélienne, a pour sa part déclaré que les « intérêts mutuels entre Israël et les États sunnites pragmatiques s’étaient considérablement multipliés ».

Les participants se sont tous fait l’écho des propos formulés par le secrétaire américain à la Défense James Mattis lors d’une conférence de presse donnée en avril, lors de laquelle il a déclaré que l’alliance entre Washington et Israël était « la pierre angulaire d’une architecture sécuritaire régionale plus large qui comprend la coopération avec l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite et nos partenaires du Golfe ».

2. Arabie saoudite, venez rendre visite à Israël

Plusieurs anciens ministres israéliens, y compris le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, ont appelé le roi Salmane d’Arabie saoudite à instaurer des relations diplomatiques complètes avec Israël.

Le ministre des Renseignements et des Transports, Yisrael Katz, a demandé au roi Salmane d’inviter le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Riyad et, en retour, d’envoyer le nouveau prince héritier Mohammed ben Salmane à Tel Aviv.

« Nous avons vu quel hôte merveilleux vous pouviez être […] lorsque le président Trump était là », a déclaré Katz, se référant à la visite du président des États-Unis à Ryad en mai.

« Vous pouvez également envoyer votre héritier, le nouveau, le prince Mohammed ben Salmane. C’est une personne dynamique. C’est un initiateur. Et il veut réussir. »

3. Qu’est-ce que Hezbollastan ?

Le plus grand danger pour Israël est la menace qui plane sur ses frontières septentrionales, d’après plusieurs conférenciers.

 

 


Le Hezbollah : membre d’une alliance qu’Amos Gild a appelée « Hezbollastan » (AFP)

 

Amos Gild, directeur de l’Israeli Institute for Policy and Strategy et ancien haut-gradé de l’armée israélienne, a déclaré : « À mesure que l’EI [le groupe État islamique] s’effondre, une alliance qui est en train de se former sous nos yeux s’élève à sa place : l’Iran, le Hezbollah et Assad [Syrie]. Je lui ai donné le nom de ‘‘Hezbollastan’’, une entité beaucoup plus forte qui constitue une menace stratégique pour Israël ».

Moscou, a ajouté Gilad, a pris la « décision stratégique de soutenir cet alignement ». Il a mis en garde contre la possibilité d’une guerre aux frontières septentrionales d’Israël menées par le Hezbollastan et soutenue financièrement par le Kremlin.

4. Merci à Sisi

Amos Gilad a également salué les efforts du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour réprimer les Frères musulmans.

Il a déclaré que bien que n’étant pas lui-même religieux, il « commen[çait] à croire de plus en plus aux miracles » dans la mesure où Sissi n’aurait pas pu trouver de meilleure façon d’aider son pays. Selon lui, Israël est menacé par les Frères musulmans.

En 2013, Sissi a évincé le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, et a mené depuis une politique répressive contre le mouvement, qu’il considère comme son ennemi politique. Le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle Gaza, est considéré comme une ramification des Frères musulmans égyptiens.

« Si une coalition avait été formée entre les Frères musulmans en Égypte et le gouvernement turc, nous serions dans une situation totalement différente, bien pire », a déclaré Gilad.

5. Nous devons parler de la Palestine

Plusieurs orateurs ont souligné la nécessité d’aborder la question palestinienne afin qu’une alliance Israël-États arabes sunnites puisse être publiquement normalisée.

Tony Blair, ancien Premier ministre du Royaume-Uni présent à la conférence, a déclaré : « Ce n’est pas un grand secret d’État que de dire que des formes de coopération relatives à la sécurité ont déjà lieu, mais la clé d’une vraie relation […] au-dessus de la table et pas en dessous, cette clé demeure la question palestinienne. »

6. Statu quo au lieu d’un règlement

Mais quelle forme prendrait une solution israélo-palestinienne ? Certains orateurs ont suggéré qu’il était dans l’intérêt d’Israël de maintenir un « statu quo » de calme au lieu de parvenir à un règlement permanent.

Ya’alon a déclaré qu’il espérait que l’arrivée au Moyen-Orient de Jared Kushner, sous les instructions de son beau-père, Donald Trump, « convaincrait le gouvernement américain qu’il n’y a aucune chance de parvenir à un règlement permanent dans un avenir proche ».

Israël, a ajouté Ya’alon, devrait améliorer la situation sur le terrain, mais « maintenir les Palestiniens dans une situation de dépendance vis-à-vis d’Israël en ce qui concerne l’économie, les infrastructures et la sécurité, et ce pendant de nombreuses années ».

Herzi Halevi a quant à lui déclaré que si par le passé, une solution permanente était considérée comme un succès, aujourd’hui « les intérêts constituent le moteur, les coalitions ad hoc constituent la méthode, et la plus grande aspiration dont nous puissions parler consiste à atteindre une stabilité dynamique ».

Naftali Bennett, ministre israélien de l’Éducation, a ajouté que « quand quelque chose est insoluble, il faut le gérer ».

7. Renforcer les liens économiques avec la Cisjordanie

Le ministre israélien des Finances, Moshe Kahlon, a déclaré qu’il travaillait à renforcer les liens économiques entre Israël et la Cisjordanie. « Ce ne sont pas deux économies, mais une seule, c’est la même devise [shekel], le même taux d’importation et d’exportation... la coopération est bonne depuis deux ans. »

Il a également abordé la crise de l’électricité à Gaza : l’Autorité palestinienne (AP) a demandé à Israël de réduire la quantité d’électricité qu’il fournit à l’enclave côtière, contrôlée par ses rivaux du Hamas. L’AP reproche au Hamas de ne pas lui avoir remboursé l’argent versé à Israël pour l’approvisionnement de Gaza en électricité.

Les deux millions d’habitants de la bande de Gaza ne devraient recevoir plus que 3 heures 15 d’électricité par jour en moyenne au lieu de quatre heures précédemment.

« [Le Premier ministre palestinien] Rami Hamdallah m’a demandé de diminuer la quantité d’électricité que nous transférons à Gaza, a déclaré Kahlon, parce que Ramallah souhaiterait intégrer Gaza dans un gouvernement d’unité. »

Le différend, a ajouté Kahlon, est « interne » ; ce ne sont « pas nos affaires », a-t-il assuré. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyhou a déclaré précédemment qu’Israël « ne souhait[ait] pas voir une escalade » à Gaza, décrivant la crise de l’électricité comme « un conflit palestinien interne ».

8. Abbas veut-il un conflit entre Israël et le Hamas ?

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a accusé Abbas, qui dirige le Fatah, d’essayer de déclencher un nouveau conflit entre Israël et ses rivaux du Hamas à Gaza.

« Abou Mazen [Mahmoud Abbas] n’a pas effectué une réduction ponctuelle », a-t-il commenté en référence à la crise de l’électricité à Gaza. « Son intention est en fait de poursuivre les réductions et, dans quelques mois, de cesser de payer le carburant, les médicaments, les salaires et bien d’autres choses encore. Selon moi, la stratégie consiste à nuire au Hamas et à provoquer un conflit entre le Hamas et Israël. »

9. Qui succèdera à Mahmoud Abbas ?

Gilad a toutefois averti que le successeur d’Abbas pourrait s’avérer dangereux. « Abou Mazen ne prépare pas de successeurs, il pense qu’il est éternel, mais il ne le sera pas. Si nous n’entrons pas dans un processus diplomatique, je crois que nous nous retrouverons après sa démission dans une réalité caractérisée par une effusion de sang. »

 

 


Qui succèdera à Mahmoud Abbas ? (AFP)

 

Plusieurs orateurs ont fait l’éloge de la coordination militaire et stratégique actuelle entre Israël et l’Autorité palestinienne. Selon les experts, celle-ci permet à Israël de maintenir efficacement son occupation militaire en Cisjordanie.

Selon un sondage mené plus tôt ce mois-ci par le PCPSR, 65 % des Palestiniens veulent la démission d’Abbas.

10. Obama était réticent – mais Trump est prometteur

Ya’alon a critiqué sévèrement la décision de la précédente administration américaine de ne pas jouer le rôle de « policier international » au Moyen-Orient, déclarant que les États-Unis avaient « souhaité se déconnecter » de la région.

« Le vide créé par cette politique a été rempli par trois pouvoirs islamistes radicaux : l’EI, l’Iran et les Frères musulmans dirigés par Erdoğan », a-t-il déclaré.

Alors que l’administration Obama avait été critiquée en Israël pour les négociations menées avec l’Iran, l’élection de Trump a été accueillie avec optimisme, beaucoup estimant que le nouveau président américain sera à même de mieux servir les intérêts d’Israël dans la région.

Selon Ya’alon, certains signes positifs indiquent que l’administration Trump adopte une politique différente de celle de son prédécesseur.

« Les États-Unis ne se tiennent plus à l’écart et n’ont pas peur de franchir les lignes rouges », a-t-il déclaré en référence à l’implication croissante de Washington en Syrie.

 

Traduit de l’anglais (original)

http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-que-retenir-de-la-conf-rence-de-herzliya-sur-la-s-curit-135434050

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:59

L'armée d'Israël annonce avoir de nouveau ciblé des positions en Syrie

 
 
 
 
 
 
 
L'armée israélienne a annoncé dimanche 25 juin 2017 avoir ciblé des positions de l'armée syrienne, en représailles à des projectiles qui ont frappé le plateau du Golan. C'est le second incident du genre en deux jours. De son côté, Damas accuse l'Etat hébreu de soutenir les rebelles dans cette région du pays.

Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

L'armée israélienne a annoncé avoir mené, dimanche, des raids aériens contre deux postes d'artillerie et un camion de munitions appartenant à l'armée syrienne. La chaîne panarabe al-Mayadeen, proche de Damas, a rapporté qu'un transport de troupes blindé a été touché dans ces bombardements.

La veille, un hélicoptère israélien avait attaqué deux chars et plusieurs positions syriennes dans la province de Quneitra, après la chute d'obus sur le plateau du Golan, occupé par Israël.

Ces raids israéliens interviennent alors que de violents combats opposent l'armée syrienne et ses alliés à une coalition de rebelles et de jihadistes. Les insurgés ont lancé, il y a trois jours, une offensive contre la ville d'al-Baas, un fief du régime dans cette province méridionale.

Dans un communiqué publié dimanche, l'armée syrienne a mis en garde Israël contre la poursuite des attaques visant ses troupes gouvernementales et a réaffirmé sa détermination à vaincre les rebelles.

Elle qualifie ces rebelles de « bras d'Israël » dans la région. Damas accuse l'Etat hébreu de soutenir directement les insurgés, dans le but d'éloigner l'armée syrienne et ses alliés iraniens et du Hezbollah libanais du Golan. Des centaines de blessés rebelles ont par ailleurs été soignés dans les hôpitaux israéliens.

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170626-armee-israel-annonce-cible-positions-syrie-damas-assad

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 06:51
 
 
 
 
 
 
Un conflit avec Israël attirerait des milliers de combattants, dit le Hezbollah
 
 
 
 
Par
 
 
 
Le chef du Hezbollah chiite libanais, Sayed Hassan Nasrallah, a déclaré vendredi qu'un futur conflit mené par Israël contre la Syrie ou le Liban pourrait attirer des milliers de combattants venus de pays comme l'Iran, l'Irak ou le Yémen.                       
 
 
 

 

BEYROUTH (Reuters) - Le chef du Hezbollah chiite libanais, Sayed Hassan Nasrallah, a déclaré vendredi qu'un futur conflit mené par Israël contre la Syrie ou le Liban pourrait attirer des milliers de combattants venus de pays comme l'Iran, l'Irak ou le Yémen.

"L'ennemi israélien doit savoir que si Israël déclenche une guerre contre la Syrie ou le Liban, on ignore si elle restera libano-israélienne ou syro-israélienne", a-t-il dit dans une allocution télévisée.

"Cela ne signifie pas que des Etats pourraient intervenir directement, mais cela pourrait inciter des milliers, voire des centaines de milliers de combattants de tout le monde arabo-musulman à y prendre part", a-t-il ajouté.

Le Hezbollah est allié à la fois au régime iranien et au pouvoir syrien et a pris une part active dans le sauvetage du clan de Bachar al Assad et son maintien à la tête de la Syrie.

Plusieurs guerres ont opposé le Hezbollah à Israël. La dernière en date en 2006 a duré un mois.

Israël considère l'organisation islamiste basée au Liban comme l'une des menaces les plus sérieuses contre sa sécurité et est déterminé à l'empêcher de profiter du conflit syrien pour renforcer ses capacités militaires

 

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/230617/un-conflit-avec-israel-attirerait-des-milliers-de-combattants-dit-le-hezbollah

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