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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 02:00

État palestinien : l'Assemblée se prononcera le 28 novembre

Le Point - Publié le 12/11/2014 à 11:38 - Modifié le 12/11/2014 à 11:43

Le vote de l'Assemblée ou du Sénat sur ce texte, présenté par le PS, ne vaudrait pas reconnaissance par le gouvernement.

L'Assemblée nationale votera le 28 novembre sur la proposition de résolution socialiste invitant le gouvernement à reconnaître l'État palestinien, a-t-on appris mardi de source parlementaire. Le débat sur ce texte, qui n'a pas encore été formellement déposé, interviendra quelques jours avant le vote au Sénat, le 11 décembre, d'une résolution communiste sur le même sujet. Dans une version provisoire de la proposition de résolution, "l'Assemblée invite le gouvernement français à faire de la reconnaissance de l'État de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit".

Le vote de l'Assemblée ou du Sénat ne vaudrait pas reconnaissance par le gouvernement, mais il serait forcément très symbolique après celui du Parlement britannique mi-octobre et alors que la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ne cesse de plaider pour un État palestinien depuis son entrée en fonctions. Il y aura "à un moment - c'est une évidence - reconnaissance de l'État palestinien par la France", a déclaré samedi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. "La question, c'est quand et comment ? Car il faut que cette reconnaissance soit utile aux efforts pour sortir de l'impasse et contribuer à un règlement définitif du conflit", a-t-il ajouté.

L'inscription de la proposition de la résolution à l'ordre du jour le vendredi 28 novembre a été décidée mardi par la conférence des présidents de l'Assemblée, qui regroupe notamment les chefs de file des groupes politiques autour de Claude Bartolone (PS).


http://www.lepoint.fr/monde/etat-palestinien-l-assemblee-tranchera-le-28-novembre-12-11-2014-1880443_24.php

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 01:59

Abbas accuses Israel of igniting ‘religious war’ over Jerusalem holy site



Palestinian president asks Israel to keep ‘extremists’ away from al-Aqsa mosque amid rise in violence

The Palestinian president, Mahmoud Abbas, has accused Israel of igniting a “religious war” by allowing rightwing Jewish religious activists to visit a sensitive holy site in Jerusalem.

His remarks – made during a ceremony to mark the 10th anniversary of the death of the Palestinian leader Yasser Arafat – came amid continuing clashes in Israel and the West Bank during which Israeli troops shot dead a Palestinian demonstrator near the city of Hebron.

Abbas’s comments mark the latest salvo in the war of words between senior Israeli political figures and Palestinians who blame each other for provoking the recent violence.

The clashes of the past three weeks – which have included four deadly attacks and an attempted assassination – have been exacerbated by tension over Israeli-controlled access to Jerusalem’s holiest place, revered by Muslims as the Noble Sanctuary and site of the al-Aqsa mosque, and by Jews as the mount where ancient Jewish temples once stood.

Under a longstanding arrangement, Jews are allowed to visit during certain hours but not to pray at the site – an arrangement high-profile activists, including some MPs in the Israeli parliament, would like to change.

Abbas’s remarks came as Israel tightened security nationwide after a 20-year-old soldier and a 26-year-old woman were killed on Monday in separate knife attacks by Palestinians in Tel Aviv and in the occupied West Bank.

“We ask you [Israel] to keep settlers and extremists far away from al-Aqsa mosque and our holy places,” Abbas said on Tuesday, following recent visits to the site by far-right Israeli MPs. “Keep them away from us and we’ll stay away from them.”

The Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, convened his security cabinet to consider how to deal with the escalating tensions.

The Israeli military said soldiers had killed a 21-year-old Palestinian man at a refugee camp after coming under attack by a crowd hurling petrol bombs and stones. Residents said he was on his roof, away from the clashes, when he was shot.

Confrontations also erupted in at least two other West Bank areas, where the army said soldiers had shot and wounded two Palestinians.

The violence has raised Israeli concern that a new uprising is brewing.

“We’re not seeing masses pouring into the street. We’re seeing, in certain places, young people using grassroots terrorism and lone attackers,” Israel’s defence minister, Moshe Yaalon, told reporters. “What do we call it? Let’s wait and see how it develops. It’s clear there is an escalation.”

The last Palestinian uprising brought a surge in suicide bombings in Israel and crushing military operations in Palestinian cities.

Last week, a Palestinian rammed his car into pedestrians in central Jerusalem, the second such incident in as many weeks.

 

http://www.theguardian.com/world/2014/nov/11/abbas-israel-jerusalem-holy-site


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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 01:58

La ligne dure de M. Nétanyahou contestée




L'approche sécuritaire du premier ministre israélien alimente les tensions avec les Palestiniens et la Jordanie

 

Les capacités de résilience politique de Benyamin Nétanyahou se trouvent une nouvelle fois à l'épreuve. 


Le premier ministre israélien est entouré d'incendies, de nature différente. 


Ils ont tous pour origine la ligne sécuritaire adoptée par le gouvernement et les gages croissants accordés à la droite ultranationaliste et religieuse.


Une bavure policière contre un Arabe israélien, tué samedi 8  novembre, a étendu le cycle actuel de violences au-delà de Jérusalem, vers le nord du pays. 


La Jordanie, partenaire régional, a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv et exprimé une colère sans précédent, en raison des menaces qui pèseraient sur la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu sacré de l'islam. 


Enfin, la coalition gouvernementale subit des secousses sérieuses, déchirée entre les centristes et la droite dure.


Dans la ville arabe de Kafr Cana, près de Haïfa (nord), un jeune homme de 22  ans, Kheir Hamdan, a été tué dans la nuit de vendredi à samedi par un policier. 


Un " meurtre de sang-froid ", selon le maire, qui a provoqué la fureur des Arabes israéliens. Ces derniers représentent 20  % de la population du pays mais s'estiment traités comme des citoyens de seconde zone. 


Une vidéo du drame a fait voler en éclats la version initiale des policiers de Nazareth, qui prétendaient s'être trouvés en danger de mort. 


Or, la vidéo montre Kheir Hamdan en train de cogner les vitres de leur voiture, avec un objet qui pourrait être un couteau, puis reculer. 


Un policier sort alors du véhicule et lui tire dessus à une distance de deux mètres, sans sommation.



" Facteur d'instabilité "

Interrogé par le quotidien Ma'ariv, le père de Kheir Hamdan a estimé que les policiers " l'ont tué de sang-froid parce qu'il était arabe ". 


Cette conviction a été relayée par les élus locaux et les députés arabes, dont certains ont menacé ces dernières semaines de boycotter la Knesset. 


Des affrontements avec la police ont eu lieu à l'entrée de Kafr Cana, dimanche, et dans d'autres villes essentiellement peuplées d'Arabes israéliens. 


Un appel à la grève générale y a été lancé. 


Des dizaines d'étudiants ont protesté devant les universités de Tel-Aviv et Haïfa. Et pendant ce temps, les émeutes se poursuivaient dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est, comme Chouafat, Sur Baher ou Wadi Joz, tandis que la police redoutait de nouvelles attaques palestiniennes à la voiture-bélier.


Dans ce climat sous haute tension, et malgré l'évidence de la bavure, ni la hiérarchie policière ni le gouvernement n'ont émis la moindre critique contre les fonctionnaires impliqués. 


Le patron de la police, Yohanan Danino, leur a apporté son soutien entier. Le 5  novembre, le ministre de la sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, avait semblé donner son blanc-seing aux policiers en déclarant : " Un terroriste qui attaque des civils mérite d'être tué. "


De son côté, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a publié samedi un communiqué menaçant de déchoir de leur nationalité les Arabes israéliens agissant contre l'Etat, en réaction semble-t-il à des slogans lancés par les manifestants à Kafr Cana. " Nous agirons contre les lanceurs de pierres, contre ceux bloquant les artères routières, et ceux appelant à l'établissement d'un Etat palestinien à la place de l'Etat d'Israël, a-t-il déclaré. Je vais demander au ministre de l'intérieur d'envisager la destitution de la nationalité pour ceux appelant à la destruction de l'Etat d'Israël. "


Pour le député Ahmed Tibi, l'une des voix les plus influentes de la communauté arabe israélienne, " Nétanyahou est un facteur d'instabilité. Sa déclaration correspond tout à fait à celle d'Ehoud Barak, son prédécesseur, au moment de l'Intifada en  2000 : une absence totale d'empathie pour les citoyens arabes, de l'arrogance et de la légèreté. " 


En octobre  2000, treize Arabes israéliens avaient été tués au cours d'affrontements avec la police. 


Aucun fonctionnaire n'avait été par la suite condamné pour usage de balles réelles, rappelait récemment le quotidien de gauche Haaretz. 


Benyamin Nétanyahou mise sur la mobilisation sécuritaire permanente, contre le Hezbollah au nord, le Hamas au sud et les islamistes infiltrés dans le pays. Il ne prête guère attention aux demandes de transparence sur l'action de la police. 


En revanche, la colère jordanienne lui pose problème.



Ligne rouge

Dimanche, le premier ministre jordanien, Abdullah Ensour, a condamné " dans les termes les plus fermes les événements de ces dernières semaines à Jérusalem " qui correspondent " à un plan gouvernemental intentionnel et clair pour changer la donne " sur l'esplanade des Mosquées. 


L'excellente collaboration dans la lutte contre les djihadistes est une chose, mais la mosquée Al-Aqsa représente une ligne rouge pour le royaume hachémite, qui n'envisage pas toutefois de remettre en cause le traité de paix signé en  1994.


M.  Nétanyahou a dit son attachement au statu quo sur l'esplanade, en vertu duquel les juifs peuvent se rendre au mont du Temple comme touristes, sans prier. 


Mais le premier ministre n'a jamais condamné clairement les visites sur place de certains députés de droite, y compris du Likoud, ressenties comme des provocations par les Palestiniens.


" C'est un gouvernement de guerre et de violence, qui ne connaît pas le langage de la diplomatie, du droit international et de la légitimité, affirme Hussam Zumlot, conseiller pour la politique étrangère du Fatah, la formation du président palestinien Mahmoud Abbas. C'est une bande d'idéologues qui transforme un conflit national en conflit religieux. Ils suivent un grand dessein : l'utilisation disproportionnée de la violence pour provoquer les Palestiniens. "


Absence de dialogue avec les Palestiniens, montée des violences, poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est : il n'est guère étonnant de voir tanguer la coalition très hétéroclite constituée par M. Nétanyahou. 


Samedi, le ministre de l'environnement, Amir Peretz, a annoncé son intention de quitter le gouvernement. " 


La détérioration apparaît dans chaque domaine, diplomatique, social et économique ", a-t-il déclaré, estimant que M. Nétanyahou était devenu " otage de sa droite ".


Ce cadre du parti centriste Hatnoua a un faible poids politique. 


La chef de sa formation, Tzipi Livni, qui est ministre de la justice, n'a pas l'intention de suivre son exemple dans l'immédiat. 


Des élections anticipées ne renforceraient pas Hatnoua. " 


La dernière chose dont nous ayons besoin maintenant, c'est d'élections ", tranchait aussi M. Nétanyahou le 22 octobre. 


Des primaires au sein de son parti, le Likoud, auront lieu le 6  janvier. Il en sera malgré tout le grand favori.



http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/11/10/int-en-israel-la-ligne-dure-de-benyamin-m-netanyahou-est-contestee_4521142_3218.html

 

 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 01:57

‘Off the rails’: Netanyahu challenges Arab-Israeli protesters to leave Israel

Israeli Premier Benjamin Netanyahu has come up with a clear message to Israeli Arabs who have been angered by a recent police shooting of an Arab man – move out of Israel if you denounce the Jewish State.

READ MORE: Woman, IDF soldier killed in separate Israel stabbing incidents

Protests exploded in a number of Arab communities in Israel after police shot dead a man who attacked their vehicle on Saturday. He allegedly was shot as he was already walking away from the car.

Addressing the legislators from his right-wing Likud party, Netanyahu said: "To all those who are demonstrating and shouting their denunciation of Israel and support of a Palestinian state, I can say one simple thing: you are invited to move there - to the Palestinian Authority or to Gaza."

"I can promise you the State of Israel will not put any obstacles in your way," the Israeli leader added.

Ahmed Tibi, a prominent Arab-Israeli lawmaker and the leader of the Ta’al Arab party, said that Netanyahu’s comments showed the prime minister had “gone off the rails.”

Tibi accused Netanyahu of pandering to the far right of his Likud Party. Likud is holding a leadership vote in January amid speculation that a snap election will held within months.

Netanyahu put the blame for the violence on the Palestinian Authority, Hamas and other radical Islamic movements.

READ MORE: Israeli mob attack victim: ‘Arabs pulled me out of burning car’

“We are not prepared to tolerate more demonstrations in the heart of our cities in which Hamas or ISIS flags are waved and calls are made to redeem Palestine with blood and fire, calling in effect for the destruction of the State of Israel,” he said.

Netanyahu’s rhetoric was peppered with religious and historical references to the Jews.

“Standing behind this incitement is the Palestinian Authority and its leader, Abu Mazen. The website of their official body, Fatah, explains that the Jewish people were, in effect, never here, that the Temple was never here, that David, Solomon, Isaiah, Jeremiah and the kings and prophets of Israel – are all fiction,”Netanyahu said.

Tibi noted that these kinds of words have not been publically uttered by an Israeli Prime Minister in the past.

“These kinds of things have never been said by any prime minister - not by (Menachem) Begin, nor by (Yitzhak) Shamir," Tibi told Reuters.

 

 

http://rt.com/news/204163-netanyahu-protesters-leave-israel/

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 01:56

Enquête sur l’étrange mort de Yasser Arafat

A-T-IL ÉTÉ ASSASSINÉ ?

ORIENT XXI LU, VU, ENTENDU PIERRE PRIER > 11 NOVEMBRE 2014

Il y a exactement dix ans, le 11 novembre 2004, Yasser Arafat décédait dans un hôpital de la banlieue parisienne. La thèse d’un empoisonnement commandité par Israël ne faisait aucun doute pour la direction palestinienne, ni pour la plupart des opinions arabes et militantes. Pourtant, ce n’est qu’après sept ans de silence et d’inaction qu’une enquête suisse a pu confirmer, à partir de prélèvements, la présence anormale de polonium dans ses vêtements. Mais d’autres experts, russes et français persistent à le nier. À qui profite donc le mystère persistant autour de la mort du leader historique de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ?

Yasser Arafat n’est pas mort naturellement. «  Sa disparition soudaine, au cœur de son 77 e automne, dans un lit d’hôpital, a bien été voulue, provoquée, organisée.  » Telle est la conclusion de l’enquête minutieuse du journaliste Emmanuel Faux, qui vient de paraître dix ans après la mort du raïs, le 11 novembre 2004 à l’hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris.

Son livre, L’affaire Arafat, l’étrange mort du leader palestinienne conclut pas formellement à l’empoisonnement du vieux chef, faute de preuve absolue. Ni à l’identité des exécutants et des commanditaires. Dix ans plus tard, les circonstances de la disparition d’Arafat restent l’enjeu d’une bataille de communication — et souvent de désinformation — doublée d’un combat d’experts. On attend d’ailleurs toujours, en ce 11 novembre 2014, les conclusions de l’enquête palestinienne et de celle de la justice française. Mais avec les éléments qu’il a eus en main et après une trentaine d’entretiens avec les principaux acteurs, Faux estime le dossier assez solide pour affirmer que«  l’hypothèse d’une mort provoquée est bien celle qui doit être retenue  ».

La thèse d’un empoisonnement d’Arafat n’est pas nouvelle. Pour la direction palestinienne et pour les opinions publiques arabes, elle ne fait aucun doute. Le journaliste franco-israélien Amnon Kapeliouk, biographe d’Arafat1 en était persuadé dès le début. Le jour de l’enterrement du «  vieux  » le 12 novembre, dans la cour de son quartier général à Ramallah, il disait à une journaliste française : «  ça y est, ils l’ont tué.  » Pour ce connaisseur de la région, «  ils  », c’était le gouvernement israélien, dirigé à l’époque par Ariel Sharon. Pourtant, le silence s’est installé. Il a fallu attendre sept ans et deux documentaires de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera English, en juillet 2012 et en novembre 2013, pour que l’affaire soit relancée.

LE RISQUE D’UNE NOUVELLE RÉVOLTE

Pourquoi ce délai  ? Au premier abord, on pourrait se demander quel intérêt auraient les différentes parties — et surtout la direction palestinienne — à enterrer le sujet. La réponse s’impose facilement. La preuve d’un empoisonnement de Yasser Arafat risquait de déclencher une nouvelle révolte dans les territoires occupés, avec des conséquences incalculables dans le monde arabe. Elle aurait définitivement enterré le processus de paix israélo-palestinien, option toujours validée officiellement par les deux parties et par les États-Unis, même si elle est aujourd’hui moribonde.

On pourrait aussi se demander pourquoi Israël aurait eu intérêt à tuer le vieux leader. N’était-il pas réduit à l’impuissance, prisonnier dans quelques pièces de la Moukata’a, son QG de Ramallah cerné par les chars qui le bombardaient régulièrement  ? N’était-il pas qualifié tous les jours d’«  irrelevant  » («  non pertinent  ») par Sharon  ? Mais Arafat représentait encore un danger, comme symbole. Même si une bonne partie des Palestiniens lui reprochaient de les avoir entraînés dans un marché de dupes avec les accords d’Oslo, il était le drapeau vivant qui faisait tenir ensemble le peuple et ses organisations politiques. Aujourd’hui encore, des commentateurs palestiniens estiment que si Yasser Arafat avait survécu, l’éclatement politique entre l’Autorité palestinienne et le Hamas à la faveur des élections législatives de 2006 n’aurait pas eu lieu2.

Les barrages dressés pour tuer dans l’œuf la thèse de l’intoxication volontaire semblent issus d’un mauvais scénario de série télé. Les Palestiniens n’attendent pas le décès de leur leader pour réfuter la thèse de l’assassinat. Deux jours avant l’issue fatale, le négociateur Nabil Shaath réunit une conférence de presse pour annoncer : «  Les médecins ont complètement exclu l’hypothèse de l’empoisonnement. Nous pouvons donc l’écarter aussi.  » Les proches d’Arafat, à commencer par sa veuve Souha — qui se dit pourtant persuadée de l’assassinat — n’ont pas demandé d’autopsie. Il n’y aura qu’un simple rapport clinique des médecins de Percy, qui ne parvient pas à expliquer un processus foudroyant. Yasser Arafat est mort en un mois. Pris de douleurs intestinales le 12 octobre, il est évacué en France le 29 octobre. Son état se dégrade brusquement dans la nuit du 2 au 3 novembre. Il tombe dans un coma dont il ne sortira pas.

UN «  SEPTENNAT DE SILENCE  »

Suit, selon l’expression d’Emmanuel Faux «  un septennat de silence  ». «  Hormis la création quasi clandestine d’une commission d’enquête en Palestine, sept ans sans action ni réaction  ». Alors que la rumeur de l’empoisonnement enfle dans tout le Proche-Orient.

Tout change en 2012 avec la diffusion du premier volet de l’enquête d’Al-Jazeera en anglais «  What killed Arafat  ?  » («  Qu’est-ce qui a tué Arafat  ?  ») . En vedette, Souha Arafat et un poison nouveau venu sur le marché secret du meurtre d’État : le polonium 210. Une substance hautement radioactive qui est supposée avoir déjà emporté un opposant russe, Alexandre Litvinenko, en 2006 à Londres. Le documentaire révèle qu’un laboratoire suisse commissionné par Souha Arafat et Al-Jazeera, l’Institut de radiophysique de Lausanne, a détecté des quantités anormales de polonium sur les vêtements du défunt. Souha Arafat porte plainte devant la justice française et demande dans la foulée l’exhumation du corps de son mari, qui aura lieu le 26 novembre 2012 à Ramallah.

Cette cérémonie lugubre et solennelle se déroule sous tension, comme le raconte de façon saisissante le médecin suisse Paul Bochud, chef de la seule équipe d’experts autorisée à descendre dans le tombeau pour opérer des prélèvements. Les deux autres délégations, la française et la russe, ont été priées de rester en surface. Elles reçoivent chacune un lot d’échantillons identiques.

DE LA POLITIQUE DANS LES LABORATOIRES

L’ «  affaire Arafat  » n’est pas terminée pour autant. Une forte dose de politique semble avoir été ajoutée aux résultats des analyses, connus fin 2013. À partir des mêmes prélèvements, les Français et les Russes ne concluent pas à l’empoisonnement, tout en ne publiant pas l’intégralité de leur rapport. Pour ces deux pays, engagés dans un rapprochement stratégique avec Israël, la raison d’État paraît avoir pris le pas sur la vérité scientifique. Les Suisses, au contraire, ouvrent leurs documents et affirment publiquement que leurs résultats «  soutiennent raisonnablement la thèse de l’empoisonnement  ». Le chef de l’équipe confirmera à Faux que les doses de polonium «  supposent forcément l’intervention d’un tiers  ». Reste l’adverbe «  raisonnablement  ». Mais le médecin confie l’avoir employé «  pour ne pas avoir l’air affirmatif à 100 % et parce que, huit ans après, une part de doute subsiste  ».

Pour compléter son enquête, l’auteur a soumis le dossier à quatre spécialistes réputés de toxicologie. Tout en respectant la prudence scientifique, chacun d’entre eux a repoussé l’hypothèse d’un décès dû à la fatigue ou à la vieillesse. Mais les interrogations médicales ne sont peut-être finalement pas les plus difficiles à résoudre, nous dit Emmanuel Faux. Selon lui, l’enquête sur la mort d’Arafat pourrait plonger dans les eaux les plus noires du conflit. Dix ans après, la mort du raïs palestinien sert de support aux luttes internes palestiniennes au moins autant qu’au conflit avec Israël. L’auteur s’interroge sur les sept ans de silence de la veuve d’Arafat et consacre un chapitre aux accusations lancées par Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne. Qui désigne à mots à peine couverts Mohammed Dahlan, ancien chef de la sécurité palestinienne proche des Israéliens et des Américains, soupçonné d’avoir eu une part dans la mort du drapeau vivant de la Palestine. Le poison du soupçon, lui n’a pas fini d’agir.

1Arafat l’irréductible, préface de Nelson Mandela, éditions Fayard, février 2004. —519 p.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 01:55

Palestinians knock hole through Israeli barrier 25 years after fall of Berlin Wall

The brick wall is around 430 miles long and was built on the West Bank

 

 

LAMIAT SABIN Author Biography SUNDAY 09 NOVEMBER 2014





 

Palestinians knocked a hole into a wall yesterday ahead of the 25th anniversary of the fall of the Berlin Wall to remind the world of their struggles.

A group of Palestinian activists armed with sledgehammers smashed a hole in the brick barrier that crosses the West Bank village of Bir Nabala situated between Jerusalem and Ramallah amid tight Israeli security.

"It doesn't matter how high the barriers will be, they will fall. Like the Berlin Wall fell - The Palestinian wall will fall," the Palestinian activists who organised the event wrote in a statement according to Al Jazeera via the Palestinian Ma'an News Agency.

In footage filmed by Palestinian TV, the activists said that the aim was to show that Israel's barrier will not prevent them from reaching Jerusalem and the al-Aqsa mosque, which is considered to be one of the holiest in Islam.

The act was a symbolic gesture by a small group of individuals and the same happened last year, Al Jazeera journalist Tamer Meshal said.

READ MORE:
PALESTINE OFFICIALLY RECOGNISED AS A STATE BY SWEDEN
MPS MAKE HISTORIC DECISION TO RECOGNISE PALESTINIAN STATE
ISRAEL'S AIRSTRIKES ON GAZA 'COULD BE WAR CRIMES'

Palestinians refer to the wall separating the West Bank from Israeli land as the "apartheid wall", while the 12ft Berlin Wall signified communist rule for 28 years before it was demolished 25-years-ago today on 9 November 1989.

Israel approved the construction of the 430 mile-long wall in 2000 and has since defended it as a barrier to prevent attacks since it was started to be built two years later.

Palestinian activists knocking a hole into the brick barrier yesterdayPalestinians say the wall is part of a Israeli land grab, which saw 85 per cent of the structure built on their remaining land inside the West Bank, as well as a way of preventing them from accessing vital amenities and imports.

 

Israel annexed the highly-disputed area of East Jerusalem in 1967, while Palestinians want it to be the capital of their state in the future, and extended the wall around Gaza to stop Palestinians from entering occupied settlements.

The International Court of Justice ruled in 2004 that "the construction of the wall, and its associated regime, are contrary to international law".

The International Committee of the Red Cross stated that the Israeli barrier "causes serious humanitarian and legal problems" and goes "far beyond what is permissible for an occupying power".

Despite worldwide condemnation of the wall, Israel has refused to remove it.

 

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/palestinians-knock-hole-through-israeli-barrier-25-years-after-fall-of-berlin-wall-9849899.ht

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 02:00

Mahmoud Abbas est l'un des derniers partisans de la paix de la région


La France doit appuyer la demande faite à l'ONU par le président de l'Autorité palestinienne. Sa démarche vise la légitimité, la souveraineté, la justice et récuse la violence

Plus de vingt ans ont passé depuis la signature des accords d'Oslo, en  1993. Au fil des années, des séries de négociations se sont succédé sans aboutir à des résultats. Israël continue à se vanter d'être "  la seule démocratie au Moyen-Orient  ", mais, de fait, c'est un Etat qui englobe deux peuples, l'un opprimé,, l'autre privilégié.


Il ne reste que très peu d'options pour les forces palestiniennes de libération qui refusent un conflit armé. La droite israélienne, qui domine la vie politique, et dont la ligne est devenue de plus en plus conservatrice, fait tout ce qui est en son pouvoir pour affaiblir les forces modérées qui souhaitent un accord. 


Cette politique n'a qu'un seul objectif  : justifier l'idée selon laquelle il n'y a pas d'interlocuteur palestinien pacifique.


Benyamin Nétanyahou a tout intérêt à ce que le Hamas reste au pouvoir, car cela lui évite d'avoir un interlocuteur - tel le président palestinien Mahmoud Abbas - avec des droits et des obligations identiques aux siens. Face au Hamas, Israël peut légitimement se contenter de mettre en place quelques missions humanitaires et de donner des miettes aux Palestiniens. Mais Abbas, lui, demande la reconnaissance, la légitimité, la souveraineté, une justice collective et un statut national équivalent à celui d'Israël.


Quelles options reste-t-il donc pour le président Abbas  ? Faut-il qu'il rejoigne le Hamas, ou bien qu'il continue à se battre pour la création d'un Etat palestinien à côté de celui d'Israël  ? 


En tant qu'Israélien et en tant qu'être humain, je suis heureux et reconnaissant de voir qu'il persévère à se battre. 


Le choix d'Abbas est en effet le seul qui permettra d'aboutir à la paix et de garantir aux Israéliens comme aux Palestiniens leur liberté, leur sécurité et leur dignité. L'appel lancé par le président palestinien au Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies (ONU) est un pas courageux dans cette direction.


Un espoir

La déclaration d'Abbas pose l'existence de deux Etats comme étant le seul moyen permettant de résoudre le conflit israélo-palestinien. 


Sur la base de ce principe, la communauté internationale est appelée à reconnaître un Etat palestinien délimité par les frontières de 1967 et à établir un calendrier pour mettre fin à l'occupation israélienne. 


Cet appel représente un espoir pour tous ceux qui souhaitent une solution juste pour les deux peuples vivant dans la région. L'idée est simple  : d'abord, l'Etat palestinien doit être créé selon les normes approuvées par la communauté internationale qui avaient présidé à la création de l'Etat d'Israël. Quant aux problèmes qu'il faudra résoudre ensuite - celui des réfugiés, de Jérusalem, des frontières, de l'autorité et de l'infrastructure -, ils devront faire l'objet de négociations. 


Ces demandes constituent une avancée juste et nécessaire dans le cadre du seul processus pacifique existant. Il semble qu'Abbas soit l'un des derniers "  partisans pour la paix  " dans la région.


Certains affirment que l'initiative d'Abbas a un caractère unilatéral. C'est une idée non seulement fausse, mais trompeuse. L'entreprise du président palestinien est tout sauf unilatérale. Elle ne constitue pas le moins du monde une réponse aux seuls problèmes du peuple palestinien. Elle n'a pas grand-chose à voir avec l'annexion violente de territoires  ; la multiplication de checkpoints et de restrictions à la liberté de circulation  ; les intrusions nocturnes dans des villages et des logements palestiniens  ; les arrestations abusives par les forces de sécurité. Toutes ces mesures, prises par Israël à l'encontre des Palestiniens, sont loin d'avoir un caractère bilatéral. Le processus politique engagé par Abbas implique que l'attitude d'Israël change radicalement  : son unilatéralisme doit être remplacé par un multilatéralisme international.


J'espère que la communauté internationale relèvera ce défi. Israël a besoin d'amis qui puissent soutenir l'initiative d'Abbas et promouvoir la reconnaissance internationale d'un Etat palestinien, afin de pouvoir commencer des négociations justes. 


La France a l'opportunité d'être un ami de ce type pour Israël. Elle a la possibilité de voter en faveur de la résolution d'Abbas au Conseil de sécurité de l'ONU, et de choisir de reconnaître un Etat palestinien délimité par les frontières de 1967. 


Le gouvernement suédois comme le Parlement britannique viennent de montrer la voie. 


Président François Hollande, gouvernement et peuple français, je vous conjure de ne pas céder et de rester les vrais amis d'Israël et de la Palestine  : des amis qui souhaitent la résolution pacifique du conflit. Je vous demande de nous aider à faire ce pas essentiel vers un avenir meilleur pour nos deux peuples.

Par Avraham Burg

 



Avraham Burg a été président de la Knesset de 1999 à 2003, ainsi que de l'Agence juive et de l'Organisation sioniste mondiale.



http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/11/10/mahmoud-abbas-est-l-un-des-derniers-partisans-de-la-paix-de-la-region_4520979_3232.html

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 01:58
« La police israélienne nous traite comme des ennemis, et non comme des citoyens »
Le Monde.fr |  09.11.2014 à 14h19  • Mis à jour le  09.11.2014 à 15h08  | ParPiotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
 
 Le député arabe israélien Ahmad Tibi, en janvier 2013. 
Des émeutes ont éclaté à Kafr Cana, dans le nord d’Israël, après la mort, vendredi 7 novembre au soir, d’un Arabe israélien de 22 ans, tué par un policier après qu’il s’en était pris à son véhicule. 

La polémique monte sur la responsabilité des fonctionnaires. 

Entretien avec Ahmed Tibi, député à la Knesset (Parlement), l’une des voix les plus influentes de la communauté arabe israélienne.


Quelle est votre réaction à la mort d’un jeune Arabe israélien à Kafr Cana et à la diffusion d’une vidéo sur les circonstances du tir policier ?
Ahmed Tibi : Il s’agit d’un meurtre de sang froid. Ce n’est pas ainsi qu’une police formée et entraînée doit agir. Ils auraient pu l’arrêter, le neutraliser. 

Mais Kheir Hamdan a été tué, alors même qu’il s’éloignait de la voiture des policiers, car c’était un Arabe. 

Les policiers auraient dû respecter les règles selon lesquelles ils ne peuvent pas tirer sur quelqu’un à moins de se trouver en danger de mort. Ils auraient pu le viser aux jambes ou bien continuer en voiture sur dix ou vingt mètres pour s’en éloigner. 

C’était un gars en colère, humilié, qu’ils avaient arrosé de gaz brûlant. Ils avaient arrêté son cousin. Il a attaqué la voiture, pas les policiers. Il n’aurait pas dû, c’est une erreur, mais ça ne mérite pas une exécution. 

Depuis l’Intifada de 2000, quarante-huit citoyens arabes ont été tués ainsi. C’est une tendance.

La police israélienne nous traite comme des ennemis, et non comme des citoyens. Les forces israéliennes n’auraient pas tiré sur un Juif dans ce genre de situation. 

Quand un Juif a pris un pistolet pour tuer un premier ministre [Yigal Amir, assassin de Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995], il a été arrêté, et pas tué.


Vous étiez samedi aux funérailles de Kheir Hamdan. Quel était l’état d’esprit de la population arabe ?
Des milliers de personnes étaient présentes. Son père et la foule m’ont demandé de tout faire pour que le meurtrier soit poursuivi. 

Nous voulons qu’il soit puni. Il y avait de la colère et de la frustration. 

Beaucoup estiment qu’il existe un lien direct entre cet événement et les exécutions dans les rues de Jérusalem [il évoque la mort des conducteurs palestiniens de voitures-béliers et celle de l’auteur de la tentative d’assassinat contre l’extrémiste juif Yehuda Glick]. 

Les policiers de Kafr Cana ont bien reçu le message du ministre de la sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, qui a déclaré que tous les incidents devaient se finir par la mort des prétendus terroristes.


Que pensez-vous de la réaction du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, qui a évoqué samedi une possible destitution de la nationalité israélienne pour les Arabes qui agiraient contre l’Etat ?

Nétanyahou est un facteur d’instabilité. 

Sa déclaration correspond tout à fait à celle d’Ehoud Barak, son prédécesseur, au moment de l’Intifada en 2000 : une absence totale d’empathie pour les citoyens arabes, de l’arrogance et de la légèreté. 

Par leurs déclarations, Nétanyahou, Bennett [ministre de l’économie] et Liberman [ministre des affaires étrangères] agissent comme des pyromanes. 

Nous sommes les victimes, nous ne voulons pas d’escalade ni de confrontation. Mais on a le droit de se défendre. 

La grève générale est un message de colère.
 
 

Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) 
Reporter 




http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/11/09/la-police-israelienne-nous-traite-comme-des-ennemis-et-non-comme-des-citoyens_4520833_3218.html

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 01:57

Palestinians knock hole through Israeli barrier 25 years after fall of Berlin Wall

The brick wall is around 430 miles long and was built on the West Bank

 

 

LAMIAT SABIN Author Biography SUNDAY 09 NOVEMBER 2014





 

Palestinians knocked a hole into a wall yesterday ahead of the 25th anniversary of the fall of the Berlin Wall to remind the world of their struggles.

A group of Palestinian activists armed with sledgehammers smashed a hole in the brick barrier that crosses the West Bank village of Bir Nabala situated between Jerusalem and Ramallah amid tight Israeli security.

"It doesn't matter how high the barriers will be, they will fall. Like the Berlin Wall fell - The Palestinian wall will fall," the Palestinian activists who organised the event wrote in a statement according to Al Jazeera via the Palestinian Ma'an News Agency.

In footage filmed by Palestinian TV, the activists said that the aim was to show that Israel's barrier will not prevent them from reaching Jerusalem and the al-Aqsa mosque, which is considered to be one of the holiest in Islam.

The act was a symbolic gesture by a small group of individuals and the same happened last year, Al Jazeera journalist Tamer Meshal said.

READ MORE:
PALESTINE OFFICIALLY RECOGNISED AS A STATE BY SWEDEN
MPS MAKE HISTORIC DECISION TO RECOGNISE PALESTINIAN STATE
ISRAEL'S AIRSTRIKES ON GAZA 'COULD BE WAR CRIMES'

Palestinians refer to the wall separating the West Bank from Israeli land as the "apartheid wall", while the 12ft Berlin Wall signified communist rule for 28 years before it was demolished 25-years-ago today on 9 November 1989.

Israel approved the construction of the 430 mile-long wall in 2000 and has since defended it as a barrier to prevent attacks since it was started to be built two years later.

Palestinian activists knocking a hole into the brick barrier yesterdayPalestinians say the wall is part of a Israeli land grab, which saw 85 per cent of the structure built on their remaining land inside the West Bank, as well as a way of preventing them from accessing vital amenities and imports.

Israel annexed the highly-disputed area of East Jerusalem in 1967, while Palestinians want it to be the capital of their state in the future, and extended the wall around Gaza to stop Palestinians from entering occupied settlements.

The International Court of Justice ruled in 2004 that "the construction of the wall, and its associated regime, are contrary to international law".

The International Committee of the Red Cross stated that the Israeli barrier "causes serious humanitarian and legal problems" and goes "far beyond what is permissible for an occupying power".

Despite worldwide condemnation of the wall, Israel has refused to remove it.


http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/palestinians-knock-hole-through-israeli-barrier-25-years-after-fall-of-berlin-wall-9849899.html

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 01:54

Tunisie : premières leçons d’un scrutin libre

ORIENT XXI MAGAZINE JEAN-PIERRE SÉRÉNI > 10 NOVEMBRE 2014

Fait rare dans le monde arabe, les électeurs tunisiens ont librement choisi leurs représentants. Malgré des résultats encore provisoires et incomplets, il est possible d’en tirer quelques enseignements.

Assemblée nationale (constituante) tunisienne.
Magharebia, février 2012.

La Tunisie confirme son statut d’exception dans le monde arabe. Pour la deuxième fois en quatre ans, on y a voté librement, les battus ont reconnu leur défaite, la contestation (17 recours en tout et pour tout devant le tribunal administratif) est marginale et les résultats ont — comme il est normal dans une consultation électorale normale — surpris nombre d’observateurs. Enfin, si l’argent et les cadeaux en nature aux électeurs peuvent expliquer certains résultats, ils ont joué un moindre rôle qu’en octobre 2012.

L’Instance supérieure indépendante pour les élections, l’Isie, a réussi à inscrire plus de deux millions d’électeurs supplémentaires. Il n’y a pas eu d’inscrits «  automatiques  » comme en 2011. Mais il reste encore plus de deux millions de non inscrits. Malgré cette forte augmentation du nombre d’inscrits, il y a eu 229 239 votants de moins en octobre 2014 que trois ans auparavant (− 6,18 %). Les abstentionnistes sont au nombre de 1 763 005 et si l’on y ajoute les non inscrits, il y a plus de Tunisiens qui n’ont pas voté que d’électeurs (plus de 4 millions contre 3,4 millions).

À l’évidence, une partie importante — sinon majoritaire — du peuple tunisien a boudé les urnes, trois ans et demi après la chute de la dictature. Les raisons en sont sans doute nombreuses mais une s’impose : l’offre politique laissait une bonne partie de l’opinion insatisfaite, celle qui ne se reconnaissait ni dans la bigoterie opportuniste d’Ennahda qui cache mal son conservatisme, ni dans le néo-bourguibisme de Nidaa Tounès qui, faisant fructifier un souvenir, a su rassembler la grande majorité des anti-islamistes «  primaires  » qui n’en demandaient pas plus.

Les deux partis d’où auraient pu venir le renouvellement susceptible de les mobiliser n’ont pas été en mesure de le faire. Du côté des salafistes, les partisans du djihad ont éclipsé les politiques et engendré par leurs violences la peur plutôt que l’adhésion chez les Tunisiens. L’extrême gauche, déjà très faible, s’est mobilisée essentiellement dans une campagne anti-Ennahda alliée à ses ennemis d’hier. Campagne qui, ajoutée à une absence de programme et à la diversité de ses composantes, a presque marginalisé son attractivité.

LES ALLIANCES PERDANTES

Le mouvement islamiste Ennahda perd 20 sièges, passant de 89 à 69, et environ le quart de ses électeurs. Ses deux alliés, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol en perdent 45. Au total, la «  troïka  », majoritaire en 2012, abandonne 65 sièges (55 %) et se retrouve avec seulement un tiers des sièges. Le prix à payer pour un passage de deux ans au pouvoir qui n’a pas été une réussite. Dans le Grand Tunis (4 gouvernorats —Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba —, 5 circonscriptions et 42 sièges), le mouvement passe de 17 à 12 sièges, soit le quart de ses pertes. En revanche, dans son fief sudiste (Gabès, Médenine, Tataouine, Gafsa et Tozeur), il se maintient à un député près (16 députés en 2011, 15 en 2014). Ses adversaires incriminent ses réseaux philanthropiques très influents dans cette région déshéritée qui n’a que la contrebande pour survivre.

Ses alliés au sein de la troïka sont, outre le CPR, Ettakatol, membre de l’Internationale socialiste et dont le secrétaire général Mohamed Ben Jaafar, président sortant de l’Assemblée constituante, est un ami du président François Hollande. Ces deux partis ont été victimes pour l’essentiel de la déception de leur électorat, qui n’a pas accepté leur compromis avec Ennahda, le jugeant contre nature ou, à tout le moins, trop déséquilibré en leur défaveur. Ben Jaafar a perdu 12 députés sur 12, le président de la République Moncef Marzouki en a sauvé 4 sur 24, un dissident, Mohamed Abbou, en ayant 3. L’éclatement du CPR en quatre partis après 2012 n’a rien arrangé.

LA CARTE DE L’ANTI-ISLAMISME

Nidaa Tounès, fondé en 2012 et considéré un peu vite par certains observateurs comme un parti destourien1, établit sa domination sur cette partie de l’opinion avec 85 sièges contre 3 au parti de Kamel Morjane, l’Initiative nationale destourienne (Al-Moubadara) qui garde ses trois sièges. Les autres groupuscules destouriens sont balayés.

En réalité, son fonds de commerce est l’anti-islamisme politique et c’est un parti attrape-tout qui va bien au-delà des nostalgiques de l’ancien régime et qui a su renouveler ses candidats : moyenne d’âge 50 ans, 72 % sont titulaires d’une maîtrise ou d’un magistère, 23 % sont cadres supérieurs, 17,5 % cadres moyens et 12 % avocats. Ils renvoient une image de compétence plutôt que d’orientation politique bien définie. Dans le Grand Tunis, ils raflent près de la moitié des sièges (19 sur 41), dans le Sahel (Sousse, Monastir, Madhia) plus de la moitié (14 sur 27). En revanche, dans le Sud, ils restent à la porte. Nidaa Tounès n’a pas d’élu à Médenine —c’est une exception — et totalise à peine 5 sièges sur 31.

LA GAUCHE ET LES LIBÉRAUX

Le Front populaire (16 sièges) éclipse à gauche l’Union pour la Tunisie menée par le parti Al-Massar (ex-Ettajdid, ex-Parti communiste tunisien, PCT) qui perd ses dix députés. Son secrétaire général Samir Tayeb est battu. Le Front populaire, qui a fait environ 6 % des voix, est une coalition instable d’au moins dix partis aux idéologies composites : néo-stalinienne, trotskyste, néobaasiste et nassérienne. Les Verts s’en sont retirés quelques jours avant les élections. La désignation des têtes de liste — les seuls à avoir une chance d’être élus — a failli faire éclater la coalition. Le Front ne réalise un score à deux chiffres que dans une seule circonscription, Siliana (11,56 % avec 6 562 voix). Une partie de ses élus penche pour une alliance avec Nidaa Tounès.

Bénéficiaires du mode de scrutin : les libéraux d’Afek Tounès (8 sièges), proche de Nidaa Tounès, et l’Union patriotique libre (UPL) fondée par Slim Riahi, président d’un grand club de football de la capitale, le Club africain. Cet homme d’affaires a grandi en Libye, étudié à l’université Al-Fateh de Tripoli avant de se lancer dans le pétrole, l’aviation et l’immobilier pour bâtir sa fortune. Il détient 20 % des parts du groupe de presse Dar Assabah acquis en 2011 et plusieurs participations dans de grandes sociétés tunisiennes. L’UPL, soupçonnée d’avoir acheté ses sièges, est le troisième groupe de l’Assemblée (18 sièges)  ; très loin, il est vrai, des deux premiers. Son succès rappelle celui de Mohamed Hechmi Hamdi qui, avec la «  Pétition populaire  » avait raflé 26 sièges et la deuxième place en 2012 et qui n’en a retrouvé que deux avec son «  Courant de l’amour  ». Riahi sera-t-il aussi éphémère que Hamdi  ? Tous deux sont candidats à l’élection présidentielle.

LE SCRUTIN PROPORTIONNEL «  AU PLUS FORT RESTE  »

Enfin, on ne comprendrait rien aux résultats des élections législatives du 26 octobre si l’on ne prenait pas en compte le rôle du scrutin de liste proportionnel dit «  au plus fort reste  ». Cette méthode d’attribution des sièges calcule d’abord le quotient électoral en divisant le nombre de votes par le nombre de sièges, puis applique ce quotient au nombre de voix obtenues par chaque parti ayant eu plus de voix que le chiffre du quotient. Le reste, c’est-à-dire les sièges non attribués, se distribuent ensuite entre les candidats ayant obtenu autant ou moins de voix que le chiffre du quotient restants. Prenons comme exemple la circonscription de Tunis I qui dispose de 9 sièges et où on compte 168 077 suffrages exprimés (moins les bulletins blancs et nuls). En divisant le second chiffre par le premier, on obtient le quotient électoral : 18 675 voix. On divise une première fois le score de chaque liste par 18 675 :

- Nidaa Tounès (60 295 voix) bénéficie de 2 sièges (18 675 x 2=37 350) : reste 60 295 − 37 350 = 22 945 voix  ;

- Ennahda (53 343 voix) bénéficie de 2 sièges (18 675 x 2=37 350) : reste 53 343 − 37 350 = 15 983 voix.

Les autres listes en présence ayant récolté moins que le quotient électoral (18 675), n’ont aucun siège. Il reste donc 5 sièges (9-4) qui n’ont pas été attribués. Ils vont l’être au plus fort reste par ordre décroissant.

Nidaa Tounès (22 945 voix) a le plus fort reste et remporte un siège. Ennahda vient ensuite (15 983 voix) et remporte le 2e siège, suivi de l’Union pour la liberté (13 714 voix) qui a le 3e siège, puis Courant démocratique (5 404 voix) obtient le 4e siège. Le dernier va au Front populaire (5 321 voix). La quarantaine d’autres listes en compétition qui ont eu moins de voix que la dernière liste à remporter un siège (5 321 voix) n’ont aucun élu.

Pour obtenir un siège, il aura donc fallu 20 098 voix à Nidaa Tounès, 17 781 à Ennahda, 13 714 à l’UPL, 5 404 au Courant démocratique et 5 321 au Front populaire.

Dans la quasi totalité des 33 circonscriptions, une bonne partie des élus de Nidaa Tounès et d’Ennahda l’ont été au premier tour tandis que les élus des autres formations ne l’ont été qu’au plus fort reste. Avec un autre mode de scrutin, par exemple majoritaire à un tour, ils n’avaient aucune chance. La bipolarisation de la Tunisie est une réalité politique incontestable, les deux grands partis ont nationalisé à leur profit exclusif les suffrages. Actuellement, la proportionnelle au plus fort reste leur convient. Qu’en sera-t-il demain  ?

BÉJI CAÏD ESSEBSI, FUTUR PRÉSIDENT  ?

Les résultats des législatives bouleversent la préparation de l’élection présidentielle du 23 novembre prochain. Le leader de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, 88 ans, fort des 40 % des suffrages qui se sont portés sur son parti, semble a priori imbattable — d’autant qu’Ennahda ne présente pas de candidat, comme Rached Ghannouchi s’y était engagé dès l’été dernier. Les 26 autres candidats se sont lancés dans la campagne électorale dès le 1er novembre et la perspective de désigner un candidat «  consensuel  » s’éloigne chaque jour un peu plus, ce qui rend la promesse islamiste de soutenir un candidat de plus en plus problématique. Depuis plus d’une semaine, son conseil consultatif, la Choura, en a longuement débattu sans conclure. Après leur défaite aux législatives, l’élection de BCE, dès le premier tour, serait un échec supplémentaire, un risque que Rachid Ghannouchi n’a pas voulu prendre malgré la pression de sa base. D’autant qu’il a été prévenu : ceux qui appelleront à voter contre Béji Caïd Essebsi ne participeront pas au prochain gouvernement…Les deux grands partis ont trop d’intérêts communs pour les compromettre sur un sujet marginal, l’élection d’un président chargé surtout d’inaugurer les chrysanthèmes.

1Du nom du parti nationaliste fondé par Habib Bourguiba en 1934, le Néo-Destour. En se référant au Destour, les cadres du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) placent les 23 années du règne de Zine el-Abidine Ben Ali dans une sorte de parenthèse malheureuse à laquelle personne ne se réfère plus.

 


http://orientxxi.info/magazine/tunisie-premieres-lecons-d-un,0741

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