Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 06:03

La justice israélienne ouvre une enquête contre un cadre de l’ONG Breaking the Silence

 
 

Dean Issacharoff avait raconté comment, alors qu’il était déployé à Hébron pendant son service, il avait participé à l’interpellation violente d’un Palestinien, qui résistait pacifiquement.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter

 

Ajouter

Pas le temps de
lire cet article ?

Conservez-le pour le consulter plus tard. Abonnez-vous au Monde.fr
à partir de 1 €

Abonnez-vous

image: http://img.lemde.fr/2017/06/24/0/0/4604/3204/534/0/60/0/40922a9_14336-1h142cu.qo41tnjyvi.jpg

Yehuda Shaul (au centre), de l’ONG Breaking the Silence, s’entretient avec des membres du Parlement européen en visite à Hebron, en février 2016.
 

Un récit ordinaire, parmi des milliers d’autres, du quotidien militaire de l’occupation en Cisjordanie retient l’atteantion de la justice israélienne. Un porte-parole de l’organisation de vétérans Breaking the Silence (« Rompre le silence ») a été convoqué et interrogé par la police, jeudi 22 juin. La ministre de la justice, Ayelet Shaked, cadre du parti extrémiste le Foyer juif, avait demandé au parquet général de donner une suite aux propos tenus publiquement par Dean Issacharoff, un activiste de Breaking the Silence.

 

Lors d’une réunion organisée il y a deux mois, celui-ci avait raconté comment, alors qu’il était déployé à Hébron pendant son service, il avait participé à l’interpellation violente d’un Palestinien, qui résistait pacifiquement. « Nous avons là soit un menteur diffamant les forces armées, soit une personne impliquée dans des violences qui doivent faire l’objet d’investigations », a déclaré Ayelet Shaked. Ce brusque intérêt de la ministre pour la vérité serait plus convaincant s’il était partagé par le gouvernement et le parquet militaire, chargé des procédures disciplinaires. Or, dans les 32 enquêtes ouvertes après « Bordure protectrice », la guerre de Gaza à l’été 2014, une seule inculpation a été prononcée. Et ce pour le vol de quelques centaines d’euros.

Campagne de harcèlement

L’enquête inédite qui vise Dean Issacharoff s’inscrit dans le cadre d’une campagne de harcèlement déclenchée il y a deux ans par la droite israélienne contre Breaking the Silence, cette ONG de vétérans documentant l’occupation et les guerres successives dans la bande de Gaza. « Ils s’en prennent à Dean parce que leur but est d’effrayer les autres témoins potentiels de notre organisation, explique Yehuda Shaul, l’un des fondateurs de l’ONG. Mais nous sommes des centaines de membres prêts à être interrogés sur les crimes de l’occupation. Si Mme Shaked veut aller par là, qu’elle commence par moi ! »

Dean Issacharoff, 26 ans, a fait son service militaire entre 2011 et début 2015. Après avoir intégré une unité spéciale anti-tank de la brigade Nahal, il a ensuite servi à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. C’est alors qu’il a découvert à quel point les relations entre l’armée et les quelques centaines de colons fanatiques, vivant au coeur de la vieille ville, étaient imbriquées. Un jour, raconta-t-il au Monde il y a quelques mois, il avait demandé à ses hommes de former un bouclier autour d’une famille palestinienne pour la protéger contre un groupe de colons cherchant la confrontation. Il s’était fait insulter en retour par ces compatriotes civils, habitués à ce que l’armée se place à leur service.

Dean Issacharoff est le fils d’un diplomate israélien chevronné, Jeremy Issacharoff, désigné il y a quelques semaines comme nouvel ambassadeur à Berlin. Or, le sort des ONG israéliennes est justement au coeur des tensions entre Israël et l’Allemagne. Benyamin Nétanyahou avait refusé de recevoir le ministre des affaires étrangères, Sigmar Gabriel, lors de sa visite fin avril, parce que celui-ci avait tenu à rencontrer Breaking the Silence et une autre ONG de renom, B’Tselem. Le premier ministre israélien compte aller plus loin, dans l’offensive contre ces organisations. Il veut que la Knesset, le Parlement israélien, interdise tout financement par des gouvernements étrangers.

 
 
 
Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by Le Monde.fr - dans Revue de presse
commenter cet article
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 05:34

Mohammed ben Salmane, prince saoudien du chaos

 
 
 
#ArabieSaoudite
 

 

 

Lorsque le roi Salmane et son fils Mohammed sont arrivés au pouvoir, il existait l’espoir qu’ils puissent unir les sunnites et fournir un leadership qui faisait cruellement défaut. Au lieu de cela, ils l’ont peut-être irrémédiablement fragmenté

 

L’acte final de la révolution de palais dont je parle depuis que le roi Salmane a pris le pouvoir vient de s’achever. Tout le monde s’attendait à un coup d’État contre le Qatar. En fait, le coup d’État s’est déroulé au sein du royaume lui-même.

Cela s’est passé au milieu de la nuit après le fajr, la prière musulmane qui annonce l’aube d’un nouveau jour, et des millions de Saoudiens se sont réveillés dans une nouvelle réalité : un prince de 31 ans sera le prochain roi.

Si le cheikh de votre tribu s’engage dans une voie, vous ne pouvez que le suivre. L’assentiment ne doit toutefois pas être confondu avec le consensus

Le départ de son père, le roi Salmane – dont le discours prononcé en direct à la télévision pendant la visite de Trump à Riyad était incompréhensible pour beaucoup qui l’ont entendu en arabe – n’est plus qu’une formalité. Ben Salmane est désormais roi, sans en porter le titre.

Pas à pas, le dernier obstacle à l’ascension vertigineuse de Mohammed ben Salmane au pouvoir, à savoir son cousin, Mohammed ben Nayef, a été dépouillé de son pouvoir. Il ne pouvait rien faire pour l’arrêter, mais il s’est battu jusqu’au bout.

Tout d’abord, sa cour royale s’en est allée et un conseil de sécurité nationale a été créé par-dessus son autorité. Ensuite, son ministère a été dépouillé de son rôle de procureur. Puis a été lancée l’opération visant à isoler le Qatar, l’un de ses alliés les plus proches.

C’est un système tribal. Donc, si le cheikh de votre tribu s’engage dans une voie, vous ne pouvez que le suivre. L’assentiment ne doit toutefois pas être confondu avec le consensus. C’était prévu, mais ne vous méprenez pas : c’est le plus grand choc qu’a connu la maison royale saoudienne depuis que le roi Saoud a été contraint d’abdiquer par le prince Fayçal en 1964.

 

Qu’est-ce que cela signifie ?

Tous les leviers du pouvoir sont maintenant entre les mains d’un homme jeune, inexpérimenté et qui aime prendre des risques. En tant que ministre de la Défense, il s’est en effet, en peu de temps, fait une réputation d’imprudent.

Il a lancé une campagne aérienne contre les Houthis au Yémen et a ensuite disparu en vacances aux Maldives. Le secrétaire américain à la Défense n’a pas pu le joindre avant plusieurs jours. Dix mille morts plus tard, les Houthis sont encore fermement ancrés dans la capitale Sanaa, le sud libéré s’est émancipé du contrôle d’Abd Rabbo Mansour Hadi et une épidémie de choléra a éclaté.

Chaque dossier que ben Salmane a traité s’est retrouvé dans la déchiqueteuse de bureau.

Il a d’abord introduit l’austérité en imposant de fortes réductions de salaire aux employés du gouvernement, avertissant que le pays serait en faillite en cinq ans. Ensuite, il est revenu sur ces réductions, affirmant que la stabilité financière avait été atteinte. Puis, il s’est engagé à dépenser jusqu’à 500 milliards de dollars en matériel militaire américain.

Aujourd’hui, tous les Saoudiens, dans le royaume marqué par l’austérité, auront une semaine supplémentaire de vacances pour l’Aïd, soit deux semaines environ au total.

Les menus détails de chacune de ses décisions impulsives, comme la façon dont chacune d’entre elles sera effectivement concrétisée, manquent. Le plan visant à mettre à la vente jusqu’à 5 % de la compagnie pétrolière publique Aramco sur les marchés de New York et de Londres a déjà suscité des avertissements relatifs aux risques juridiques d’une cotation à New York ou d’un recours collectif concernant les exigences de déclaration des réserves d’État, outre les mises en garde émanant des familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001. Il existe également une opposition à Londres.

C’est la même histoire en Syrie. N’oublions pas qui a fourni aux groupes combattants en Syrie certains de leurs hommes les plus violents. C’était sous le mandat du prince Bandar ben Sultan en tant que secrétaire à la sécurité nationale du royaume saoudien que 1 239 détenus dans le couloir de la mort – y compris des violeurs et des meurtriers – ont été libérés à condition qu’ils partent faire le « djihad en Syrie ». C’est indiqué noir sur blanc dans un mémo daté du 17 avril 2012.

Sous le règne de Salmane, le royaume est passé de l’organisation de l’opposition syrienne dans les moindres détails (jusqu’à dicter au chef du comité de négociation à Genève à quel moment la délégation devait partir pour l’aéroport pour assurer la rupture des négociations) à la perte totale d’intérêt pour les rebelles. En tant qu’allié des Saoudiens, vous pouvez être abandonné à votre sort à tout moment.

Que ce soit au Yémen, en Syrie ou au Qatar, le prince héritier a déjà obtenu un autre titre : le prince du chaos.

 

Le mentor de ben Salmane

Il a, toutefois, suivi les instructions. Comme Middle East Eye l’a signalé à l’époque, le mentor du jeune prince, Mohammed ben Zayed, le prince héritier d’Abou Dabi, lui a donné deux conseils pour accélérer son ascension vers le trône.

Le premier était d’ouvrir un canal de communication avec Israël. Ce qu’il a fait, et maintenant, sous son commandement, le royaume est plus proche qu’il ne l’a jamais été de nouer des liens commerciaux avec Tel Aviv. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, et Nikki Haley, l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, suivent le même scénario concernant la tentative de placer sur liste noire le Hamas.

La deuxième instruction était de réduire le pouvoir des autorités religieuses dans le royaume.

Bien que ben Salmane ait réduit l’influence de l’establishment religieux sur la vie quotidienne des Saoudiens, il l’utilise pour renforcer son autorité. Une série de tweets rédigés par le Comité saoudien des grands oulémas démontre comment la religion a été pliée au service de la politique.

Voilà ce que cette organisation d’érudits a déclaré au sujet des Frères musulmans : « Les Frères musulmans ne sont pas de ceux qui sont sur le bon chemin. Al-Luhaidan, qu’Allah le protège »

« [Les membres] de la Confrérie sont des partisans qui cherchent seulement à s’emparer du pouvoir, ils ne se soucient pas d’appeler à corriger la foi. Al-Fawzan, qu’Allah le protège »

Plus important, ce tweet :

« Il n’y a rien dans le Livre et la Sunna qui autorise la multitude de partis et de groupes [politiques]. Au contraire, ils censurent une telle chose. »

Le message est terriblement limpide. Les partis politiques ne sont pas autorisés. Nous ne vous donnons pas la démocratie, mais la théocratie et l’autocratie.

Même le timing du dernier acte de cette révolution de palais importe. Le prince ben Salmane a reçu l’allégeance de sa famille et du public à La Mecque lors de la 27e nuit du Ramadan, Laylat al-Qadr, la nuit du Destin, lorsque les prières sont magnifiées en importance mille fois. C’est la nuit la plus importante du calendrier islamique.

Ce n’est pas un futur roi qui a l’intention de neutraliser le rôle de la religion dans les affaires de l’État. Il l’utilise pour établir son propre règne autocratique.

 

Ensuite, le Yémen

 

C’est l’effet Trump en action. Les ambitions de ben Salmane concernant la prise du trône saoudien et les plans de ben Zayed pour imposer la dictature sur l’ensemble du Golfe ont précédé l’arrivée du président le plus dangereux de l’histoire américaine moderne. Mais la visite de Trump à Riyad a donné le coup d’envoi.

En quelques jours, les chars de l’axe ben Salmane-ben Zayed se sont mis en branle, d’abord contre le Qatar, puis contre ben Nayef.

Ben Salmane a déclaré à Tahnoon ben Zayed qu’une fois qu’il serait prince héritier, il abandonnerait Abd Rabbo Mansour Hadi et le remplacerait par Khaled Bahah, proche des Émiratis

Le Yémen est leur prochaine cible. Comme nous l’avons signalé, il y a eu une dispute majeure entre le président yéménite en exil, Hadi, qui est à Riyad, et les forces locales à Aden contrôlées par les Émiratis. Les deux principaux partenaires de la campagne contre les Houthis soutiennent des parties qui s’affrontent dans le sud du Yémen.

Ceci, si je comprends bien, sera prochainement résolu. Ben Salmane a rencontré Tahnoon ben Zayed, le frère de Mohammed ben Zayed et son chef de la sécurité, pour lui dire d’apaiser la situation dans le sud du Yémen.

Ben Salmane a déclaré à Tahnoon ben Zayed qu’une fois qu’il serait prince héritier, il abandonnerait Abd Rabbo Mansour Hadi et le remplacerait par Khaled Bahah, proche des Émiratis.

Bahah a récemment visité Riyad pour reprendre contact avec la nouvelle administration saoudienne. Une offensive à grande échelle contre Islah, la faction liée aux Frères musulmans au Yémen, sera lancée.

Voilà alors la nouvelle aube qui n’attend pas seulement les Saoudiens, mais des millions de personne dans la région. Si ces plans se poursuivent, cela soumettra la région à des dizaines d’années de turbulences, de guerres civiles, de conflits par procuration et d’effusions de sang.

 

Comme larrons en foire ?

 

Cependant, les larrons ont l’habitude de se brouiller. Ben Zayed, l’architecte de cette campagne contre l’islam politique et toutes les forces qui défendent la démocratie dans la région, convenait aux desseins de ben Salmane jusqu’à maintenant. Le prince héritier d’Abou Dabi l’a mis en pole position pour devenir roi.

Cependant, une fois que ben Salmane sera au pouvoir, le jeune roi pourrait ne plus se satisfaire d’être conseillé par le prince héritier d’un État beaucoup plus petit. Leurs intérêts peuvent facilement diverger. Nous l’avons déjà constaté en Égypte, où les Saoudiens ont installé un dictateur militaire, avant de découvrir que leurs hommes de paille ne les soutenaient pas dans leur campagne contre l’Iran.

Le deuxième facteur est que l’axe ben Salmane-ben Nayef créera par inadvertance de nouvelles alliances pour contrer leur domination. La fermeture des frontières saoudiennes avec le Qatar a déjà accéléré l’arrivée de troupes turques à Doha. Cela peut également obliger la Turquie, le Koweït et Oman à se réconcilier avec l’Iran. Le fossé créé par la guerre syrienne entre le Hezbollah et le Hamas peut également être rapidement comblé.

Lorsque père et fils sont arrivés au pouvoir après la mort du roi Abdallah, il existait l’espoir qu’ils puissent unir les sunnites et fournir un leadership qui faisait cruellement défaut. Au lieu de cela, ils l’ont peut-être irrémédiablement fragmenté et divisé.

 

- David Hearst est rédacteur en chef de Middle East Eye. Il a été éditorialiste en chef de la rubrique Étranger du journal The Guardian, où il a précédemment occupé les postes de rédacteur associé pour la rubrique Étranger, rédacteur pour la rubrique Europe, chef du bureau de Moscou et correspondant européen et irlandais. Avant de rejoindre The Guardian, David Hearst était correspondant pour la rubrique Éducation au journal The Scotsman.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : Mohammed ben Salmane sur une photo non datée, publiée par l’Institut Mohammed Ben Salmane en janvier 2015 (AFP).

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

 

http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/mohammed-ben-salmane-prince-saoudien-du-chaos-1455807933

 
Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by Le MIddle East Eye/net - dans Revue de presse
commenter cet article
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 05:25
Qatar: La séparation, seule alternative à l'ultimatum, dit Abou Dabi
 
 
 
 
Par
 
 
 
Si le Qatar refuse de se conformer aux doléances formulées par ses voisins, il y aura "séparation", ont averti samedi les Emirats arabes unis (EAU).
 
 
 

DOHA (Reuters) - Si le Qatar refuse de se conformer aux doléances formulées par ses voisins, il y aura "séparation", ont averti samedi les Emirats arabes unis (EAU).

Après avoir rompu le 5 juin leurs relations avec Doha, l'Arabie saoudite, l'Egypte, Bahreïn et les EAU ont formulé vendredi treize requêtes présentées comme des conditions de la normalisation.

Ils réclament entre autres la fermeture de la chaîne de télévision Al Djazira, une prise de distance avec l'Iran et la rupture des liens avec des organisations jugées terroristes.

L'émirat a estimé samedi matin que ces exigences n'étaient ni raisonnables, ni applicables.

"Nous examinons ces demandes par respect pour (...) la sécurité régionale et il y aura une réponse officielle de notre ministère des Affaires étrangères", ajoute toutefois le cheikh Saïf al Thani, porte-parole du gouvernement, dans un communiqué adressé à Reuters.

En cas rejet, a déclaré le secrétaire d'Etat émirati aux Affaires étrangères, "il n'y aura pas de surenchère, mais une séparation, parce qu'il sera très difficile pour nous de préserver l'existence d'un groupe".

Le canal diplomatique reste prioritaire, a poursuivi Anouar Gargach, mais la publication des demandes présentées au Qatar a mis à mal les efforts de médiation.

"La capacité des médiateurs à effectuer des allers et venues entre les parties pour trouver un terrain d'entente a été compromise par ces fuites. Leur succès est très tributaire de leur capacité à se déplacer, mais pas dans l'espace public", a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, le porte-parole du gouvernement qatari souligne que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a invité Ryad et ses alliés à remettre à l'émirat une liste de doléances "raisonnable et réalisable".

"Cette liste ne satisfait pas ce critère", ajoute-t-il.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/240617/qatar-la-separation-seule-alternative-lultimatum-dit-abou-dabi

Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by Mediapart.fr / agence Reuters - dans Revue de presse
commenter cet article
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 05:15

Al-Jazeera: the Qatar broadcaster at centre of diplomatic crisis

 
 

Arab world’s leading TV channel is used to controversy – but now it fears for its future as Saudi Arabia wants it shut down

Al-Jazeera, the Qatar-based broadcaster that has found itself at the centre of the Gulf diplomatic crisis, was launched in 1996, and has since grown to become the most-watched TV channel in the Arab world.

It claims to broadcast to more than 310m households in more than 100 countries. The company employs more than 3,000 people and has a London studio in the Shard.

The broadcaster rose to global prominence after the 9/11 attacks in the US when it transmitted grainy video messages from Osama bin Laden. However, by this time it had already established millions of viewers in the Middle East by offering a dynamic rolling news service that audiences had not experienced before.

When al-Jazeera was launched, the then emir Hamad bin Khalifa al-Thani said journalists would “report the news as they see it”. Al-Jazeera still claims to have been the “first independent news channel in the Arab world”.

The launch of an English-language channel in 2006 was part of a dramatic global expansion that has led to the establishment of more than 70 bureaux around the world.

Al-Jazeera launched a US cable news channel in October 2013, but this proved to be the peak of its growth, for now at least.

Al-Jazeera America was closed last year amid dwindling viewing figures and a collection of lawsuits.

The company also announced it was cutting 500 jobs around the world, with most of the layoffs in Qatar. Like other media organisations, al-Jazeera has been forced to battle against falling advertising revenues. This downward trend in advertising has also coincided with a fall in the price of oil, which has lowered the value of natural gas in Qatar, and Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani succeeding his father as the emir.

These factors appear to have made the ruling family more reluctant to continue pumping vast resources into al-Jazeera, with Sheikh Tamim preferring a different approach to diplomacy from his father’s.

Al-Jazeera was praised for its in-depth coverage of the Arab spring, which commenced in 2010, but since then has been criticised by other countries in the region for supporting pro-Islamist groups such as the Muslim Brotherhood. Three al-Jazeera journalists were jailed in Egypt in 2015 for reporting on events in Cairo.

The broadcaster has also been criticised for referring to Islamic State as “the state organisation”, rather than the Arabic acronym “Daesh”, and suicide bombers as “shaheed”, which translates as martyr in English. Al-Jazeera has denied this shows it supports extremism and said it is “not partisan to any ideology, group or government”.

Now Saudi Arabia has demanded Qatar close down the broadcaster as part of a threatening 13-point ultimatum as the price for lifting a two-week trade and diplomatic embargo.

Al-Jazeera has condemned the call for its closure as “nothing but an attempt to end freedom of expression in the region, and suppress the right to information”.

Journalist organisations around the world have expressed their outrage at the threats to al-Jazeera. In Britain, the National Union of Journalists said demands against the broadcaster were “shameful acts to clamp down on freedom of expression and the media” and pledged to raise the issue with “the relevant diplomatic representatives in London”.

 

https://www.theguardian.com/media/2017/jun/24/al-jazeera-the-qatar-broadcaster-at-centre-of-diplomatic-crisis

Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.

 

Repost 0
Published by The Guardian.com (UK) - dans Revue de presse
commenter cet article
24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 07:58
PSC victory against UK Government:
Protecting our right to BDS
View this email in your browser

Dear friend,

We have some wonderful news. As you know, last week we took the British government to the Royal Courts of Justice to fight for our right to boycott.

Today the judge delivered his verdict: WE WON!!

The government was trying to stop local council pension schemes divesting from companies complicit in Israel’s human rights violations. Theresa May’s disgraceful attempt to silence Palestinian voices and restrict our right to peaceful protest has failed.

It’s a moment to treasure and a key victory for local democracy, the rule of law and for Palestine.

We know the public is on our side, as our recent YouGov polling showed 43% of the British public thought BDS was reasonable.

We now know that the law is on our side too. We couldn’t be happier that our right to boycott has been upheld by the court in the month that the illegal military occupation turns fifty years old.

To fight this case, we needed your help and financial support. You came to our aid magnificently, and we were blown away by your generosity. Thank you for making this possible.

We couldn’t have done it without all of you. From the bottom of our hearts, thank you!

Our task now is to take forward our campaigning with renewed vigour. We will as a priority be sending this judgment to all local councils and LGPS fund managers to let them know that the Government regulations have been ruled illegal, and that they once again need to ensure they are not investing funds in companies complicit in Israel’s violations of human rights and international law.

Today we have drawn a line in the sand against the attempts to suppress the right to boycott and to stand up for Palestine. Tomorrow lets pick up our campaigning with a renewed vigour and spring in our step. Free Free Palestine!!

Ben Jamal
Director
 
 
 
Donate a few pounds to the PSC Fighting Fund to ensure more victories for Palestine
 
Copyright © 2017 Palestine Solidarity Campaign, All rights reserved.
You are receiving this email because you're subscribed to PSC's email list. You might have opted in on our website, signed a petition or turned up to an event.

Our mailing address is:
Palestine Solidarity Campaign
PO BOX
BM PSA
London, WC1N 3XX
United Kingdom

Add us to your address book


Want to change how you receive these emails?
You can update your preferences or unsubscribe from this list
 
 
 
 
 
 
 
Repost 0
24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 07:50

PSC defeats government attempts to outlaw boycott, divestment and sanctions

 
 
 
 
 
 

The Government has acted unlawfully by attempting to restrict local councils from pursuing boycott, divestment and sanctions (BDS) against the state of Israel through their pension schemes.

Palestine campaigners hailed the triumph the ruling represented for the BDS movement, stating “Today is a victory for Palestine, for local democracy, and for the rule of law.”

Administrative Court judge Sir Ross Cranston granted the judicial review on 22 June, determining that the Government had acted for an improper purpose.

The Palestine Solidarity Campaign has won a key victory for the peaceful Boycott, Divestment and Sanctions movement against the UK government today. War on Want, Campaign Against Arms Trade and the Quakers supported the legal challenge with witness statements. PSC was represented in the proceedings by Bindmans LLP, Nigel Giffin QC and Zac Sammour.

The embattled minority Tory government suffered a new blow as parts of its Guidance governing investment by Local Government Pension Schemes (LGPS) were struck down as unlawful.

The Guidance was announced by the Department for Communities and Local Government in September 2016 specifically to curtail divestment campaigns against Israeli and international firms implicated in Israel’s violations of international law, as well as to protect the UK defence industry. This occurred despite a public consultation indicating that 98% of respondents thought this was the wrong thing to do. Pension holders would have been forced into investing in companies that are complicit in human rights abuses contrary to their conscience and beliefs.

The Administrative Court today held that the Government had acted for an improper purpose by seeking to use pension law to pursue its own foreign and defence policy. Accordingly the relevant parts of the Guidance were held to be unlawful and no longer restrict LGPS in their pension decisions.

In 2005 Palestinian civil society called for a campaign of boycott, divestment and sanctions measures until Israel adheres to its obligations under international law. It is modelled on the successful South African anti-apartheid boycott of the 1980s. Various local councils responded to the Palestinian call by passing motions to boycott goods from illegal Israeli settlements. Campaigners have been calling for councils to consider divesting from companies complicit in human rights violations in the occupied West Bank, such as Hewlett Packard (HP).

Hugh Lanning, Chair of the PSC said: “Today is a victory for Palestine, for local democracy, and for the rule of law. Absolutely everyone has a right to peacefully protest Israel’s violation of Palestinian human rights. This ruling upholds the right of local councils and their pension funds to invest ethically without political interference from the government of the day.

Ben Jamal, Director of PSC said: ”Our recent YouGov polling shows 43% of the public think BDS is reasonable. We couldn’t be happier that this right has been upheld by the Court in the month the illegal occupation of Palestine turns fifty years old. PSC will take forward its campaign for justice for the Palestinian people with renewed vigour.”

Jamie Potter, Partner in the Public Law and Human Rights team at Bindmans LLP said: “This outcome is a reminder to the Government that it cannot improperly interfere in the exercise of freedom of conscience and protest in order to pursue its own agenda.”

 

ENDS

 

Notes for Editors:

– The Department for Communities and Local Government issued guidance on LGPS in September 2016 declaring ‘divestment and sanctions against foreign nations and UK defence industries are inappropriate, other than where formal legal sanctions, embargoes and restrictions have been put in place by the Government.’

– This guidance came in despite a public consultation on the issue in which 98% of respondents vehemently disagreed with the plans.

– The Palestine Solidarity Campaign applied for judicial review of the new government measures for LGPS in December 2016.

– New YouGov polling on British public attitudes to Palestine shows that 43% of the public consider the BDS movement to be reasonable.

 

About the Palestine Solidarity Campaign:

The Palestine Solidarity Campaign is the largest UK civil society organisation dedicated to securing Palestinian human rights established in 1982. With more than sixty branches across the country, we campaign against Israel’s flouting of international law, the continued military occupation of Palestine, and systematic discrimination against Palestinians. We work to build awareness amongst politicians and the public of the continual injustices and advocate for peaceful and just solutions that respect the rights and dignity of Palestinians and Israelis.

 

For further information, please contact:

Amy Franck, Media and Communications Officer

Amy.franck@palestinecampaign.org / 07590 862268

 

 

https://www.palestinecampaign.org/government-suffers-defeat-court-palestine-campaigners-boycott-divestment-sanctions-2/

Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by PSC.org (UK) - dans Revue de presse
commenter cet article
24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 07:46

La vision de la question palestinienne n’est plus liée à l’autodétermination, mais à la lutte contre le terrorisme

Interview express
 
 
 

Pour Alain Gresh, la guerre de 1967 a marqué un tournant majeur dans le paysage politique et social de l'Hexagone.

 
 
 
 
Il y a cinquante ans, la guerre des Six-Jours faisait les ravages que l'on connaît dans la région. L'impact de la défaite des pays arabes face à Israël se fait toujours ressentir aujourd'hui. C'est cet épisode sombre de l'histoire de la région, ainsi que les relations bilatérales et si particulières qui unissent la France à l'État hébreu qu'Alain Gresh – journaliste, auteur et directeur du média en ligne Orient XXI – et la dessinatrice Hélène Aldeguer mettent en scène dans Un chant d'amour : Israël-Palestine, une histoire française*, aux éditions La Découverte, et qui vient de paraître. Sous forme de dessins, les auteurs retracent, depuis le conflit de 1967, les relations entre la France et Israël, rapportant fidèlement les propos des protagonistes de l'époque. Rien n'est inventé ni romancé.
 

Qu'est-ce qui vous a poussé à adopter le format assez particulier de la bande dessinée ?
Au départ, il y avait l'idée de toucher un public différent, qui ne serait pas forcément le public habituel qui lit des livres politiques. En France, depuis plusieurs années déjà, le journalisme en bandes dessinées est un phénomène qui se développe pas mal. Je parle de mettre ensemble un journaliste et un dessinateur, et de faire des articles politiques, sous forme de récit en images.
En travaillant, il y a autre chose qui m'a frappé. Parfois, il est vrai qu'avec des images on peut dire des choses très fortes, en peu d'espace si je puis dire. Par exemple, quand on a reproduit la une du journal France-Soir, qui a paru le 5 juin 1967, et qui dit que les Égyptiens ont attaqué Israël. C'est une manière de traduire le climat antiarabe qui régnait en France à l'époque. On n'a pas besoin de long discours pour le montrer. Cette image le montre très clairement. Les images peuvent être très fortes quand on sait les utiliser.

 

Les couleurs aussi, d'ailleurs...
Tout à fait. C'était l'idée de (la dessinatrice) Hélène Aldeguer de faire les Israéliens en bleu, les Palestiniens en rouge, d'utiliser beaucoup de noir, et de se limiter à ces couleurs. C'est un choix esthétique et qui fonctionne assez bien.

 

Vous avez choisi de vous pencher sur une question assez précise, la relation entre la France et Israël. D'où vient la particularité de cette relation depuis la création de l'État hébreu ?
Le livre couvre la période d'après la guerre de 1967, pour des raisons simples. D'abord, cette guerre est un tournant dans l'histoire de la région, et de l'histoire de la question palestinienne. C'est également un tournant de la relation de la France avec Israël. Dans les années 1950, le principal allié de la France dans la région était Israël. C'est la France qui fournissait l'essentiel de l'armement de l'armée israélienne ; c'est elle également qui va lui fournir les éléments pour bâtir ses bombes atomiques.
Une évolution dans les relations bilatérales avait déjà pu être observée, mais 1967 marque une rupture, à cause de la position très particulière du général de Gaulle. Je savais déjà que sa position avait été impopulaire, mais, en faisant mes recherches, j'ai été surpris : je n'avais jamais imaginé à quel point il avait été isolé, y compris dans sa famille politique, la plupart de ses membres étant à l'époque pro-israéliens. Toute la classe politique, à l'exception du Parti communiste, qui à l'époque est encore une force importante, était pro-israélienne. Tous les médias font une propagande pro-israélienne, et surtout antiarabe. Tout le vocabulaire et tous les propos tenus dans le livre, et c'est important de le savoir, sont véridiques, rien n'a été inventé. Tout a été pris des journaux de l'époque, des déclarations officielles, des mémoires des uns et des autres.
Cette haine antiarabe doit être située : on est en 1967, cinq ans après la fin de la guerre d'Algérie. Il y a l'idée d'une revanche à l'égard des Arabes, qui touche une partie de la droite française notamment, mais aussi les socialistes.

 

Peut-on donc affirmer que cette position gaullienne bouleverse non seulement le paysage politique français, mais également l'ensemble de la société ?
Oui, certainement. En 1967, on a une vraie émotion de la population française. Il y a une peur en faveur d'Israël, des dizaines de milliers de gens qui manifestent. On met en scène Serge Gainsbourg, à qui l'ambassade d'Israël commande une chanson – il va écrire Le sable et le soldat –, alors que Gainsbourg est totalement apolitique! Cela montre cette espèce d'émotion et de sentiment pro-israéliens, qui vont durer relativement longtemps. En reflet, cela montre le courage de la politique que le général de Gaulle adopte, et qui n'est pas une politique électoraliste ou tactique. C'est vraiment une vision à la fois du rôle de la France dans la région, mais aussi de l'avenir même de la région. Il voit très bien les conséquences que vont avoir la guerre déclenchée par Israël et la déstabilisation de la région.

 

Y a-t-il un moment charnière particulier, dans la politique française, qui a mené à celle que l'on voit aujourd'hui? Comment expliquer ce « tournant silencieux », comme vous l'appelez ?
La France a eu une politique un peu d'avant-garde au niveau européen, et occidental. Elle a été la première à affirmer le droit des Palestiniens à l'autodétermination et appeler à négocier avec l'OLP (Organisation pour la libération de la Palestine). Tous les présidents successifs jusqu'à Jacques Chirac l'ont adoptée, plus ou moins avec des nuances selon les uns et les autres. Qu'est-ce qui change maintenant et qu'est-ce que ce « tournant silencieux » ? Il n'est pas visible. Si l'on demande aux responsables français, ils vont affirmer que leur position n'a pas changé, qu'ils sont pour un État palestinien, qu'ils sont contre la colonisation. Mais la différence fondamentale n'est pas seulement liée au conflit israélo-palestinien. Après la position prise par la France contre la guerre en Irak en 2003, c'est une espèce d'alignement sur les Américains, la réintégration dans l'organisation militaire de l'OTAN, et l'idée aussi que nous sommes dans un conflit contre le terrorisme, et que, dans cette guerre, Israël est notre allié. Deux choses changent aujourd'hui. Premièrement, contrairement à avant, il n'y a aucun lien entre le comportement israélien à l'égard de la Palestine et les relations bilatérales entre la France et Israël. Avant, on ne pensait pas normaliser totalement les relations avec l'État hébreu si la question palestinienne n'était réglée. Deuxièmement, il n'y a plus une voix de la France. On rappelle dans le livre l'importance de la déclaration de Venise. La France fait adopter par l'Europe une déclaration disant qu'il faut négocier avec l'OLP, qu'il faut le droit à l'autodétermination aux Palestiniens, et c'est cette position qui a fait bouger toute la communauté internationale. Aujourd'hui, la France se contente d'être à la remorque des États-Unis, sans aucune idée neuve concernant le conflit israélo-palestinien.

 

Ce qui est un peu paradoxal, vu qu'elle était à l'avant-garde du soutien aux Palestiniens...
Tout à fait. Ce tournant dont je parlais a été pris par Nicolas Sarkozy, accentué par François Hollande. Il y a beaucoup de raisons qui ont contribué à ces changements, comme aussi la disparition de la génération gaulliste, l'affaiblissement du Parti communiste, la question du terrorisme, etc. Aujourd'hui, la vision de la question palestinienne n'est plus une question d'autodétermination, mais de lutte contre le terrorisme. Tout cela a joué dans ce tournant de la politique française.

*Un débat et une séance de dédicace d'Alain Gresh auront lieu aujourd'hui à 17h à la librairie Stephan,
à Achrafieh.

 

https://www.lorientlejour.com/article/1058785/la-vision-de-la-question-palestinienne-nest-plus-liee-a-lautodetermination-mais-a-la-lutte-contre-le-terrorisme.html

Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by L'Orient le Jour.com (Liban) - dans Revue de presse Regard régional
commenter cet article
24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 07:43
UK government loses bid to ban BDS
 
 
 
 
 
 
 
Image of a BDS march on 16 August 2014 [Alex Chis/Flickr]
 
Image of a BDS march on 16 August 2014 [Alex Chis/Flickr]
 
 
 

The UK government’s Department for Communities and Local Government acted unlawfully when it curtailed divestment campaigns against Israeli and international firms implicated in Israel’s violations of international law, a British court ruled today.

The Administrative Court today held that the government had acted for an improper purpose by seeking to use pension law to pursue its own foreign and defence policy. Accordingly the relevant parts of the Guidance were held to be unlawful and no longer restrict Local Government Pension Schemes (LGPS) in their pension decisions.

The case, brought forward by the Palestine Solidarity Campaign, has been seen as a victory for the Boycott, Divestment and Sanctions movement against the UK government.

Read: Timeline of international attempts to boycott BDS

In 2005 Palestinian civil society called for a campaign of boycott, divestment and sanctions measures until Israel adheres to its obligations under international law. It is modelled on the successful South African anti-apartheid boycott of the 1980s. Various local councils responded to the Palestinian call by passing motions to boycott goods from illegal Israeli settlements. Campaigners have been calling for councils to consider divesting from companies complicit in human rights violations in the occupied West Bank, such as Hewlett Packard (HP).

Hugh Lanning, chair of the PSC said: “Today is a victory for Palestine, for local democracy, and for the rule of law. Absolutely everyone has a right to peacefully protest Israel’s violation of Palestinian human rights. This ruling upholds the right of local councils and their pension funds to invest ethically without political interference from the government of the day.”

Jamie Potter, partner in the Public Law and Human Rights team at Bindmans LLP which represented PSC, said:

This outcome is a reminder to the Government that it cannot improperly interfere in the exercise of freedom of conscience and protest in order to pursue its own agenda.

 
 
 
 
 
 
 
Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by The Middle East Monitor.com (UK) - dans Revue de presse
commenter cet article
24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 01:02

The Independent.co.uk (UK) : "Government acted unlawfully by restricting 'ethical' boycotts of Israel, High Court rules" by Samuel Osborne

 

Campaigners say illegal occupation is 50 years old this month and people have a right to decide not to profit from human rights abuses

 
 
 
 

'Today is a victory for Palestine, for local democracy, and for the rule of law' Getty Images
 

The Government acted unlawfully by seeking to restrict "ethical" boycotts of Israel, the High Court has ruled.

After accepting a judicial review, the judge said Sajid Javid, the Secretary of State for Communities and Local Government, acted unlawfully in issuing guidance to restrict local councils from pursuing boycott, divestment and sanctions (BDS) against Israel through their pension schemes.

The judge said the department's guidance fell outside the proper scope of Mr Javid's statutory powers, because it was issued for non-pensions purposes.

The case, brought by the Palestine Solidarity Campaign (PSC), concerned guidance affecting the Local Government Pension Scheme (LPGS) and how its funds are - and are not - invested.

The guidance was issued by the Department for Communities and Local Government in September last year and is directed at those responsible for preparing LPGS investment strategy.

The PSC asked the judge, Sir Ross Cranston, to rule that the guidance is legally flawed as one section prevents pension funds set up under the scheme from engaging in boycotts and the "ethical divestment" of companies accused of being complicit in Israel's occupation of Palestine.

Campaigners say the illegal occupation is 50 years old this month and people have a right to decide not to profit from human rights abuses.

Their counsel, Nigel Giffin QC, said it was the Government case that boycotts were contrary to UK foreign policy.

Government lawyers argued that all the grounds of challenge lacked substance.

The judge said that the PSC and their supporters, including War on Want, the Campaign Against Arms Trade and the Quakers, objected to the limiting effect of the guidance on their ability to campaign around the investment of local government pension funds affecting the Palestinian people and the occupied territories.

He said: "On the other hand, the Government is concerned that local government pension funds should not be involved in such political issues because of the mixed messages it might give abroad; because it might undermine community cohesion at home by legitimising anti-Semitic or racist attitudes and attacks - although it accepts that anti-Israel and pro-Palestinian campaigning is not in itself anti-Semitic; and because it could impact adversely on the financial success of UK defence industries.

"None of these matters are at issue in this judicial review.

"The conclusion reached in the judgement has nothing to do with the political merits of the claimants' or the Secretary of State's position on these matters.

"In this court, the challenges the claimants raise are soluble through legal analysis, not political argument.

"The political merits of the respective arguments have no relevance."

Hugh Lanning, chair of the PSC, said: "Today is a victory for Palestine, for local democracy, and for the rule of law.

"Absolutely everyone has a right to peacefully protest Israel's violation of Palestinian human rights.

"This ruling upholds the right of local councils and their pension funds to invest ethically without political interference from the government of the day.

Ben Jamal, director of PSC, said: "Our recent YouGov polling shows 43 per cent of the public think BDS [boycott, divestment and sanctions] is reasonable.

"We couldn't be happier that this right has been upheld by the court in the month the illegal occupation of Palestine turns 50 years old.

"PSC will take forward its campaign for justice for the Palestinian people with renewed vigour."

Jamie Potter, partner in the Public Law and Human Rights team at Bindmans LLP, said: "This outcome is a reminder to the Government that it cannot improperly interfere in the exercise of freedom of conscience and protest in order to pursue its own agenda."

 

 

http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/government-acted-unlawfully-israeli-pension-funds-investment-boycott-restrictions-high-court-a7803146.html

Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by The Independent.co.uk - dans Revue de presse
commenter cet article
24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 00:58
Crise qatarie : une opportunité pour Israël ?
 
 
 

Si les relations entre l'État hébreu et certains pays du Golfe s'améliorent, la normalisation des relations israélo-arabes reste encore lointaine.

Par Élisabeth Marteu*,
Publié le | Le Point.fr
 
 

Alors que la crise qui déchire les monarchies pétrolières depuis fin mai 2017 risque d'affaiblir durablement le Conseil de coopération du Golfe (CCG), la mise à genoux du Qatar est considérée par Israël comme une occasion historique de se rapprocher de Riyad et d'Abu Dhabi et d'intégrer ainsi l'axe anti-iranien et anti-Frères musulmans soutenu par le président américain.

Les relations entre Israël et certains pays du Golfe ont connu un essor sans précédent ces dix dernières années, au point qu'au cours de sa première visite officielle à Washington, en février dernier, Benjamin Netanyahu déclarait : « Les pays arabes de la région ne voient plus Israël comme un ennemi mais, de plus en plus, comme un allié. » Derrière cette déclaration d'intention, la route vers la normalisation des relations israélo-arabes reste pourtant encore longue. Elle devrait dépendre d'un subtil et encore improbable alignement des intérêts d'Israël, des pays du Golfe et des Etats-Unis.

Une crise a priori bénéfique pour Israël

La rupture des relations diplomatiques entre le Qatar et l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn et l'Égypte, le 5 juin, a été saluée par le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, qui a estimé que cela ouvrait « des possibilités pour une coopération dans la lutte contre le terrorisme. » Les obsessions anti-Frères musulmans d'Abu Dhabi (et du Caire) et anti-iranienne de Riyad (et de Manama), à l'origine de la politique d'asphyxie de Doha, sont notoirement et publiquement partagées par Tel-Aviv.

Lire aussi Le décryptage de la situation par Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes

Les déclarations du président américain, au cours de sa tournée à Riyad et à Jérusalem au mois de mai, ont également confirmé que sa politique moyen-orientale entendait s'appuyer exclusivement sur ses alliés arabes sunnites et sur Israël pour contrer, pêle-mêle, l'Iran, l'islam politique et le djihadisme. Beaucoup ont donc voulu voir dans la crise du CCG une aubaine pour une nouvelle « alliance régionale », tandis que d'autres se sont indignés d'un alignement saoudien sur Washington, voire Tel-Aviv.

Il serait pourtant erroné de penser que les Israéliens sont à l'origine de ces tensions, tant elles reposent sur de vieux contentieux qui ne demandaient qu'à être attisés. En dépit des déclarations incendiaires de Donald Trump à l'égard de l'Iran et du conseil adressé aux pays du Golfe pour chasser « les terroristes » de chez eux, Washington n'en est pas davantage l'instigateur. Le tandem saoudo-émirien semble s'être servi du revirement de la diplomatie américaine post-Obama pour violemment régler ses comptes au sein du CCG.

Rapprochements...

Parce que les perceptions jouent un rôle central au Moyen-Orient, Tel-Aviv capitalise déjà sur une crise qui intervient après plusieurs années de rapprochement israélo-golfien. Plus ou moins discrètes à dessein, ces relations sont d'ordre économique et géostratégique. Cela concerne, entre autres, les entreprises israéliennes de haute technologie et de cybersécurité, des échanges d'analyses et de renseignements (particulièrement sur l'Iran mais aujourd'hui plus largement sur la région), ou des rencontres discrètes dans les cercles de diplomatie informelle, comme en témoignent les courriels piratés de l'ambassadeur émirien à Washington).

Les EAU ont autorisé une représentation israélienne à Abu Dhabi en 2015 (via l'Agence internationale de l'énergie renouvelable) et participent à des exercices militaires communs, comme en Grèce en mars dernier. Du côté saoudien, plusieurs signes de rapprochement ont été consentis comme autant de ballons d'essai pour tester l'opinion publique ou donner des gages d'ouverture : échanges entre Dore Gold (ancien directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères et artisan d'un rapprochement israélo-golfien) et l'ancien général saoudien Anwar Eshki (directeur d'un centre d'études à Djeddah) en juin 2015 au Council on Foreign Relations à Washington et lors d'une visite médiatisée de ce dernier à Jérusalem en juillet 2016 ; discussions entre le prince Turki al-Faisal (ancien chef des services de renseignements saoudiens) et Yaakov Amidror (ancien major général conseiller à la sécurité nationale de Benjamin Netanyahu) au Washington Institute, en mai 2016.

... Mais pas de normalisation

Rêvant d'intégrer un axe stratégique allant du Caire à Riyad, en passant par Tel-Aviv, Amman et Abu Dhabi, certains dirigeants israéliens se mettent à rêver d'une normalisation de leurs relations avec ceux qu'ils appellent « les pays sunnites modérés ». En réalité, seuls les partenaires historiques mais affaiblis (Jordanie et Égypte) et les EAU et le Bahreïn, qui ne sont pas étrangers à l'infléchissement de la position saoudienne sur le sujet, soutiennent cette « alliance improbable ».

Israël a, en revanche, réussi à faire du président américain son meilleur porte-parole. Ce que Barack Obama avait refusé de faire, Donald Trump est en train de leur offrir : contrer la menace iranienne en négociant avec le CCG le soutien américain à la création d'une « OTAN arabe » en échange d'un rapprochement significatif avec Tel-Aviv (qui ferait partie de cette coalition). Sauf que cette proposition séduisante est plus compliquée qu'il n'y paraît.

Israël a, en revanche, réussi à faire du président américain son meilleur porte-parole. Ce que Barack Obama avait refusé de faire, Donald Trump est en train de leur offrir : contrer la menace iranienne en négociant avec le CCG le soutien américain à la création d'une « OTAN arabe » en échange d'un rapprochement significatif avec Tel-Aviv (qui ferait partie de cette coalition). Sauf que cette proposition séduisante est plus compliquée qu'il n'y paraît.

Dans la relation triangulaire Tel-Aviv-Riyad-Washington, qui a le plus besoin de qui ? Qui est à la manœuvre ? La réponse est sans conteste Israël, dont le chef de gouvernement n'a d'autre objectif, depuis plusieurs années, que de normaliser ses relations avec les pays arabes sunnites et, faisant d'une pierre deux coups, de contrer l'Iran en hypothéquant le règlement de la question palestinienne. Quoi de plus efficace qu'une paix israélo-arabe, sans paix israélo-palestinienne ?

Quid des Palestiniens ?

C'est là que le dossier palestinien refait surface en devenant une monnaie d'échange pour Riyad. Comme le révèle la fuite habilement orchestrée au Wall Street Journal, Riyad et Abu Dhabi exigent d'Israël des gestes sur la colonisation et sur le blocus de Gaza. Ces demandes sont bien en deçà de l'indépendance d'un État palestinien tel que requis par l'initiative arabe de paix de 2002. Mais Abu Dhabi et Riyad ne risquent rien de la divulgation d'un projet qui est impossible à réaliser en l'état, tant Benyamin Netanyahou risquerait d'être débordé par l'extrême droite qu'il a lui-même portée à ses côtés au pouvoir. Ils le savent. La coopération d'intérêt entre Israël et certains pays du Golfe va donc sûrement se développer (des analystes parlent d'« un régime tacite de sécurité »), mais la route vers la normalisation est, elle, encore longue.

Au fond, l'Arabie saoudite n'a aucun intérêt à officialiser cette relation qui présente des avantages sans les inconvénients (critiques de son opinion publique, trahison de la cause palestinienne, ternissement de son image de leader du monde sunnite). Mais elle souhaite obtenir un soutien militaire renforcé des États-Unis. Elle prend donc au mot le président américain en tendant la main à Israël et en entreprenant un grand « ménage » dans le CCG. Les risques sont considérables (notamment pour le Hamas, Gaza et donc Israël). Cependant, Riyad confirme que c'est lui qui dicte ses conditions à Washington et à Tel-Aviv, et non l'inverse.

* Élisabeth Marteu est chercheuse sur le Moyen-Orient à l'International Institute for Strategic Studies (IISS) et enseignante à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po–USPC).

 

 

http://www.lepoint.fr/monde/crise-qatarie-une-opportunite-pour-israel-23-06-2017-2137608_24.php

Les seules publications de notre blog qui engagent notre association sont notre charte et nos communiqués. Les autres articles publiés sur ce blog, sans nécessairement refléter exactement nos positions, nous ont paru intéressants à verser aux débats ou à porter à votre connaissance.
Repost 0
Published by Le Point.fr - dans Revue de presse
commenter cet article