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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:40

Inquiétude

LE MONDE | 20.02.03

 

En 2003, au retour d'un séjour en Israël et dans les territoires occupés, Stéphane Hesselse dit "choqué et plein d'appréhension" par l'attitude de ce pays à l'égard des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza et de sa propre minorité arabe.

A 23 ans, je me suis battu contre la plus sanguinaire et la plus barbare des ethnocraties pour laquelle tout ce qui n'est pas germain ou "aryen" était méprisable et destructible.

 

A 27 ans, j'ai survécu miraculeusement aux camps de Buchenwald et de Dora, où la plupart de mes proches camarades ont péri. Cette survie m'a conféré la responsabilité de comprendre la violence et de la combattre au nom de la justice.

 

A 30 ans, j'ai travaillé auprès du secrétaire général des Nations unies au moment où - à quelques mois d'intervalle - cette organisation accueillait Israël comme Etat membre souverain et adoptait la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Pendant les vingt années suivantes, j'ai pris position contre toutes les formes de colonialisme et d'apartheid, quels qu'en soient les responsables, y compris mes compatriotes.

 

A 85 ans, j'ai pu visiter Israël et les territoires occupés sous la conduite de patriotes israéliens qui partagent mon respect pour les valeurs du judaïsme et leur place dans la civilisation contemporaine. J'en reviens choqué et plein d'appréhension.

 

Depuis l'assassinat d'Itzhak Rabin, le peuple israélien court vers l'impasse. Les termes d'apartheid et d'ethnocratie conviennent au sort réservé non seulement aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, dont aucun des droits fondamentaux n'est plus respecté et qui sont soumis aux violations, exactions, humiliations qui leur sont quotidiennement infligées, mais aussi à la population arabe d'Israël, qu'une politique subtile mais perverse marginalise économiquement, prive de terres, de droits et de ressources, et donc de toute promotion économique, sociale et culturelle véritable.

 

Le peuple israélien dans son ensemble vit cette évolution dans une morne indifférence, l'attribuant avec un mélange d'effroi et de découragement à la nécessité de lutter contre l'insécurité et le terrorisme, tout en sachant que cette lutte est jusqu'ici inefficace.

 

En revanche, une minorité courageuse, qui n'a pas trouvé sa place dans la Knesset et qui se tient à l'écart des partis politiques, incarne à mes yeux le vrai patriotisme, celui pour lequel l'Etat d'Israël doit être porteur des valeurs qui ont permis au long des siècles le rayonnement de la pensée juive : la dignité de tous ceux qui ont été créés à l'image de Dieu, comme l'indique le nom B'Tselem que s'est donné la principale organisation israélienne pour la défense des droits de l'homme.

 

Pour les avoir rencontrés au cours de ce voyage, je reviens avec la conviction qu'Israël n'échappera à la spirale de la violence et à la perte de ses repères qu'en écoutant ces voix, encore tristement minoritaires, celles de Goush Shalom, le Bloc pour la paix. Elles sont aujourd'hui étouffées par la proclamation de la seule puissance militaire et par la résignation à cette guerre sans fin qu'impose la diabolisation de l'adversaire.Elles appellent à une révolution copernicienne des esprits qui ferait de l'amitié et tout d'abord du respect mutuel des résidents des deux terres qui composent l'ancien mandat britannique de la Palestine l'objectif ambitieux de leur jeunesse.

 

J'ai pu, au cours de ce voyage trop bref, percevoir l'amorce d'actions ainsi orientées où Israéliens et Palestiniens se rejoignent et constatent que le clivage supposé irréversible entre leurs cultures et leurs valeurs respectives n'est qu'un leurre propagé par ceux qui veulent garder pour les seuls juifs la totalité des pouvoirs.

Par Stéphane Hessel, ambassadeur de France Article paru dans l'édition du 20.02.03

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:30

Par Orianne Hidalgo - 15 mars 2013

Palestine : la justice française ne se sent pas concernée par l’affaire « Dignité-Kamara »

 

L’État d’Israël comparaissait mercredi pour « acte de piraterie », après l’offensive menée en eaux internationales contre la « Flotille pour Gaza » en 2011.

Un calme étrange règne ce mercredi 13 mars dans la salle des Pas perdus du TGI de Paris que seul anime un petit groupe de militants. Dans l’ombre d’une petite salle d’audience, entre deux affaires civiles, l’Etat d’Israël comparaît pour acte de piraterie sur le « Dignité-Kamara », unique flottille rescapée de l’embargo grec sur la campagne humanitaire pro-palestinienne. C’est dans le silence et la discrétion que se jouera le bras de fer entre l’association française « Les Amis des peuples de la Méditerranée » et la puissance israélienne. Pourtant, lourde de symbole et de conséquence pour l’avenir humanitaire en Palestine, cette affaire a de quoi embraser l’opinion publique, si ce n’est celle de la communauté internationale.

Chargé dans les eaux internationales par des commandos israéliens en juillet 2011, à 40 km au large de Gaza , le « Dignité-Kamara », est arraisonné jusqu’au port d’Ashdod où il dort toujours. Les 16 militants à son bord ? Immédiatement, soumis à des interrogatoires, incarcérés, parfois plus de 24 heures dans des camps de rétention puis reconduits dans leur pays d’origine.

Israël « protége ses intérêts »

Le 7 juin 2012, les victimes portent plainte auprès des tribunaux français, un an après celle déposée par l’Association France Palestine solidarité, classée sans suite. Me Weyl, porte-voix de l’association française et ardent défenseur de la paix, réclame aujourd’hui la restitution de la flottille en état, 250 000 euros de dommages et l’indemnisation du préjudice moral causé.

Exercice abusif de son autorité, détention d’un bien français, pression et menaces sur des civils européens, la fin justifie les moyens : Israël « protége ses intérêts » rappellent ses défenseurs, la jeune avocate Me Eskenazi et Me Grelon, avocat du CNTS dans l’affaire des malades contaminés en 1994.

Le « Dignité-Kamara » à son départ de l'Île-Rousse, le 25 juin 2011

Le « Dignité-Kamara » à son départ de l’Île-Rousse, le 25 juin 2011

AFP / MURIELLE KASPRZAK

Aux articles 1382 du Code Civil français, 2.4 de la charte des Nations Unies et 89 de la convention de la mer, lesquels prévoient notamment la liberté de navigation en haute mer de tous les Etats et le respect mutuel de leur souveraineté, la défense israélienne oppose « un principe de droit coutumier, non codifié mais que reconnaissent les tribunaux depuis le XVIIe siècle », appelé immunité de juridiction.

La décision du TGI de Paris semble déjà arrêtée

La nouvelle puissance nucléaire tremblerait-elle devant « le petit Poucet », sobriquet aussi hostile que le bateau de plaisance battant pavillon français qu’il qualifie ? La question n’est pas là. Elle est d’ailleurs évincée du procès par la défense pour qui l’affaire relève des tribunaux israéliens. « Nous ne voulons pas de ce débat » rétorque-t-elle à l’alerte de Me Weyl quant aux maintes violations israéliennes du droit international et l’immobilisme du Ministère Public français. Initiatrice de la dissolution de l’association Compréhension et dépassement de l’idée de génocide (Codeig) en 2006, la procureur, Mme Kachaner, semble ne pas en vouloir non plus, occupée à éclairer « l’agressivité » de l’avocat pacifiste.

Le principe d’immunité qu’avance systématiquement Israël pour justifier l’anéantissement des projets humanitaires, le meurtre de 9 militants turcs de la première campagne « Flottille de la Liberté » ou l’asphyxie progressive d’1,6 millions de Gazaouis se confond avec un principe d’impunité né d’un consensus international. La procureur française, quant à elle, attend « des explications plus concrètes et plus factuelles » pour statuer sur la légitimité israélienne.

À trois voix contre une, ce procès ressemble bien au « spectacle » dont parlait Israël à propos de celui qui l’opposait aux familles turques le 6 novembre 2012. Pour les militants de l’ONG, inutile d’attendre le délibéré jusqu’au 15 mai : la décision du TGI de Paris semble déjà arrêtée aux dépens des humanitaires.

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http://www.politis.fr/Palestine-la-justice-francaise-ne,21335.html
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:25

Israel prepares for President Barack Obama's first visit

Security is tight for the US president as he travels to sites in Israel and the Palestinian territories


There will be no toast for breakfast, nor club sandwiches from room service. Muesli, pasta and traditional cakes are also off the menu. And if Barack Obama fancies a cold beer at the end of a long day of ceremonial statesmanship and high-end diplomacy, he is going to be a disappointed man.

The renowned King David hotel, overlooking the walls of Jerusalem's Old City and home to the presidential entourage during this week's three-day visit, has almost completed its preparations for the Jewish holiday of Passover, which begins at sunset next Monday. By the time Obama checks in this Wednesday, not a trace of wheat will remain within the hotel's historic walls.

"All hotels in Israel prepare their kitchens for Passover a few days in advance; it's a long process," said Dror Danino, manager of the King David. "For us, it would have meant starting in the middle of the presidential visit, which was too messy. So we decided to finish it before the arrival of the delegation. From tonight [Monday], we will be kosher for Pesach [Passover]."

Despite the absence of wheat products, the food served to the entourage would be delicious, said Danino. No special dietary requests had been made in advance, but the kitchen was prepared to meet almost all demands around the clock.

All 233 rooms have been taken by the delegation, requiring the management to make alternative arrangements for those who made bookings before the Obama visit was announced. "We had to ask them nicely to move to other hotels. I have to say all were very understanding," Danino said.

The King David's bars and restaurants will be closed to the public during the visit and security will be inevitably tight. White screens and tents are being erected outside the hotel for security checks, and the road‚ King David Street, a major thoroughfare‚ will be blocked off for three days.

The hotel – famously bombed by Jewish militants in 1946, killing 91 people, when it was the headquarters of the British Mandate – has seen it all before. Previous US presidents to stay in its plush rooms include George W Bush, Bill Clinton and Jimmy Carter. The Russian president, Vladimir Putin, was the most recent head of state to check in, during a visit to Jerusalem last June.

"Some of our staff have been here for 40 years. They're very used to working with such delegations," said Danino. The hotel had decided not to take on extra staff for the visit; regular staff will work overtime.

The 36-year-old manager declined to discuss whether the hotel had offered a discount rate for Obama's block booking, but the nightly rate starts at £364 ($550). Prices for the royal and presidential suites are not listed on its website.

Police spokesman Micky Rosenfeld said about 5,000 Israeli police officers would be on duty on each of the three days of the presidential visit, including special patrol, fast response and counter-terrorism units.

Israeli air space will be closed for about 30 minutes for the touchdown of Air Force One at Ben Gurion airport, from where the president will fly by helicopter to Jerusalem. Israeli police were co-ordinating closely with US security, Rosenfeld said.

Obama's itinerary includes two visits to the Palestinian territories: to Ramallah on Thursday to meet the Palestinian president, Mahmoud Abbas, and to the Church of the Nativity in Bethlehem on Friday. US security agencies are liaising with Palestinian security over the visits.


http://www.guardian.co.uk/world/2013/mar/18/israel-president-obama-visit

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 00:40

Un tribunal de conscience accuse Israël de pratiquer l’apartheid

Baudouin Loos
Mis en ligne il y a 1 heure

Le «Tribunal Russell», issu de la société civile internationale, accuse Israël de pratiquer l’apartheid envers les Palestiniens. Il a clôturé dimanche à Bruxelles quatre ans de travaux.

Alors que la Palestine a déjà disparu des radars diplomatiques après le bref intermède chahuté de sa reconnaissance comme Etat non-membre à l’ONU en novembre dernier, des mouvements citoyens à travers le monde ne l’entendent pas de cette oreille. Parmi eux, le « Tribunal Russell sur la Palestine » se distingue par sa ténacité. Il vient ainsi de tenir à Bruxelles sa cinquième et dernière session depuis son lancement en 2009, après des étapes à Barcelone, Londres, Le Cap et New York qui jetèrent chacune une lumière crue sur des thématiques particulières.

Parmi ses conclusions rendues publiques ce dimanche devant une salle comble de 500 personnes, le tribunal recommande aux Nations unies de reconstituer le Comité spécial contre l’apartheid pour mettre en cause les pratiques d’Israël envers les Palestiniens, il demande notamment aussi à la Cour pénale internationale de reconnaître sa juridiction sur la Palestine (celle-ci doit encore le demander à la Cour de La Haye, ce qu’elle semble hésiter à faire, peut-être sous les pressions occidentales, NDLR).

Qu’est-ce que le Tribunal Russel ?

Prenant pour modèle le tribunal de conscience fondé par le Britannique Lord Bertrand Russel en 1966 à propos des crimes de guerre au Vietnam, les initiateurs du projet, dont le Belge Pierre Galand se sont donnés pour tâche d’examiner à la loupe le sort des Palestiniens sous l’occupation israélienne et les violations du droit international sont ils sont victimes.

Est-ce à dire que le tribunal n’a mené qu’une instruction à charge contre Israël, ignorant les arguments que cet Etat pourrait invoquer ?

Le juriste sud-africain John Dugard, ex-rapporteur des Nations unies pour les droits de l’homme en Palestine, nous a répondu sur ce point : « Tout d’abord, il eût été plus pertinent qu’Israël réponde des accusations devant la Cour internationale de Justice ou la Cour pénale internationale. Ce n’est pas – encore – le cas. Il fallait donc faire quelque chose. Une instruction seulement à charge ? Mais nous avons invité les pays et entreprises qui sont mis en cause, et d’abord Israël, les Etats-Unis, etc., en vain, ils nous ont ignorés. Ce n’est pas de notre faute. Malgré quoi, nous avons tenu compte de leurs arguments, puisque nous les connaissons. Parmi ces arguments, celui du terrorisme attribué aux Palestiniens est classique, il provient de la résistance qu’une population opprimée offre à l’oppresseur. Nelson Mandela était considéré comme un terroriste par Margaret Thatcher et Ronald Reagan… ».

« Nos conclusions sont basées sur des faits et des témoignages »

Parmi les membres du jury, Roger Waters, du groupe Pink Floyd, lâcha cette réplique à propos de l’éventuel biais anti-israélien du tribunal : « Je mets tout simplement au défi le gouvernement israélien de prouver que nos conclusions sont fausses ; elles sont basées sur des faits et des témoignages ». Plus de 150 experts et témoins ont été entendus par les membres du jury depuis quatre ans. « Si vous pensez que le tribunal se trompe dans ses déclarations, il faut que vous vous rendiez en Palestine, dans les camps de réfugiés, et que vous jugiez par vous-même. Sinon vous ne pourrez parler qu’en fonction de vos propres préjugés. »

Dimanche, il revint à Angela Davies, ancienne militante des droits civiques aux Etats-Unis, de communiquer les conclusions de ses pairs. Comme de nombreux orateurs, elle commença par rendre hommage à Stéphane Hessel, récemment disparu à l’âge de 95 ans, qui était le président d’honneur du Tribunal Russell sur la Palestine, un engagement que tout le monde n’appréciait pas. « Tout comme nous avons tiré notre inspiration de départ du philosophe anglais Bertrand Russell, nous suivons maintenant l’exemple de Stéphane Hessel, qui nous a quittés récemment, une personne qui combinait l’intégrité, la solidarité et le plaidoyer pour la cause. Nous sommes tous devenus des défenseurs des droits humains universels et des Palestiniens, depuis les bases populaires jusqu’aux plus hauts niveaux. »



http://www.lesoir.be/209621/article/actualite/monde/2013-03-17/un-tribunal-conscience-accuse-israel-pratiquer-l-apartheid

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:50
A la Une > Blogs > Journalistes > Israël-Palestine le CHRONOBLOG

Journaliste au nouvel obs

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René Backmann

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« Pourquoi Londres et Paris n'acceptent pas les représailles d'Israël contre les Palestiniens | Page d'accueil

14/03/2013

Gouvernement Netanyahou : les pro-colonisation en position de force

 Après quarante jours d’âpres tractations, ponctués de ruptures feintes, de propositions avancées puis retirées, de fausses volte faces et de demi-surprises, Benjamin Netanyahou a fini par conclure avec ses partenaires un accord sur la composition du gouvernement issu des élections législatives du 22 janvier.


Evenement : les partis ultra orthodoxes sont exclus de cette coalition et de ce gouvernement.

Alors qu’ils avaient été partenaires de la plupart des coalitions politiques depuis la naissance de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948, et présents au gouvernement depuis que le Likoud est arrivé pour la première fois au pouvoir en I977, ils n’appartiendront cette fois ni à la coalition, ni au nouveau cabinet Netanyahou.


Le choc est d’autant plus brutal pour les deux principaux parti ultra-orthodoxes, le Shass (sépharade) et la Liste unifiée de la Torah (ashkenaze) qu’ils détenaient, avant le dernier scrutin, un poids politique considérable.


En dépit d’un nombre de députés relativement modeste (16 pour les deux partis) ils avaient en effet obtenu de Netanyahou cinq portefeuilles ministériels, trois postes de vice-ministres et la présidence de la puissante Commission des finances de la Knesset. Ce qui leur permettait de détenir une influence  politique sans précédent.


L’alternative de Netanyahou

 Le choix inattendu des électeurs qui a débouché sur le succès surprenant du parti laïc du journaliste Yaïr Lapid, Yesh Atid (19 députés sur 120) mais aussi sur l’irruption du parti nationalisme religieux de Naftali Bennett, Habayit  hayehudi (12 députés) – deux formations qui réclament la conscription des jeunes juifs ultra-orthodoxes - a bouleversé le paysage politique.

Et le jeu de Benjamin Netanyahou a été rapidement placé face à une alternative simple mais, risquée : reconduire une alliance avec les ultra-orthodoxes et courir le risque d’avoir le plus grand mal à échafauder une majorité de 61 députés. Ou conclure un accord  avec Lapid et Bennett, disposer d’une majorité solide mais devoir renoncer à y inclure les ultra orthodoxes, qu’il tenait pourtant jusque là pour des alliés naturels.


L’arithmétique parlementaire, au bout de 40 jours, a fini par s’imposer. Tournant le dos à ses anciens alliés, Netanyahou a ajouté à l’alliance électorale Likoud-Israël Beitenou, scellée à son initiative, et qui avait obtenu 31 sièges, le parti de Lapid et celui de Bennett. Il a même ajouté à sa majorité parlementaire les 6 députés du petit parti Hatnouha, de l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Tzipi LIvni.


 Un colon au ministère du logement…

 Ce changement d’équilibre de la coalition permet-t-il d’attendre une nouvelle orientation politique du gouvernement? Non. Avec l’ajout au bloc Likoud-Israël Beitenou du parti de Bennett, qui recrute largement son électorat parmi les colons, le centre de gravité de la coalition, jusque là très à droite, ne va pas, c’est le moins qu’on puisse dire, glisser vers la gauche.


D’autant que Yesh Atid a tout fait pour ménager l’électorat des colons. Yair Lapid, qui doit obtenir le ministère des finances, avait même pris soin, de commencer sa campagne électorale par une réunion dans la grande colonie d’Ariel, au centre de la Cisjordanie. Et il n’a cessé de répeter, dans ses réunions électorales qu’il était hostile à toute concession aux Palestiniens sur le statut de Jerusalem.


Pour ceux qui auraient pu nourrir quelques doutes, ou quelques espoirs, en constatant que Tzipi Livni, en principe favorable à la reprise du processus de paix, serait chargée, en plus du ministère de la Justice du dossier des négociations avec les Palestiniens, l’attribution des ministères clés a mis un terme aux spéculations.


Le ministère de la Défense a été promis à l’ancien chef d’état-major Moshe Yaalon, l’un des faucons du Likoud, opposé aux négociations avec les Palestiniens, qu’il ne considère pas comme des « partenaires fiables ».


Le ministère du Logement et de la Construction doit revenir au n°2 de Habayit Hayehudi, Uri Ariel, ancien  secrétaire général du Conseil des colonies et résident de la colonie de Kfar Adoumin, près de Jéricho. Le parti de Bennett va aussi contrôler la Commission des Finances du parlement, qui joue un rôle clé dans le financement de la politique de colonisation. Naftali Bennett, lui-même devrait être nommé ministre de l’économie et de l’industrie.


 Il n’y a pas de point de convergence

Il y a si peu à attendre, dans la recherche d’une paix juste, de ce gouvernement, qu’avant même de prendre ses fonctions de négociatrice, Tzipi Livni a déjà prévenu qu’il serait sage de concevoir un "Plan B" pour le cas où la solution à deux Etats, avec les Palestiniens, s’avérerait impossible.


Répondant à Tzipi Livni, Dany Dayan, l’un des dirigeants du mouvement des colons a rappelé mardi, au cours de la conférence stratégique d’Herzliya, point de rencontre des décideurs politiques et militaires d’Israël, qu’il n’existait pas de point de convergence « entre l’aspiration nationale du peuple juif et l’aspiration nationale du peuple palestinien ». Et que tout effort entrepris pour trouver une telle convergence « était voué à l’échec ».

 

En d’autres termes, Barack Obama, qui doit arriver mercredi en Israël, et qui a déjà prévenu qu’il n’avait, pour le moment aucun plan à proposer risque de se retrouver confronté à une situation peu enviable, face à des Israéliens et des Palestiniens, plus loin que jamais de la table des négociations.

 


 

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/03/14/le-nouveau-gouvernement-netanyahou-les-partisans-de-la-colon.html
 


 


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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 01:10



L’appel ci-après a été lancé par 4 cen­trales syn­di­cales euro­péennes le 1er mars à l’occasion du col­loque organisé par l’Association France Palestine Soli­darité au Palais du Luxem­bourg (Paris). Ces orga­ni­sa­tions sont : Confe­de­ra­zione Generale Ita­liana del Lavoro (CGIL Italie), Confé­dé­ration Générale du Travail (CGT France), Irish Congress of Trade Unions (ICTU Irlande), Trade Union Congress (TUC Royaume-Uni). L’appel est destiné à être signé par toutes les cen­trales syn­di­cales euro­péennes qui le sou­haitent. La Confé­dé­ration Pay­sanne (France) a signé l’appel.

APPEL POUR QUE LES PAYS EURO­PEENS PRENNENT DES MESURES CONCRETES CONTRE LA COLO­NI­SATION ISRAELIENNE

Depuis plus de 5 ans, la popu­lation de Gaza subit un blocus ter­restre, aérien et maritime insou­te­nable qui annihile toute pers­pective d’avenir pour la jeu­nesse pales­ti­nienne. Les tra­vailleurs de Palestine et notre par­te­naire syn­dical dans le pays, la Fédé­ration générale pales­ti­nienne des syn­dicats (PGFTU), nous informent régu­liè­rement des dif­fi­cultés poli­tiques, écono­miques et sociales générées par l’occupation. Cette situation éloigne la pers­pective d’une paix juste et durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens et la réa­li­sation effective de l’Etat palestinien.

La colo­ni­sation israé­lienne et l’accaparement des terres et des res­sources pales­ti­niennes se pour­suivent à marche forcée. Le nombre de colons a ainsi doublé depuis 1993 pour dépasser un demi-million tandis que, géo­gra­phi­quement, les colonies conti­nuent à s’étendre.

Par ailleurs, bien que l’application de l’accord d’association UE-Israël soit, dans les textes, subor­donnée au respect des Droits de l’homme, l’accord n’a pas été sus­pendu malgré un vote en ce sens du Par­lement européen en 2002. Bien au contraire, il y a déve­lop­pement des rela­tions com­mer­ciales avec Israël, par­ti­cu­liè­rement avec l’approbation récente du pro­tocole cadre ACAA. La même attitude inco­hé­rente prévaut à l’égard des colonies. L’Union euro­péenne, qui dit s’opposer aux colonies, par­ticipe à leur péren­ni­sation par divers pro­grammes. En outre, l’absence de direc­tives claires enca­drant les rela­tions com­mer­ciales et finan­cières avec les entre­prises qui pro­fitent de la colo­ni­sation doit prendre fin.

Il est temps que cette situation intolérable cesse.

Nous réclamons conformément au Droit international :

• l’interdiction d’entrée des pro­duits des colonies dans chacun des pays européens.

• la non admis­si­bilité des entre­prises pro­duisant dans les colonies à tous les pro­to­coles et pro­grammes de coopé­ration européens.

• l’application des prin­cipes direc­teurs de l’OCDE et de l’ONU (Pacte mondial) en matière de res­pon­sa­bilité sociale des entre­prises, de gou­ver­nance et de droits de l’Homme aux sociétés européennes.

• la sus­pension de l’accord d’association UE-Israël tant que les condi­tions d’application ne sont pas réunies.

Premiers signataires : CGT, CGIL, TUCITUC, Confédération Paysanne.

 




http://www.france-palestine.org/Appel-syndical-pour-que-les-pays




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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 01:05

 


23 MEP’s call for suspension of EU-Israel Association Agreement

Posted on 13 mars 2013Posted in: European Union, News

 

In a letter sent to the chief of EU foreign policy Catherine Ashton, 23 members of European Parliament called for the suspension of EU-Israel Association Agreement.

It is very unique that such a significant, cross-party initiative has been taken by MEP`s to call outright for suspension of the Association Agreement.

In their letter MEP`s stated that:

“The Agreement is based on mutual respect for human rights and democratic principles, as explicitly stated in article 2 of the Agreement. The ongoing authorisation for settlement activity of the Israeli government, as well as several human rights abuses that have been extensively documented by the United and international human rights organizations, are in breach of Israel’s commitments under article 2 of the Agreement”

They also demand that “the violation of international law and human rights by the Israeli government’s activities, and the lack of response to the EU’s calls to respect international law, in particular a moratorium on settlement expansion, compels the EU to engage more deeply in a political dialogue with Israel on these troubling issues which need to be formally and duly addressed in the context of the Association Agreement »

In their letter 23 Members of European Parliament called EU to take the lead in observing international law and protecting universal human rights and to suspend the EU – Israel Association Agreement: “We therefore call upon the Commission to formally address the aforementioned concerns as soon as possible in the Association Committee, as established by article 67 of the Association Agreement and to consider the (partial) suspension of the Agreement. We also ask for your reaction and a serious proposal to address this crucial issue.”

 

Here you can download the full letter

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:00

 


Col­loque sur la colo­ni­sation et ses effets sur la vie poli­tique, sociale, et écono­mique des Pales­ti­niens : lan­cement d’un appel syndical

mercredi 13 mars 2013


L’Association France Palestine Soli­darité a organisé un col­loque au Palais du Luxem­bourg le 1er mars 2013 sur la colo­ni­sation et ses effets sur la vie poli­tique, écono­mique et sociale des Palestiniens.

Ce col­loque présidé par Mme Esther Ben­bassa, Séna­trice du Val de Marne, et Mon­sieur Jean-Claude Lefort, pré­sident de l’Association France Palestine Soli­darité et député hono­raire, a abordé les dif­fé­rents sujets liés à la colo­ni­sation à travers trois tables-rondes avec de nom­breux inter­ve­nants mobi­lisés par cette question. La deuxième table-ronde a traité de manière par­ti­cu­lière la question des pro­duits des colonies et de l’implication des orga­ni­sa­tions syn­di­cales euro­péennes pour une paix juste et durable. Dans ce cadre, étaient pré­sents à la tribune les inter­ve­nants sui­vants :
- M. Ben Moxham, Chargé de mission au dépar­tement de l’UE et des rela­tions inter­na­tio­nales au Trades Union Congress (Royaume-Uni)
- M. David Joyce, Chargé des rela­tions inter­na­tio­nales à Irish Trades Union Congress (Irlande)
- M. Roberto Giudici, Chargé des rela­tions inter­na­tio­nales à la Confe­de­ra­zione Generale Ita­liana del Lavoro (Italie)
- Mme Ozlem Yil­dirim, Res­pon­sable Droit, migra­tions, Proche et Moyen Orient à la CGT (France)

Robert Kissous, membre du Bureau national, a modéré cette table-ronde qui a résulté en un appel syn­dical lancé au cours du colloque.

Appel syndical

L’appel ci-joint a été lancé par 4 cen­trales syn­di­cales euro­péennes le 1er mars à l’occasion du col­loque organisé par l’Association France Palestine Soli­darité au Palais du Luxem­bourg (Paris). Ces orga­ni­sa­tions sont : Confe­de­ra­zione Generale Ita­liana del Lavoro (CGIL Italie), Confé­dé­ration Générale du Travail (CGT France), Irish Congress of Trade Unions (ICTU Irlande), Trade Union Congress (TUC Royaume-Uni). L’appel est destiné à être signé par toutes les cen­trales syn­di­cales euro­péennes qui le sou­haitent. La Confé­dé­ration Pay­sanne (France) a signé l’appel.

APPEL POUR QUE LES PAYS EURO­PEENS PRENNENT DES MESURES CONCRETES CONTRE LA COLO­NI­SATION ISRAELIENNE

Depuis plus de 5 ans, la popu­lation de Gaza subit un blocus ter­restre, aérien et maritime insou­te­nable qui annihile toute pers­pective d’avenir pour la jeu­nesse pales­ti­nienne. Les tra­vailleurs de Palestine et notre par­te­naire syn­dical dans le pays, la Fédé­ration générale pales­ti­nienne des syn­dicats (PGFTU), nous informent régu­liè­rement des dif­fi­cultés poli­tiques, écono­miques et sociales générées par l’occupation. Cette situation éloigne la pers­pective d’une paix juste et durable entre Pales­ti­niens et Israé­liens et la réa­li­sation effective de l’Etat pales­tinien. La colo­ni­sation israé­lienne et l’accaparement des terres et des res­sources pales­ti­niennes se pour­suivent à marche forcée. Le nombre de colons a ainsi doublé depuis 1993 pour dépasser un demi-million tandis que, géo­gra­phi­quement, les colonies conti­nuent à s’étendre. Par ailleurs, bien que l’application de l’accord d’association UE-Israël est, dans les textes, subor­donnée au respect des Droits de l’homme, l’accord n’a pas été sus­pendu malgré un vote en ce sens du Par­lement européen en 2002. Bien au contraire, il y a déve­lop­pement des rela­tions com­mer­ciales avec Israël, par­ti­cu­liè­rement avec l’approbation récente du pro­tocole cadre ACAA. La même attitude inco­hé­rente prévaut à l’égard des colonies. L’Union euro­péenne, qui dit s’opposer aux colonies, par­ticipe à leur péren­ni­sation par divers pro­grammes. En outre, l’absence de direc­tives claires enca­drant les rela­tions com­mer­ciales et finan­cières avec les entre­prises qui pro­fitent de la colo­ni­sation doit prendre fin. Il est temps que cette situation into­lé­rable cesse. Nous réclamons confor­mément au Droit international :

• Inter­diction d’entrée des pro­duits des colonies dans chacun des pays européens.

• Non admis­si­bilité des entre­prises pro­duisant dans les colonies à tous les pro­to­coles et pro­grammes de coopé­ration européens.

• Appli­cation des prin­cipes direc­teurs de l’OCDE et de l’ONU (Pacte mondial) en matière de res­pon­sa­bilité sociale des entre­prises, de gou­ver­nance et de droits de l’Homme aux sociétés européennes.

• Sus­pension de l’accord d’association UE-Israël tant que les condi­tions d’application ne sont pas réunies.


http://www.france-palestine.org/Colloque-sur-la-colonisation-et

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 00:50

L'islamisation de Gaza se heurte à la résistance de la population

 

Le Monde.fr | 12.03.2013 à 13h51 Par Laurent Zecchini - Gaza, envoyé spécial

REPORTAGE Le département de français est une oasis de mixité et de liberté vestimentaire au sein de l'université Al-Aqsa. Aussi les 74 garçons et filles qui s'y côtoient font-ils des envieux parmi les 26 000 autres étudiants de l'université, soumis à une stricte séparation entre sexes. Le directeur, Ziad Medoukh, s'explique sur ce statut privilégié : "D'abord, je résiste ; et comme nous faisons notre travail, qu'ils le savent, et que nous sommes le seul département de français à Gaza, cela va..."


Une étudiante de l'université Al-Aqsa passe devant un magasin de vêtements situé près du campus, à Gaza, le 21 février.


"Ils", ce sont les membres du conseil d'administration de la deuxième université (derrière l'Université islamique) de la bande de Gaza. Leur décision, début janvier, d'imposer le port du hijab (foulard islamique) et du jilbab (une longue robe informe) a provoqué un "emballement sur Internet et les blogs tout à fait démesuré", assure le docteur Neamat Shaban Alwan, vice-président pour les affaires culturelles d'Al-Aqsa.

Le conseil, explique-t-il, avait pris cette décision en 2007 (année où le Hamas a pris le pouvoir à Gaza), et il vient simplement de la rappeler. Fermement. "Notre rôle est d'orienter, de guider les jeunes filles à respecter les habitudes et les traditions de la société palestinienne. Nous demandons simplement que le vêtement ne dévoile pas la forme du corps de la femme", expose-t-il. A en juger par la seule étudiante portant jean (mais foulard), parmi toutes celles qui, dans le jardin, font une pause déjeuner, la consigne a été entendue.

 "TALIBANISER" LA SOCIÉTÉ GAZAOUIE

Est-ce la preuve d'une islamisation rampante à Gaza qui "érode les droits des femmes", selon la journaliste et blogueuse Asmaa El-Ghoul ? Est-ce une décision "illégale" qui relève d'une volonté de "talibaniser" la société gazaouie, comme l'a assuré, à Ramallah, Hanane Achraoui, responsable du département culturel de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP)? Confrontés à cette effervescence médiatique, les responsables du Hamas se sont faits patelins. A l'instar d'Amira Haron, vice-ministre chargée des affaires des femmes, qui assure que le gouvernement n'a rien à voir avec un arrêté purement académique.

Le hijab, décrypte-t-elle, "n'est pas spécialement conseillé, même s'il est préconisé par le Coran et la loi islamique". "Le gouvernement, ajoute-t-elle, ne peut rien imposer. Les étudiantes sont libres, mais elles doivent respecter les traditions palestiniennes, lesquelles interdisent certains comportements. Nous essayons simplement d'augmenter la conscience religieuse des gens de Gaza, en leur rappelant ce que l'islam leur demande." A titre "tout à fait personnel", Amira Haron a son idée : "Le hijab, c'est bien pour toutes les femmes, qu'elles soient ou non palestiniennes. Cela leur confère du respect..."

Le Hamas, innocent de tout interventionnisme ? "Non, il est forcément responsable, souligne Issam Younis, directeur du centre des droits de l'homme Al-Mezan, car il aurait pu empêcher une telle décision." "Gaza, estime-t-il, connaît une poussée vers l'islamisation. Or, pour un mouvement qui cherche à gagner en légitimité, y compris internationale, la décision d'Al-Aqsa est contre-productive."

S'agit-il d'un autre ballon d'essai ? Le Hamas n'est en effet pas toujours victorieux dans ses tentatives d'imposer une islamisation dans la bande de Gaza. Certes, dans le centre-ville, le nombre de femmes portant un niqab (voile qui ne laisse apparaître que les yeux) s'est accru. Le docteur Neamat Shaban Alwan en convient, tout en assurant que "ce n'est pas imposé, sauf par certains maris". D'autres exemples montrent que, tout en étant bien plus conservatrice qu'en Cisjordanie, la société gazaouie est capable de se défendre contre une islamisation forcée voulue par les courants salafistes et une partie des cadres du Hamas.

 ANNULATION DU MARATHON DE GAZA

La police des mœurs a cessé d'interpeller les couples pour leur demander un certificat de mariage et il y a des endroits semi-publics où les femmes osent fumer le narguilé. De même, ne faut-il pas surinterpréter la décision du Hamas d'interdire aux femmes de participer au marathon de Gaza, incitant l'Agence d'aide aux réfugiés palestiniens des Nations unies (UNRWA) à l'annuler mardi 5 mars.
 

"Le marathon de 2012, auquel ont pu participer des étrangères en short, a pu légitimement choquer une partie de l'assistance. C'est aussi une question culturelle", avance un responsable de l'ONU. La répression du Hamas apparaît ainsi en demi-teinte : elle s'exerce sans merci vis-à-vis des journalistes qui s'aventurent sur le terrain politique, mais un semblant d'assouplissement est perceptible dans d'autres domaines.

Majda El-Belbissy, l'une des responsables de l'Association des femmes créatives, en témoigne. Depuis deux ans, tous les mardis, plusieurs dizaines de femmes manifestent sur la place du soldat inconnu en faveur de la réconciliation palestinienne, des droits de l'homme, de ceux des femmes. Et, depuis quelques temps, le Hamas laisse faire. "Nous n'avons pas de but politique, donc nous ne représentons pas une menace pour le gouvernement. Nous voulons élever le niveau de conscience culturelle des femmes, les aider à se prendre en charge", explique Majda. "Dans ce combat, ajoute-t-elle, l'ennemi, c'est le regard des hommes."

Mme Haron partage ce diagnostic. Elle cite les réformes "féministes" du gouvernement du Hamas, comme l'ouverture il y a trois ans d'une maison d'accueil pour des femmes battues par leurs maris, et la décision de confier définitivement aux femmes divorcées la garde de leurs enfants. "Vous voyez bien, insiste-t-elle, que notre modèle islamique est modéré !"



http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/03/12/l-islamisation-de-gaza-se-heurte-a-la-resistance-de-la-population_1846727_3218.html
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 00:35

Iraq war: six lessons we still need to learn

The mistakes made in Iraq should inform any future foreign intervention and teach us about the limitations of power

 

 

Emma Sky
guardian.co.uk
, Monday 11 March 2013 19.00 GMT 



There is a temptation to draw a line under the Iraq war and to write it off as a regrettable occurrence, best consigned to history. But there is much we can learn from the experience about the challenges facing countries in transition, the limitations of our power and the unintended consequences of foreign intervention.

Lesson one: interventions require legitimacy

While the rationale for intervening will always be based on an interpretation of national interests, the levels of local, regional and international support will influence its chance of success. The legitimacy of the Iraq intervention was disputed from the outset and can only be understood against the backdrop of 9/11 and American fear of a further attack on the homeland.

Lesson two: interventions need to have limited, clear and realistic goals – and be well resourced

After the failure to find weapons of mass destruction in Iraq, the rationale for the war shifted from regime change to the grandiose scheme of implanting democracy. There was always a mismatch between goals, plans, organisation and resources.

Lesson three: the collapse of the state leads to communal violence

In any society, it is the state that provides the framework in which different communities co-exist and compete. The challenge is how to purge a regime of its worst elements while at the same time maintaining the state. The decisions taken by the US-UK coalition to formally occupy the country (without enough forces), dismiss the Iraqi security forces (rather than recall them) and implement deep de-Ba'athification (rather than only remove those who had committed crimes against the Iraqi people) led to the collapse of the state and communal violence.

Lesson four: an inclusive elite agreement is critical to gain widespread support for the new order

The elite pact cobbled together in Iraq essentially ensured Shia Islamist domination, supported by Kurdish nationalists. It was heavily weighted towards exiles who had opposed Saddam and who used their relationship with the coalition to exclude key sections of society who had remained in Iraq all along. The road map for transition, therefore, was rejected by those barred from the new order – it led not to stability but to greater violence.

Lesson five: elections do not necessarily bestow legitimacy on the new order

While the 2005 elections were heralded as an important marker on the road to democracy, they actually served to exacerbate inter-communal tensions in Iraq as politicians increasingly used sectarianism to mobilise support. The new elites were more focused on capturing power than on delivering services to the people. Electoral systems are not neutral and the way in which they are designed can affect relations between and among communities. While the first election brings new elites to power, it is the second election that determines how these elites will yield power. It defines whether the new order will be one in which power will be shared or transferred peacefully and democratic bodies strengthened – or whether the state will be captured and institutions subverted to the will of the new autocratic rulers.

Lesson six: interventions inevitably have unintended consequences

The intervention in Iraq led to civil war and the deaths of over 100,000 Iraqis. It turned the country into a battlefield of regional powers, rather than a buffer. The weakness of the new Iraq has helped enable the resurgence of Iran, setting off a regional power struggle between Saudi Arabia and Turkey on one side and Iran on the other – with tragic consequences in Syria.

There is a risk that we will take the wrong lessons from Iraq. Billions of American and British taxpayers' money was spent on "nation building" in Iraq with unimpressive results as the "new order" remained highly contested. We put insufficient effort into brokering national-level reconciliation between Iraq's elites and into ensuring checks and balances on the power of the executive. And we wasted energies on initiatives that were neither critical nor sustainable.

The Iraq we left behind is drifting towards authoritarianism and disintegration – rather than towards democracy. Some officials continue to place all the blame for Iraq's woes on "ancient hatreds" between the different communities – or to blame al-Qaida and Iran. Saddam's violent rule certainly had created "modern" hatreds among communities that had lived together, mostly peacefully, for centuries – but inter-marriage between Sunni and Shia people remained common and so did a sense of Iraqi identity, at least among the Arab population.

Al-Qaida and Iran definitely exacerbated the violence in Iraq – but were not the cause of the civil war.

Likewise, there is little reflection on the impact of past policies: our unwillingness to protect the Shia from Saddam's vengeful slaughter after their uprising in 1991; and a decade of sanctions which led to the deaths of tens of thousands of Iraqi children, destroyed the middle class and yet strengthened the grip of the regime over society.

If we internalise the right lessons from Iraq, we will develop a better match between our national interests and our capabilities. If we do not do so, we may well be destined to make wrong assumptions when we consider how to respond to increasing instability in the Middle East.



http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2013/mar/11/iraq-war-lessons-intervention

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