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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 08:06
Une ville norvégienne vote en faveur du boycott des marchandises des colonies israéliennes
 
 
 

La troisième plus grande ville de Norvège s’est prononcée pour le boycott de tous les biens et services produits dans les colonies israéliennes illégales situées dans les colonies israéliennes illégales situées dans les territoires palestiniens occupés.

Middle East Monitor, dimanche 20 novembre 2016

 

 

 

Le Conseil Municipal de Trondheim a approuvé la motion, dans une résolution qui constate comment “les colonies illégales se développent, la construction du mur continue, les Palestiniens sont soumis à un harcèlement quotidien et font face à d’importants obstacles dans leur vie quotidienne.”

La résolution a ajouté : “Ceci est une politique que la Municipalité de Trondheim ne peut pas appuyer. Pour cette raison la municipalité s’interdira d’acheter des biens ou des services produits dans les territoires occupés.”

Selon les rapports : “le conseil municipal demande aussi aux habitants de la troisième plus grande ville de Norvège de boycotter eux mêmes les biens et services des colonies.”

La résolution sur le boycott a été soutenue par les Travaillistes, la Gauche Socialiste, le Parti rouge et Vert, et elle a été combattue par les Conservateurs, les Chrétiens Démocrates, le Parti du Progrès, le Parti du Centre et le Parti des Retraités.

Traduit de l’anglais par Y. Jardin du GT de l’AFPS pour les prisonniers

 

http://www.france-palestine.org/Une-ville-norvegienne-vote-en-faveur-du-boycott-des-marchandises-des-colonies

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:51
Norwegian city votes to boycott Israeli settlement goods
 
 
 
 
 
Norway’s third largest city Trondheim Norway [Beagle84/Wikipeida]
 
Norway’s third largest city Trondheim Norway [Beagle84/Wikipeida]
 
 
 

Norway’s third largest city has voted to boycott all goods and services produced in illegal Israeli settlements located in the occupied Palestinian territories.

Trondheim City Council approved the motion yesterday, in a resolution that states how “illegal settlements are expanding, the construction of the wall continues, Palestinians are subjected to daily harassment and face major obstacles in their daily lives.”

The resolution added: “This is a policy that Trondheim Municipality cannot support. The municipality will therefore refrain from purchasing goods and services produced in the occupied territories.”

According to reports: “The city council is also asking residents of Norway’s third largest city to personally boycott settlement goods and services.”

The boycott resolution was supported by the Labour, Socialist Left, Green and the Red party, it was opposed by the Conservatives, Christian Democratic, Progress, Centre Party and the Pensioner’s Party.

 

https://www.middleeastmonitor.com/20161118-norwegian-city-votes-to-boycott-israeli-settlement-goods/

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:48

Les Palestiniens vent debout contre la loi israélienne voulant interdire l'appel à la prière notamment à Jérusalem

Publication:                    
       

                                        

 
Les Palestiniens étaient ce 18 novembre au rendez-vous d'un large mouvement de résistance d'un nouveau genre. Pour la première fois depuis l'occupation, le colonisateur décide d'interdire l'appel à la prière dans les mosquées et de faire taire les minarets.

Le texte sur les appels à la prière s’appliquerait, selon le projet de loi qui sera voté demain, aux mosquées en "Israël" ainsi que dans les Territoires qu’Israël a annexés, c’est-à-dire le Golan syrien et Jérusalem-Est, palestinienne.

Vent debout contre cette énième provocation touchant le culte de la majorité des Palestiniens, les habitants d'Al Quds (Jérusalem) sur lesquels s'appliquera également cette loi, ont décidé de faire entendre l'appel de al adhan depuis les toits de leurs maisons.

Lors du sermon du vendredi (Khutba), Cheikh Mohamed Hussein a attaqué le maire Nir Barkat pour avoir demandé à la police israélienne d'appliquer une loi contre le soi-disant "bruit insupportable" de l’appel à la prière dans les mosquées situées à Jérusalem occupée.

"Les échos de l'appel à la prière seront entendus dans la mosquée Al-Aqsa et toutes les autres mosquées dans et autour de Jérusalem occupée", a déclaré le Cheikh Hussein. "Ceux qui sont gênés doivent quitter les territoires occupés."

Un slogan repris par la députée arabe Hanine Al Zoabi. "Ceux que al adhan gêne n'ont qu'à rentrer en Europe" dit-elle en réponse à cette nouvelle loi. Une réponse relayée par les réseaux sociaux via le # les minarets ne se tairont pas (#لن تسكت المآذن)

Dans sa ville, Nazareth (Al Nasira), la plus grande ville arabe des territoires occupés, le vote de dimanche est considéré comme "la preuve que les milieux fascistes et racistes ont eu la haute main sur les décisions". Aussi, l'appel à la prière a été tout bonnement effectué à partir de clochers des églises.

La proposition de loi pour faire taire l'appel à la prière dans le mosquées a soulevé l'ire des arabes palestiniens y compris ceux qui sont membre du parlement israélien. Révoltés par cette énième atteinte à leur identité, certains d'entre eux, ont défié les membres de la Knesset en appelant à la prière depuis la tribune où il défendait le droit des Palestiniens à pratiquer librement leur culte.

Pour les partisans du texte, les cinq appels quotidiens à la prière du muezzin ne prennent pas en compte la qualité de vie! Un non-sens pour les Arabes israéliens qui sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création de l'Etat hébreu en 1948.

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:42

Casse-tête américain à Mossoul

 

 

Après avoir longtemps hésité, Washington a finalement donné son feu vert à une reprise de la grande ville du Nord par l’armée irakienne et ses alliés.

 

 

 

 
JPEG - 32.8 ko
 
Jaber Al Azmeh. — « The Creation of Freedom » (La Création de la liberté), de la série « Wounds » (Blessures), 2012

«LIrak ne renaîtra que lorsque Mossoul sera libérée. Nous devons nous hâter d’atteindre cet objectif. » Ainsi parlait le premier ministre Haïdar Al-Abadi en septembre 2014, après avoir obtenu le vote de confiance du Parlement irakien pour former un gouvernement d’unité visant à défaire l’Organisation de l’État islamique (OEI). De report en report, il aura donc fallu attendre plus de deux ans pour qu’il annonce le lancement de l’« attaque victorieuse » visant à déloger l’OEI de la ville tombée entre ses mains en juin 2014. Aux États-Unis, M. Barack Obama a salué un « pas décisif vers la destruction totale » des forces djihadistes et estimé lui aussi que la reprise de Mossoul permettrait à l’Irak de retrouver sa cohésion. Une cohésion mise à mal, faut-il encore le rappeler, par une guerre (1991), une décennie d’embargo (1990-2003), puis par une invasion et une occupation militaire américaine (mars 2003 - décembre 2011).

Le discours volontariste du président américain cache mal de multiples inquiétudes quant à l’évolution de la situation dans la province de Ninive. Les stratèges du Pentagone doutent de la capacité de l’armée irakienne à l’emporter rapidement. Ils n’ont pas oublié qu’en 2014 ses troupes, nettement supérieures en nombre, s’étaient retirées de la ville sans combattre, en abandonnant leur armement lourd aux mains des djihadistes.

Ces deux dernières années, les États-Unis ont aidé Bagdad à accélérer la réorganisation de l’armée, avec la constitution d’unités spéciales entraînées aux combats urbains. M. Al-Abadi assure que le nécessaire a été fait en matière de formation et que l’armée irakienne veut sa revanche. Par prudence, M. Obama a prévenu que la bataille serait « difficile et marquée par des avancées et des revers ». Il y va de la réussite de son diptyque stratégique : pas de présence au sol autre que celle des conseillers et formateurs, mais un usage intensif de l’aviation pour affaiblir l’ennemi djihadiste et cibler sa chaîne de commandement. De fait, les opérations (...)

Taille de l’article complet : 1 344 mots.

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Akram Belkaïd

Journaliste.

(1) « Russia accuses US-lead coalition of “war crimes” in Iraq », Agence France-Presse, 22 octobre 2016

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/BELKAID/56793

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:39

Trump presidency bodes ill for Israel-Palestine peace process

 

With president-elect likely to be either maximalist pro-Israel or isolationist, the question is whether stagnant process can survive

 

As Donald Trump continues to ponder his choice for secretary of state, and other key foreign policy positions, one thing seems clear: the impact on the peace process between Israelis and Palestinians is likely to be serious and retrograde.

The question now is whether the moribund process, which has weathered presidents both Republican and Democrat since it was sealed in 1993 with the aim of securing a two-state solution, can survive the Trump era at all.

The signs are not encouraging. Israel’s far right has greeted Trump’s success with ecstasy, hailing his promises to recognise Jerusalem as the country’s capital and move the US embassy to the city, as well as suggestions from his team he would not stand in the way of Israeli settlement construction.

The frontrunners for the secretary of state nomination – Rudy Giuliani and John Bolton – have both been vocal opponents of the idea of a Palestinian state.

Trump’s own pronouncements have swerved wildly between suggesting he would be “neutral” on the question, promising to be Israel’s “best friend”, and even suggesting he could secure the best peace deal ever.

Meanwhile his advisers have fuelled a sense of deep confusion by making a series of highly contradictory statements.

What is clear, for all the muddle, is that the centre of gravity in US thinking is lurching from the two-state solution as it has been understood by US politicians and diplomats for more than 20 years seemingly towards one of two extremes: a maximalist pro-Israel administration or, equally risky, a minimalist and disconnected isolationist position.

The dangers of the latter approach were summed up most tellingly in a leaked paper drawn up by two officials at Israel’s ministry of foreign affairs.

They paint a picture of Trump’s possible Middle East policy as incoherent, unsettled, and transactional.

“The diplomatic process between Israel and the Palestinians will not be a top priority for the Trump administration and it’s reasonable to assume this topic will also be influenced by the staff surrounding him and developments in the field,” they wrote last week. “Trump’s declarations do not necessarily point to a coherent policy on this issue.

“As part of his minimal interest in foreign affairs, Trump doesn’t see the Middle East as a good investment and it’s reasonable to assume he will seek to reduce American involvement in the region.”

The officials are not the only ones to see the risk of Trump’s transactional terms. Some anonymous Israeli officials have warned that the new president might view the peace process “only in terms as currency to pay for things in other fields – for example, in dealing with Russia”.

Beyond lies a more existential question that has been picked up on by several Israeli commentators, among them Ben Caspit in Ma’ariv: whether Trump – beyond his instinctive isolationism – even cares about the issue. “The truth is,” wrote Caspit in the aftermath of Trump’s victory, “he is not even a Republican. Trump is Trump.

“People who have worked with him for years have a sense that he does not particularly like Jews or Israelis. In his genes, he does not have everything that every American politician (including Hillary) has: a deep, automatic commitment to Israel, in any situation and in any weather.”

Another who has cautioned the Israeli right against prematurely celebrating has been the former Obama envoy Martin Indyk, who told Israeli radio: “Trump’s position on Israel is quite unclear. He has said different things to different audiences. I would not depend on a real estate lawyer who works for Trump as necessarily the person who will decide these things.”

That “lawyer” is in fact a pair of them who work for Trump’s business and have advised him on the Middle East: David Friedman and Jason Greenblatt. They represent the more maximalist position that was seized on last week and celebrated by Israel’s pro-settler parties.

They have both said that Trump does not believe Israeli settlements should be condemned as an “obstacle to peace”.

Giuliani’s hostile view on the Palestinian question has been as public as it has been consistent. Along with his bitter opposition to the Iran nuclear deal it constitutes one of his most identifiable international policy positions.

“Somebody has to question why are we creating a Palestinian state that’s going to be another terrorist state,” he said in 2011, welcoming comments by Newt Gingrich that the Palestinians were an “invented people".

“Put Israel aside for a minute. Is it in the interest of the United States of merica o create another state where they’re going to be training people to come over here and blow us up? Of course it isn’t.”

Bolton’s stated views do not breach this rightwing consensus. He has suggested the two-state solution is not viable, instead proposing a “three-state solution” that would dump much Palestinian territory on Egypt and Jordan – willing or not.

The maximalist and minimalist positions carry the same inherent risk: that they will push Israel’s most rightwing government even further towards the far-right pro-settlement positions held by the likes of Naftali Bennett’s Jewish Home party.           

“Trump’s victory offers Israel a tremendous opportunity to announce that it changes its mind regarding establishing a state of Palestine in the heart of our country,” said Bennett in the immediate aftermath of Trump’s election. “The era of the Palestinian state is over.”

Bennett and likeminded ministers have been as good as their word, pushing new legislation to legalise illegal settlement outposts over even the objections of Israel’s rightwing prime minister, Benjamin Netanyahu. All of this is deeply alarming Palestinian officials.

“There is a feeling of despair,” said one official privately, countering official sentiments of watch and see, adding that whoever Trump selected for secretary of state – and other key foreign policy positions – would be crucial.

“In many ways it is too early to know what it means. Our feeling is Trump doesn’t have an opinion. The first time he spoke on the issue he said the US should be neutral. But if he appoints John Bolton, Rudy Giuliani or Newt Gringrich to secretary of state that would be a disaster for Palestine.”

 

https://www.theguardian.com/world/2016/nov/17/trump-presidency-bodes-ill-for-israel-palestine-peace-process

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 11:31

Palestine. L’accord UE-Israël suscite la controverse

Stéphane Aubouard
Vendredi, 18 Novembre, 2016

 

Aux abords de la colonie d’Ariel (Cisjordanie), la branche israélienne du parti républicain fait campagne pour donald trump. Photo : Reuters
 

 

L'élection de Donald Trump, proche de Nétanyahou, fait craindre un durcissement du conflit dans les territoires occupés. Des collectifs pro-palestiniens demandent à Bruxelles de faire pression sur Tel-Aviv.

«Je suis un grand fan d'Israël (...). Il n'y a personne comme Nétanyahou. C'est un gagnant (...). Votez pour Benyamin, un dirigeant génial pour Israël ! » Ces quelques mots de Donald Trump, enregistrés en 2013 dans une vidéo de soutien au premier ministre israélien, alors en pleine campagne des législatives, résonnent comme un écho obscur à quelques semaines de l'intronisation du futur président républicain. D'autant plus obscur que le candidat Trump a réaffirmé pendant sa campagne ses sentiments brûlants à l'égard du chef du Likoud, promettant qu'une fois au pouvoir les États-Unis cesseraient de considérer le choix de deux États distincts comme possible résolution du conflit israélopalestinien. Tout à sa joie, Benyamin Nétanyahou ne s'est pas fait prier pour rendre la monnaie de sa pièce à son ami et futur hôte de la Maison-Blanche en lui affirmant à son tour qu'il n'aurait pas de meilleur allié qu'Israël dans la région.

Un mariage consanguin entre deux extrêmes qui a de quoi alerter et inquiéter les défenseurs d'un État palestinien. C'est pourquoi le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (Cnidpi), constitué de 52 associations et organisations, et le collectif Trop c'est trop!, pour les droits des Palestiniens ­ avec le soutien de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ­ étaient réunis mercredi matin à l'Assemblée nationale, en présence de députés français et européens, à l'occasion du lancement de leur nouvelle campagne « Pour la suspension de l'accord d'association Union européenne-Israël ».

 

EN 2015, ISRAËL A EXPORTÉ POUR 19 MILLIARDS D'EUROS DE MARCHANDISES VERS L'UE, SOIT LE TIERS DU TOTAL DE SES EXPORTATIONS DANS LE MONDE.

 

Opacité des échanges

Signé en 1995 dans le cadre des accords euro-méditerranéens (Euromed) et entré en vigueur en 2000, ce pacte avait entraîné une totale détaxation des produits exportés par Israël vers les États de l'UE, à l'exclusion des produits venant des territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Mais l'interdiction s'est révélée plus théorique que réelle, l'opacité des échanges se nourrissant de l'insuffisance des mécanismes de vérification au sein de l'UE. Une longue campagne de pressions, menée notamment par le Cnpjdpi, a néanmoins abouti l'an dernier à ce que Bruxelles impose à Israël l'étiquetage de ses produits. Une victoire qui, pour Taoufiq Tahani, président de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS), ne suffit plus. L'arrivée de Trump au pouvoir et la perspective d'un durcissement des politiques de colonisation par Israël appellent un changement de braquet: « Il faut maintenant que Bruxelles suspende purement et simplement l'accord d'association UE-Israël, explique le militant. Il faut peser sur Israël. Mais l'Europe va-t-elle continuer à traiter avec un pays qui ne respecte pas les principes revendiqués par l'UE sur le respect les droits de l'homme stipulé dans l'article 2 de cet accord ? »

Question embarrassante posée à une Europe de nouveau travaillée par des extrêmes droites agressives, et ne pouvant se soustraire à sa responsabilité historique et politique dans le conflit.

En suspendant cet accord, l'Union européenne mettrait en oeuvre ce qu'elle a déjà fait auparavant dans d'autres circonstances. Avec le Sri Lanka, Bruxelles n'avait pas hésité à suspendre ses accords de préférence généralisée en raison de violations des droits de l'homme.

Ce qui fut possible avec Colombo peut l'être avec Tel-Aviv. L'article 79 de l'accord d'association stipule une suspension possible « si une partie considère que l'autre ne satisfait pas une obligation découlant du présent accord »... Dont acte.

 

 
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http://www.humanite.fr/palestine-laccord-ue-israel-suscite-la-controverse-626426

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 11:23

La Knesset vote la légalisation des avant-postes en Cisjordanie

 
 
 

L’adoption par le Parlement israélien d’un projet de loi de l’extrême droite, en lecture préliminaire, embarrasse le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

                

 

La Knesset vote la légalisation des avant-postes en Cisjordanie

L’adoption par le Parlement israélien d’un projet de loi de l’extrême droite, en lecture préliminaire, embarrasse le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Piotr Smolar, Le Monde, vendredi 18 novembre 2016

 

 

 

Une victoire pour l’extrême droite et les colons, une humiliation pour le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et une rupture symbolique majeure. Tels sont les trois enseignements de l’adoption en séance préliminaire à la Knesset, mercredi 16 novembre, d’un projet de loi – sous trois versions sensiblement différentes – légalisant tous les avant-postes juifs en Cisjordanie.

Il s’agit d’une centaine de petites communautés juives apparues depuis vingt ans sur des collines en Cisjordanie, au mépris non seulement du droit international, mais de la loi israélienne. Un tiers de ces avant-postes ont déjà été légalisés, au cas par cas. Pour la première fois, une majorité de députés se sont engagés à blanchir l’expropriation de terres palestiniennes, au mépris des droits de leurs propriétaires, qui se verraient offrir une compensation financière.

« C’est la première fois que la Knesset passe une loi sur les terres palestiniennes, équivalente à une annexion et à une extension de souveraineté pour les députés, au détriment de l’armée qui contrôle la Cisjordanie », résume Gilad Grossman, porte-parole de l’ONG israélienne Yesh Din, qui défend les droits des Palestiniens.

Instabilité explosive

Ce projet de loi, « contraire au droit international, aux valeurs juives et au bon sens élémentaire », selon l’ONG La Paix maintenant, est poussé par le parti extrémiste le Foyer juif, du ministre de l’éducation, Naftali Bennett, ainsi que par les députés du Likoud, la formation de M. Nétanyahou. La fébrilité des élus est due à une échéance imminente : l’évacuation de l’avant-poste d’Amona, près de la colonie d’Ofra, exigée par la justice d’ici au 25 décembre. Amona est devenu un nœud inextricable, menaçant la cohésion de la majorité.

Le chef du gouvernement a essayé d’empêcher, sans succès, l’adoption du projet en conseil des ministres, le 13 novembre. Cette étape franchie impose aux partis appartenant à la coalition une discipline de vote à la Knesset, selon l’usage. Naftali Bennett a prévenu : un manquement à cette règle signifierait la fin de toute discipline automatique dans les débats parlementaires futurs, garantissant une instabilité explosive, voire la fin de la coalition.

Face à cette menace, et la peur de s’aliéner le soutien de l’électorat des colons, M. Nétanyahou a dû assister, impuissant, à l’adoption du texte. Celui-ci devra encore subir trois lectures à la Knesset avant sa validation définitive. Il reste donc de la place pour des manœuvres dilatoires.

Mais le vote de mercredi représente un coup de tonnerre politique, une semaine après la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis. C’est comme si une nouvelle digue cédait devant l’ambition suprême de la droite nationale religieuse : l’annexion intégrale de 60 % de la Cisjordanie, la fameuse zone C, et la fin définitive du projet d’Etat palestinien. Le ministre des finances, Moshe Kahlon, chef du parti Kulanu (centre droit), a finalement décidé de voter en faveur du texte, après des tractations tendues dans les couloirs de la Knesset. « Si [le projet de loi] portait atteinte à la Cour suprême à toute étape du processus législatif, Kulanu s’y opposerait », a annoncé Moshe Kahlon, qui a besoin du soutien du Foyer juif pour l’adoption du budget. En d’autres termes, le parti de centre droit souhaite éviter un affrontement ouvert entre les pouvoirs législatif et judiciaire.

Il est pourtant clair, d’ores et déjà, que le texte représente un défi à la Cour suprême. Le procureur général, Avichai Mendelblit, a averti qu’il ne le défendrait pas. La censure de la Cour suprême semble actée d’avance, selon les observateurs. Le chef du groupe Yesh Atid (centre droit) à la Knesset, Ofer Shelah, dont le parti n’appartient pas à la coalition, assure ainsi : « Ceux qui ont proposé le texte veulent qu’il soit annulé par la Cour suprême, pour pouvoir encore une fois la mettre en accusation et affaiblir encore davantage les fondements démocratiques. »

Le mystère Trump

De son côté, le ministre de la défense, Avigdor Lieberman, qui s’est opposé au projet de loi avant le conseil des ministres, a défendu mercredi un troc avec la future administration Trump : obtenir la reconnaissance officielle par Washington de la souveraineté israélienne sur les grands blocs de colonies (Ariel, Goush Etzion, Maale Adumim) et s’engager, en échange, à ne plus construire en dehors de leur périmètre.

L’empressement de l’extrême droite à la Knesset sera-t-il déjoué ? Une ouverture s’est présentée en raison du flottement à Washington après l’élection présidentielle, alors que les intentions de Donald Trump au Proche-Orient demeurent un mystère. Et puis, il y a le problème Amona. Le temps manque. L’évacuation du plus célèbre des avant-postes, où vivent 40 familles, est programmée d’ici au 25 décembre en vertu d’une décision de justice datant de décembre 2014. Depuis, Benyamin Nétanyahou n’a fait que reporter l’échéance, pour ne se mettre personne à dos : ni l’Union européenne et les Etats-Unis, vigilants sur l’extension des colonies, ni les colons eux-mêmes.

Naftali Bennett somme à présent le chef du gouvernement de choisir son camp. En ne bloquant pas le projet de loi au niveau du comité ministériel, M. Nétanyahou a commencé à le faire.

  

 


http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/11/16/la-knesset-vote-la-legalisation-des-avant-postes-en-cisjordanie_5032235_3218.html#P2wUFcxOFRfiKU6d.99

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 11:21

With Trump USA, big troubles ahead for ‘Brand Israel’

#USA2016
 
 

Trump's ascendance to the presidency could undo Israel's false international image of a multicultural, tolerant state

The warm congratulations extended by Israeli politicians to Donald Trump after his election victory was unsurprising. Benjamin Netanyahu’s government is a coalition of right-to-far-right parties, including ministers with a penchant for authoritarian, nationalist legislation, and anti-Palestinian, Islamophobic rhetoric.

Even Israel’s largest opposition group – the Labor party-dominated Zionist Camp – represents a kind of politics that similarly resonates with Trump-ism; Isaac Herzog, remember, is a fervent supporter of racial separation and walls, and a passionate opponent of having a non-Jew for prime minister.

This, however, is not the image Israel likes to present to the world – and it’s the polar opposite of the ‘brand Israel’ promoted in Britain and North America by Israeli diplomats and pro-Israel lobby groups. This imaginary ‘Israel’ is a land of multicultural cuisine and tolerance, a vibrant democracy desperate to make peace with stubborn, recalcitrant Palestinians.

This project to ensure Israel is not associated with decades-long military occupation, apartheid, and military brutality has always been a tall order. The election of Trump could signal its final demise.

Trump's stances akin to mainstream Israel

First, because the glee with which Trump’s victory was greeted by Israeli ministers will not have gone unnoticed – nor the reasons for their contentment.

Education minister Naftali Bennett declared that “the era of a Palestinian state is over”. A settlement construction spree is expected. Justice minister Ayelet Shaked expressed hope that Trump will move the US embassy to Jerusalem.

Responding to the US election result, Westminster lobby group Labour Friends of Israel struggled to contain its gloom: its members should be “disheartened” but “not despair”, it said.

They know as well as anyone else that the tough task of portraying an Israeli government dominated by the pro-settler, far-right as a "partner for peace" is about to get a whole lot tougher.

Second, many will make the comparison – if they haven’t already done so – between Trump’s brand of racist, ethno-nationalist, security-state politics and what has long been the mainstream in Israel.

We must show liberals that what disgusts them about Trump is what has characterised and shaped Israeli political culture and government policies for decades – not only in recent years.

Deal with the devil

Third, Trump’s victory is likely to widen existing fractures among supporters of Israel, especially in the American Jewish community, and see a growth in those drawn into Palestine solidarity activism.

The divisions have emerged immediately, with the appointment by Trump of white supremacist, "alt-right" media figure Steve Bannon as chief White House adviser.

As Politico reported, “key members of Washington’s pro-Israel community, along with Israeli government officials, are avoiding criticism of the controversial Donald Trump adviser Steve Bannon,” on the basis that Trump is expected to be “a strong defender of Israel”.

Chronicling the context to all of this in 972mag, Edo Konrad described a “tradeoff” by “the right-wing Jewish establishment in America”: “incur anti-Semitic politicians and attacks in exchange for a president who will come down on Muslims, back reactionary policies on immigrants, and blindly support Israel”.

Konrad noted that “the same logic…undergirds the thinking of Israeli politicians who back far-right European politicians such as Marine Le Pen, Geert Wilder, and Heinz-Christian Strache: we will politely ignore their Nazi pasts, pesky anti-Semitic cartoons, and outright incitement — as long as they continue to back the Jewish state. This is what a deal with the devil looks like”.

Toxic nexus

A Trump administration is going to put an unprecedented spotlight on that toxic nexus of white supremacists and Islamophobes who are also fervent supporters of Israel.

As an article in The Forward put it: “Just as the US starts mimicking Israel, most Jews have become deeply uncomfortable.”

Meanwhile, many of those who have repeatedly equated anti-Zionism with anti-Semitism, or similarly smeared solidarity with the Palestinians in the form of boycotts, are silent now that Trump has brought real anti-Semitism and white supremacism into the highest corridors of power.

The contrast is as illuminating as it is damning. Alan Dershowitz, for example, has defended Bannon in unintentionally hilarious fashion, complaining that it is not legitimate to call someone an anti-Semite just because you disagree with their policies.

Desmond Tutu and Jimmy Carter might like to take that up with him.

Public hypocrisy

None of this is new. Back in 2009, the editor of the Jewish Chronicle, Stephen Pollard, defended right-wing Polish politician Michal Kaminski from claims of anti-Semitism on the basis of his support for Israel.  

This, of course, was the same man who declared in 2000, “we want Poland for the Poles”, and who opposed a public apology by the Polish president for a 1941 massacre of Jews.

As one piece put it this week: “According to this logic, as long as you support certain policies of the current Israeli government, it’s okay to pal around with people who hate Jews”.

But a Jew who opposes Israeli government policies? “That will earn you the title of anti-Semite.”

This very public hypocrisy, combined with the growing influence of those who “hate Jews but love the Jewish state”, and an Israeli government that was already accelerating policies of colonisation and displacement before Trump’s victory, spells big trouble ahead for ‘brand Israel’.

Ben White is the author of  Israeli Apartheid: A Beginner’s Guide and Palestinians in Israel: Segregation, Discrimination and Democracy. He is a writer for Middle East Monitor, and his articles have been published by Al Jazeera, al-Araby, Huffington Post, The Electronic Intifada, The Guardian’s Comment is free, and more. 

The views expressed in this article belong to the author and do not necessarily reflect the editorial policy of Middle East Eye.

Photo: People walk past signs bearing the name of US President-elect Republican Donald Trump in Tel Aviv, Israel, 14 November, 2016

 

http://www.middleeasteye.net/columns/trump-usa-big-troubles-ahead-brand-israel-2117966523

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 11:19

With Trump USA, big troubles ahead for ‘Brand Israel’

#USA2016
 
 

Trump's ascendance to the presidency could undo Israel's false international image of a multicultural, tolerant state

The warm congratulations extended by Israeli politicians to Donald Trump after his election victory was unsurprising. Benjamin Netanyahu’s government is a coalition of right-to-far-right parties, including ministers with a penchant for authoritarian, nationalist legislation, and anti-Palestinian, Islamophobic rhetoric.

Even Israel’s largest opposition group – the Labor party-dominated Zionist Camp – represents a kind of politics that similarly resonates with Trump-ism; Isaac Herzog, remember, is a fervent supporter of racial separation and walls, and a passionate opponent of having a non-Jew for prime minister.

This, however, is not the image Israel likes to present to the world – and it’s the polar opposite of the ‘brand Israel’ promoted in Britain and North America by Israeli diplomats and pro-Israel lobby groups. This imaginary ‘Israel’ is a land of multicultural cuisine and tolerance, a vibrant democracy desperate to make peace with stubborn, recalcitrant Palestinians.

This project to ensure Israel is not associated with decades-long military occupation, apartheid, and military brutality has always been a tall order. The election of Trump could signal its final demise.

Trump's stances akin to mainstream Israel

First, because the glee with which Trump’s victory was greeted by Israeli ministers will not have gone unnoticed – nor the reasons for their contentment.

Education minister Naftali Bennett declared that “the era of a Palestinian state is over”. A settlement construction spree is expected. Justice minister Ayelet Shaked expressed hope that Trump will move the US embassy to Jerusalem.

Responding to the US election result, Westminster lobby group Labour Friends of Israel struggled to contain its gloom: its members should be “disheartened” but “not despair”, it said.

They know as well as anyone else that the tough task of portraying an Israeli government dominated by the pro-settler, far-right as a "partner for peace" is about to get a whole lot tougher.

Second, many will make the comparison – if they haven’t already done so – between Trump’s brand of racist, ethno-nationalist, security-state politics and what has long been the mainstream in Israel.

We must show liberals that what disgusts them about Trump is what has characterised and shaped Israeli political culture and government policies for decades – not only in recent years.

Deal with the devil

Third, Trump’s victory is likely to widen existing fractures among supporters of Israel, especially in the American Jewish community, and see a growth in those drawn into Palestine solidarity activism.

The divisions have emerged immediately, with the appointment by Trump of white supremacist, "alt-right" media figure Steve Bannon as chief White House adviser.

As Politico reported, “key members of Washington’s pro-Israel community, along with Israeli government officials, are avoiding criticism of the controversial Donald Trump adviser Steve Bannon,” on the basis that Trump is expected to be “a strong defender of Israel”.

Chronicling the context to all of this in 972mag, Edo Konrad described a “tradeoff” by “the right-wing Jewish establishment in America”: “incur anti-Semitic politicians and attacks in exchange for a president who will come down on Muslims, back reactionary policies on immigrants, and blindly support Israel”.

Konrad noted that “the same logic…undergirds the thinking of Israeli politicians who back far-right European politicians such as Marine Le Pen, Geert Wilder, and Heinz-Christian Strache: we will politely ignore their Nazi pasts, pesky anti-Semitic cartoons, and outright incitement — as long as they continue to back the Jewish state. This is what a deal with the devil looks like”.

Toxic nexus

A Trump administration is going to put an unprecedented spotlight on that toxic nexus of white supremacists and Islamophobes who are also fervent supporters of Israel.

As an article in The Forward put it: “Just as the US starts mimicking Israel, most Jews have become deeply uncomfortable.”

Meanwhile, many of those who have repeatedly equated anti-Zionism with anti-Semitism, or similarly smeared solidarity with the Palestinians in the form of boycotts, are silent now that Trump has brought real anti-Semitism and white supremacism into the highest corridors of power.

The contrast is as illuminating as it is damning. Alan Dershowitz, for example, has defended Bannon in unintentionally hilarious fashion, complaining that it is not legitimate to call someone an anti-Semite just because you disagree with their policies.

Desmond Tutu and Jimmy Carter might like to take that up with him.

Public hypocrisy

None of this is new. Back in 2009, the editor of the Jewish Chronicle, Stephen Pollard, defended right-wing Polish politician Michal Kaminski from claims of anti-Semitism on the basis of his support for Israel.  

This, of course, was the same man who declared in 2000, “we want Poland for the Poles”, and who opposed a public apology by the Polish president for a 1941 massacre of Jews.

As one piece put it this week: “According to this logic, as long as you support certain policies of the current Israeli government, it’s okay to pal around with people who hate Jews”.

But a Jew who opposes Israeli government policies? “That will earn you the title of anti-Semite.”

This very public hypocrisy, combined with the growing influence of those who “hate Jews but love the Jewish state”, and an Israeli government that was already accelerating policies of colonisation and displacement before Trump’s victory, spells big trouble ahead for ‘brand Israel’.

Ben White is the author of  Israeli Apartheid: A Beginner’s Guide and Palestinians in Israel: Segregation, Discrimination and Democracy. He is a writer for Middle East Monitor, and his articles have been published by Al Jazeera, al-Araby, Huffington Post, The Electronic Intifada, The Guardian’s Comment is free, and more. 

The views expressed in this article belong to the author and do not necessarily reflect the editorial policy of Middle East Eye.

Photo: People walk past signs bearing the name of US President-elect Republican Donald Trump in Tel Aviv, Israel, 14 November, 2016

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 09:58

Alep et Mossoul, enjeux de la recomposition du Proche-Orient

 
 
 
 

Orient XXI > Magazine > Julien Théron > 17 novembre 2016

En arrière-plan des motivations « antiterroristes » plus ou moins réelles, les batailles menées autour d’Alep et de Mossoul mettent aux prises de puissantes forces antagoniques, toutes déterminées à décider de la recomposition de la région.

 

Alep et Mossoul sont devenues les deux focales du conflit régional qui sévit au Proche-Orient. Et pour cause : à l’est et à l’ouest de cette région entremêlée dans un processus de recomposition violente, les deux grandes cités abritent les deux forces djihadistes les plus puissantes de la région, le Front Fatah Al-Cham (« Front de la conquête du Cham ») et l’organisation de l’État islamique (OEI), qui ont proliféré sur le terreau répressif des pouvoirs de Bachar Al-Assad et de Nouri Al-Maliki, proches de Téhéran.

Les nombreuses forces belligérantes présentes autour de ces deux nœuds de conflit sont motivées par des objectifs différents. L’OEI à Mossoul et le Front Fatah Al-Cham à Alep développent des stratégies différentes. Si l’OEI est en train d’appliquer un changement de stratégie, annoncé depuis plusieurs mois, avec un retrait territorial et des attaques plus sporadiques (Kirkouk, Rutba, Sinjar, Quetta), son action s’inscrit toujours dans une optique globale. Le Front Fatah Al-Cham, ancien Front Al-Nosra, a opéré de son côté un mouvement inverse en quittant officiellement Al-Qaida et en prônant une conquête territoriale qu’il dit cantonner à la Syrie. Autre différence de stratégie, l’OEI refuse les alliances alors que le Front Fatah Al-Cham tente d’agréger les forces rebelles autour de lui, ce qui fonctionne plutôt bien au regard du manque de soutien international aux groupes les plus modérés.

Pour les deux mouvements, Alep et Mossoul sont des batailles déterminantes. Le Front Fatah Al-Cham joue sa carte maîtresse dans l’est aleppin, où il apparaît comme leader de la résistance sunnite contre les forces coalisées favorables au régime. L’OEI, embastionné à Mossoul, y fixe les forces locales et internationales et prépare la suite.

La « clé » du nord syrien

Autour d’Alep, les très hétérogènes forces prorégime (syriennes, libanaises, afghanes et irakiennes), soutenues par l’Iran et la Russie, ont obtenu des résultats mitigés malgré les massifs bombardements syro-russes. Leur objectif est de faire tomber Alep, clé du Nord syrien, sans laquelle les territoires sous contrôle du régime ne pourront à terme être « sécurisés ». Si Moscou semble vouloir se concentrer sur la Syrie occidentale, où demeurent ses intérêts, Damas regarde à l’est (Raqqa, Deir ez-Zor, Hassaké) pour reconquérir l’ensemble du pays. Quant à Téhéran, la jonction des territoires libanais, syrien et irakien sous la férule de différentes forces chiites encadrées et modelées par ses Gardiens de la révolution islamique est une formidable perspective.

L’Arabie saoudite ne l’entend pas de cette oreille. Elle ne compte pas abandonner son soutien à des entités rebelles comme Ahrar Al-Cham (« Mouvement islamique des hommes libres du Cham ») ou Jaish Al-Islam (« l’armée de l’islam »). Avec la gravité de la situation des rebelles à Alep, et l’importance prise par le Front Fatah Al-Cham, Riyad s’impatiente devant les barrières maintenues par les Américains à leur aide militaire. À Idlib, près d’Alep, les heurts entre Ahrar Al-Cham et Jund Al-Aqsa (« Les soldats d’Al-Aqsa »), un groupe salafiste qui a récemment prêté allégeance au Front Fatah Al-Cham, ont permis un recentrage modéré des groupes alliés aux Saoudiens, mais les Américains maintiennent leur position.

Les Kurdes syriens du Parti de l’union démocratique (PYD) ont également un intérêt à Alep, où subsiste une présence limitée de leurs forces, les Unités de protection du peuple (YPG), à Cheikh Maqsoud, dans le nord de la ville. Cette présence est néanmoins importante dans le projet de jonction des territoires du Rojava et de la poche d’Afrin, au nord-est et au nord-ouest d’Alep, afin de constituer un ensemble est-ouest continu sous leur contrôle.

Bien que les YPG aient été soutenus par les Américains dans la formation, avec des factions arabes sunnites, tribales et syriaques, des Forces démocratiques syriennes (FDS), l’intervention par le nord de l’armée turque avec des brigades de l’Armée syrienne libre (ASL) a contrarié leur projet. Ankara est opposée à la création, sur toute la longueur de sa frontière avec la Syrie, d’une entité kurde sous domination du PYD, très proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qu’elle combat sur son territoire et au-delà des frontières turques depuis la rupture du processus de paix en juillet 2015.

L’opération turque « Bouclier de l’Euphrate », dirigée à la fois contre l’OEI et les FDS, progresse de plus en plus vers le sud, c’est-à-dire vers Alep ou, à défaut, vers Raqqa. La Turquie se concentre sur Al-Bab, mais n’est pas loin de rencontrer les forces prorégime présentes au nord d’Alep, ce qui révélera la réalité de la stratégie levantine d’Ankara : contrecarrer les Russes à Alep et favoriser l’axe nord Alep-Mossoul, ou contrarier les Américains à Raqqa (axe transversal le long de l’Euphrate avec la province irakienne sunnite d’al-Anbar comme horizon).

Alep et Mossoul sont des villes historiquement et symboliquement importantes pour Ankara, les deux cités ayant été perdues par l’armistice de Moudros1 et l’occupation britannique de Mossoul en 1918, puis pour Alep par le traité de Lausanne en 1923. La question de la souveraineté sur Mossoul avait été reportée à un règlement ultérieur (elle sera finalement attribuée à l’Irak), toutefois Alep avait été coupée de l’Anatolie et de la Mésopotamie. Aujourd’hui, les messages d’Ankara sont ambigus, annonçant d’un côté ne pas avoir de vue sur Alep, et affirmant de l’autre une volonté, parfois qualifiée de « néo-ottomane », de s’impliquer dans la restructuration de la région sur une base historique.

Un test pour l’avenir de l’Irak

Et pour Ankara, la situation n’est pas meilleure à Mossoul qu’à Alep. Le gouvernement irakien s’oppose farouchement à l’implication turque dans la reprise de la ville, qu’il s’agisse de simple appui dans le cadre de l’opération internationale « Inherent resolve »2, d’une mobilisation du petit contingent militaire turc envoyé sans l’autorisation de Bagdad à Bashiqa, au nord-est de Mossoul, ou même par le biais de la milice arabe sunnite Al-Watani de l’ancien gouverneur de la ville, Athil Al-Nujaifi, proche d’Ankara. Les négociations turco-irakiennes sur le sujet peinent à aboutir, le gouvernement turc tentant de forcer sa place dans les opérations en procédant à des bombardements sui generis ou en menaçant d’envoyer plus de troupes à Bashiqa.

Ankara a assuré qu’elle maintiendrait sa présence militaire en Irak jusqu’à la fin de l’OEI à Mossoul, ce qui lui permettra bien entendu de s’assurer que la ville majoritairement sunnite ne tombe pas sous contrôle absolu du pouvoir bagdadien, plus modéré que sous la mandature Al-Maliki, mais toujours significativement proche de Téhéran, et surtout sous celui des milices chiites qui ont remonté le Tigre jusqu’à la ville et poussent également pour participer aux combats.

La formation des Forces de mobilisation populaire (FMP), cet ensemble de milices chiites ayant anticipé ou répondu à l’appel du marja dini3 Ali Sistani a réellement permis de barrer la route à l’OEI lorsqu’il fonçait sur Bagdad. Toutefois, leur montée en puissance répond certainement bien plus aux objectifs géostratégiques des Gardiens de la révolution islamique iranienne qu’à l’instauration d’une gouvernance partagée et équilibrée.

Le déploiement des FMP en Syrie comme en Irak est en passe de permettre à Téhéran d’établir un territoire continu jusqu’au fief libanais du Hezbollah, un corridor passant par Mossoul et Alep. Un tel projet, induisant la mainmise des pouvoirs alaouite syrien et chiite irakien sur l’ensemble du territoire, ne peut qu’exacerber la réaction sunnite, et donc renforcer le radicalisme. La Turquie et l’Arabie saoudite s’opposent vivement à ce projet, en contestant notamment la participation des FMP à la bataille de Mossoul.

Un tel mouvement expansionniste pro-iranien n’a rien de bon non plus du point de vue des Kurdes irakiens, qui souhaitent une redistribution de la gouvernance dans le pays après la reconquête des territoires de l’OEI. Alors que le gouvernement régional du Kurdistan, fort de son avancée sur Mossoul par le nord, espère trouver un accord d’ensemble avec Bagdad sur la vente directe du pétrole, la reconnaissance de l’indépendance des peshmergas, une meilleure distribution des pouvoirs centraux et le passage d’une fédération à une confédération, la tendance à Bagdad est tout autre. Erbil et Bagdad se dirigent donc vers une sérieuse mésentente sur la question de la gouvernance à Mossoul, que le gouvernement régional du Kurdistan souhaite autonome, comme au plan national.

Mossoul, point de rencontre des forces kurdes et chiites irakiennes, est donc un test pour l’avenir du pays, d’autant q’aucun accord politique sur l’avenir de la ville n’a été trouvé avant le début des opérations militaires. Et si mésentente il y a, alors le gouvernement régional du Kurdistan se considèrerait acculé à l’organisation d’un référendum sur l’indépendance qui mènerait vraisemblablement à une sécession, ce à quoi s’opposent catégoriquement Bagdad et Téhéran.

La gouvernance régionale, enjeu majeur

Les autorités irakiennes et iraniennes n’accepteraient certainement pas la déclaration d’indépendance du Kurdistan irakien sans réagir, surtout si elles sortent victorieuses de la bataille de Mossoul. Des pressions internationales dépendra alors la réaction de Téhéran, ainsi que celle de Bagdad, qui devra aussi trouver une position commune malgré les rivalités interchiites entre tendances pro-Maliki et pro-Abadi au sein de la Coalition de l’État de droit, le Bloc libre sadriste, le Parti de la vertu islamique et l’Alliance des citoyens guidée par le Conseil suprême islamique irakien. Les rapports entre ces mouvements politiques décideront de l’interconnexion stratégique du pouvoir central avec la République islamique, vis-à-vis de laquelle ils entretiennent des relations complexes.

Non loin de Mossoul sont également présentes des forces moins importantes, mais dont le comportement est toutefois à même d’influer sur les événements à venir. Le PKK a formé une milice dans le Sinjar, en concurrence avec deux autres formations, l’une proche du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’autre de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK). Or, le PKK a exprimé son intention de participer aux opérations à Mossoul, ce à quoi s’opposent Washington et Ankara. Même sans participer directement à la reprise de la ville, le comportement à venir du PKK dans la région, et plus largement les relations interkurdes, joueront un rôle fondamental dans l’avenir du Kurdistan irakien.

Le comportement des groupes armés chrétiens de la plaine de Ninive pourra également être significatif, moins en matière de capacités militaires qu’en ce qui concerne les implications politiques, avec d’un côté les Unités de protection de la plaine de Ninive (NPU) soutenues par Bagdad, et de l’autre les Forces de protection de la plaine de Ninive (NPF), supportées par Erbil.

Enfin, la question turkmène sera également un enjeu : dans la région d’Alep d’abord, certains éléments armés turkmènes étant alignés sur la Turquie et d’autres sur les FDS ; et également dans celle de Mossoul, où le Front turkmène d’Irak tente une carte autonomiste sous la bienveillance d’Ankara, alors que des FMP turkmènes jouent la carte chiite, la communauté étant biconfessionnelle.

Les nombreuses forces en présence sont donc animées par des dynamiques de fond qui dépassent largement la question du seul djihadisme, qui s’immisce et croît dans les situations de chaos et de persécutions. Les batailles d’Alep et de Mossoul illustrent parfaitement l’absence de solution politique régionale à laquelle les forces en présence substituent des actions de coercition, aucunement suffisantes pour résoudre la situation et qui sont, qui plus est, antagoniques. Les réels enjeux du du conflit dans lequel s’est enfoncé le Proche-Orient concernent donc la gouvernance des territoires à l’échelle régionale. Alep et Mossoul en sont de parfaits exemples, points de fixation de l’appétit des acteurs régionaux qui y préparent déjà les confrontations à venir.

1NDLR. Par l’armistice de Moudros, l’empire ottoman capitule devant les Alliés dans le port de Moudros sur l’île de Lemnos le 30 octobre 1918. Les Ottomans renoncent à leur empire, à l’exception d’une petite partie de l’Anatolie.

2NDLR. Nom de l’opération militaire américaine menée dans le cadre de la coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie.

3NDLR. Littéralement «  source à imiter  », un marja dini est un Grand Ayatollah qui a le pouvoir de prendre des décisions juridiques. Après les imams, les maraji sont la plus haute autorité cléricale dans l’islam chiite.

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