Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 00:40

 

Syrie : vers une intervention ?

LE MONDE | 26.04.2012 à 13h24 • Mis à jour le 26.04.2012 à 21h57

Par Natalie Nougayrède, International

 

Leon Panetta, secrétaire américain à la défense, énumérait le 19 avril, devant une commission du Congrès, les arguments en défaveur d'une intervention armée en Syrie. "Sur la Libye, il y avait un soutien large dans le monde arabe et ailleurs, et une autorisation claire du conseil de sécurité. Un tel consensus fait défaut sur la Syrie, insistait-il. L'opposition n'est pas bien organisée et ne contrôle pas de territoire. (...) Une intervention militaire extérieure pourrait aggraver la situation, mettre encore plus de civils innocents en danger."


Mais le jour même où il tenait ces propos, on entendait d'autres commentaires, plus ambigus. Ils laissaient entendre que rien ne devait être écarté si Bachar Al-Assad, le tyran de Damas, poursuivait sa stratégie de massacres au mépris du plan de l'émissaire Kofi Annan et du projet de déploiement de 300 observateurs de l'ONU.


Une petite musique interventionniste semblait ainsi flotter ce même 19 avril... à Paris, où se tenait une réunion "ad hoc" sur la Syrie, en présence de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, du prince Saoud Al-Fayçal, ministre des affaires étrangères d'Arabie saoudite, et de son homologue qatari (également premier ministre), Cheikh Hamad Bin Jassim Bin Jaber Al-Thani. Le Qatar est un farouche partisan du renversement de Al-Assad par l'action extérieure - au point d'avoir discrètement démarché l'OTAN dans ce sens, en mars. En vain.


Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, a, lors de la réunion de Paris, souligné le risque de "conflit régional" au Moyen Orient s'il n'était pas mis fin au cycle des violences perpétrées par le régime Al-Assad. Il fut question de passer à "d'autres options" si le plan Annan devait échouer. Le ministre saoudien appela à armer les rebelles syriens - ce que, selon nos informations, son pays a déjà commencé à faire, clandestinement, au côté du Qatar.


Mme Clinton a déclaré qu'il fallait rechercher auprès du conseil de sécurité de l'ONU une "résolution de sanctions sous chapitre VII", un chapitre de la Charte des Nations unies qui peut autoriser l'emploi de la force (mais pas dans tous les cas de figure, comme le montre l'article 41). Mme Clinton prône "des interdictions de voyager, des sanctions financières, un embargo sur les armes". On est loin de la résolution 1973 à l'origine de l'intervention en Libye. Toutefois, la référence au "chapitre VII", reprise également du côté de l'opposition syrienne, qui veut des couloirs humanitaires et des zones sécurisées, constitue un glissement sémantique notable.


Et Mme Clinton a fait un autre commentaire intrigant : "Il faut entretenir l'incertitude chez Assad en laissant des options sur la table". La Turquie, relevait-elle, envisage d'invoquer les mécanismes de solidarité au sein de l'OTAN, pour faire face aux vagues de réfugiés et aux débordements armés du conflit syrien sur son territoire national. Si Ankara franchissait ce pas, quelle serait la réaction concrète des alliés ?


On ne peut exclure que les propos de Mme Clinton - qui avait contribué à convaincre Barack Obama d'intervenir en Libye - relèvent d'un jeu de pressions psychologiques sur le pouvoir de Damas. Des rodomontades pour mieux masquer l'impuissance de la communauté internationale ? Le drame syrien dure depuis plus de treize mois, égrenant de terribles chiffres : plus de 11 000 morts, 25 000 personnes jetées dans des geôles, exposées aux pires tortures, et des dizaines de milliers de réfugiés.


Il se pourrait aussi que la coupe soit pleine, et que finisse par s'épuiser la "patience" d'une certaine diplomatie face aux turpitudes de Bachar Al-Assad et de ses forces armées, qui piétinent un cessez-le-feu resté tragiquement virtuel depuis le 12 avril. C'était, semble-t-il, le message de M. Juppé, mercredi 25 avril, après avoir reçu des opposantes syriennes : "Ça ne peut pas durer indéfiniment. (...) Si ça (le plan Annan et les observateurs) ne fonctionne pas, on ne pourra se laisser défier par le régime. Il faudra passer à une autre étape sous chapitre VII, pour franchir un nouveau pas pour l'arrêt de cette tragédie."


La Syrie n'est pas totalement absente de la campagne présidentielle française. François Hollande s'est dit favorable à une participation française si une intervention militaire est décidée par l'ONU (on en est loin, en raison de l'attitude russe). Il n'a pas précisé comment. Nicolas Sarkozy dit vouloir des "couloirs humanitaires" à condition que l'ONU les autorise.


Ce légalisme affiché, cette doctrine de la "résolution sinon rien" pourraient être un jour relativisés. L'intervention au Kosovo en 1999 n'avait pas de mandat explicite de l'ONU. L'urgence humanitaire, les risques de déstabilisation régionale et l'épuisement d'autres recours avaient imposé d'agir. "Le scandale juridique s'efface devant le scandale humanitaire", disait alors l'entourage de Jacques Chirac.


David Cameron, le premier ministre britannique, cité en mars dans Newsweek, a invoqué le précédent du Kosovo pour arguer qu'un veto russe sur la Syrie ne devait pas empêcher d'"agir de manière moralement juste". Dans La Guerreau nom de l'humanité. Tuer ou laisser mourir (PUF), le chercheur français Jean-Baptiste Jeangène Vilmer relève que le conseil de sécurité n'est pas la seule enceinte de légitimisation d'une intervention humanitaire - même si elle est la moins contestable.


Que se passera-t-il si des "bérets bleus" de l'ONU sont pris en otages ? Piégés dans des combats ? Directement menacés ? C'est tout le spectre de la Bosnie qui ressurgirait : l'ONU impuissante au milieu du bain de sang. Difficile de rester les bras ballants cette fois, disent des diplomates.


Personne, côté occidental, n'a la moindre envie d'une action militaire en Syrie. Aux Etats-Unis et en Europe, la fatigue guerrière domine, après la Libye et dans le contexte du retrait d'Afghanistan. L'administration Obama veut ménager les Russes en pensant au dossier nucléaire iranien. Mais si Assad ne cesse pas son entreprise meurtrière, l'accumulation des horreurs et l'effet des engrenages régionaux pourraient être tels - avec le risque de contamination guerrière évoqué par M. Juppé - que ce choix pourrait finir par s'imposer comme la moins pire des solutions. L'idée, en tout cas, semble moins taboue.


nougayrede@lemonde.fr

Natalie Nougayrède, International




http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/04/26/syrie-vers-une-intervention_1691762_3232.html

Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.


Repost 0
Published by Le Monde.fr - dans Revue de presse
commenter cet article
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 00:45

 


Israel backtracks on demolition of illegal West Bank settlement

Supreme court asked to delay order to demolish five apartment buildings at Ulpana, leading to international condemnation







The Israeli government is seeking to renege on a pledge to demolish a West Bank outpost built on privately owned Palestinian land.

The move comes amid a wave of international condemnation over its retrospective authorisation this week of three other illegal outposts, strengthening Israel's hold on the West Bank and bolstering pro-settler groups, whose influence on government policy is growing.

The attorney general, Yehuda Weinstein, will ask the supreme court to delay an order to evacuate and demolish five apartment buildings at Ulpana, on the edge of the Beit El settlement. The case is due to be heard before Tuesday's deadline for evacuation.

The government had earlier given a commitment to carry out the order, saying it did not approve settlement construction on private land. Most settlements in the West Bank are built on land taken over by the state of Israel during its 45-year occupation.

But vigorous lobbying – including threats to bring down the coalition – by pro-settler members of the ruling Likud party, smaller rightwing parties and government ministers led prime minister Binyamin Netanyahu to seek ways to avoid confrontation on the issue.

Three outposts, which were defined "illegal" because they lacked proper authorisation when founded in the 1990s, were retrospectively "legalised" this week by a special ministerial committee. Under international law, all settlements on occupied territory are illegal.

Critics said the move was, in effect, the first official establishment of new settlements in the West Bank in more than two decades.

The decision drew criticism from the US, UK, French, German, Danish and Jordanian governments, the European Union, the United Nations and the Palestinian Authority.

The British foreign secretary, William Hague, said "designating outposts as settlements... sets a dangerous precedent" and "risks sending the message that [Israel] is not serious about its stated commitment to the goal of a two-state solution to the Israeli-Palestinian conflict".

The outposts – Bruchin, Rechelim and Sansana, which are home to 830 people – are among about 100 unauthorised developments in the West Bank. Israel has repeatedly made commitments to the international community to dismantle them, though critics now fear they too could now be in line for legal protection.

Ulpana, a collection of small apartment blocks, five of which are under a demolition order, has been the subject of an intense lobbying campaign over recent weeks.

Scores of politicians, including cabinet ministers, have visited Ulpana to pledge opposition to the supreme court order. Moshe Yaalon, minister for strategic affairs, warned at the weekend: "We said we wouldn't evacuate the neighbourhood. Should this happen, the government will fall."

The occupants of the apartments, built 12 years ago, say the land was bought from its Palestinian owner, a claim rejected by the court.

They say the then Israeli government, headed by Ehud Barak, now defence minister, encouraged the development. "They gave people money to come and live here," said resident Harel Cohen. "The government supplied all the infrastructure – gas, electricity, roads. It was the agenda of the government that this neighbourhood will be built. No one here thinks we will be evacuated."

Ironically, Barak is the strongest voice in the present cabinet behind compliance with the court order, a stance which has led to calls by colleagues for him to be sacked.

The campaign over these four outposts – and another, Migron, due to be evacuated by 1 August after repeated delays – is an indication of the likely resistance to an Israeli-Palestinian agreement on borders which would require the removal of tens of thousands of settlers from the land of a future Palestinian state.

About 350,000 Israelis live in West Bank settlements and outposts, and a further 200,000 in East Jerusalem. The issue of settlements is seen by the Palestinians and the international community as the main impediment to a peace agreement.


http://www.guardian.co.uk/world/2012/apr/25/israel-backtracks-illegal-west-bank-settlement-ulpana

 Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.


Repost 0
Published by The Guardian.co.uk - dans Revue de presse
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 00:40

 


Le Monde diplomatique



Nouvelles d’Orient                                                                                                                                    Les blogs du Diplo

Un Atlas pour comprendre le monde arabe et musulman

mercredi 18 avril 2012, par Alain Gresh

Au cours des envois réguliers effectués sur ce blog depuis près de six ans, nous avons pu suivre l’évolution des conflits au Proche-Orient et au Maghreb, les débats autour de l’islam et de sa place dans le monde.


Ces événements s’inscrivent dans un contexte international en plein bouleversement : sous nos yeux, le monde bascule, à la fois avec l’émergence de puissances nouvelles – de la Chine au Brésil, de l’Inde à l’Afrique du Sud – qui mettent fin au monopole occidental, et avec la principale crise du capitalisme mondial depuis 1929.


Pour comprendre ce monde nouveau et notamment le monde arabe et musulman, l’Atlas que vient de publier Le Monde diplomatique est un instrument indispensable.






JPEG - 430.6 ko
Accumulation de crises et de troupes étrangères
Carte extraite de l’Atlas 2012 du Monde diplomatique, « Mondes émergents »
Vous trouverez ci-dessous quelques uns des articles qui peuvent particulièrement intéresser les lecteurs de ce blog :


- Wendy Kristianasen revient sur la politique internationale de la Turquie, « dans les pas de l’empire ottoman » ;
- Gilbert Achcar et Catherine Samary font le bilan des guerres civilisatrices, de l’Irak à l’Afghanistan ;
- Dominique Vidal analyse les deux stratégies du mouvement national palestinien ;
- Jean-Pierre Filiu décortique la stratégie d’Al-Qaida dans le Sahara, du Mali au Niger ;
- Je reviens sur la vague révolutionnaire dans le monde arabe et les risques de chaos au Proche-Orient.


L’Atlas comporte aussi bien d’autres articles, tous illustrés par des cartes, des tableaux, des données de base.


Une remarque importante
Comme je l’ai écrit déjà, l’accès à ce blog et à d’autres, ainsi qu’à de nombreux articles du Monde diplomatique sur nos sites, est gratuit. Pourtant, l’information coûte cher. Ce paradoxe n’est possible que parce que le journal papier ou l’Atlas se vendent. En vous le procurant en kiosque ou en ligne (ou en l’offrant à vos enfants étudiants qui préparent un examen), vous aidez à notre indépendance qui n’est possible que parce que nous disposons de votre soutien.

Soutenez Le Monde diplomatique !

Les ressources offertes par ce site ne peuvent exister sans le soutien financier de nos lecteurs, qui s’abonnent au journal ou qui l’achètent en kiosques.
Faites un don            Abonnez-vous


http://blog.mondediplo.net/2012-04-18-Un-Atlas-pour-comprendre-le-monde-arabe-et

Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.
Repost 0
Published by Le Monde diplomatique.net - dans Revue de presse
commenter cet article
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 01:00

 


Al-Oufok

 

Site du Mouvement démocratique arabe

"Résister à l'occupation, c'est vivre libre"

 

الأفق

 

 

Demande d'inscription à notre liste de diffusion 

 

 "Assawra"

 

à l'adresse:

inscription@assawra.info

 


Les autorités d’occupation rejettent l’appel de deux détenus palestiniens en grève de la faim

lundi 23 avril 2012, par La Rédaction

Un tribunal militaire israélien a rejeté l’appel de deux détenus palestiniens en grève de la faim depuis 55 jours contre leur maintien en détention administrative, ont indiqué à l’AFP leur avocat et l’ONG palestinienne de soutien aux prisonniers Addameer.

"Nous venons d’obtenir confirmation des familles de Bilal Diab et Thaër Halahla que leur appel avait été rejeté aujourd’hui (lundi)", a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’ONG.

Thaër Halahla, 34 ans, de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, et Bilal Diab, 27 ans, de Jénine (nord), ont entamé le 29 février une grève de la faim.

Leur avocat, Jamil al-Khatib, a expliqué à l’AFP que le juge militaire avait estimé qu’ils étaient "responsables de leur propre état de santé".

"Hier (dimanche), le juge a tenu une audience à huis clos avec le Shin Bet (service de sécurité intérieure, NDLR) et le procureur militaire et examiné leurs appels. Il a examiné les dossiers confidentiels et considéré que leur grève de la faim était leur choix et ne changeait pas le danger qu’ils représentent", a-t-il indiqué.

"Je leur rendrai visite demain et je ferai également appel devant la Cour suprême" d’Israël, a ajouté l’avocat, précisant que ses clients avaient tous deux perdu 25 kg.

Selon le Club des prisonniers palestiniens, les deux hommes, accusés par Israël de liens avec le mouvement radical Jihad islamique, sont en détention administrative, c’est-à-dire sans inculpation, respectivement depuis juin 2010 et août 2011.

Au moins 1.350 prisonniers palestiniens observent une grève de la faim illimitée, ont indiqué dimanche les services pénitentiaires israéliens, après que 150 autres détenus se sont joints au mouvement lancé le 17 avril, date de la Journée des prisonniers palestiniens.

Symboliquement, le 17 avril a coïncidé avec la libération de Khader Adnane, un militant du Jihad islamique qui a observé une grève de la faim record de 66 jours pour protester contre son maintien en détention administrative.

Cette disposition controversée, héritée du mandat britannique sur la Palestine, permet l’incarcération sans inculpation ni jugement de suspects pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.
(23 avril 2012 - Avec les agences de presse)

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
http://www.aloufok.net/spip.php?article2



http://www.aloufok.net/spip.php?article7282


Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.
Repost 0
Published by Al-Oufok.net - dans Revue de presse
commenter cet article
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 00:50

 

Le Monde diplomatique


Nouvelles d’Orient                                                                                                                                        Les blogs du Diplo

Air France : « Etes-vous de confession juive ? »

lundi 16 avril 2012, par Alain Gresh

 

Des centaines de militants européens et étrangers souhaitaient se rendre en Palestine pour exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien. Ils ne venaient ni poser des bombes, ni attaquer des bâtiments publics. Israël a décidé de leur interdire l’accès aux territoires palestiniens : une nouvelle preuve que ceux-ci sont, purement et simplement, des territoires occupés.


Pour cette violation du droit de circuler librement, le gouvernement israélien a bénéficié de la complaisance des gouvernements européens, qui ont tout fait pour mettre en œuvre l’interdiction. Et les compagnies européennes y ont contribué, au nom de la convention de Chicago (lire la justification d’Air France, « Air France, Easyjet ou Lufthansa annulent des billets vers Israël », 15 avril.)


Laissons les aspects politiques et diplomatiques de cette affaire pour aborder un autre point : si Air France est tenue d’appliquer la convention de Chicago, peut-elle le faire en violant la Déclaration universelle des droits de l’homme et les lois françaises ? Il est interdit, en effet, de discriminer une personne en fonction de sa couleur ou de sa religion. C’est pourtant ce qui s’est passé, en particulier à Nice, où la compagnie a refusé un embarquement en arguant que la personne n’était ni israélienne ni juive ! (voir le document ci-dessous).


JPEG - 128.9 ko
Source : Europalestine

Il ne s’agit pas d’une simple bavure, puisque Jean-Charles Tréan, directeur du service de presse et des études, précise, en réponse à une question que je lui ai posée : « C’est dans ce cadre que le Chef d’Escale de Permanence à Nice pour le vol AF 4384 du 15 avril 2012 a, sur demande des autorités israéliennes, posé, en leur nom, les deux questions citées. Cela a d’ailleurs permis d’identifier le fait que la passagère concernée n’était pas admise sur le territoire israélien. » On est en présence d’un cas flagrant de discrimination qui devrait être porté devant les tribunaux.


Précisons, pour la petite histoire, que des diplomates français ont aussi été interdits de voyager (« Israeli official : 40% of names on Shin Bet fly-in blacklist were not activists », Haaretz, 16 avril). Et ne vous attendez pas à des protestations de la France.

 

Soutenez Le Monde diplomatique !

Les ressources offertes par ce site ne peuvent exister sans le soutien financier de nos lecteurs, qui s’abonnent au journal ou qui l’achètent en kiosques.

Faites un donAbonnez-vous
S’abonner au Monde diplomatique                Faire un don                                   Boutique





http://blog.mondediplo.net/2012-04-16-Air-France-Etes-vous-de-confession-juive



Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.

 

Repost 0
Published by Le Monde diplomatique.net - dans Revue de presse
commenter cet article
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 00:35

 


Violent clashes as Bahrain's democracy protests escalate

Thousands take to the streets after bullet-ridden body of activist is found


Sunday 22 April 2012



Crowds of masked protesters hurled petrol bombs at Bahrain police who fired tear gas back yesterday, turning the streets into a conflict zone on the eve of a Formula One Grand Prix that demonstrators say glorifies a repressive government. Around 7,000 marchers held banners calling for democratic reforms as riot police beat up protesters.


Bahrain's government has spent £25m to host the global sporting event, hoping to demonstrate that normal life has returned to the Gulf island kingdom, after it cracked down harshly on Arab Spring demonstrations last year. But vivid televised images of smoke and rubble-filled streets threaten to embarrass Formula One and the global brands that lavish it with sponsorship.

Protesters were outraged at the death of one of their number, whose bullet-ridden body was found sprawled on a village rooftop early yesterday after clashes with police. Opposition activists said Salah Abbas Habib, 36, was one of a group of protesters beaten and shot at by police on Friday in the Shia village of Shakhura, around five miles west of the capital, Manama. The Bahraini Interior Ministry, however attempted to quell angry responses to the death by announcing an investigation and saying the case was "being treated as a homicide". Mr Habib's body was taken to hospital where security forces were said to be preventing his family from coming near it.

The majority Shia Muslim population are trying to break the near-monopoly of power held by the Sunni minority. At least 50 people have died in clashes with police since February 2011, in the longest-running street protests of the Arab Spring. The kingdom is run by the Sunni al-Khalifa dynasty, which owns the rights to the F1 race and has strong ties to the West.

Black smoke was seen rising from flaming tyre blockades in predominantly Shia villages yesterday as protesters continued to march against the regime. In the village of Diraz, in the north-west, thousands marched in reaction to the death of Mr Habib. Some of the angriest protests were in his home neighbourhood, nearby al-Bilad al-Quadeem.


Dozens of armoured vehicles were positioned along the highway to the race track outside Manama as part of a massive security operation to prevent unrest reaching the event. Labourers were seen pulling down posters depicting people killed during the uprising from the sides of the main highway to Manama, used by F1 teams and racing fans.

At the F1 track itself, armed guards provided round-the-clock security. Drivers remained oblivious to what was going outside. When asked by journalists what he made of reports of the death of a protester, Sebastian Vettel said: "It's the first time I've heard about it. I don't know what happened, so it's difficult to comment."

When the British F1 driver Lewis Hamilton was asked what message he had for fans in the Middle East, he ignored the protests, saying: "I'm very much appreciative of all the support that they give me and I hope that many of them come this weekend."

The Bahrain Centre for Human Rights yesterday reported serious injuries sustained by protesters during Friday and Saturday's skirmishes with police, including head injuries and broken limbs. They claim one protester, Mohammed Hassan, 26, was beaten and arrested on Friday night and has had no access to a lawyer. After being taken to Salmaniya hospital, he is understood to be in detention. Campaigners believe he was being targeted after appearing on the American TV news show Dan Rather Reports last month.

Dr Jasim Husain, a former MP for the leading opposition party Al Wefaq, who resigned in protest during last year's unrest, said the death of Mr Habib showed the "serious problems" with the security services, warning that his imminent funeral may spark more unrest. However, despite the government's violence towards protesters, he believes the race should go on. "Cancellation of the race would harden the position of extremists in the regime who could use that as an excuse for a further crackdown.

As a group of demonstrators gathered outside F1's headquarters in London yesterday to protest against the decision to hold the race in Bahrain, the family of the dissident hunger striker Abdulhadi al-Khawaja, who has refused food for two months, say he may have only hours to live.


http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/violent-clashes-as-bahrains-democracy-protests-escalate-7668403.html

Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.
Repost 0
Published by The Independent.co.uk - dans Revue de presse
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 01:00





      Début du procès du député du Parti communiste israélien Mohammed Barakeh : « C'est un procès politique, on me poursuit car je suis communiste et arabe ! »

baraka mohamedDébut du procès du député du Parti communiste israélien Mohammed Barakeh

 

« C'est un procès politique, on me poursuit car je suis communiste et arabe ! »

 


 

Le procès du député à la Knesset, Mohammed Barakeh, dirigeant communiste et responsable du Front démocratique pour la paix et l'égalité (« Hadash »), a commencé ce mercredi 18 avril au Tribunal d'instance de Tel-Aviv. Le procès s'est ouvert avec deux jours d'audience probatoire et d'écoute des témoins qui se tiendront entre le 18 et le 22 avril. Le ministère public porte deux motifs d'accusation contre le député Barakeh, deux accusations d'agression,

une contre un agent de la force publique en mai 2005 et une autre contre un militant de droite en juillet 2006 lors de manifestations contre, respectivement, le Mur et la Seconde guerre du Liban.

 

Le parquet prétend qu'en mai 2005, le député Barakeh a attrapé un soldat Israélien de l'unité Masada à la gorge pour empêcher l'arrestation d'un jeune Palestinien lors d'une manifestation contre le Mur de Séparation dans le village de Bil'in en Cisjordanie occupée. La seconde accusation concerne une agression contre un individu lors d'une manifestation contre la Seconde guerre du Liban en juillet 2006 ; est ignoré le fait que le député Barakeh défendait alors les manifestants, dont un militant pacifiste de 80 ans et ancien député Uri Avnery, contre un groupe de militants de droite qui s'en est pris physiquement à eux.

 

En octobre 2011, à la suite d'une motion déposée par les avocats de l'association Adalah Hassan Jabareen et Orna Kohn, au nom du député Barakeh, le Tribunal d'Instance a déjà abandonné deux des quatre charges portées contre le député Barakeh, puisque les activités mises en cause tombaient sous le coup de son immunité parlementaire. Parmi les plaintes portées contre lui, des insultes qui auraient été proférées envers un officier de police lors de la même manifestation contre la Seconde guerre du Liban en 2006, et obstruction à agents des forces de l'ordre lors d'une manifestation à Nazareth contre le classement de plaintes visant des agents et des officiers de police impliqués dans le meurtre de 13 jeunes palestiniens en octobre 2000.

 

Son avocat Kohn a bien insisté sur le fait que la défense prouvera au tribunal que le député Barakeh n'a pas violé la loi, mais que ce sont bien les forces de sécurité présentes lors des manifestants qui ont fait usage d'une violence excessive contre des manifestants pacifiques. Des soldats de l'unité Masada, déguisés en Arabes, sont entrés en toute illégalité dans le secteur et ont commencé à lancer des pierres, entrant en conflit avec l'armée, donnant à d'autres soldats un prétexte pour lancer des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des bombes assourdissantes, et un prétexte pour arrêter un certain nombre de manifestants.

 

La défense prouvera que les accusations contre le député Barakeh sont sans fondement et n'ont aucune base légale : « Je représente des dizaines de milliers d'électeurs. Le parquet ne peut agir en suivant l'agenda politique du gouvernement, tout cela pour assouvir une vengeance politique (…) C'est un procès politique. Je suis poursuivi parce que je suis communiste et arabe », a déclaré Mohammed Barakeh aux journalistes.

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.
Repost 0
Published by AC / PCF - dans Revue de presse
commenter cet article
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 00:50

 



Résultats du premier tour en Israël-Palestine (AFP)

La presse israélienne consacre également quelques lignes au vote de la communauté française, comportant beaucoup de binationaux franco-israéliens, qui ont de nouveau plébiscité Nicolas Sarkozy (plus de 80% en 2007).

 

Nicolas Sarkozy a obtenu près de 80,5 % des voix, distançant largement François Hollande (près de 8%), Marine Le Pen (3,87% --Jean-Marie Le Pen avait obtenu 1% en 2007) et François Bayrou (3,5%).

 

Sur plus de 62.000 inscrits en Israël et dans les Territoires palestiniens, 9.360 ont voté, soit un taux de participation de 14,9 %.


A noter que dans le bureau de vote de Ramallah (Cisjordanie), qui accueillait des électeurs de l'ensemble des Territoires palestiniens, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête avec 33,33 % des suffrages (sur 54 votants), devançant d'une voix François Hollande (31,4 %).

Repost 0
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 00:40

 





La Turquie bloque l'accès d'Israël au sommet de l'Otan - Lead 

23/04/2012 16h38 - TURQUIE-ISRAËL-OTAN-DIPLOMATIE - Monde (FRS) - AFP 

ANKARA, 23 avr 2012 (AFP) - La Turquie a annoncé lundi avoir refusé la participation d'Israël au prochain sommet de l'Otan car ce pays n'a pas présenté d'excuses pour la mort de ressortissants turcs en 2010 lors d'un assaut israélien contre une flottille à destination de la bande de Gaza.

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a déclaré devant la presse qu'"il n'est pas question pour la Turquie de s'engager dans une coopération avec Israël dans l'Otan ou dans une autre organisation internationale" car ce pays a tué des Turcs dans les eaux internationales, rapporté l'agence de presse Anatolie.

Il a souligné que tant que les revendications turques (des excuses officielles et une indemnisation pour ses ressortissants décédés) ne sont pas respectées, "Israël ne peut être considéré comme un partenaire".

"Nous n'avons pas donné notre accord à ce sujet", a déclaré auparavant à l'AFP un responsable turc sous couvert d'anonymat, rappelant que "l'Otan est une alliance dont Israël ne fait pas partie", avant le sommet de l'Alliance prévu les 20 et 21 mai à Chicago, aux Etats-Unis.

"Nous ne pensons pas qu'Israël doit prendre part à un tel forum", a-t-il ajouté.

L'Etat hébreu espérait pouvoir participer au sommet dans le cadre d'un programme de coopération avec l'Alliance Atlantique, le Dialogue méditerranéen, a rapporté lundi la presse turque.

Selon des sources diplomatiques citées par Hürriyet Daily news, M. Davutoglu a répété la position turque lors d'une réunion ministérielle de l'Otan aux critiques soulevées par certains alliés affirmant que "les problèmes bilatéraux ne doivent pas être portés au sein de l’Alliance".

La Turquie, dirigée par un gouvernement islamo-conservateur qui défend ardemment la cause palestinienne, est en froid avec l'Etat hébreu depuis que des commandos israéliens ont tué neuf ressortissants turcs qui tentaient de briser le blocus de Gaza à bord d'un ferry turc, le Mavi Marmara, en mai 2010 dans les eaux internationales.



Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.








Repost 0
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:45

 

Bahrain Grand Prix

Robert Fisk: This is politics not sport. If drivers can't see that, they are the pits

Supposing it was Assad shelling out £40m for a race. Would Ecclestone be happy to give him a soft sporting cover for his repression?

Robert Fisk Author Biography    

Saturday 21 April 2012

 

When the Foreign Office urges British motor racing fans to stay away from Bahrain, this ain't no sporting event, folks, it's a political one. The Bahraini authorities prove it by welcoming sports reporters but refusing visas to other correspondents who want to tell the world what's going on in this minority-run, Saudi-dominated kingdom.

But what do our lads tell us from the circuit, 25 miles from the Bahraini capital, Manama? Jenson Button and Lewis Hamilton are only in it for sport. Bahraini repression of its democratic majority? Nothing to do with us, governor. And Sebastian Vettel? "I think it's a lot of hype." Hype? HYPE?

The Arab Awakening came to Bahrain a year ago, a majority Shia people demanding a democratically elected government – with a minority Sunni monarch still at its head, for heaven's sake, as generous an Arab Spring as you could find – and it's met with police gunfire, torture and death. And Master Vettel – is there anything left of the old cliché "moral compass"? – claims "it's a lot of hype". What a disgraceful man.

Supposing it was the Assad regime shelling out $40m to host the Formula One weekend (as well as shelling Homs). Would Bernie Ecclestone have been dining out in Damascus, happy to give the regime a soft sporting cover for its oppression? At least he seems to have some idea what is going on there.

Sure, I know, the Bahrainis are not slaughtering their people like the Assad government. And there's no armed rebellion in Bahrain, as there is in Syria (although all year the Bahrainis have been doing their best to persuade us that there is). Or Iran. Now here's a Muslim nation that pretty much crushed all opposition in 2009. It's not doing any more killing. So would Bernie slip over to Tehran to do a bit of Formula One if he got the invitation?

Or – a much easier one, this – what if Bahrain was oppressing a Jewish rather than a Muslim Shia community demanding democracy? Messrs Button and Hamilton and Ecclestone – not to mention the clueless Vettel – would be shouting their refusal to participate from the rooftops. And rightly so. So why do they want to go ahead now?

Why is it "a lot of hype" when Vettel knows – unless he's a complete git – that the Bahraini government's own report on last year's suppression describes deaths in custody, police torture and shooting deaths on the streets?

Note that I haven't mentioned apartheid-era South Africa, nor the Berlin Olympics, which gave cover to Hitler. Bahrain is not South Africa, nor is it Nazi Germany (and those who use such parallels are gits themselves).

The days have gone when sportsmen and sportswomen can dissociate themselves from the moral values in which we claim to believe in the 21st century. If they want to behave like the sporting clods of 50 years ago, they should be forced to drive round the Bahrain circuit in Alfa Romeo 6Cs, Triumph Roadsters and Crosley Hotshots. Cars of the past for men of the past.


http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/robert-fisk-this-is-politics-not-sport-if-drivers-cant-see-that-they-are-the-pits-7665994.html

Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.


Repost 0
Published by The Independent.co.uk - dans Revue de presse
commenter cet article