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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:37

Où va la diplomatie israélienne ?

 

La nouvelle a eu un écho international immédiat. Le 24 février, Israël a annoncé qu'il refusait d'accorder un visa de travail à un éminent -représentant de Human Rights Watch (HRW), l'une des ONG les plus reconnues du monde. 
Un nouveau signe de la lutte lancée par la droite israélienne -contre les vigies de la société civile ? Pas exactement. 

Quelques heures plus tard, le ministère des affaires étrangères précisait, penaud, que le cadre de HRW pourrait bien entrer dans le pays et faire appel de la décision.

Cette reculade a été imposée par l'entourage de Benyamin Nétanyahou depuis l'Australie, où il était en visite officielle. Le refus de visa avait été décidé, semble-t-il, par un directeur de service trop zélé. 

Ce pataquès ne relève pas de l'anecdote. Il traduit la crise que traverse le ministère des affaires étrangères israélien, sans boussole ni moyens, à un moment où le contexte international paraît favorable. Avènement de Donald Trump aux Etats-Unis, intérêts convergents avec les pays arabes face à l'Iran, effacement de l'Europe, liens économiques avec la Chine et l'Inde : malgré l'impasse politique avec les Palestiniens, Israël ne semble ni acculé ni isolé.

Il fut un temps où l'on entrait en diplomatie comme au monastère, ou dans l'armée : avec ferveur. Particulièrement en Israël, où cet -engagement s'inscrivait dans la défense du projet sioniste. 

C'était la noblesse du service public. Aujourd'hui, les diplomates ont des états d'âme. Il est actuellement question d'une grève générale au ministère, pour protester contre les rémunérations trop faibles, en particulier pour les expatriés, dont les salaires sont gelés depuis dix-sept ans. Mais ce souci financier n'est qu'un symptôme d'un mal-être plus large. Le 19 février, le quotidien de centre gauche Haaretz révélait la tenue, un an plus tôt, dans la ville jordanienne d'Akaba, d'un sommet secret entre M. Nétanyahou, le secrétaire d'Etat américain de l'époque, John Kerry, le roi Abdallah de Jordanie et le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. Les diplomates israéliens ont découvert l'information dans le journal.

Comme les journalistes, les corps diplomatiques sont soumis aux mutations de la modernité. Leur expertise est, sinon dévaluée, au moins concurrencée. 

Lorsque le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n'a besoin que d'un téléphone portable pour se montrer à la télévision et signifier, en pleine tentative de coup d'Etat, qu'il tient la barre du pays, lorsque M. Trump condamne le département d'Etat au chômage technique en faisant de la diplomatie brouillonne en 140 caractères, lorsque les forums multilatéraux comme l'ONU affrontent une crise de légitimité, lorsque l'immédiateté et la personnalisation extrême du pouvoir court-circuitent les modes traditionnels de la diplomatie, une profession entière se sent -remise en cause. Ses agents sont désorientés dans ce monde où les excès de langage sont -devenus la norme, au détriment du trébuchet qui sied aux communiqués des chancelleries.

Mais la crise de la diplomatie israélienne est d'abord liée à l'exercice solitaire du pouvoir par M. Nétanyahou, qui a refusé de désigner un ministre des affaires étrangères après les élections de mars 2015. 

Deux explications ont circulé : il voulait conserver le portefeuille pour le chef travailliste, Isaac Herzog, afin de le convaincre de former un gouvernement d'union nationale, ou il voulait représenter -Israël sans concurrence. " Il n'a pas confiance dans son service diplomatique, qu'il soupçonne d'être un ramassis de mollassons de gauche, soupire un diplomate. Il voudrait qu'on soit plus agressifs, alors qu'on est par -nature un élément modérateur. "

" On est en voie d'extinction "
Privée de véritable titulaire, la diplomatie -israélienne dispose d'une vice-ministre, Tzipi Hotovely. Issue de l'aide radicale du Likoud, elle est hostile à la solution à deux Etats et prône une annexion de la Cisjordanie, -contrairement à la ligne officielle de M. Nétanyahou. Son action au ministère est surtout protocolaire. L'administration a aussi vu partir, il y a quelques mois, son directeur général, Dore Gold. Ce proche du premier ministre, expérimenté, tenait la ligne. 
Il n'a pas été véritablement remplacé.

Mais M. Nétanyahou s'en accommode. N'a-t-il pas supporté pendant des années le nationaliste Avigdor Lieberman comme ministre des affaires étrangères ? Il aime la solitude et le secret. Il s'enorgueillit d'avoir développé des relations diplomatiques inédites. Il revient d'Australie. Il était en décembre dans deux pays musulmans, l'Azerbaïdjan et le Kazakh-stan. Il a effectué l'été dernier une tournée en Afrique de l'Est, afin de combattre l'alignement du continent derrière les intérêts palestiniens. " 

Le premier ministre a une capacité -incroyable pour nouer des relations personnelles avec les leaders étrangers, souligne l'ambassadeur Hanan Goder, président du syndicat des employés du ministère. Mais cinq minutes après leurs discussions, il faut déjà assurer le suivi. Cela réclame de l'attention, de la présence. Or on n'existe pas, on est en voie d'extinction. "
Avant le déplacement du premier ministre à Washington, le 15 février, les diplomates israéliens n'avaient pas la moindre idée de ce qu'il allait dire au sujet de la solution à deux Etats avec les Palestiniens. M.  Nétanyahou dissimule ses cartes le plus longtemps possible. Il s'estime le meilleur spécialiste des arcanes du Congrès et met en avant sa relation personnelle avec M. Trump. 

Le seul diplomate en qui il a totalement confiance est l'ambassadeur à Washington, Ron Dermer, son conseiller, son porte-voix, son fils spirituel. Lui - et quelques rares autres - a la clé du bunker où M. Nétanyahou veille aux destinées de son pays.
Piotr Smolar

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/07/ou-va-la-diplomatie-israelienne_5090499_3232.html

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:34
Israel passes law barring entry for supporters of boycott of Jewish state
 
 

Wording of new law leaves open possibility it could be used against Palestinians temporarily residing in Israel, says Haaretz

Israel’s parliament has passed into law a bill barring entry into the country to those supporting a boycott of the Jewish state.

“The knesset [parliament] passed on its second and third readings the entry into Israel bill,” it said in a statement on Monday night.

“A visa will not be granted nor a residence permit of any kind to any person who is not an Israeli citizen or permanent resident if he, or the organisation or body in which he is active, has knowingly issued a public call to boycott the state of Israel or pledged to take part in such a boycott,” the statement said.

Israel has been faced with a boycott movement over its nearly 50-year occupation of the West Bank but it has lately intensified the diplomatic and legal fight against it.

The Boycott, Divestment and Sanctions movement campaigns for a global boycott of Israel until, among other demands, the country withdraws from all occupied Palestinian territories. Israel sees the movement as a strategic threat and accuses it of antisemitism – a claim BDS denies.

Haaretz newspaper said the wording of the new law left open the possibility that it could be used against Palestinians living in Israel as temporary residents while their applications for permanent residence were being considered. Such a process is required by Palestinians seeking right of abode with their Israeli-Arab spouses.

Last year, Israeli authorities refused to renew the travel documents of prominent BDS campaigner Omar Barghouti. His family are Palestinian but he was born in the Gulf state of Qatar. He is married to an Israeli-Arab and as such has permanent resident status, although not full citizenship. But interior minister, Aryeh Deri, has been considering revoking Barghouti’s residence permit, the ministry has said.

 

https://www.theguardian.com/world/2017/mar/06/israel-law-barring-entry-supporters-jewish-state-boycott

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:32
Israel passes law barring entry for supporters of boycott of Jewish state
 
 

Wording of new law leaves open possibility it could be used against Palestinians temporarily residing in Israel, says Haaretz

Israel’s parliament has passed into law a bill barring entry into the country to those supporting a boycott of the Jewish state.

“The knesset [parliament] passed on its second and third readings the entry into Israel bill,” it said in a statement on Monday night.

“A visa will not be granted nor a residence permit of any kind to any person who is not an Israeli citizen or permanent resident if he, or the organisation or body in which he is active, has knowingly issued a public call to boycott the state of Israel or pledged to take part in such a boycott,” the statement said.

Israel has been faced with a boycott movement over its nearly 50-year occupation of the West Bank but it has lately intensified the diplomatic and legal fight against it.

The Boycott, Divestment and Sanctions movement campaigns for a global boycott of Israel until, among other demands, the country withdraws from all occupied Palestinian territories. Israel sees the movement as a strategic threat and accuses it of antisemitism – a claim BDS denies.

Haaretz newspaper said the wording of the new law left open the possibility that it could be used against Palestinians living in Israel as temporary residents while their applications for permanent residence were being considered. Such a process is required by Palestinians seeking right of abode with their Israeli-Arab spouses.

Last year, Israeli authorities refused to renew the travel documents of prominent BDS campaigner Omar Barghouti. His family are Palestinian but he was born in the Gulf state of Qatar. He is married to an Israeli-Arab and as such has permanent resident status, although not full citizenship. But interior minister, Aryeh Deri, has been considering revoking Barghouti’s residence permit, the ministry has said.

 

https://www.theguardian.com/world/2017/mar/06/israel-law-barring-entry-supporters-jewish-state-boycott

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 05:39

Banksy ouvre un «hôtel» à Bethléem, au pied du mur de séparation

 
 
 
  • Par Jean Delterme , AFP agence
  • Mis à jour
  • Publié
 
 
 

La dernière création de la star britannique du street art, Walled Off Hotel, est une pension en plein cœur de la ville palestinienne.

Après les graffitis de Gaza, la dernière création de l'artiste britannique Banksy est une pension en plein cœur de Bethléem. Son Walled Off Hotel, dit-il, a la «pire vue du monde», celle du mur de séparation construit par Israël le long de la Cisjordanie. Ce mur est pour les Palestiniens l'un des symboles les plus honnis de l'occupation israélienne.

Dans la ville où Jésus serait né, l'établissement s'élève sur trois niveaux et les murs des chambres et les couloirs sont décorés des œuvres de l'artiste dont l'identité est toujours secrète.

L'une montre une bataille de polochons entre un soldat israélien et un jeune Palestinien cagoulé, l'autre est une statue d'un chimpanzé déguisé en groom, qui trône à l'entrée de la pension.

Cet ancien atelier de poterie, dont la transformation s'est étalée sur quatorze mois dans le plus grand secret, ressemble à un «club de gentlemen anglais de l'époque coloniale», a déclaré l'artiste dans un communiqué, soulignant le rôle historique de la Grande-Bretagne au Proche-Orient.

Le lieu est parsemé de statues montrant des personnes asphyxiées par des gaz lacrymogènes, ou de peintures à l'huile montrant des gilets de sauvetage de réfugiés retrouvés sur le rivage. Dans son communiqué, Banksy déclare que l'hôtel, qu'il a lui-même financé, «propose un accueil chaleureux aux personnes de toutes les parties au conflit et du monde entier». Le directeur de l'hôtel Wissam Salsaa insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un simple projet artistique, mais d'un véritable hôtel avec neuf chambres à louer à partir du 20 mars à 30 dollars la nuit pour les plus abordables.

L'endroit possède sa propre galerie d'art où se déroule une exposition exclusivement consacrée au mur de séparation israélien, avec des contributions d'artistes aussi bien palestiniens qu'israéliens.

Un soldat israélien et un manifestant palestinien se livrent une rude bataille.
 

Un soldat israélien et un manifestant palestinien se livrent une rude bataille. Crédits photo : THOMAS COEX/AFP

Ce Walled Off («coupé par le mur») Hotel est la plus grande création de Banksy depuis son Dismaland en 2015, un parc d'attractions en pleine campagne anglaise dont les employés portaient des ballons proclamant «je suis un imbécile» et où de fausses barques pleines de réfugiés flottaient dans un bassin.

Banksy a décoré sept des neuf chambres du Walled Off Hotel.
 

Banksy a décoré sept des neuf chambres du Walled Off Hotel.

Les conflits, le mur et les Territoires palestiniens sont une source d'inspiration pour Banksy.

Il s'était déjà rendu à Bethléem en 2007, laissant derrière lui un certain nombre de graffitis, dont une fillette en robe fouillant au corps un soldat les bras en l'air, son fusil posé à côté de lui.

En 2015, le mystérieux street artist britannique dévoilait de nouvelles œuvres au cœur de la ville de Gaza pour sensibiliser l'opinion publique aux conditions de vie de la population. Caméra à l'épaule, préservant toujours son anonymat, il descendait avec ses habitants dans les tunnels qui relient Gaza à l'Égypte et filmait leur quotidien, au milieu des ruines.

Certaines de ses œuvres ont déjà atteint des centaines de milliers de dollars aux enchères. Le 28 février dernier, à Paris, lors de la dispersion de la collection d'art urbain Urban Anthology, c'est une stèle en marbre et bois de Banksy intitulée Picasso Quote qui remportait le plus haut prix à 393.400 €!

L'endroit possède sa propre galerie d'art où se déroule une exposition exclusivement consacrée au mur de séparation israélien, avec des contributions d'artistes aussi bien palestiniens qu'israéliens.
 
 
http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2017/03/03/03015-20170303ARTFIG00317-banksy-ouvre-un-hotel-en-plein-coeur-de-bethleem.php
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 05:34
A Palmyre, des musiciens veulent effacer les flétrissures de l'EI
 
 
 
 
 
Des musiciens syriens jouent sur la scène du théâtre antique de Palmyre, le 4 mars 2017 lors d'une visite organisée par l'armée syrienne pour les journalistes (Afp)

Sur la scène du théâtre antique de Palmyre, que l'armée syrienne vient de reprendre au groupe Etat Islamique (EI), Angel Dayoub interprète le célèbre refrain arabe: "Nous serons de retour".

La voix mélodieuse de cette chanteuse de 15 ans emplit cet édifice du IIe siècle, lourdement endommagé par l'EI, qui a abandonné la ville jeudi à l'approche de forces gouvernementales soutenues par la Russie.

"Les quelques destructions ne nous découragerons pas de venir chanter et jouer ici", dit-elle à l'AFP.

"Je veux jouer de la musique et chanter partout où l'EI a été chassé car ce groupe hait la chanson et interdit de jouer d'un instrument", ajoute-t-elle sur un ton de défi.

Pour son interprétation de la fameuse chanson de la diva libanaise Fayrouz, Angel est accompagnée par des amis musiciens jouant du violon, du tambourin ou de l'oud, le luth oriental.

"Nous serons de retour" (Fayrouz)

"Nous chantons
'Nous serons de retour' car nous allons revenir encore plus fort. Chacun reconstruira le pays à sa manière. Nous voulons le faire avec la musique et la chanson", explique-t-elle.

Palmyre, située en plein désert dans le centre du pays et dont les ruines ont été inscrites au patrimoine mondial de l'humanité en 1980, a changé plusieurs fois de mains lors des six ans de guerre.

L'EI s'en est emparé en mai 2015 et a détruit et vandalisé des trésors archéologiques durant dix mois d'un premier règne brutal.

A la recherche d'un spectaculaire mortifère, les jihadistes s'étaient livrés dans le théâtre romain à des exécutions, avant d'en être chassés en mars 2016.

Mais ils étaient revenus en décembre. Ils avaient alors détruit le tétrapyle, un monument de 16 colonnes érigé à la fin du IIIe siècle, et saccagé le théâtre.

Les jeunes musiciens ont donné un aperçu de leur talent devant une audience de soldats syriens et russes auxquels s'étaient joints des journalistes effectuant une visite organisée par l'armée.

Des explosions étaient encore audibles, en raison des combats des forces syriennes et de leurs alliés russes contre l'EI au nord et à l'est de la ville.

"Daech (acronyme en arabe de l'EI) voulait interdire le théâtre, la chanson, mais moi je veux les défier", assure Maysaa al-Nuqari, une jeune joueuse d'oud.

Vêtue d'une veste en cuir noir et de bottes de combat, cette jeune fille aux cheveux frisés teints en rouge appelle les autres musiciens à venir jouer.

"Daech, ce sont les ténèbres mais la musique, c'est la lumière", lance-t-elle.

Fondée il y a 2000 ans, Palmyre était une oasis caravanière qui tomba sous le contrôle romain dans la première moitié du Ier siècle et fut rattachée à la province romaine de Syrie.

La ville devint une cité prospère sur la route reliant l'Empire romain à la la Perse, l'Inde et la Chine, grâce au commerce d'épices et de parfums, de la soie et de l'ivoire de l'est, des statues et du travail du verre de Phénicie.

Ses temples magnifiques, ses tombes au style unique et ses allées de colonnades attiraient 150.000 touristes un an avant la début du conflit syrien.

Maintenant, l'inventaire de ce qu'ont subi les monuments a été confié à Wael al-Hafyan, un responsable du département des Antiquités de la province de Homs.

Ce quadragénaire arpente désormais le site, examine avec attention chaque pièce antique et note le tout sur petit carnet.

"Notre estimation préliminaire est que les nouvelles destructions sont limitées à la façade du théâtre, son abside, ainsi qu'à l'explosion du tétrapyle, assure-t-il à l'AFP.

Mais il s'effondre en larmes quand il arrive au théâtre et au tétrapyle, un édifice de 16 colonnes érigé à la fin du IIIe siècle.

L'EI l'a réduit en janvier à un amas de pierre, un acte qualifié par l'ONU de "nouveau crime de guerre et d'immense perte pour le peuple syrien et l'humanité".

"Quiconque possédant un iota d'humanité ne peut pas ne pas se sentir triste en les voyant. Je suis triste et je le resterai jusqu'à ce que Palmyre redevienne ce qu'elle fut", martèle-t-il.

Mais cet ingénieur reste optimiste et considère que Palmyre sera restaurée grâce à l'aide de l'Unesco.

Quand on lui demande de faire le point sur ce qu'il reste des trésors de Palmyre, Wael al-Hafyan se mord la lèvre et réfléchit.

"Tout Palmyre demeure. Son histoire demeure. Quelques éraflures ne peuvent pas dénaturer sa beauté. L'énormité de ce qu'a commis Daech, tous ses crimes, ne peuvent porter atteinte à la gloire de cette ville", assure-t-il.
 
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 05:24

La catastrophe d’une nouvelle guerre à Gaza

 
 

Si par malheur un nouveau conflit éclate autour de la bande de Gaza, il ne tardera pas à s’étendre à l’Egypte et à la branche locale de Daech dans le Sinaï.

Le contrôleur de l’Etat d’Israël vient de publier un rapport très sévère sur la préparation et la gestion, par le gouvernement et l’armée, de la guerre de l’été 2014 dans la bande de Gaza. Il n’est pas certain que la hiérarchie politico-militaire d’Israël anticipe beaucoup mieux en 2017 les risques dont serait porteur un nouveau conflit à Gaza. La probabilité serait en effet très élevée d’une implication de la branche de Daech dans le Sinaï, avec, en retour, intervention directe de l’armée israélienne pour suppléer la défaillance des forces égyptiennes.

UNE GUERRE QUE PERSONNE NE VEUT… SAUF DAECH

La bande de Gaza a été dévastée par trois conflits en décembre 2008-janvier 2009, novembre 2012 et juillet-août 2014. Ce dernier cycle d’hostilités a été de loin le plus sanglant, avec, selon l’ONU, la mort de 2251 Palestiniens (dont 1462 civils) et de 74 Israéliens (dont 6 civils). Les destructions ont atteint un tel niveau que des pans entiers du territoire palestinien sont encore en ruines, d’autant que le Hamas accorde une priorité absolue à ses fidèles dans les opérations de réhabilitation.

Le parti islamiste, qui gère d’une main de fer la bande de Gaza depuis juin 2007, vient de porter à sa tête la figure de proue des « durs » du mouvement, Yahya Sinouar. Il est pourtant plus intéressé à réprimer sans ménagement la population, privée par le blocus de toute perspective d’avenir, qu’à favoriser une guerre avec Israël, tant celle-ci pourrait compromettre un statu quo somme toute très favorable au pouvoir incontesté du Hamas à Gaza. Le gouvernement Netanyahou souhaite également préserver le calme autour d’un territoire palestinien hermétiquement « bouclé » et considéré collectivement comme « hostile » depuis septembre 2007.

Cette trêve lourdement armée n’est troublée que par de rares tirs de roquettes, depuis la bande de Gaza vers Israël, à l’initiative de groupes jihadistes, liés à la branche de Daech dans le Sinaï voisin. Israël, selon son implacable doctrine de représailles, riposte généralement sur des cibles du Hamas, tenu pour responsable de toute activité émanant du territoire sous son contrôle. Ces incidents se sont répétés durant la semaine écoulée, avec deux flambées de violence ponctuelle, le 27 février et le 1er mars, elles-mêmes suivies de l’arrestation par le Hamas de centaines de sympathisants de Daech dans la bande de Gaza.

LE RISQUE D’UNE EXTENSION A L’EGYPTE

La logique infernale du blocus et de la militarisation, en lieu et place d’un processus politique, a paradoxalement conduit Israël et le Hamas à dépendre des manœuvres de Daech. Or la branche de l’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi, dite aujourd’hui « Province du Sinaï », s’appelait initialement Ansar Beit al-Maqdis, soit « les Partisans de Jérusalem ». Elle a, par des tirs de roquettes sur le port israélien d’Eilat, le 8 février 2017, rappelé son engagement fondateur à « libérer la Palestine ».

Daech, qui n’a jusqu’à récemment accordé qu’une attention très marginale à la Palestine, est de plus en plus enclin à défier Israël, ne serait-ce que pour relancer sa campagne de recrutement international. L’implantation de « l’Armée de Khaled Ben Walid », affiliée à Daech, à la frontière nord-est d’Israël, est déjà préoccupante. Mais c’est l’insurrection aguerrie de la « Province du Sinaï » qui pourrait entraîner une escalade inédite, par des tirs cette fois nourris sur le territoire israélien, en « solidarité » avec les Palestiniens bombardés (c’est au nom d’une « solidarité » comparable avec Gaza que le Hezbollah libanais avait lancé l’engrenage de la « guerre des 33 jours » avec Israël, durant l’été 2006).

Israël a déjà frappé dans le Sinaï des cibles jihadistes, mais sans jamais l’admettre publiquement. Elle a ainsi pallié à la défaillance accablante de l’armée égyptienne, incapable de remporter un succès décisif contre la « Province du Sinaï ». Une intervention israélienne, cette fois avouée et majeure, changerait la donne d’un équilibre régional qui repose, entre autres sur le traité de paix israélo-égyptien de 1979 (et sur la restauration, depuis 1982, de la pleine souveraineté de l’Egypte sur le Sinaï). L’imprévisibilité de Donald Trump et de son administration ne pourrait qu’aggraver la poussée aux extrêmes.

Un tel scénario-catastrophe est d’autant moins inconcevable que l’approche du cinquantenaire de l’occupation israélienne, en juin 2017, va relancer l’intérêt et la mobilisation pour la question palestinienne. Le moyen le plus sûr de conjurer une perspective aussi menaçante serait la levée du blocus de Gaza, condition nécessaire à la démilitarisation de ce territoire. Mais nul ne semble porteur d’une telle vision en Israël, ni d’ailleurs dans la « communauté internationale ».

 

http://filiu.blog.lemonde.fr/2017/03/05/la-catastrophe-dune-nouvelle-guerre-a-gaza/

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 05:22
Palestinian territories

Don’t believe only bad things happen in Palestine...

 
 
 
 
 
Banksy’s Walled Off hotel and Yaqoub Shaheen’s Arab Idol victory offered good news to an area that sorely needs it
 
 

Two excited crowds gathered in Bethlehem yesterday afternoon, one outside Banksy’s new hotel by the barrier wall, hoping for a glimpse of the internationally famous artist’s latest venture. The much larger, louder group was waiting beside the Church of the Nativity, to welcome a returning local hero, winner of the regional talent competition Arab Idol.

Hundreds of mostly young men and women roared when 23-year-old Yaqoub Shaheen was carried on to the stage in Manger Square. “He’s a Palestinian who shows we have talent regardless of the pressure on us,” said Yasmin el-Ramahi, a classmate of Shaheen’s, from primary school to graduation, and thrilled at seeing him again. Banksy? “Never heard of him.”

Few knew of the British street artist, although several recognised snapshots of his protest art, including a dove in a flak jacket and a girl frisking a soldier. Banksy’s work is more famous than his name, said souvenir shop owner Nabil Giacoman, who does a brisk trade in magnets, postcards and carvings of the artist’s work. Palestinians are grateful for the international attention he has brought their fight for a state and against Israel’s barrier wall. “I like that he shows you how we are suffering, the truth about our situation.”

News of Banksy’s Walled Off hotel, which grabbed international headlines on Friday, had yet to make it a few miles down the road inside the West Bank. That may have been partly because the town was seized with excitement about Shaheen’s return, a free concert and a rare opportunity for untempered celebration.

While Palestinians do not want their fight forgotten, nor do they want to be known only for their troubles. Shaheen, a Christian carpenter’s son who celebrated his win by singing a patriotic song with the Palestinian flag draped around his shoulders, brought them joy and solidarity, they said.

He was carried to victory on a wave of millions of popular votes, many of them from Muslim Palestinians who made up a large part of the crowd waiting to welcome him. “Anyone who represents Palestine in a bright way is a good thing. At the end of the day, we are all one people,” said Mujahid Yahya, a Muslim fan who had travelled for over two hours from Jenin to see Shaheen. “We need someone of this calibre to represent us.”

“The feeling of being Palestine and Bethlehem is worth the whole world,” Shaheen said. “I will travel but I will return home.”

It is a question of both national pride and the economy. Many of the tourists who visit the area to see historic Christian sites arrive on tourist buses from Jerusalem, where they stay and spend most of their money. Some are frightened that the area is too dangerous to stay in or that conditions will be uncomfortable, locals say. They hope that both Banksy and Shaheen might persuade more people to come see for themselves.

 

https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/mar/05/dont-believe-only-bad-things-happen-palestine-banksy-arab-idol-yaqoub-shaheen

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 05:18

Mahmoud Darwich, Europe et une rencontre

 

 

Muriel Steinmetz
Jeudi, 2 Mars, 2017
L'Humanité
 

Printemps des poètes. Le grand poète palestinien fait l’objet d’une livraison de la revue littéraire dans laquelle ses amis l’ont évoqué.

Europe consacre un numéro spécial à Mahmoud Darwich. L’animateur de la revue, Jean-Baptiste Para, tenait à ce projet depuis longtemps, rendu possible grâce surtout à Kadhim Jihad Hassan, ami du poète. Dans cette livraison à la fois fraternelle, érudite et substantielle quant au contenu, on découvre l’être même de Darwich parfaitement restitué. Ce numéro est composé, entre autres, de poèmes inédits en français extraits de ses œuvres premières (1964-1977), d’un long entretien passionnant, d’articles et d’écrits épistolaires. Aucun des aspects de l’existence et de l’œuvre du grand poète palestinien n’est négligé.

Les témoignages multiples de ceux qui l’ont connu commentent son évolution, son langage poétique et sa vision politique. Des poètes lui dédient un texte et le plasticien Ernest Pignon-Ernest évoque leur rencontre à Paris ainsi que le séjour qu’il fit à Ramallah en 2009 « pour unir le portrait du poète à la texture des murs ».

Sous l’intitulé « J’ai cherché l’altérité des hommes là où ils se trouvent », une rencontre autour du numéro spécial d’Europe avait lieu samedi dernier à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales) en présence, entre autres, de Farouk Mardam-Bey (historien, directeur de la collection « Sindbad » chez Actes Sud), d’Elias Sanbar (historien, essayiste, traducteur de l’œuvre de Darwich, ambassadeur de Palestine auprès de l’Unesco), de Subhi Hadidi (critique, traducteur), tous trois proches du poète. Jean-Baptiste Para a affirmé « avoir ressenti avec Darwich ce qui se passe avec tous les grands poètes dans un moment tragique : un battement, une double vision, la façon dont l’œuvre s’enracine dans un moment et un temps donné ; elle transcende ce moment et nous attend plus loin dans l’avenir ».

« Quoi que je fasse, ça chante ! »

Kadhim Jihad Hassan a rappelé de Darwich « l’optimisme actif durant toutes les étapes de sa vie, y compris la dernière lorsqu’il fit face à la maladie ». Elias Sanbar a insisté sur sa voix, sa respiration, sa musique. Mahmoud Darwich lui disait : « “Quoi que je fasse, ça chante !” Mahmoud Darwich composait selon sa respiration ». Et de conclure : « Ritsos, avec qui il était lié, parlait de sa poésie comme étant lyrique et épique. C’est une des clés de sa cadence. La situation tragique dans laquelle il est né a été propice à ce croisement de l’intime, du chuchotement et de l’épopée, des grands chants. La tragédie est là, à la fois personnelle et collective. »

Sur les exils successifs qu’il a traversés sans être jamais défait, Darwich disait, rappelle Elias Sanbar : « Je suis le voyageur et le chemin. Les poèmes peuvent établir une patrie métaphorique dans le cœur des gens. » L’après-midi s’est conclu par le rappel de la création toute récente, en Belgique francophone, d’une chaire culturelle et universitaire Mahmoud Darwich ainsi que d’un colloque prévu à l’automne et d’un prix international Mahmoud Darwich distinguant un travail de fin d’études de niveau master ou une thèse de doctorat.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 05:12

Bombardements américains au Yémen: 15 ans de guerre sans fin

 
 

Encore cinq attaques aériennes américaines ont visé al-Qaïda dans la péninsule arabique dimanche 5 mars 2017. Depuis plusieurs jours, les raids se succèdent contre la branche yéménite du groupe jihadiste. Vendredi, les Etats-Unis revendiquaient déjà une trentaine de frappes contre ses combattants.

La guerre au Yémen s'est complexifiée depuis près de deux ans, avec l'arrivée dans la mêlée d'une coalition de pays arabes emmenés par l'Arabie saoudite, qui bombarde Aqpa mais aussi leurs rivaux houthistes.

Désormais, assiste-t-on de surcroît à une nouvelle intensification de la guerre que les Etats-Unis mènent de leur côté sur ce terrain contre l'organisation jihadiste Aqpa ?

Il est sans doute encore trop tôt pour l'affirmer. Laurent Bonnefoy, chercheur au Ceri-Sciences po et spécialiste du Yémen, rappelle que cette guerre américaine depuis les airs se déroule depuis une quinzaine d'années déjà.

« C’est une longue histoire, les frappes par drones américains. On avait eu en 2002 une première frappe, qui avait permis d’éliminer le chef d’al-Qaïda. Ensuite, une recrudescence sous la présidence de Barack Obama à compter de 2009. »

Quand le gouvernement yéménite couvrait les opérations américaines

A cette époque, explique le chercheur, le gouvernement yéménite « couvrait la politique américaine », en affirmant que l'armée du pays menait elle-même ces frappes. Puis les fuites survenues via Wikileaks ont donné à voir une autre réalité.

« Des télégrammes diplomatiques ont montré qu’il y avait bien une implication directe des Etats-Unis. Cette implication américaine a, assez généralement on peut dire, eu un effet contreproductif », observe d'ailleurs Laurent Bonnefoy.

Les frappes de drones ont notamment donné lieu à une multitude de bavures et tout autant de drames impliquant des civils au Yémen. Or, quand une bavure américaine se produit, « aucune excuse n'est présentée, le Pentagone ne livre pas de détails ».

« Ça génère une forme de critiques très fortes au sein des populations. Ça légitime la propagande qui est celle des groupes jihadistes », conclut le chercheur.

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170306-bombardements-etats-unis-yemen-15-ans-guerre-fin-aqpa-houthis

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 05:10
Theresa May wants British people to feel 'pride' in the Balfour Declaration. What exactly is there to be proud of?
 
 

Balfour initiated a policy of British support for Israel which continues to this very day, to the detriment of the occupied Palestinians of the West Bank and the five million Palestinian refugees living largely in warrens of poverty around the Middle East, including Israeli-besieged Gaza. Surely we should apologise

   
   
   
   
   
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The Independent Online

Theresa May told us that Britain will celebrate the centenary of the Balfour Declaration this summer with “pride”. This was predictable. A British prime minister who would fawn to the head-chopping Arab autocrats of the Gulf in the hope of selling them more missiles – and then hold the hand of the insane new anti-Muslim president of the United States – was bound, I suppose, to feel “pride” in the most mendacious, deceitful and hypocritical document in modern British history.

As a woman who has set her heart against immigrants, it was also inevitable that May would display her most venal characteristics to foreigners – to wealthy Arab potentates, and to an American president whose momentary love of Britain might produce a life-saving post-Brexit trade agreement. It was to an audience of British lobbyists for Israel a couple of months ago that she expressed her “pride” in a century-old declaration which created millions of refugees. But to burnish the 1917 document which promised Britain’s support for a Jewish homeland in Palestine but which would ultimately create that very refugee population – refugees being the target of her own anti-immigration policies – is little short of iniquitous.

The Balfour Declaration’s intrinsic lie – that while Britain supported a Jewish homeland, nothing would be done “which may prejudice the civil and religious rights of existing non-Jewish communities in Palestine” – is matched today by the equally dishonest response of Balfour’s lamentable successor at the Foreign Office. Boris Johnson wrote quite accurately two years ago that the Balfour Declaration was “bizarre”, a “tragicomically incoherent” document, “an exquisite piece of Foreign Office fudgerama”. But in a subsequent visit to Israel, the profit-hunting Mayor of London suddenly discovered that the Balfour Declaration was “a great thing” that “reflected a great tide of history”. No doubt we shall hear more of this same nonsense from Boris Johnson later this year.

Although the Declaration itself has been parsed, de-semanticised, romanticised, decrypted, decried, cursed and adored for 100 years, its fraud is easy to detect: it made two promises which were fundamentally opposed to each other – and thus one of them, to the Arabs (aka “the existing non-Jewish communities”), would be broken. The descendants of these victims, the Palestinian Arabs, are now threatening to sue the British government over this pernicious piece of paper, a hopeless and childish response to history. The Czechs might equally sue the British for Chamberlain’s Munich agreement, which allowed Hitler to destroy their country. The Palestinians would also like an apology – since the British have always found apologies cheaper than law courts. The British have grown used to apologising – for the British empire, for the slave trade, for the Irish famine. So why not for Balfour? Yes, but.... Theresa May needs the Israelis far more than she needs the Palestinians.

 
Israeli PM Benjamin Netanyahu meets Theresa May

Balfour’s 1917 declaration, of course, was an attempt to avoid disaster in the First World War by encouraging the Jews of Russia and America to support the Allies against Germany. Balfour wanted to avoid defeat just as Chamberlain later wanted to avoid war. But – and this is the point – Munich was resolved by the destruction of Hitler. Balfour initiated a policy of British support for Israel which continues to this very day, to the detriment of the occupied Palestinians of the West Bank and the five million Palestinian refugees living largely in warrens of poverty around the Middle East, including Israeli-besieged Gaza.

This is the theme of perhaps the most dramatic centenary account of the Balfour Declaration, to be published this summer by David Cronin (in his book Balfour’s Shadow: A Century of British Support for Zionism and Israel), an Irish journalist and author living in Brussels whose previous investigation of the European Union’s craven support for Israel’s military distinguished him from the work of more emotional (and thus more inaccurate) writers. Cronin has no time for Holocaust deniers or anti-Semites. While rightly dismissing the silly idea that the Palestinian Grand Mufti, Haj Amin al Husseini, inspired the Holocaust of the Jews of Europe, he does not duck Haj Amin’s poisonous alliance with Hitler. Israel’s post-war creation as a nation state, as one Israeli historian observed, may not have been just – but it was legal. And Israel does legally exist within the borders acknowledged by the rest of the world.

There lies the present crisis for us all: for the outrageous right-wing government of Benjamin Netanyahu is speeding on with the mass colonisation of Arab land in territory which is not part of Israel, and on property which has been stolen from its Arab owners. These owners are the descendants of the “non-Jewish communities” whose rights, according to Balfour, should not be “prejudiced” by “the establishment of a national home for the Jewish people” in Palestine. But Balfour’s own prejudice was perfectly clear. The Jewish people would have a “national home” – ie, a nation – in Palestine, while the Arabs, according to his declaration, were mere “communities”. And as Balfour wrote to his successor Curzon two years later, “Zionism … is … of far profounder import than the desires and prejudices [sic] of 700,000 Arabs who now inhabit that ancient land”.

Cronin’s short book, however, shows just how we have connived in this racism ever since. He outlines the mass British repression of Arabs in the 1930s – including extrajudicial executions and torture by the British army – when the Arabs feared, with good reason, that they would ultimately be dispossessed of their lands by Jewish immigrants. As Arthur Wauchope, the Palestine High Commissioner, would write, “the subject that fills the minds of all Arabs today is … the dread that in time to come they will be a subject race living on sufferance in Palestine, with the Jews dominant in every sphere, land, trade and political life”. How right they were.

Even before Britain’s retreat from Palestine, Attlee and his Cabinet colleagues were discussing a plan which would mean the “ethnic cleansing” of tens of thousands of Palestinians from their land. In 1944, a Labour Party statement had talked thus of Jewish immigration: “Let the Arabs be encouraged to move out as the Jews move in.” By 1948, Labour, now in government, was announcing it had no power to prevent money being channelled from London to Jewish groups who would, within a year, accomplish their own “ethnic cleansing”, a phrase in common usage for this period since Israeli historian Illan Pappe (now, predictably, an exile from his own land) included it in the title of his best-known work.

 

 

http://www.independent.co.uk/voices/balfour-declaration-israel-palestine-theresa-may-government-centenary-arabs-jewish-settlements-a7607491.html

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