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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 01:05

 Mercredi 7 Juillet 2010


Le Conseil municipal de Swansea (Royaume Uni) interdit de futurs contrats avec Veolia.

 

Une décision historique a été prise par le Conseil municipal de Swansea pour empêcher de futurs contrats avec Veolia en raison de ses activités illégales en Cisjordanie.
 
Le Conseil municipal de Swansea a approuvé la résolution suivante le jeudi 17 Juin :

« Les Nations Unies non seulement ne reconnait pas l'annexion et l’occupation par Israël de Jérusalem-Est, mais a déclaré à plusieurs reprises qu'à son avis, les colonies israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie sont contraires au droit international, et il a exigé que les activités de colonisation et d’occupation israéliennes ne doivent pas être soutenus.

 

L’entreprise multinationale Veolia est un partenaire de premier plan dans un consortium visant à construire un système de métro léger reliant Israël à des colonies de peuplement illégales dans Jérusalem-Est occupée, un projet qui manifestement est non seulement contraire aux exigences des Nations Unies mais qui viole le droit international. 

Le Conseil invite donc le leader et chef de la direction de ne pas signer ou permettre que soient signés de nouveaux contrats ou que soient renouvelés des contrats existants avec Veolia ou toute autre société en violation du droit international, tout en restant dans le cadre du droit. »
 
Veolia a actuellement des contrat avec la ville pour ce qui concerne les bus locaux et les parcs relais à hauteur de £699.000 par an et l'enseignement à domicile à hauteur de £238.000 par an.

L'adoption de la résolution est très importante en soi, mais nous avons découvert depuis que c'est la première résolution de ce genre à avoir été adoptée par une autorité du Royaume-Uni, en ce qu'elle rend explicite les raisons pour exclure tout futur contrat avec Veolia. D'autres autorités ont mis fin à des contrats avec Veolia, mais n'ont pas précisé cette raison.

 

Le Conseil Municipal de Swansea montre donc la voie avec ce qui est maintenant considéré comme une décision historique.

La résolution a été soumise au Conseil à la suite d'une campagne, au cours de laquelle les 72 conseillers ont reçus des informations précises sur les activités illégales de Veolia. Nous avons été heureux de constater que les soutiens à agir venaient de plusieurs côtés, et avons depuis été en contact régulier avec des élus de presque tous les partis qui continuent à être vigilant sur la question.

Swansea montre désormais le chemin à un nombre croissant de villes prêtes à prendre une position morale contre les contrevenants à la loi internationale.

La liste comprend déjà Dublin, Stockholm et Melbourne et au sein du Royaume-Uni de nouvelles initiatives sont déjà en cours, ce qui signifierait que d’autres autorités suivent l'exemple de Swansea.

http://swanseaactionforpalestine.blogspot.com/2010/07/swansea-city-council-ban-future.html
 

Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 01:00
 
 15 juillet 2010
     

 

Iran-Israël : la principale menace pour la paix

Interview de Pierre Hassner par Régis Hutin (Ouest France)
publié le vendredi 9 juillet 2010.

mardi 06 juillet 2010
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Iran-Israel-la-principale-menace-pour-la-paix-_3637-1435991_actu.Htm
Après les nouvelles sanctions mises en application, hier, contre le régime islamique, jusqu’où ira l’escalade ? Pierre Hassner, spécialiste des relations internationales, nous fait part de ses craintes. Entretien
  
  
Quel est aujourd’hui le principal danger pour la paix mondiale ?
C’est une attaque israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran. On arrive au bout de la stratégie des grandes puissances, en particulier occidentales. Ayant déclaré depuis plus de cinq ans que la bombe iranienne était intolérable, elles se sont engagées dans la voie de sanctions de plus en plus fortes, qui sont restées sans effet sur la résolution de l’Iran et, semble-t-il, sur ses progrès en direction de l’arme nucléaire. Si ces progrès aboutissent, l’Occident perdra la face. Ce sera un grand sujet d’inquiétude pour les gouvernements arabes et, surtout, un danger perçu comme inacceptable par Israël. Celui-ci risque fort de prendre les devants en déclarant qu’il a assez perdu de temps en donnant leur chance aux négociations.
 
 
Quels seraient les résultats de cette action israélienne ?
Je doute du succès d’une opération chirurgicale comme celles menées jadis contre le réacteur irakien d’Ozirak et, plus récemment, contre une usine syrienne en construction. Les installations nucléaires iraniennes sont nombreuses, dispersées et camouflées. Même si les Israéliens croient connaître leur emplacement, ils se sont trompés à plusieurs reprises, ces dernières années, dans l’identification plus facile des dispositifs du Hezbollah au Liban ou du Hamas à Gaza. Il est beaucoup plus probable qu’un régime blessé, mais survivant, serait retardé dans son effort, qu’il ne poursuivrait qu’avec plus d’acharnement, d’imitateurs et de soutiens.
 
Surtout, les Iraniens qui combattent le régime de l’intérieur ou de l’extérieur affirment qu’une attaque militaire ne ferait que donner au régime une légitimité qui lui manque, en encourageant le nationalisme déjà puissant. Et puis, l’Iran risquerait de riposter sur Israël. Les États-Unis ne pourraient éviter de le défendre, s’engageant ainsi dans une troisième guerre, plus difficile, plus longue et plus étendue qu’en Iran et en Afghanistan, avec des retombées mondiales qui n’épargneraient personne.
 
 
Qui serait responsable de ce scénario-catastrophe ?
D’abord, bien sûr, les provocations délirantes d’Ahmadinejad et la politique iranienne plus générale consistant à rechercher une hégémonie régionale en faisant de la surenchère anti-israélienne par rapport aux gouvernements arabes. Ensuite, l’aveuglement d’Israël, dont la tradition stratégique consiste toujours à frapper le premier. Le complexe de la citadelle assiégée (syndrome de Samson ou Massada), de plus en plus répandu dans le peuple israélien, considère que la paix est impossible, que le monde entier est contre lui et qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une sortie désespérée dans laquelle, au pire, il ne serait pas seul à périr. Enfin, les contradictions des puissances occidentales, en particulier des États-Unis : Obama est poussé par le Congrès et une partie importante de l’opinion américaine, soutenant Israël, à renoncer à ce qu’il voulait faire - amener la paix avec les Palestiniens grâce à une médiation plus impartiale - et entraîné vers ce qu’il ne voudrait surtout pas faire : la guerre à l’Iran.
 
 
Reste-t-il une chance d’arrêter cet engrenage catastrophique ?
Peut-être. Si, malgré ses multiples problèmes, Obama, d’une part, s’adressait solennellement aux Israéliens en affirmant que les États-Unis comprennent leurs angoisses et s’engagent sans réserves pour leur sécurité, mais refusent de se laisser entraîner dans une aventure suicidaire pour tous ; et si, d’autre part, il s’adressait secrètement aux Iraniens pour leur proposer un compromis : l’Iran deviendrait, comme le Japon et plusieurs autres pays, une puissance nucléaire « virtuelle » : il s’arrêterait au seuil du stade ultime consistant à rendre sa bombe opérationnelle militairement et à l’exploiter politiquement, « sous peine de susciter un armement nucléaire de ses voisins arabes soutenus par l’Occident », et renoncerait à sa campagne de menaces et de harcèlements. En échange, les États-Unis cesseraient leurs sanctions à leur égard, et ne rechercheraient plus à les faire condamner publiquement.
 
Peut-être une telle politique pourrait-elle diviser à la fois l’opinion israélienne, dont une partie importante ne croit plus à la paix, mais est réticente devant l’aventure guerrière, et le régime iranien dont certains maîtres et profiteurs pourraient vouloir limiter les dégâts, notamment économiques, si on ne leur demandait pas de capituler. Peut-être l’armement israélien et l’armement iranien pourraient-ils, dans un stade ultérieur, rentrer dans la légalité internationale et aboutir à un régime d’équilibre de la dissuasion et de maîtrise des armements au Moyen-Orient, en attendant une éventuelle zone dénucléarisée. Il est bien tard pour cela, mais le pire n’est pas toujours sûr.

 
Recueilli par François Régis HUTIN.

Interview de Pierre Hassner par Régis Hutin (Ouest France)
   


http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9184 
  

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 00:30
Patrick Le Hyaric proteste contre le retrait des droits parlementaires d’Haneen Zoabi, députée à la Knesset

 

 

 
Il est souvent dit qu’Israël serait le pays de plus démocratique de la région. Voilà que la Knesset a décidé le 13 juillet au soir de retirer les droits parlementaires d’Haneen Zoabi, députée à la Knesset, parce qu’elle a participé à la flotte de la liberté.
 
Elle se voit ainsi privée de son passeport diplomatique et de certains de ses droits de voyager.
 
De nombreux élus de toutes opinions en France et en Europe s’étaient émus de cette situation et avaient demandé que la députée Haneen Zoabi conserve ses droits parlementaires. La décision de la majorité de la Knesset à l’encontre de l’une de ses membres est contraire au droit reconnu à tout élu du peuple. 
 
J’ai décidé d’inviter Haneen Zoabi à venir à la prochaine Fête de l’humanité, et je demande aux autorités françaises et européennes de faire respecter le droit de Madame Zoabi à venir en France.
 
Le combat doit continuer pour qu’elle retrouve tous ses droits.
 
Patrick Le Hyaric,
Directeur de l’Humanité
Député au Parlement européen
                                                                                    communiqué de presse
 
 
http://www.humanite.fr/15_07_2010_patrick-le-hyaric-proteste....
 

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 00:25


 

 

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 00:45
 
 8 juillet 2010
     

 
 

Flottille : Echec lamentable de la diplomatie israélienne vers l’opinion publique US

Frank Luntz - Coteret
publié le mercredi 7 juillet 2010.

Hasbarapocalypse

« The Israel Project » (TIP), organisation de la Hasbara (propagande israélienne) aux Etats-Unis, a chargé un consultant politique républicain, Frank Luntz, de faire une étude sur l’efficacité de la diplomatie d’Israël sur l’opinion publique US à propos du fiasco de la Flottille.
TIP en a adressé les conclusions au cabinet du Premier ministre israélien où quelqu’un, sans attendre, les a communiquées en sous-main à Chico Menashe, correspondant de la Chaîne TV 10 News israélienne pour les questions diplomatiques.
Les conclusions de l’étude de Luntz sont sinistres pour Israël. En voici une idée :
- 56% des Etats-uniens sont d’accord avec l’affirmation qu’il y a une crise humanitaire dans la bande de Gaza ;
- 43% sont d’accord avec l’affirmation que la population de la bande de Gaza meurt de faim ;
- (seulement) 34% approuvent l’opération israélienne contre la Flottille ;
- (seulement) 20% « se sont sentis soutenir » Israël après l’annonce d’un allègement du blocus de la bande de Gaza.
  
Menashe : « Les chiffres sont troublants et inquiétants. Si telle est la situation chez nos grands amis les Etats-Unis, il est facile d’imaginer ce qu’elle doit être dans des pays moins compréhensifs. »
Frank Luntz analyse les résultats de la propagande de Netanyahu sur l’affaire de la Flottille.
Chaîne TV 10 News, 1er juillet 2010 – 20 h 38
  
Yaacov Eilon (présentateur TV) : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est censé se révéler extrêmement convaincant devant la presse mondiale. Mais l’analyse d’un professionnel, un expert US, présentée hier à ses premiers collaborateurs, lui adresse de vives critiques. Les communications lancées par Netanyahu à propos de la Flottille font plus de mal que de bien. Notre correspondant politique, Chico Menashe, a pu obtenir les conclusions de l’étude.
  
Chico Menashe : les critiques sur les actuelles communications de relations publiques du Premier ministre Netanyahu et sur les relations publiques israéliennes en général émanent de l’élite des consultants en communication et des sondeurs internationaux, et de la bouche de Frank Luntz, considéré comme l’un des meilleurs consultants politiques américains, sondeur républicain, consultant de nombreux gouvernements à travers le monde et de dizaines d’entreprises parmi les plus importantes des Etats-Unis. Cette étude lui avait été demandée par l’organisation juive The Israel Project, pour tester les opinions du public états-unien sur les messages adressés au monde par Israël pendant et après l’incident de la Flottille. Il en résulte un document corrosif qui critique principalement la stratégie de communication de celui qui est considéré dans le monde comme le propagandiste numéro un d’Israël, le Premier ministre Netanyahu.
Netanyahu : Une fois encore, Israël doit faire face à l’hypocrisie et à une précipitation partiale à le juger.
 
Chico Menashe : A chaque fois que des porte-parole israéliens commencent en accusant la communauté internationale, écrit Luntz, ils sont lâchés par leur public. (surligné par moi, Menashe). Par exemple, les propos qu’a tenus Netanyahu après la Flottille sur l’hypocrisie du monde ont été rejetés par la plupart des Américains qui les ont entendus. Les conclusions ont été présentées hier soir aux membres importants du bureau de Netanyahu. Luntz a testé les opinions avec des groupes de discussion, pas dans le cadre d’un sondage. Il alerte sur un dérapage dangereux de l’opinion publique du seul pays considéré comme proisraélien, les Etats-Unis. Israël a raté des occasions faciles de modifier l’opinion publique mondiale, écrit-il, et les conséquences en sont importantes. L’opinion américaine se fait de plus en plus hésitante pour accepter des arguments qui soutiennent les positions israéliennes.
Ehud Barak : il n’y a aucune famine à Gaza, ni aucune crise humanitaire.
Netanyahu : Il n’y a aucune pénurie de nourriture, il n’y a aucune pénurie de médicaments, il n’y a aucune pénurie, d’aucuns produits.
 
Chico Menashe : Luntz dit qu’ Israël doit immédiatement cesser d’utiliser l’argument selon lequel il n’y a aucune famine ni aucune crise humanitaire dans la bande de Gaza. Selon lui, cela ruine irrémédiablement la crédibilité d’Israël quand on voit les images sur les écrans de télévision. Israël doit reconnaître qu’il y a un problème, dit-il, pour pouvoir gagner la sympathie du public. (surligné par moi). Luntz trouve inquiétant ce taux de 56% de participants qui sont d’accord avec l’affirmation qu’il y a une crise humanitaire dans la bande de Gaza, et pas moins étonnant celui de 43% de participants du public américain à l’être avec l’affirmation que la population de Gaza meurt de faim. Et même l’allègement du blocus qui était censé améliorer l’image d’Israël n’a pas eu l’effet escompté, selon Luntz.
Netanyahu : Hier, une décision importante a été prise par le cabinet Sécurité. Sa signification est claire. D’une part, elle permet à des produits civils d’entrer dans la bande de Gaza, et d’autre part, elle maintient le blocus militaire contre le Hamas.
 
Chico Menashe  : La déclaration du bureau de Netanyahu comme quoi il allégeait le bouclage a gâché une occasion de gagner du soutien dans l’opinion publique internationale. (surligné par moi) Seuls 20% des Etats-uniens interrogés ont ressenti un soutien à Israël après cette déclaration. Selon Luntz, cela résume bien les dégâts occasionnés par la Flottille dans l’opinion publique américaine : seuls, 34% de l’opinion américaine soutiennent l’opération israélienne contre la Flottille, et il dit que c’est là un pourcentage dangereusement bas.

http://coteret.com/2010/07/05/hasbarapocalypse-leaked-frank-luntz-memo-israeli-public-diplomacy-in-us-on-flotilla-failed-dismally/
traduction : JPP

 


Frank Luntz - Coteret
   

 

 

 
http://www.protection-palestine.net/spip.php?article9183

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 01:10
Info-Palestine.net
Proche-Orient.net


DERNIERE MISE A JOUR :
jeudi 8 juillet 2010 - 08h:41

 

 

Pour en finir avec l’occupation, il faut s’attaquer aux banques israéliennes

mercredi 7 juillet 2010 - 06h:03

Terry Crawford-Browne - The Electronic Intifada

 

 

 


Les transactions bancaires sont le sang de toute économie. Sans possibilité de payer les importations ni d’encaisser les exportations, l’économie israélienne s’effondrerait vite, écrit Terry Crawford-Browne.

(JPG)
Frapper le système bancaire israélien serait décisif pour mettre fin à l’occupation de la Palestine - Photo : Oren Ziv/ActiveStills

La campagne internationale de sanctions bancaires de New York contre l’Afrique du Sud de l’Apartheid dans les années 1980 est considérée comme la plus efficace de toutes les stratégies mises en oeuvre pour mettre fin pacifiquement au système d’apartheid du pays. La campagne a abouti au célèbre discours de février 1990 du Président FW de Klerk annonçant la libération de Nelson Mandela et d’autres prisonniers politiques et le début de négociations constitutionnelles pour créer une société démocratique et sans distinction de race.

Si la société civile internationale est vraiment décidée à mettre fin aux violations israéliennes des droits humains des Palestiniens et à faire cesser l’occupation, alors la suspension des transactions SWIFT en provenance et à destination des banques israéliennes est un moyen de solutionner pacifiquement ce conflit par ailleurs insoluble. Les systèmes informatiques ont permis une progression inouïe de la technologie des transactions bancaires ces 20 dernières années depuis la campagne anti-apartheid contre l’Afrique du Sud.

Même si l’accès aux banques new-yorkaises demeure essentiel pour les transactions sur le marché des changes à cause du rôle du dollar, les instructions de transferts interbancaires passent par la Société Mondiale de Télécommunication Financière Interbancaire (SWIFT) qui est basée en Belgique. Et par conséquent la Belgique est l’endroit où doit se concentrer la pression au lieu de New York comme ce fut le cas à l’époque où ces sanctions avaient été prises contre l’Afrique du Sud.

SWIFT relie 8740 établissements financiers de 209 pays. Sans accès à SWIFT et à son réseau de règlement interbancaire, les pays ne peuvent pas payer leurs importations ni encaisser leurs exportations. Et, pour faire court, pas de paiement pas de commerce. Si on en arrivait à imposer des sanctions commerciales à Israël, il pourrait s’y soustraire. Au lieu de poursuivre ceux qui ne respectent pas les sanctions commerciales et d’essayer de remédier aux failles des dites sanctions, il est à la fois plus rapide et beaucoup plus efficace de suspendre le système de paiement.

Le gouvernement israélien se considère peut-être comme invincible dans les domaines militaires et diplomatiques, du fait du soutien américain et de celui d’autres pays, mais l’économie d’Israël est particulièrement dépendante du commerce international. Elle est donc très vulnérable à des mesures de rétorsion financières. L’Afrique du Sud de l’Apartheid se croyait, elle aussi, à l’abri des pressions étrangères.

Sans SWIFT, l’accès d’Israël au système banquier international serait très handicapé. Les transactions bancaires sont le sang de toute économie. Sans possibilité de payer les importations et les exportations, l’économie israélienne s’effondrerait vite.

Il est devenu d’autant plus urgent de traiter cette question qu’une loi est en ce moment soumise à la Knesset (le parlement israélien) dans le but de pénaliser quiconque encouragerait au boycott d’Israël.

Un autre aspect d’importance est que SWIFT est non seulement hors de la juridiction américaine mais de plus il est hors d’atteinte des mesures de rétorsion militaires israéliennes.

Israël a une longue expérience dans le contournement des sanctions depuis les boycotts arabes de 1948. L’Afrique du Sud de l’Apartheid en avait aussi une longue expérience et contourner l’embargo sur le pétrole était devenu chez eux « un sport national ». Les sanctions commerciales sont toujours pleines de failles. Les occasions de faire du profit abondent, comme on le voit en Iraq, à Cuba et dans beaucoup de pays contre qui les USA ont tenté en vain d’imposer un embargo commercial pendant de nombreuses années.

L’Iran réalise ses échanges commerciaux par l’intermédiaire de Dubaï qui profite avec joie de l’impasse politique dans laquelle se trouve ce pays. L’arrêt des paiements bancaires est un procédé qui n’a pas de pareilles failles et, en plus, cela modifierait l’équilibre des pouvoirs en sorte que des négociations dignes de ce nom entre Palestiniens et Israéliens deviendraient même possibles.

La raison en est que les sanctions bancaires ont un impact rapide sur les élites financières qui ont la capacité de contraindre les gouvernements à accepter un changement politique. Les sanctions commerciales au contraire frappent davantage les salariés pauvres ou mal payés qui n’ont aucune influence politique.

SWIFT prendra seulement des mesures contre les banques israéliennes si une Cour de Justice belge le lui ordonne et cela uniquement dans des circonstances très exceptionnelles. De telles circonstances tout à fait exceptionnelles sont actuellement réunies grâce à la qualité des informations fournies par le rapport Goldstone commandité par l’ONU sur l’invasion de Gaza pendant l’hiver 2008-2009 et le massacre qui s’en est suivi, et sur l’attaque de la Flottille de la Liberté en route pour Gaza le 31 mai 2010.

Il y a aussi un énorme stock de documents d’Amnistie Internationale, de Human Rights Watch et d’autres organisations qui répertorient les crimes de guerre israéliens et les violations aux lois humanitaires.

Le gouvernement israélien comme celui de l’Afrique du Sud de l’Apartheid est devenu une menace pour la communauté internationale. La corruption et la violation des droits humains vont toujours de pair. La longue occupation militaire israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, par exemple, a corrompu presque tous les aspects de la société israélienne, et principalement son économie.

L’Organisation pour la Coopération Economique et le Développement (OCDE) a signalé en décembre 2009 que Israël ne luttait pas contre la corruption et le blanchissement d’argent avec toute l’énergie souhaitable.

Le système financier international est extrêmement sensible aux allégations de blanchissement d’argent et tout autant aux violations de droits humains. Le crime organisé et le blanchissement d’argent sont des menaces capitales pour la sécurité internationale comme l’a démontré l’action judiciaire que les USA ont lancée contre SWIFT pour avoir accès à leurs données afin de combattre le financement du terrorisme. Le site Web « Who Profits ? » donne la liste de centaines de firmes internationales et israéliennes qui profitent illégalement de l’occupation.

Leurs activités vont de la construction du « mur d’apartheid » et des colonies aux produits de l’agriculture produits sur des terres palestiniennes confisquées. Par exemple, Caterpillar, Volvo et Hyundai fournissent des pièces pour les bulldozers qui démolissent les maisons palestiniennes. Des supermarchés britanniques vendent des produits frais en provenance de Cisjordanie, illégalement étiquetés comme provenant d’Israël. Ahava commercialise de la boue et des cosmétiques de la Mer Morte.

Le célèbre Lev Leviev affirme à Dubaï que les diamants Leviev sont d’origine africaine et sont taillés et polis aux USA et non en Israël. Ils viennent d’Angola, de Namibie et aussi, croit-on, du Zimbabwe et ce sont en fait des « diamants du sang ». Les exportations israéliennes de diamants en 2008 ont atteint la somme de 19,4 milliards de dollars et représentent presque 35 pour cent des exportations d’Israël. Les diamants industriels certifiés sont essentiels à l’industrie d’armement d’Israël et à ses livraisons d’équipement de surveillance aux dictatures les moins recommandables. De telles pratiques mercantiles nécessitent l’accès au marché des changes et au système de paiement international.

C’est pourquoi les transferts interbancaires sont essentiels et SWIFT - de gré ou de force- se rend coupable de complicité tout comme les banques de New York avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

En conséquence, un organisme issu de la société civile de la diaspora palestinienne qui se veut crédible devrait mener une campagne de sanctions SWIFT contre les banques israéliennes. Et si l’on en juge par l’expérience sud-africaine, cette campagne devrait être conduite pas la société civile plutôt que de compter sur les gouvernements.

Chaque banque a un code SWIFT de huit lettres qui permet d’identifier à la fois la banque et le pays où est domiciliée la banque. « IL » sont les cinquièmes et sixièmes lettres qui identifient Israël dans les codes SWIFT. Les quatre banques israéliennes principales et leurs codes SWIFT sont Israel Discount Bank (IDBILIT), bank Hapoalim (POALILIT), Bank Leumi (LUMIILIT) et Bank of Israel (ISRAILIJ).

Une telle suspension n’affecterait pas les transactions bancaires internes d’Israël, ni celles de Cisjordanie ou de Gaza - ni les transferts internationaux aux banques palestiniennes qui ont des identités « PS » différentes. La campagne peut être interrompue aussitôt que ses objectifs auront été atteints, sans provoquer de dommages économiques sur le long terme.

Il faut demander de toute urgence à une Cour de Justice belge d’ordonner à SWIFT de reprogrammer ses ordinateurs pour suspendre toutes les transactions en provenance et en direction d’Israël jusqu’à ce que le gouvernement israélien accepte de mettre fin à l’occupation de la Cisjordanie (Jérusalem Est y compris) et de démanteler « le mur d’apartheid » ; jusqu’à ce que Israël reconnaisse le droit fondamental des Palestiniens à l’égalité absolue ; et jusqu’à ce que Israël reconnaisse, respecte et garantisse les droits des réfugiés palestiniens.

 

 

* Terry Crawford-Browne est un banquier à la retraite qui a conseillé le Conseil des Eglises Sud Africaines pendant la campagne des sanctions bancaires contre l’Afrique du Sud de l’Apartheid. Pendant plusieurs mois (d’octobre 2009 à janvier 2010) il a participé, à Jérusalem Est, aux contrôles que des associations pour la paix israéliennes effectuent aux barrages et sur tout ce qui concerne les démolitions de maison et les expulsions. Il habite à Cape Town.

30 juin 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Dominique Muselet
 
 
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9062

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 01:00

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mercredi7 juillet 2010

La main tendue d’Obama à Israël

Benyamin Netanyahou et Barack Obama. (AFP)
 
Benyamin Netanyahou et Barack Obama. (AFP)

Rencontre de réconciliation entre les deux dirigeants à la Maison-Blanche après une période de froid. Le président américain a appelé à une reprise des négociations de paix directes d’ici à la fin de septembre entre Palestiniens et Israéliens

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«Vous verrez, il y aura plus de photographes qu’à la cérémonie des Oscars», disait il y a quelques jours l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Michael Oren. Le principal objectif de la visite de Benyamin Netanyahou, mardi à Wa­shing­ton a été atteint: les photographes étaient légion. Et aussi bien l’Israélien que son hôte à la Maison-Blanche ont pu faire assaut d’amabilités pour démentir les «rumeurs» selon lesquelles les relations entre leurs deux pays seraient au plus mal.

«Discussions excellentes»

 

Des rumeurs, vraiment? Lors de sa précédente visite, le premier ministre israélien avait été laissé seul avec ses collègues dans un bureau de l’aile ouest, sans téléphone et sans fenêtre, tandis que Barack Obama se retirait dans son appartement privé pour dîner en famille. La rencontre de réconciliation devait venir le mois dernier, mais elle avait été annulée après l’attaque sanglante de commandos israéliens contre la «Flottille de la paix» au large de la bande de Gaza.
Hier, à la Maison-Blanche, c’est comme si tous ces épisodes n’avaient jamais existé. «Nos relations n’ont fait que s’accroître au fil des mois, sur toute une variété de sujets», expliquait Barack Obama. «Nos discussions sont excellentes, et nos valeurs et nos intérêts sont similaires», enchaînait «Bibi» Netanyahou. Louant le «sérieux» de l’un, «l’engagement» de l’autre, les deux hommes ont affiché, contre toute évidence, leur «confiance» réciproque, présente, ont-ils assuré, «dès le premier jour».
 
De fait, aussi bien pour l’Israélien que pour l’Américain, il était temps de revenir à de meilleures dispositions. Aux Etats-Unis, les positions fermes de l’administration Obama sur le gel des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, puis son manque d’ardeur à défendre l’Etat hébreu lors des récentes discussions sur le Traité de non-prolifération nucléaire ont provoqué une pluie de critiques de la part des amis d’Israël et dans les rangs républicains du Congrès. En Israël, au sein de son gouvernement dominé par les faucons, Benyamin Netanyahou a pour sa part besoin de démontrer que sa politique ne lui a pas aliéné le soutien du grand allié américain, tandis que le siège de Gaza soulève désormais des protestations tous azimuts, de la Turquie à l’Union européenne.
 
D’autant plus, comme le note le spécialiste Robert Danin, du Council on Foreign Relations, que cette rencontre intervenait «à un moment critique»: en septembre prochain s’achèvera le moratoire instauré par Israël sur la colonisation. Au même moment, le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devra rendre des comptes à ses collègues arabes sur les résultats obtenus lors des discussions avec Israël. Enfin, ce sera l’ouverture de la nouvelle Assemblée générale de l’ONU et son cortège de réunions consacrées au Proche-Orient. «La rencontre à la Maison-Blanche était essentielle pour prévenir une «crise de septembre» et une rupture dans les négociations», résume Robert Danin.
 
Une reprise de la colonisation israélienne en septembre, et ce sont les discussions directes entre Palestiniens et Israéliens qui échoueront immanquablement (pour l’instant, ces discussions ne sont que «de proximité», c’est-à-dire indirectes). Un échec de ces négociations, et c’est l’Autorité palestinienne qui perdrait encore une bonne part de ce qui lui reste de crédibilité face au Hamas de Gaza. «Nous voulons nous assurer que ces négociations seront sérieuses», assurait Barack Obama en prenant garde toutefois de ne pas mentionner spécifiquement la question de la colonisation. Mais en précisant: «Une action particulière (lire: la colonisation) ne doit pas compromettre l’ensemble des discussions.»
 
Jusqu’ici, dans les cinq «rounds» de discussions indirectes qui se sont tenus avec la médiation de l’émissaire américain George Mitchell, les Palestiniens sont venus avec des propositions substantielles sur la question des frontières et du règlement définitif du conflit, note un bon observateur américain. «Mais ils se sont vu répondre par les Israéliens que ces discussions n’étaient pas le lieu adéquat pour aborder les questions de fond. Ce que veut Israël, ce sont des discussions directes qui pourraient apaiser la pression internationale, mais sans aucun engagement préalable de leur part», poursuit-il.
 
Faute d’aborder les enjeux centraux, Barack Obama a donc rassuré les Israéliens, à propos de l’Iran, et plus encore sur la question de l’arme nucléaire israélienne. «La taille d’Israël, son histoire et son environnement font de lui un Etat particulier, a affirmé en substance le président américain. Nous n’entreprendrons rien qui puisse mettre en danger sa sécurité.» Autrement dit: les généraux israéliens peuvent dormir tranquilles.
 
 
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/930bd4e0-8941-11df-af121334f.....
 

Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:50
 

 
 
 

Monde - le 7 Juillet 2010

 

Netanyahou rassure sa droite et les colons

 

Le premier ministre israélien, qui a rencontré hier soir Barack Obama à Washington, ne semblait pas disposé à faire le moindre geste en faveur de l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie occupée.

 

Une chose paraît sûre : le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, n’est pas parti mardi à Washington pour se faire taper sur les doigts. Résolu à annexer une partie de la Cisjordanie occupée ainsi que la partie orientale de Jérusalem que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur État, il ne semble pas prêt à faire le moindre geste. Selon le quotidien Yediot Aharonot, juste avant son départ aux États-Unis où il a rencontré hier soir le président Obama, le premier ministre israélien a tenu des réunions avec plusieurs ministres de son gouvernement les assurant de sa détermination à empêcher une prolongation du gel des colonies en Cisjordanie. Et se conformer ainsi aux positions de son parti, le Likoud, qui s’était prononcé le 24 juin dernier pour la reprise de la colonisation en Cisjordanie à compter du 26 septembre, date d’expiration du moratoire sur le gel de la colonisation. «Il n’y a pas le moindre doute : la construction reprendra en Judée-Samarie (Cisjordanie) immédiatement après l’échéance du gel», a réitéré Limor Livnat, ministre de la Jeunesse et des Sports israélienne.
 
Entre-temps, la colonisation de Jérusalem-Est, avec à la clé l’expulsion programmée de centaines de familles palestiniennes, se poursuit. Réunies hier à Jérusalem, toutes les formations de la coalition gouvernementale – à l’exception du Parti travailliste – ont appelé à ne pas prolonger le moratoire sur la colonisation. «L’indépendance d’Israël et nos intérêts vitaux sont en jeu», ont affirmé ces jusqu’aux-boutistes.
 
le rapport accablant d’une ong israélienne
Et pour couronner le tout, le conseil représentatif des colons de Cisjordanie vient de lancer une campagne pressant Netanyahou de «respecter ses engagements» électoraux. « Une parole est une parole, une date est une date, et le 26 septembre nous allons recommencer à construire», a-t-il fait savoir via un encart publicitaire publié dans la presse. Ne voulant pas en rester là, les colons ont organisé tard dans la soirée d’hier une manifestation pro-colonisation devant le consulat général des États-Unis à Jérusalem, au moment de l’entrevue Obama-Netanyahou à Washington !
 
C’est dans ce contexte que l’ONG israélienne pour les droits de l’homme, B’Tselem, a publié hier un rapport selon lequel «21% des parcelles sur lesquelles ont été construites 121 implantations et une centaine d’avant-postes en Cisjordanie sont des terrains qu’Israël reconnaît comme étant des propriétés privées palestiniennes». Précisant que «les principales méthodes qu’Israël utilise sont la réquisition du terrain pour des nécessités militaires, sa déclaration ou son enregistrement comme terrain de l’État, et l’expropriation pour des besoins publics» ! Et sans que cela n’émeuve cet Occident capitaliste si prompt à monter au créneau dès lors qu’il s’agit d’un pays autre qu’Israël ! Dans ces conditions, il est difficile de penser que le chef de la Maison-Blanche, qui a accueilli avec tous les égards Netanyahou, puisse le contraindre à des concessions majeures comme celui de renoncer à la poursuite de la colonisation.
 

Hassane Zerrouky

  

  

http://www.humanite.fr/07_07_2010-netanyahou-rassure-sa-droite....

 

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 01:00
 

Monde

 
 
 

Monde - le 6 Juillet 2010

 

Netanyahou, l’encombrant allié d’Obama

 

Le premier ministre israélien arrive aujourd’hui à Washington avec les mains vides.

 

C’est aujourd’hui que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sera reçu à la Maison-Blanche par le président Barack Obama. La rencontre, initialement prévue le 1er juin, avait dû être annulée suite à l’intervention sanglante de la marine israélienne contre la flottille humanitaire de Gaza. Il n’a donc pas pu s’expliquer sur le camouflet infligé à Washington quand Israël avait annoncé la construction 1 600 habitations à Jérusalem-Est en pleine visite du vice-président américain Joe Bidden. Si l’affaire de la flottille humanitaire a pu servir de prétexte pour ne pas devoir s’expliquer sur des mesures destinées à miner le processus de paix, la brusque dégradation des relations entre Israël et la Turquie, qui n’est pas une bonne nouvelle pour Washington, va sans doute être ajoutée au menu des entretiens entre Obama et Netanyahou et compliquer davantage la politique américaine au Proche-Orient.
 
Certes, Netanyahou arrive à Washington avec de bonnes intentions. Mais avec les mains vides. Sous pression internationale, il se dit prêt à lever partiellement le blocus sur Gaza, à présenter un rapport préliminaire de l’enquête israélienne sur la flottille de Gaza, et à engager aussi des pourparlers directs avec les Palestiniens. Mais ces bonnes dispositions sont contredites par la réalité des faits. En plus des nouvelles constructions à Jérusalem-Est et de la réalisation d’un parc archéologique avec, à la clé, l’expulsion de plusieurs dizaines de familles palestiniennes dans la partie est de la ville, le Likoud, parti de Netanyahou, a décidé de reprendre la colonisation en Cisjordanie occupée, en septembre prochain. Difficile dans ces conditions de s’attendre à une percée diplomatique à l’issue de cette visite. Tout comme il est difficile de savoir de quels moyens de pression dispose Barack Obama pour contraindre Netanyahou à signer une paix mettant fin à plus de soixante ans de conflit. Car jusque-là, face à l’intransigeance de Netanyahou, il s’est surtout borné de gérer la tension existante avec son encombrant allié.
 

H. Z

  

 

http://www.humanite.fr/05_07_2010-netanyahou-l%E2%80%99encombrant....


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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 00:30


mercredi 07 juillet 2010 - Saint Raoul 
 
 
05/07/2010 19:04

Israël, isolé, a le blues



Paris, Londres, Berlin ou Rome,traditionnellement considérés comme amis de l’État juif, prennent leurs distances et exigent que la colonisation en Cisjordanie cesse


Le premier ministre israelien Benyamin Netanyahou - ici le 1er juillet lors d'une cérémonie commémorant  l'indépendance des Etats-Unis - rencontrera le président américain Barack Obama le mardi 6 juillet (AP/Bality)


L’État hébreu jouit d’un avantage militaire qualitatif sans précédent depuis vingt ans par rapport à ses voisins arabes. C’est du moins ce qu’estime un récent rapport du Center For Strategic and International Studies de Washington (CSI). Les Israéliens ont pourtant le blues, car ils se sentent de plus en plus isolés sur la scène internationale.

C’est le résultat, selon les officiels à Jérusalem, d’« une autre guerre », celle des médias et des diplomates, qui menace non pas l’existence d’Israël mais sa légitimité. Boycottage universitaire, culturel, économique ou politique : le désert semble gagner du terrain de jour en jour, érodant la cohésion sociale et la force vitale du pays.

Le ministre travailliste du commerce et de l’industrie, Benyamin Ben Eliezer, tente un éclairage : « Le monde est fatigué de nos explications sur les raisons pour lesquelles nous occupons encore, depuis quarante-trois ans, les territoires palestiniens. » Dix-sept ans après les accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne, l’opinion israélienne a glissé à droite et se veut globalement sceptique sur des arrangements avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

Avidgor Liberman écarté par les pays arabes

Le visage d’Israël, son chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, est à cet égard très révélateur. Habitué des esclandres et partisan de la manière forte, il doit son ascension à une plate-forme électorale résolument hostile à la communauté des 1 300 000 Arabes israéliens. Résultat : il est persona non grata en Égypte et en Jordanie, seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, respectivement en 1979 et 1994. Il a aussi été écarté des efforts en vue d’un règlement de paix avec les Palestiniens, auquel il déclare tout bonnement ne pas croire.

Plus grave : Paris, Londres, Berlin ou Rome, traditionnellement considérés comme amis de l’État juif, prennent leurs distances. Ils ont ainsi exigé que la colonisation en Cisjordanie occupée cesse « totalement ». Encore récemment, Silvio Berlusconi affirmait pourtant vouloir œuvrer à l’intégration d’Israël au sein de l’Union européenne. « Le premier ministre italien a compris qu’il passait pour un “canard boiteux” parmi ses collègues européens à cause de son soutien indéfectible à Israël », écrit le journal Maariv.

Après le sanglant assaut israélien, le 31 mai, contre un ferry turc qui voulait apporter une aide humanitaire à Gaza, ces mêmes pays ont exercé des pressions pour qu’Israël lève complètement le bouclage imposé depuis quatre ans au territoire palestinien contrôlé par le Hamas. « Tous craignent la détérioration de leurs relations avec le monde arabe », dit encore Maariv.

L’abordage du ferry, qui a fait neuf morts turcs parmi les passagers, a en outre marqué une nouvelle étape dans la dégradation des relations avec la Turquie. Jusqu’à l’offensive de Tsahal, « Plomb durci », contre la bande de Gaza il y a un an et demi, ce pays musulman était le principal allié stratégique régional d’Israël.

Un Etat replié sur lui-même

Une chanson jadis en vogue, Le monde entier est contre nous, a refait son apparition sur les ondes en Israël. « Heureusement, à l’ONU, nous pouvons toujours compter sur le soutien de la Micronésie », dit ironiquement un commentateur. Avigdor Lieberman a reconnu avoir été « déçu » par les dirigeants russes, qu’il a pourtant privilégiés en profitant du fait que sa langue maternelle est le russe. Israël compte aussi, parmi ses amis, divers pays de l’ex-Europe de l’Est, comme la Pologne ou la République tchèque.

Mais ils font pâle figure face aux « majorités automatiques » qui condamnent Israël aux Nations unies. Le rapport du juge sud-africain, Richard Goldstone, qui a accusé Israël de « crimes de guerre » et « peut-être de crimes contre l’humanité » à Gaza en 2008-2009, en est la preuve éclatante.

Toujours est-il que l’État juif se replie sur lui-même. Voilà qui explique par exemple pourquoi les autorités israéliennes ont récemment interdit au professeur américain Noam Chomsky, un intellectuel de renommée mondiale, de venir s’exprimer à l’université palestinienne de Bir-Zeit (Cisjordanie).

« Nous avons cessé de nous intéresser à ce que les autres ont à dire (…). Nous les préférons loin de notre vue, parce que nous les suspectons, les craignons, ou tout simplement parce qu’ils nous ennuient », a écrit un éditorialiste du Yédiot Aharonot, le principal quotidien israélien. « Pour Israël, le plus grave n’est pas que des musiciens comme Elvis Costello décident de nous boycotter, mais que notre ministre de la culture et des sports, Limor Livnat, mette ce fait à profit pour expliquer que les Israéliens peuvent se passer de lui et applaudir leurs propres artistes », ajoute-t-il.

Yossi Beilin, un des initiateurs des accords d’Oslo, estime quant à lui que la mesure « arbitraire » qui a frappé Chomsky est « symptomatique d’un régime qui use de moyens antidémocratiques, alors qu’Israël se glorifie d’être la seule démocratie au Proche-Orient ».
 
Joel DAVID, à JERUSALEM

 
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2431806&rubId=4077


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