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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 01:35
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DERNIERE MISE A JOUR :
jeudi 20 mai 2010 - 07h:10

 
 Basculement stratégique au Proche-Orient

jeudi 20 mai 2010 - 06h:36

Thierry Meyssan
Voltaire

 

L’échec du remodelage du Grand Moyen-Orient a laissé le champ libre à une nouvelle alliance, celle du triangle Téhéran-Damas-Ankara. La nature ayant horreur du vide, Moscou comble l’espace laissé vacant par Washington. Le vent a tourné et il souffle fort. En quelques mois, c’est tout l’équilibre régional qui a été bouleversé.


(JPG)
La nouvelle donne au Proche-Orient : le triangle Turquie-Iran-Syrie
(de gauche à droite, les présidents Gül, Ahmadinejad et Assad).


L’équilibre du Proche-Orient a été entièrement modifié au cours des derniers mois. Tout d’abord, les capacités et les positions de plusieurs acteurs ont changé.

-  Les forces armées israéliennes, qui avaient enchaîné victoire sur victoire durant des décennies, ne sont plus capables de maîtriser le terrain. Au cours de leur offensive contre le Liban (2006), puis contre Gaza (2008), elle ont montré qu’elles ont accru leur puissance de destruction, mais qu’elles ne parviennent plus à atteindre les objectifs qu’elles se fixent, en l’occurrence détruire le Hezbollah et le Hamas.

En outre, leur arsenal, alimenté autant que de besoin par les Etats-Unis, ne garantit plus leur domination. Leurs chars sont devenus vulnérables aux RPG russes, alors qu’ils formaient l’outil central de leur blitzkrieg. Leur marine est menacée par les missiles sol-mer livrés par la Chine au Hezbollah et désormais dotés des système anti-brouillage qui leur manquaient en 2006. Enfin, leur domination aérienne ne résistera pas longtemps à la prolifération des S-300 russes, en cours de livraison dans la région.

-  La quasi-indépendance du Kurdistan irakien organisée par les Etats-Unis, le développement économique de ce quasi-Etat sous tutelle israélienne, et le soutien trop visible des USA aux séparatistes kurdes du PKK ont contraint les militaires turcs à un revirement complet. L’Alliance atlantique n’apparaît plus comme la garante de l’intégrité territoriale turque et Israël devient un ennemi.

Si Ankara veille à ménager Washington, le ton n’a cessé de monter avec Tel-Aviv depuis l’algarade opposant Recip Erdogan à Shimon Peres lors du Forum de Davos, à l’incident diplomatique relatif à la série télévisée La Vallée des loups.

-  Le chaos irakien et la création du quasi-Etat du Kurdistan ont contraint les Etats riverains à se concerter pour se protéger de la contamination. D’autant que Washington a tenté de les déstabiliser tous pour les tenir à l’écart du jeu irakien. Ainsi les Etats-Unis et Israël ont soutenu en sous-main les séparatistes kurdes de Turquie (PKK), ceux d’Iran (Pejak) et ceux de Syrie.

Par conséquent, l’axe Iran-Syrie a fait place à un triangle Iran-Syrie-Turquie. Celui-ci dispose d’une légitimité historique sans équivalent.

Depuis la Révolution islamique, l’Iran est le chef de file des chiites. Après la destruction du Baas irakien par Paul Bremmer, la Syrie est devenue le leader incontesté du camp laïque. Enfin, la Turquie, héritière du califat, est le berceau du sunnisme. A eux trois, ces Etats couvrent la presque totalité du champ politique proche-oriental. Cette alliance clos le chapitre du Divide et Impera (diviser pour régner), que les puissances coloniales avaient su appliquer pour dominer cette très vaste région. Elle met particulièrement un point final à la Fitna, c’est-à-dire à la guerre civile musulmane entre sunnites et chiites. Déjà le roi Abdallah d’Arabie saoudite avait invité le président iranien Ahmadinejad à faire avec lui le pèlerinage à La Mecque, dont il est le gardien. Mais la Turquie est l’héritière des Ottomans, et à ce titre incarne le sunnisme historique.

De plus, pour Ankara, ce nouveau triangle élargit enfin un horizon bouché par les interminables atermoiements de l’Union européenne.

-  La dé-baasisation de l’Irak, c’est-à-dire la chasse ouverte contre les anciens cadres administratifs du pays, a provoqué un exode massif. En six ans, plus d’un million d’Irakiens ont été accueillis en Syrie. Cette hospitalité arabe inclut l’accès gratuit sans contrepartie aux établissements scolaires et universitaires ainsi qu’à l’ensemble du système de santé. Dans un premier temps, cette ample vague migratoire a provoqué une grave crise économique dans le pays, mais une fois digérée, elle lui apporte des cadres très qualifiés et une nouveau dynamisme.

-  Les troubles organisés par les Etats-Unis au Yémen ont contraint la famille royale saoudienne à soutenir la politique du roi Abdhallah d’apaisement avec la Syrie et l’Iran. Par voie de conséquence, le clan libano-saoudien Hariri a été prié de se réconcilier avec le président Bachar el-Assad et de reconnaître la légitimité de l’armement de la Résistance libanaise.

Du coup, le résultat ambigüe des élections législatives truquées - gagnées en voix par la coalition conduite par le général Aoun et le Hezbollah, mais gagnées en sièges par la coalition pro-US formée autour du clan Hariri et de l’extrême-droite chrétienne - a changé de signification et ouvert la voie à un gouvernement d’union nationale. Tandis que des chefs de guerre comme le socialiste Walid Jumblatt opéraient un virage à 180° pour s’aligner sur le sens du vent.

Cependant, cette évolution est fragile, Washington ayant peut-être la possibilité de déstabiliser la nouvelle troïka. Quoi qu’il en soit, plusieurs tentatives de renversement de Bachar el-Assad par des généraux corrompus ont été éventées avant même qu’ils ne puissent passer à l’acte.

Les multiples attentats orchestrés par la CIA dans les provinces non-persanes d’Iran n’ont pas donné le signal de révoltes séparatistes. Tandis que la révolution colorée, organisée par la CIA et le MI6 à l’occasion de l’élection présidentielle, a été noyée par une marée humaine. Aux quelques dizaines de milliers de contestataires des quartiers nord de Téhéran a répondu une manifestation monstre de 5 millions de personnes.

Enfin, Washington semble dans l’incapacité d’user une nouvelle fois du Gladio pour instaurer une dictature militaire en Turquie. D’une part parce que la nouvelle génération de généraux turcs n’est plus arc-boutée au kémalisme et d’autre part parce que le gouvernement démocrate-musulman de l’AKP s’est appliqué à démanteler l’Ergenekon (version actuelle du Gladio turc).

Washington et Tel-Aviv peuvent aussi monter des dossiers mensongers pour justifier d’actions militaires.

Ainsi ont-ils laissé entendre depuis 2007 qu’Israël aurait découvert et bombardé un centre de recherche militaire nucléaire en Syrie et que l’Iran conduirait un vaste programme de même nature. Plus récemment, les mêmes puissances ont accusé la Syrie d’avoir fait entrer des Scud au Liban.

Toutefois ces imputations ne résistent pas plus à l’analyses que celles délivrées par le secrétaire d’Etat Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations Unies à propos des prétendues armes de destruction massive irakiennes. Les diverses inspections de l’AIEA n’ont mit en évidence que des activités civiles, et la force de maintien de la paix des nations Unies au Liban a démenti la présence de Scud dans le pays.

(JPG)
Le 23 février 2010, Bachar el-Assad répond aux injonctions d’Hillary Clinton
et défie Barack Obama en recevant Hassan Nasrallah et Mahmoud Ahmadinejad.
© Tehran Times



L’entrée en scène de la Russie

La perte d’influence des Etats-Unis est si palpable que le général David Petraeus, commandant en chef du Central Command a sonné l’alarme à Washington. A ses yeux, le jeu joué par les Israéliens non seulement en Palestine, mais surtout en Irak, a plombé les projets états-uniens dans la région. Plus encore, l’enlisement des GI’s en Irak et en Afghanistan en fait des otages de la Turquie, de la Syrie et de l’Iran, seuls en mesure d’apaiser les populations révoltées. Dans une complète inversion des rôles, l’allié stratégique du Pentagone est devenu un boulet, tandis que ses ennemis régionaux sont ses boucliers.

Prenant acte de l’échec du remodelage US du Grand Moyen-Orient, Moscou s’est repositionné sur la scène régionale lors du voyage du président Dmitry Medvedev à Damas et Ankara.

Concernant les conflits avec Israël, la Russie a réaffirmé que le règlement politique devait être fondé sur les résolutions pertinentes de l’ONU (incluant l’inaliénable droit au retour des Palestiniens) et les principes de la conférence de Madrid (restitution des territoires occupés, dont Jérusalem-Est et le Golan syrien, en échange d’un Traité de paix).

En outre, Dmitry Medvedev a confirmé la préférence russe pour la solution à deux Etats. Compte tenu de la présence d’un million d’ex-Soviétiques en Israël, Moscou veut prévenir un exode prévisible en cas de chute du régime sioniste. Dans cette perspective, il a souhaité une réconciliation entre le Fatah et le Hamas, et a rencontré Khaled Mechaal, le leader politique de la Résistance palestinienne, alors même que celui-ci est qualifié de « terroriste » par les Etats-Unis. Il s’agit bien d’un pas décisif de la Russie : le président Medevedev avait refusé par trois fois de recevoir M. Mechaal de passage à Moscou, il a cette fois eu une entrevue avec lui, et qui plus est à Damas. A cette occasion, le président russe a souligné l’urgence croissante de la situation humanitaire à Gaza et déploré le désintérêt de Washington à résoudre ce drame.

Enfin, faisant allusion aux menaces israéliennes de bombarder les convois d’armes passant de Syrie au Liban, il a mis en garde Tel-Aviv contre une escalade de la tension.

La Russie soutient le rapprochement politique et économique en cours entre l’Iran, la Syrie et la Turquie. Les trois Etats leaders au Proche-Orient sont entrés dans une phase d’intense coopération. En quelques mois, ils ont ouvert leurs frontières et libéralisé leurs échanges à marche forcée. Leurs économies bloquées par les années de guerre ont été soudainement ventilées. La Russie entend ne pas rester à l’écart de cette nouvelle zone de prospérité. Immédiatement, Ankara et Moscou ont abrogé la nécessité de visas pour leurs ressortissants. Ainsi un Turc peut entrer sans formalité en Russie alors qu’il n’y est toujours pas autorisé ni aux USA, ni dans l’Union européenne, bien que la Turquie soit membre de l’OTAN et candidate à l’UE.

Moscou a créé des instances permanentes de concertation à haut niveau, aux plans diplomatique et économique, avec Damas et avec Ankara, qui contrastent avec la politique des Etats-Unis.

En début d’année, la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton, avait sommé la Syrie de prendre ses distances avec la Résistance. Pour toute réponse le président Bashar el-Assad s’était immédiatement affiché aux côtés de son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad et du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah et avait signé un document ironiquement qualifé de « Traité de distance réduite ». La rencontre avait été improvisée de sorte que Khaled Mechaal n’avait pas eu le temps de s’y rendre, mais le Hamas était associé à la démarche.

Mettant ses menaces à exécution, le président Barack Obama a répliqué en reconduisant pour deux ans des sanctions économiques contre la Syrie.

Rosatom et Atomstroyexport, qui terminent la construction d’une centrale nucléaire civile en Iran (Bushehr) et sont en discussion pour de nouvelles, en construiront une autre en Turquie pour 20 milliards de dollars. Elle devrait être inaugurée dans sept ans. Un projet similaire est à l’étude en Syrie. Le manque d’électricité, dans une région qui a souffert des bombardements israéliens, est le principal handicap au développement économique. Du point de vue proche-oriental l’empressement russe à construire ces centrales n’est pas tant imputable à un appétit commercial qu’à une volonté de donner aux peuples concernés le moyen d’accélérer le développement économique que les Occidentaux leur ont si longtemps interdit.

En outre Stroitransgaz et Gazprom vont assurer le transit du gaz syrien vers le Liban, Beyrouth étant empêché par son voisin israélien d’exploiter ses importantes réserves off shore.

Au plan militaire, la Russie a pris livraison de sa nouvelle base navale en Syrie. Celle-ci lui permettra de rétablir l’équilibre en Méditerranée dont elle est plus ou moins absent depuis la dissolution de l’URSS. Elle a également confirmé la prochaine livraison de missiles S-300 à Téhéran afin de protéger l’Iran des menaces de bombardement états-uniennes et israéliennes.

Tout en stigmatisant les provocations iraniennes, les diplomates russes ont répété qu’ils ne croient pas aux accusations occidentales à propos de prétendus programmes nucléaires militaires iranien ou syrien. Alors que le protocole des Etats riverains de la Caspienne ne prévoit qu’une fourniture d’armes à l’Iran si celui-ci était attaqué, le président Medvedev a évoqué une possible intervention directe de la Russie et mis en garde les Etats-Unis contre une guerre en Iran qui dégénérerait en Troisième Guerre mondiale. Sur ce fondement, il a apporté son soutient au projet de dénucléarisation de la région, c’est-à-dire de démantèlement de l’arsenal nucléaire israélien. L’affaire vient d’être portée devant l’AIEA.

(JPG)
En octobre 2009, la Turquie et l’Arménie établissent -enfin- des relations diplomatiques. L’espace caucasien s’ouvre pour Ankara.
(de gauche à droite les présidents turc et arménien, Gül et Sargsyan).


Moscou attache une importance particulière à aider la Turquie à régler ses contentieux séculaires avec la Grèce et l’Arménie, incluant les conflits de Chypre et du Haut-Karabagh. De la sorte, Ankara pourrait s’éloigner définitivement de Tel-Aviv et de Washington et reprendre sa complète indépendance. Des pas importants, mais insuffisants, ont été accomplis par le président Abdullah Gül vis-à-vis d’Erevan. Passant outre 95 ans de haine, la Turquie et l’Arménie ont établi des relations diplomatiques. D’autres avancées devraient suivre vis-à-vis d’Athènes avec la bénédiction du patriarche orthodoxe Cyril Ier de Moscou. De ce point de vue, la visite de Recip Erdogan en Grèce est un événement historique qui relance le processus de réconciliation en Mer Egée, amorcé dans les années 30 et interrompu par la Seconde Guerre mondiale.

Bouleversant la stratégie US en Mer Noire et dans la Caspienne, Ankara a accepté un gigantesque investissement russe pour la construction d’un pipe-line reliant Samsun à Ceyhan. Il devrait permettre d’acheminer le pétrole russe de la Mer Noire vers la Méditerranée sans avoir à emprunter les détroits, impropres au transit de matières polluantes. Identiquement, Ankara étudie sa possible participation au projet de gazoduc russe South Stream. Si celle-ci devait être confirmée, elle rendrait inutile le projet concurrent des Etats-Unis et de l’Union européenne, Nabucco.

En définitive, le soutien russe garantit la pérennité du triangle Téhéran-Damas-Ankara face à l’hostilité des Etats-Unis et de l’Union européenne. L’équilibre stratégique du Proche-Orient vient de basculer. L’onde de choc pourrait se propager au Caucase.

(JPG)
Les présidents russe et turc, Dmitry Medvedev et Abdullah Gul. Les ennemis de la Guerre froide deviennent partenaires pour stabiliser « le Proche-Orient et le Caucase ».
© Service de presse du Kremlin


Analyste politique français, Thierry Meyssan est président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007)


15 mai 2010 - Voltaire
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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 01:20
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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 01:15

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Israel says it's better prepared for war with Iran
 
 
http://www.usatoday.com/news/world/2010-05-10-israel-iran_N.htm?csp=outbrain&csp=obnetwork
 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 00:20

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DERNIERE MISE A JOUR :
mardi 18 mai 2010 - 07h:19

Le manque de sécurité humaine a considérablement entravé le progrès palestinien

lundi 17 mai 2010 - 08h:25

PNUD

 


De nombreux Palestiniens reçoivent une aide alimentaire suffisante pour subvenir à leurs besoins mais parce qu’ils sont dans l’incapacité de gagner leur vie eux-mêmes, ils restent en état de dépendance. Il ne s’agit pas, d’après le rapport, d’une pauvreté par l’insuffisance, mais d’une pauvreté par la privation du pouvoir.

(JPG)
L’économie nationale s’est invariablement affaiblie dans les Territoires palestiniens
sous le contrôle israélien.
(AP/N. Ishtayeh)


Ramallah. Jusqu’à ce que les Palestiniens puissent assurer le contrôle de leur économie et de leur environnement - en particulier celui d’une politique macroéconomique, du commerce, des moyens de subsistance, des ressources en eau et des frontières -, un développement soutenu restera hors d’atteinte, selon le dernier rapport sur le Développement humain palestinien, publié aujourd’hui 9 mai, par le Premier ministre palestinien Salam Fayyad et par le représentant spécial du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans le territoire palestinien occupé, Mr Jens Toyberg-Frandzen.

Le rapport sur le Développement humain palestinien, Investir dans la sécurité humaine pour un futur Etat, explore les différents aspects de la sécurité des personnes - économique, alimentaire, sanitaire, environnemental, politique, individuel, communautaire - dans la perspective de les mettre à l’abri du besoin, de la peur, et de leur permettre de vivre dans la dignité. Recadrer le concept de « sécurité » vers un concept qui mette la sécurité humaine à l’égal de celle des institutions de l’Etat est essentiel quand il s’agit de réfléchir à la vie quotidienne des Palestiniens. C’est particulièrement important compte tenu de la mise en œuvre d’un discours sur la sécurité par l’Etat d’Israël dans le Territoire palestinien occupé (TPO).

S’exprimant à la publication du rapport, le Dr Salam Fayyad déclare : « Nous voulons voir disparaître les marques du régime d’occupation. Nous voulons voir la fin des incursions israéliennes dans les zones A, et nous voulons que les Palestiniens puissent être présents en permanence et dans une sécurité reconnue dans toutes les zones palestiniennes. Nous ne voyons pas cela comme des mesures visant à créer la confiance, mais comme des indications pour un Etat en constitution. Pour nous, cela est nécessaire pour que les négociations de paix aient quelque crédibilité. Pour obtenir l’adhésion des Palestiniens, il faut des signes cohérents de la fin de l’occupation ». Et d’ajouter aussi que réaliser un développement soutenu restera un objectif inatteignable dans le TPO aussi longtemps que le territoire restera occupé.

Le rapport a été rédigé par une équipe indépendante d’universitaires internationaux et palestiniens et des praticiens du développement.

La pauvreté par la privation de tout pouvoir

De nombreux Palestiniens reçoivent une aide alimentaire suffisante pour subvenir à leurs besoins mais parce qu’ils sont dans l’incapacité de gagner leur vie eux-mêmes, ils restent en état de dépendance. Il ne s’agit pas, d’après le rapport, d’une pauvreté par l’insuffisance, mais d’une pauvreté par la privation du pouvoir.

De petits pas ont été réalisés et doivent se poursuivre. Le rapport soutient qu’il y a corrélation entre le niveau de responsabilité de l’Autorité palestinienne dans un secteur, et le niveau de l’avancement qui y a été réalisé. Les systèmes d’enseignement et de santé sont de bons exemples de domaines où les Palestiniens, au regard de leur créneau d’actions, ont réalisé des progrès. En revanche, l’économie nationale s’est invariablement affaiblie pendant la période prise en considération par le rapport en raison d’un contrôle rigoureux (israélien). Les Palestiniens n’ont aucun pouvoir sur leur espace aérien, leurs eaux territoriales, leurs ressources naturelles, sur leurs déplacements et sur les instruments macroéconomiques, sur tout ce qui rend possible une autonomie économique.

Dr Fayyad note que le rapport a bien développé comment la fragmentation et la misère des Palestiniens sont provoquées par l’occupation et ruinent les efforts entrepris par l’Autorité palestinienne et soutenus par la communauté internationale, pour apporter des améliorations dans le territoire palestinien occupé. D’après le rapport, le fait de n’avoir pas su améliorer la condition humaine des Palestiniens « ne résultait pas d’un manque de volonté de l’Autorité palestinienne, ou de l’absence de désir de la communauté palestinienne, mais était la conséquence du régime d’occupation et de ses pratiques ».

(JPG)
Une colonisation croissante vole la terre, accroît la présence israélienne
et isole les Palestiniens en une série d’archipels dispersés. (ndt)
(MaanImages)


Fragmentation territoriale et polarisation politique

Depuis 1967, le morcellement territorial du TPO est devenu petit à petit plus marqué. Le rapport fait valoir que la séparation systématique par Israël des communautés palestiniennes en une série d’archipels dispersés a eu de profondes répercussions sur la cohésion économique, sociale et culturelle palestinienne.

Les auteurs du rapport affirment que la fragmentation territoriale du territoire occupé a gravement affaibli l’autorité centrale et les institutions centrales de gouvernance de l’Autorité palestinienne, et intensifié la polarisation politique palestinienne intérieure. Il en résulte une augmentation dans la violence politique et la suppression de droits civils par les différentes autorités de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

Le rapport argue également qu’une sorte de processus de réconciliation nationale serait nécessaire pour surmonter les conséquences néfastes de la violence politique, et aussi pour réduire la marginalisation des Palestiniens ordinaires du processus politique.

A la sortie du rapport, Mr Jens Toyberg-Frandzen souligne de son côté que « la sécurité humaine est la plateforme pour un développement dont l’objectif est de créer un environnement où la population peut profiter d’une vie longue, saine et créative. Ce rapport, dit-il, rappelle que les Palestiniens sont toujours confrontés à de nombreux défis, notamment à l’occupation et à la fragmentation intérieure. »

Investir dans la sécurité humaine

Tout en reconnaissant que maintenir le statu quo est indéfendable, le rapport se prononce pour une approche pragmatique afin de promouvoir la sécurité des personnes même sous occupation ou simplement émergeant de l’occupation.

Allant de l’avant, les auteurs plaident pour une stratégie participative de constitution d’un Etat promouvant une continuité territoriale, une intégration économique, une cohésion sociale, une souveraineté et une réconciliation politique. Le rapport recommande la création d’une commission pour une gouvernance représentative afin de superviser la mise en œuvre de cette stratégie, d’assurer la transparence de l’Autorité palestinienne et de se donner une responsabilité et une crédibilité.

Il suggère aussi que l’aide soit dissociée du processus politique de sorte que des dispositions institutionnelles puissent être établies afin de garantir la préservation des droits des Palestiniens et la prise en compte de leurs besoins.

Le rapport sur le Développement humain 2009/2010 pour le territoire palestinien occupé est le cinquième du genre. Ce rapport indépendant a été commandé par le Programme d’assistance du PNUD au peuple palestinien, avec l’objectif d’être un catalyseur pour un échange public renouvelé sur le développement humain et la sécurité des personnes. Les auteurs attendent du rapport qu’il influence de futurs débats politiques par les informations accessibles et exactes et les analyses sur les questions de développement dans le territoire occupé qu’il apporte.


(JPG)
Bande de Gaza, bombardée et sous blocus : une économie anéantie par l’occupant.


Voir le rapport (anglais, pdf) : http://www.undp.ps/en/newsroom/publ...
Voir le communiqué de presse du PNUD (anglais, pdf) : http://www.undp.ps/en/newsroom/pres...

9 mai 2010 - PNUD - traduction : JPP
 
 
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8708

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 00:10

                           La Paix Maintenant


Des leaders juifs américains font écho à JCall et demandent à Israël de cesser de construire dans les colonies
 
[Le monde à l'envers. Des Américains, malgré l¹existence de J Street, s'inspirent de JCall]
 
Trad : Gérard pour La Paix Maintenant
 
 
"For the Sake of Zion" (pour l'amour de Sion) une pétition en ligne qui soutient Israël tout en critiquant sa politique, a été signée par plusieurs dizaines de juifs américains : rabbins, juges, écrivains, universitaires et philanthropes. 
 
Suivant en cela les pas de l'initiative européenne lancée par JCall (1), un groupe de leaders du monde juif américain ont lancé vendredi dernier une pétition sur Internet exhortant Israël à mettre fin à la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et appelant de ses voeux une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.
 
Nommée « For the Sake of Zion", cette pétition a été signée par plusieurs dizaines de juifs américains : rabbins, juges, écrivains, universitaires et philanthropes (2).
 
"Encouragés par le récent Appel Européen A La Raison, signé par plus de 5.200 citoyens juifs européens, nous, juifs américains, passionnément dévoués à la sécurité et au bien-être de l'Etat d'Israël, joignons aujourd¹hui notre voix à celle de nos frères européens', dit cette pétition.

 "Ils reconnaissent, comme nous, qu'Israël est menacé dans son existence, de l'intérieur comme de l'extérieur. Nous ne prenons pas cela à la légère, mais nous refusons de considérer que là est le destin inévitable d'Israël. »

Les signataires, dont certains ont vécu en Israël, continuent en affirmant que le peuple juif a le droit de vivre dans un Etat souverain : "Nous pensons sans aucune réserve qu'Israël est le foyer national du peuple juif et que, en conséquence, nous nous sentons à la fois le droit et l'obligation de faire entendre notre opinion", dit encore le groupe.

Ces leaders juifs américains continuent en disant qu'ils condamnent catégoriquement le terrorisme, mais, dans le même temps, qu'ils "abhorrent la poursuite de l'occupation qui n'a duré que trop longtemps et qui ne peut ni ne doit continuer".

"Comme nos homologues européens le soulignent à juste titre, « ce danger se trouve aussi dans l'occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d'Israël en tant qu'État (Š) Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile." "Nous sommes d¹accord", écrivent ces dirigeants juifs américains.

La pétition américaine appelle les deux parties à avancer vers une solution à deux Etats qui, disent-ils, exigera concessions et engagements de la part des deux côtés.

Le groupe soutient l'administration Obama et son "vigoureux encouragement aux deux parties à faire les concessions nécessaires pour que les négociations avancent. Dans ce contexte, nous appelons Israël à cesser immédiatement les constructions de logements dans les territoires disputés."

La pétition américaine conclut en rappelant que ce sont les citoyens israéliens et leurs voisins, qui décideront de leur avenir, c'est leur droit, "mais le nôtre est d'appeler l'attention aux décisions que prend le gouvernement israélien, qui, à notre avis, mettent en danger cet Etat que nous chérissons tant. Nous invitons tous ceux et toutes celles qui partagent cet avis à signer cette déclaration."

 JCall, l'initiative européenne, a été lancée début mai par des personnalités et intellectuels, tels Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et Daniel Cohn-Bendit, afin de faire entendre une voix juive nouvelle, "à la fois engagée aux côtés d'Israël et critique des choix de son gouvernement actuel."

JCall a recueilli plus de 5 600 signatures en ligne.
 
 
(1)http://www.jcall.eu
(2) texte et premiers signataires : http://forthesakeofzion.org/

 
Ha'aretz, 16 mai 2010
 
http://www.haaretz.com/jewish-world/news/u-s-jewish-leaders-echo-european-call-to-end-israeli-settlement-building-1.290621

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 01:05
 
Régis Debray critique Israël
publié le samedi 15 mai 2010

entretien (vidéo) sur Europe1

 
 
Suite à un article dans le Point, R. Debray répond à JP Elkabbach. [1]

Selon l’écrivain Régis Debray, il y a deux Israël : l’un est nationaliste, l’autre est universel et progressiste. Le pays risque de devenir un Etat colonial. Et il abuserait du devoir de mémoire, qui lui permettrait de commettre aujourd’hui avec une certaine impunité des actes graves. Il parle d’autisme de la part des Israéliens, qui refusent de voir ce qui se passe derrière le mur de séparation. Une charge mesurée de la part de Debray, mais qui déclenche déjà une grosse polémique...

[1] voir

 

relayé par Agoravox http://www.agoravox.tv/tribune-libr...

 

intro et ajout de la photo du Point : C. Léostic, Afps

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 00:40


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Monde

 

Proche-Orient samedi15 mai 2010
 

JCall, l’appel qui divise les juifs d’Europe

Des personalités fustigent ouvertement les colonies tout en revendiquant leur attachement à l’Etat hébreu

L’effervescence tient à cinq lettres: JCall. Depuis deux semaines, elles ont ouvert dans les communautés juives d’Europe, en particulier en France où vit la plus grande d’entre elles (entre 500000 et 700000 membres sur un million au total), un débat virulent qui s’affiche, une fois n’est pas coutume, au grand jour.
JCall est l’abréviation de «European Jewish call for reason». Sans avoir de lien organique avec elle, cette initiative s’inspire directement de J Street, l’organisation fondée en 2008 aux Etats-Unis pour faire entendre une voix juive américaine alternative à celle du très puissant lobby pro-israélien Aipac.
 
Le 3 mai à Bruxelles, JCall a officiellement lancé un «Appel à la raison». Cette pétition en quatre points postée sur Internet enjoint l’Union européenne, de faire, comme les Etats-Unis, pression sur les deux parties au conflit israélo-palestinien, pour aboutir à «un règlement raisonnable et rapide». Elle martèle le principe «deux peuples, deux Etats».
Si elle suscite un embarras inédit dans la diaspora européenne, c’est parce que ses instigateurs qualifient «d’erreur politique» mais aussi «de faute morale» la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est tout en revendiquant pleinement leur identité juive et leur attachement «indéfectible» à l’Etat d’Israël.
 
«Nous avons souhaité faire entendre une voix à la fois critique et solidaire», explique Véronique Hayoun, du Cercle Martin Buber à Genève, présente à Bruxelles lors du lancement du texte. Cette voix, poursuit-elle, se démarque du suivisme des institutions communautaires juives européennes, accusées de calquer trop souvent leurs discours sur celui du gouvernement israélien.
«Nous sentons que nous sommes à un tournant. Soit Israël va dans le mur, soit une solution est trouvée», explique l’historien Elie Barnavi. Israélien de nationalité, installé à Bruxelles, ce dernier n’a pas signé l’appel, qui est «une affaire de juifs européens». Mais il en est, au côté de David Chemla, fondateur en France du mouvement La paix maintenant, l’un des instigateurs. «Il répond à un besoin, affirme Elie Barnavi. C’est un appel au débat.»
 
A ce jour, JCall a récolté quelque 5500 signatures, dont celles de voix connues pour leur engagement sioniste ou au contraire de personnalités juives traditionnellement en retrait dans le dossier proche-oriental. Bernard-Henri Lévy a expliqué dans un bloc-notes alambiqué du Point pourquoi il parrainait l’initiative. Le philosophe Alain Finkielkraut a paraphé le texte, tout comme le député vert européen Daniel Cohn-Bendit, lui aussi présent à la tribune bruxelloise le 3 mai dernier.
Jean Halperin, le président du Centre d’études juives auprès de l’Université de Genève, s’est joint à l’appel: «Je ne souscris pas exactement à toutes les formulations, mais l’idée que je me fais de l’Etat d’Israël m’oblige à me mobiliser. La paix entre Israéliens et Palestiniens est une entreprise difficile, mais il faut tout mettre en œuvre pour y parvenir. L’intransigeance d’un côté encourage l’extrémisme de l’autre.»
«Nous lançons un cri d’alarme, explique David Chemla, car dans quelques années, la solution politique deviendra impossible en raison de l’évolution démographique et de la poursuite des implantations. Mais l’objectif de cet appel n’est pas d’être qu’une nouvelle pétition.»
 
S’ils affirment qu’ils n’ont pas d’ambitions aussi grandes que le lobby américain J Street et savent qu’ils ne disposeront pas des mêmes moyens, les meneurs de JCall entendent se constituer en mouvement d’opinion, qui reposera sur des structures nationales et une fédération européenne. Une première réunion doit se tenir à la rentrée prochaine à Paris.
 
Cette perspective a suscité un contre-feu: le 5 mai, un autre appel, intitulé «
Raison garder », a été mis en ligne par des membres de la communauté juive française puis traduit en plusieurs langues. Il dénonce les «relents néocolonialistes» de JCall, dont les signataires «font peser la responsabilité de l’impasse sur le seul Israël». Vendredi, il avait engrangé plus de 9000 signatures, «des avocats, des chercheurs, des rabbins, des prêtres», recense Shmuel Trigano, l’un de ses initiateurs. «JCall est une prise de position partisane qui s’attribue la morale et l’honneur et rejette toute autre position dans l’extrémisme. C’est une démarche de type stalinien», fustige le professeur de sociologie politique. «Il est ahurissant de lancer cet appel, poursuit-il, alors qu’un travail de sape de la légitimité d’Israël est à l’œuvre depuis dix ans dans le monde occidental.»
 
C’est parce qu’en «Europe, la campagne de délégitimation d’Israël a pris une proportion jamais vue», qu’il était temps de lancer l’Appel à la raison, rétorque David Chemla.
 
Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, où les débats engendrés par JCall ont été vifs, n’a signé aucun des appels. Il concède que «le débat est important». Mais, poursuit-il, «il n’aurait pas dû être exposé à l’extérieur, car il va être utilisé comme un élément d’affaiblissement d’Israël».
 
Dans l’Etat hébreu, précisément, JCall a eu un retentissement ténu mais contrasté. Loué dans un éditorial du journal de gauche Haaretz, il a été éreinté par des députés du Likoud (droite) et de l’extrême droite.
 
 
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f99175ae-5f97-11df-b744-59fc0071fbe4|0
 
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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 00:50

Initiatives de paix au Proche-Orient et ailleurs

 
 

L'Intifada blanche

  

Non-violence et boycott en Cisjordanie

 

A lire dans le Monde daté de mardi 11 mai, un article de Laurent Zecchini sur l'Intifada blanche. C'est ainsi qu'est nommée cette nouvelle forme de lutte qui semble se développer chez les Palestiniens. Soit un  mélange de manifestations non-violentes et de boycottage des produits israéliens. 

J'ai évoqué cette nouvelle forme de résistance, dans cet article publié le 17 mars dernier sur le site de La Vie.

Pour en savoir plus à ce sujet, vous pouvez également lire mon reportage sur Les faiseurs de paix israélo-palestiniens, avec notamment le récit d'une manifestation à Bil'In, (publié en novembre 2008), Ou encore mes post sur Bil'In, et Cheikh Jarrah.

ps : L'article du Monde n'est pas encore en ligne...
 
 
http://www.lavie.fr/sso/blogs/blog.php?id=67

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 00:15

 

Info-Palestine.net
Proche-Orient.net


DERNIERE MISE A JOUR :
vendredi 14 mai 2010 - 07h:36

Bruxelles : Palestine occupée- Dexia impliquée" : Jean-Luc D. s’énerve un peu

vendredi 14 mai 2010 - 09h:34

Luc Delval

 


L’organisation d’une manifestation de rue dont on ne choisit ni la date, puisque c’est l’assemblée des actionnaires de DEXIA qui décide de l’agenda (en l’occurence un pluvieux mercredi de printemps en pleine journée, à la veille d’un "week-end" de quatre jours) ni le lieu (déplacé tardivement à la "demande" de la police), n’est pas une sinécure. Pas non plus un pari facile et gagné d’avance.

Une autre vidéo sur cette action ICI

En modifiant, pour des raisons d’ordre public bien entendu, le lieu de départ de la manifestation (initialement prévu rue Neuve, en plein centre commercial), la police en a évidemment aussi modifié le trajet, de sorte que les manifestants, de la gare centrale au siège de Dexia (Bd Pacheco) ont défilé sous les fenêtres de la Banque nationale et face au fantôme à l’abandon de la "Cité administrative de l’Etat"... un quartier désert et sans vie...

La manifestation, il faut en convenir, si elle n’a pas été un échec n’a donc pas non plus été un énorme succès, même si pour ce qui concerne la Plate-forme Charleroi-Palestine nous pouvons nous réjouir de l’arrivée récente de jeunes et dynamiques militants qui "en veulent" et dont plusieurs étaient présents pour brandir très haut la banderole que nous avons fait confectionner il y a quelques jours et qui nous a assuré une visibilité certaine.

(JPG)
Devant le siège de Dexia, boulevard Pacheco.

Grâce à la "Plate-forme Dexia", il y avait aussi une bonne vingtaine "d’infiltrés" au sein même de l’assemblée des actionnaires de DEXIA, dans l’auditorium auquel on accède par le "Passage 44" (boulevard du Jardin Botanique, axe stratégique sur lequel il n’est évidemment pas question de manifester sans paralyser une bonne partie de la ville).

L’univers feutré des actionnaires

Une assemblée d’actionnaires constitue, pour presque tous ces "infiltrés", un univers totalement étranger, et à bien des égards étrange. Il faut bien dire aussi que, dans une entreprise bancaire comme Dexia, c’est un rituel qui, pour être imposé par la loi, n’a pas énormément de sens, dans la mesure où la répartition du capital assure un actionnariat stable et où les "petits porteurs", qu’ils soient des investisseurs "sérieux" ou des trublions comme nos "infiltrés" pro-palestiniens - ne sont que des moucherons insignifiants.

Il y a en effet actuellement 1,76 milliard d’actions DEXIA en circulation (1), et la plupart des "infiltrés" (dont le but n’était évidemment pas d’apporter leurs économies à DEXIA, dont ils dénoncent les agissements) en détenaient... une.

Ces assemblées constituent des cérémonies au cours desquelles les dirigeants de la banque viennent théoriquement rendre des comptes aux actionnaires, grands et petits. Les "grands", bien entendu, n’ont pas attendu ce rendez-vous annuel pour s’informer, ils sont associés à la gestion et leur vote est acquis d’avance.

Quant aux "petits", pour la plupart ils ne sont pas là. La salle où se déroule l’assemblée ne contient pas plus de monde que le cortège des manifestants à l’extérieur.

L’assistance est massivement masculine, avec une forte proportion de quinquagénaires (au moins) au crâne dégarni. Plus d’un, c’est un classique dans toutes les assemblées des sociétés cotées en Bourse, n’est là que pour passer le temps et se faire offrir à boire et de quoi grignoter, champagne tiède et petits fours... Quelques uns posent des questions sur des détails, tentent de prendre en défaut le réviseur ou s’indignent de l’énormité des "bonus" accordés à l’administrateur-délégué français, Pierre Mariani, qui en plus de ses 1.000.000 € de salaire annuel percevra un total de 800.000 € de bonus pour l’année 2009 (2).

Au début de l’assemblée, dans un cadre feutré et high-tech à la fois, Jean-Luc Dehaene, président du C.A. (3), puis Pierre Mariani, lisent leur rapport sur la marche des affaires de Dexia, les options stratégiques, la compression des coûts, les négociations avec la Commission européenne et les Etats (France, Belgique, G-D de Luxembourg), le redressement des bénéfices,... En résumé, ils sont contents, les affaires reprennent...

A noter que le groupe Dexia (4) a pris l’engagement vis-à-vis de la Commission Européenne, de réduire fortement sa taille et de "sortir des territoires et des activités non stratégiques". D’où il peut se déduire que, puisqu’il n’est pas jusqu’à présent question que Dexia quitte Israël, ce territoire est considéré comme "stratégique", quoique Dexia-Israël représente très très peu de choses dans le bilan du groupe.

Pendant cet exposé, plusieurs de mes voisins dans la salle se sont endormis. Le monsieur en costume-trois-pièces bleu strict, qui somnole à ma gauche avec "Gazet van Antwerpen" sur les genoux, grogne de temps en temps, remet machinalement en place ses lunettes qui glissent obstinément vers le bout de son nez, et se rendort... Pendant que Mariani parle, Dehaene lui-même, semble tenté de piquer du nez un bref instant. Un trop copieux déjeuner avant l’assemblée, peut-être ?

Question time : DEXIA exercerait des représailles contre des communes opposées à sa complicité avec la colonisation

Vient le moment où les actionnaires peuvent poser des questions. En fait, la plupart des questions, comme le prévoit la procédure, ont été transmises depuis au moins huit jours par écrit au Président du C.A., Jean-Luc Dehaene.

D’emblée, Dehaene se dit "étonné" d’avoir reçu "beaucoup de courrier" d’actionnaires à propos de l’activité de Dexia en Israël, car - dit-il - "il n’y a rien de nouveau". Il réaffirme tout d’abord que Dexia-Israël "agit aussi bien au bénéfice des municipalités israéliennes que des municipalités arabes", et précise que celles-ci "s’en félicitent". On relève quand même qu’alors que si la population arabe et la population juive israélienne représentent grosso-modo chacune 50% de la population de la "Palestine historique", ce que J-L Dehaene appelle "les municipalités" arabes ne bénéficieraient que de moins de 10% des prêts accordés par Dexia-Israël. Pas vraiment de quoi se présenter comme des promoteurs de l’égalité entre les deux populations, donc...

Le président de Dexia poursuit en rappelant que la direction du groupe a "clairement dit depuis septembre 2008, et même en fait depuis juin 2008, qu’aucun nouvel engagement de crédit n’est consenti par rapport aux colonies" israéliennes. "En ce qui concerne les engagements pris dans le passé, il n’est pas commercialement possible d’y mettre fin, et donc nous respectons les engagements pris mais il y a déjà une forte réduction de l’en-cours des prêts : de juin 2008 à ce jour la réduction est de 41%".

J-L Dehaene confirme qu’il n’y "plus aucun engagement nouveau, et qu’on est donc dans une stratégie d’extinction progressive".

Ces propos relativement lénifiants ne convainquent guère.

Le bourgmestre de Viroinval, M. Bruno Buchet, le premier, prend la parole et fait état des informations reçues par la "Plate-forme Palestine occupée - Dexia impliquée" avec l’aide de l’organisation israélienne "Who profits" selon lesquelles Dexia-Israël a encore accordé au moins un prêt, en mai 2009, à une colonie juive.

Réponse de Dehaene : "si vous avez des informations précises, et des preuves, il faut nous les transmettre, ce sera examiné ".

Le bourgmestre de Viroinval - dont la commune, comme une trentaine d’autres à ce jour, a adopté une motion contre la complicité de DEXIA avec la colonisation de la Palestine - s’interroge alors à haute voix sur des mesures de rétorsion que DEXIA semble avoir prises. En effet, dit-il, des associations de sa commune qui se sont adressées à DEXIA pour obtenir un sponsoring culturel ou sportif ne l’ont pas obtenu, et un responsable du service sponsoring leur a indiqué que ce refus s’expliquait par "l’attitude de la commune vis-à-vis des colonies juives".

Dehaene : "les dépenses de sponsoring ont été très fortement réduites dans le cadre de la politique de compression des dépenses, et le lien que vous établissez avec l’attitude des communes à propos de l’action de Dexia en Israël ne correspond pas à une politique" de Dexia. Evidemment, il n’y a pas de preuve écrite...

Après M. Buchet, plusieurs actionnaires - nos "infiltrés" - se succèdent au micro, tantôt en français, tantôt en néerlandais. Ils reviennent, inlassablement, sur le mensonge apparent : le financement des colonies n’a pas cessé puisque non seulement les contrats anciens se poursuivent, mais on a trouvé la trace d’au moins un prêt postérieur à l’assemblée des actionnaires de l’an passé. "Des représentants de l’organisation Who Profits sont présents à Bruxelles, vous pouvez les rencontrer", insistent-ils.

Dehaene : "si le prêt dont vous parlez existe, ce n’est pas conforme aux instructions qui ont été données et je n’en suis pas informé". Mais il ne semble pas outre mesure désireux de rencontre les gens de Who Profits... "Ils sont là, on peut les faire entrer si vous voulez", propose un de nos "infiltrés". "Seulement s’ils sont actionnaires", rétorque Dehaene, avec son style inimitable.

Philippe Pourbaix, un des animateurs de la "Plate-forme Dexia" revient encore à la charge, fournit plus de détail sur le fameux prêt, d’un montant de 1,4 million d’Euros, accuse Dehaene de mentir aux actionnaires et d’avoir "une attitude suicidaire sur le plan de la réputation de la banque". Le président s’énerve un peu, sautille sur son siège, enlève ses lunettes, se passe la main sur les yeux, remet ses lunettes. Il bout. "Fournissez-nous tous les éléments dont vous disposez, nous les examinerons et s’il y a lieu les mesures qui s’imposent seront prises", dit-il pour tenter de couper court.

"Votre attitude sape la confiance des actionnaires, et des clients de la banque, notamment les communes, qui attachent de l’importance aux critères éthiques", insiste le représentant d’une commune flamande. Pour la Xième fois Dehaene répète : Dexia-Israël est dans un "uitdoofscenario" (5), un scénario d’extinction progressive des financements des colonies.

Mais d’autres essaient encore de le "cuisiner" un peu à propos de Jérusalem-Est, car il a déclaré il y a un an que "c’est un autre problème" que la Cisjordanie, alors qu’aux yeux du monde entier (et de l’ONU et aussi du droit international) c’est bel et bien un territoire palestinien colonisé.

Dehaene s’énerve, s’embrouille devient confus : d’une part il affirme que "pour autant qu’[il] sache" l’arrêt des prêts de Dexia-Israël "c’est Jérusalem-Est compris", puis se reprend, commence une phrase dans laquelle il semble dire que "Jérusalem-Est n’existe pas"... La phrase reste suspendue, inachevée, incompréhensible. En fait, il y a tout lieu de croire que Dexia-Israël se conforme à la position du gouvernement, pour qui Jérusalem "réunifiée" est "la capitale indivisible et éternelle d’Israël". C’est en ce sens que "Jérusalem-Est n’existe pas" : il n’y a qu’une seule Jérusalem, et ils considèrent qu’elle est à eux... Point final.

La (longue) partie de l’assemblée consacrée à Dexia-Israël s’achève, non sans une dernière question, une sorte de "private joke" : une jeune actionnaire prend la parole, se présente comme "une amie d’Israël ", se dit "extrêmement choquée par les questions hostiles à Israël qui viennent d’être posées". Une émotion sincère et palpable l’étreint, elle demande à Dehaene ... ce qu’il compte faire en faveur de la traditionnelle amitié belgo-israélienne.

C’est bien essayé, mais ce vieux routier de Dehaene ne saisit pas la perche que vient de lui tendre malicieusement cette charmante sioniste de choc... qui en fait n’est autre qu’une militante pro-palestinienne très active, une des "inflitrées" : "Ici je suis un banquier, je ne fais pas de politique", dit-il. Tu parles !

Allez Jean-Luc, on se revoit l’an prochain et on sera encore mieux préparés. La pression ne se relâchera pas. T’as pas fini de t’énerver.

 

 

Notes

1) La Caisse de dépôts et consignations (France) en détient 17,61%, le "Holding communal" (les communes belges) 14,51 %, le Groupe Arco 14,25%. Ces trois actionnaires contrôlent donc plus de 46% du capital. A cela s’ajoutent les participations de la "Société de Prise de participation de l’Etat" (SPPE - les régions belges) et de la "Société fédérale de participation et d’investissement" (SPF), qui se partagent 11,4% du capital, Ethias (5 %) et l’Etat français (5%). Plus de 60% du capital sont donc entre des mains "sûres"... et aucune surprise grave n’est à craindre lors des assemblées générales. Les actionnaires classés comme "autres institutionnels et individuels" ne représentent donc qu’un peu plus du quart du capital.

2) montant réparti sur les années 2010 à 2012, sous condition que Dexia soit en état de ne plus avoir recours à la garantie des Etats au-delà de juin 2010, ce qui sera très probablement le cas.

3) qui a perçu, au titre de l’exercice 2009, 88.000 € de "jetons de présence". Le rapport signale qu’il a participé à 91% des réunions du Conseil d’administration...

4) dont les éléments principaux sont "Dexia Crédit Local" (France), "Dexia Banque Belgique", "Dexia Banque Internationale à Luxembourg" et "Deniz Bank" (Turquie).

5) en néerlandais dans le texte - "uitdoofscenario" est aussi l’expression utilisée à propos des "facilités linguistiques" accordées aux francophones dans certaines communes de la périphérie bruxelloise, dont certains hommes politiques flamands veulent la suppression progressive.


jeudi, 13 Mai 2010

 

Source : http://www.pourlapalestine.be/index...

 

 

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8700


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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:18

Le Monde diplomatique

Nouvelles d’Orient       Les blogs du Diplo

Consensus international contre l’Iran ?

lundi 10 mai 2010, par Alain Gresh

 

Depuis des mois, les Etats-Unis et la France se targuent du consensus de la communauté internationale pour tenter d’obtenir que le Conseil de sécurité des Nations unies adopte des sanctions contre l’Iran. Pourtant, malgré tous leurs efforts, la date de cette adoption est sans arrêt reportée. On évoque désormais juin 2010. Et si ce report régulier traduisait, justement, l’absence de consensus international, malgré le ralliement de la Russie à la position occidentale ?

 

Le président brésilien Luiz Inácio « Lula » da Silva, dont le pays est membre non permanent du Conseil de sécurité, est attendu à Téhéran les 15 et 16 mai. « J’envoie Celso Amorim à Téhéran. Il passera par Istanbul et Moscou parce que nous voulons préparer à fond le voyage et connaître les possibilités de parvenir à un accord entre l’Agence internationale d’énergie nucléaire (AIEA) et l’Iran », a déclaré Lula jeudi 6 mai, après une réunion avec son homologue libanais Michel Sleiman, à Brasilia. A plusieurs reprises, le président brésilien a fait part de son hostilité à l’adoption de sanctions. Selon le site de France 24 (24 février), « le président Lula appelle à ne pas “isoler” l’Iran ».

 

Répondant au ministre français des affaires étrangères Bernard Koucher, qui affirmait que le Brésil était abusé par Téhéran, Lula a déclaré : « Personne ne peut venir me donner des leçons sur l’armement nucléaire. (...) Chaque pays se charge de sa politique internationale et le Brésil est conscient d’être majeur » (cité par le blog Changement de société, 9 mai 2010).

 

Parallèlement, la Turquie, également membre non permanent du Conseil de sécurité, s’active pour tenter de trouver un terrain de négociation entre l’AIEA et l’Iran. Un sommet tenu le 9 mai à Doha (Qatar) entre les dirigeants de la Syrie, du Qatar et de la Turquie à Istanbul a appuyé les efforts d’Ankara.

 

Selon une dépêche de l’AFP du 4 mai, émise de Doha, « “la Turquie fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter un affrontement militaire entre l’Occident et l’Iran, mais Téhéran doit faire preuve de transparence sur son programme nucléaire”, a affirmé le ministre turc des Affaires étrangères, cité mardi par un quotidien arabe.....(......)......

 

http://blog.mondediplo.net/2010-05-10-Consensus-international-contre-l-Iran

 

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