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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 08:20



Un échec retentissant pour un journaliste

vendredi 6 novembre 2009 - 06h:24

Amira Hass


Intervention d’Amira Hass à la réception de son Prix du Courage en Journalisme 2009 (*)

 

(JPG) Permettez-moi de commencer par une correction. Correction ô combien impolie, allez-vous penser à juste titre, mais de toute façon, nous, les Israéliens, nous sommes pardonnés pour bien pire qu’une impolitesse.

Ce qui est si généreusement appelé aujourd’hui par la Fondation internationale des femmes dans les médias (IWMF) l’œuvre de ma vie doit être requalifié. Parce que c’est un Echec. Rien de plus qu’un échec. L’échec d’une vie.

Pensez-y, c’est juste cette partie de ma vie qui pose question : après tout, c’est environ un tiers de ma vie, pas plus, que j’ai consacré au journalisme.

Aussi, si cette période de ma « vie » vous donne l’impression que je vais bientôt prendre ma retraite - alors cette impression il faut la dissiper. Je n’envisage pas d’arrêter très vite ce que je fais.

Qu’est-ce que je fais ? On me définit en général comme journaliste pour les questions palestiniennes. Mais en réalité, mes articles portent sur la société et la politique israéliennes, sur la Domination et ses ivresses. Mes sources ne sont pas des documents secrets ou des comptes rendus divulgués de réunions de personnalités de Pouvoir et au Pouvoir. Mes sources sont les chemins ouverts à tous par lesquels les opprimés sont dépossédés de leurs droits à l’égalité en tant qu’êtres humains.

Il reste tant encore à apprendre sur Israël, sur ma société, et sur les décideurs israéliens qui inventent des restrictions comme interdire aux étudiants de Gaza de s’instruire dans une université palestinienne de Cisjordanie, à quelque 70 kilomètres de chez eux. Autre interdiction : interdire aux jeunes (de plus de 18 ans) d’aller voir leurs parents à Gaza, pour s’enquérir de leur santé. S’ils venaient à mourir, des responsables israéliens respectueux des ordres permettraient la visite. S’il s’agit de jeunes de moins de 18 ans, la visite serait autorisée. Mais, d’un autre côté, les parents au second degré ne sont pas autorisés à rendre visite à des frères et sœurs mourant ou en bonne santé à Gaza.

C’est une question philosophique curieuse, pas seulement journalistique. Pensez-y : qu’y a-t-il de si dérangeant pour le système israélien, dans le fait de savoir si des pères ou des mères sont en bonne santé ? Qu’y a-t-il de si dérangeant dans le fait qu’un jeune choisisse et acquiert une meilleure instruction ? Et ce ne sont-là que deux parmi une longue, longue liste d’interdictions israéliennes.

Et quand j’écris sur le territoire palestinien de Cisjordanie, qui est petit à petit détruit et morcelé, ce n’est pas seulement sur des gens qui ont perdu leurs biens familiaux et leurs moyens de substances ; ce n’est pas seulement sur des opportunités de plus en plus rares pour un peuple coupé de tout dans des enclaves surpeuplées. J’écris en réalité sur l’habileté des architectes israéliens. C’est une manière de faire savoir comment l’urbanisme israélien sur le terrain contredit les proclamations officielles, un phénomène qui caractérise les actes de tous les gouvernements israéliens, d’autrefois comme d’aujourd’hui. Bref, il y a tant de choses pour me tenir occupée pendant une autre vie, ou au moins pendant le reste de ma vie.

Mais, comme je l’ai dit, la véritable correction est ailleurs. Ce n’est pas d’une réussite dont nous devrions parler, mais d’un échec.

C’est l’échec de ne pas avoir amené l’opinion publique israélienne et internationale à utiliser et à accepter les termes et les mots justes - ceux qui reflètent la réalité. Et non pas le nouveau langage orwélien qui prospère depuis 1993 et qui a été adroitement imposé et propagé par ceux qui y ont intérêt.

La terminologie du processus de paix, qui a dominé, brouille la perception des véritables processus en cours : un mélange particulier d’occupation militaire, de colonialisme, d’apartheid, d’autonomie palestinienne limitée dans des enclaves, et de démocratie pour les juifs.

Ce n’est pas mon rôle en tant que journaliste de faire accepter par les juifs et mes compatriotes israéliens que ces processus sont immoraux et gravement imprudents. C’est mon rôle, par contre, d’exercer le droit à la liberté de la presse afin de donner les informations et de faire que les gens sachent. Mais, comme je ne l’ai que trop découvert, le droit de savoir ne signifie pas un devoir de savoir.

Des milliers de mes articles et des millions et des millions de mes mots se sont envolés. Ils ne pouvaient rivaliser avec le langage officiel qui a été adopté volontiers par les médias de masse, et qui est utilisé afin de décrire de façon trompeuse la réalité. Un langage officiel qui encourage les gens à ne pas savoir.

En effet, un échec retentissant pour un journaliste.


Du même auteur :

-  Pourquoi l’Etat d’Israël craint-il tant la journaliste Amira Hass ?
-  
Les Israéliens savent que la paix ne paie pas
-  
Pas de crise humanitaire à Gaza ?
-  
Techniques d’expropriation des terres palestiniennes
-  
Mémoires de voisinage


Rappel

Vendredi 23 octobre 2009

L’israélienne, Amira Hass reçoit le "Prix du Courage en Journalisme 2009"

Quatre femmes journalistes, originaires du Belarus, du Cameroun, d’Iran et d’Israël, ont été récompensées cette semaine à New York, pour leur courage dans l’exercice de leur profession, face aux menaces de mort et d’emprisonnement, aux attaques et aux violentes intimidations exercées à leur encontre.

La Fondation internationale des femmes dans les médias (IWMF) a remis le "Prix du Courage en Journalisme 2009" [...] à l’Israélienne Amira Hass, journaliste du quotidien Haaretz, qui décrypte l’actualité politique israélienne et palestinienne depuis 20 ans, basée à l’intérieur des « territoires palestiniens ». Amira Hass, née en 1956 à Jérusalem.

Elle a étudié l’histoire à Jérusalem et à Tel-Aviv. Après avoir enseigné, elle a commencé à exercer la profession de journaliste en 1989 à la rédaction de Ha’aretz. Elle est une journaliste et auteur très connue pour ses colonnes dans le quotidien Ha’aretz. Elle vit en Judée Samarie après avoir habité à Gaza et elle rapporte les événements du conflit israélo-palestinien depuis ces territoires disputés. Elle a débuté sa carrière à Ha’aretz en 1989, et a commencé à informer depuis les territoires en 1991. En 2003, elle était la seule journaliste israélienne juive à vivre parmi les Palestiniens, à Gaza depuis 1993 et à Ramallah depuis 1997. Deux ouvrages ont été tirés ses expériences successives : l’essai Boire la mer à Gaza et Correspondante à Ramallah, une compilation de ses articles depuis la Judée Samarie, tous deux parus en France aux éditions La Fabrique.

JSS

 

3 novembre 2009 - Tlaxcala - traduction : JPP

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 07:44

Multiplication des dépôts de plainte contre les criminels de guerre israéliens

mardi 3 novembre 2009 - 20h:09

Mel Frykberg - IPS

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Alors que les implications juridiques et morales du rapport du juge Goldstone concernant l’agression militaire d’Israël contre Gaza continuent à se développer, les Palestiniens de Gaza prennent les choses en main et préparent des poursuites judiciaires.

Des colonnes de fumée s’élèvent au-dessus de Rafah après des frappes aériennes. Tous les moyens possibles ont été déployés par Israël pour s’attaquer à la population civile dans Gaza - Photo : AFP
Le service juridique du ministère de la défense israélien a reçu environ 1500 avis de procès civils à venir contre l’armée israélienne suites aux dommages causés aux Palestiniens et à leurs biens pendant l’opération « Cast Lead », nom de code donné par Israël à son attaque qui a duré trois semaines sur le territoire côtier.

Israël devrait répliquer en affirmant qu’il se battait sur un territoire étranger et donc qu’il ne porte aucune responsabilité juridique à la suite de sa campagne de bombardements intensifs.

Toutefois, en vertu du droit international, le territoire de Gaza est toujours considéré comme occupé par Israël car les autorités israéliennes continuent à contrôler les frontières, l’espace aérien, les côtes, l’enregistrement de la population, et les approvisionnement en électricité et en eau.

L’armée israélienne a également établi des zones tampon à l’intérieur des frontières de Gaza et interdit aux agriculteurs palestiniens de s’approcher de leurs terres agricoles situées dans les zones tampon. Un certain nombre de Palestiniens ont été tués ou blessés pour avoir pénétré dans ces zones.

En outre, la marine israélienne empêche les pêcheurs palestiniens de gagner leur subsistance le long du littoral de Gaza en limitant la pêche dans une zone de trois miles nautiques. Plusieurs pêcheurs ont été tués, plusieurs autres blessés, et des dizaines de bateaux ont été détournés ou détruits pour s’être avancés au-delà de cette limite [et dans d’autres cas même en l’ayant respectée... N.d.T].

Tandis que le rapport des Nations Unies sur les crimes de guerre à Gaza, réalisé sous la responsabilité du juge Richard Goldstone d’Afrique du Sud, continue de gagner en légitimité internationale, les habitants de Gaza à l’origine des poursuites civiles - qui comprennent des revendications se montant à des dizaines de millions de dollars - lancent leur action sans attendre le verdict final des Nations Unies.

Le rapport Goldstone devrait être discuté à l’Assemblée générale de l’ONU cette semaine.

Ce n’est pas la première fois que les Palestiniens ont intenté des poursuites contre les militaires israéliens. Il y a eu des précédents au cours de la première et deuxième Intifadas [ou soulèvements] où des Palestiniens ont obtenu une compensation financière pour les blessures subies lors d’affrontements avec l’armée israélienne.

En raison de ces précédents, la Knesset - le parlement israélien - travaille sur l’élaboration d’une nouvelle loi qui limitera considérablement les poursuites judiciaires pouvant être lancées par des Palestiniens contre l’État. Seules des plaintes exceptionnelles sur des questions humanitaires seront examinées.

En même temps que les habitants de Gaza se préparent à prendre des initiatives sur le plan juridique, des avocats des droits de l’homme et des militants pro-palestiniens dans un certain nombre de pays européens préparent des listes avec les noms des officiers israéliens qu’ils disent être impliqués dans des crimes de guerre à Gaza.

Les avocats ont recueilli des témoignages palestiniens ainsi que d’autres preuves. La législation dans un certain nombre de pays européens permettrait que des mandats d’arrêt soient lancés contre les officiers en cause au cas où ils mettent le pied dans ces pays, qui comprennent la Grande-Bretagne, la Hollande, l’Espagne, la Belgique et la Norvège.

Daniel Machover, l’un des avocats en question, a déclaré au quotidien israélien Haaretz qu’une liste de noms d’officiers israéliens était déjà paux mains de la police britannique et qu’en cas de voyage en Grande-Bretagne, ils pourraient se retrouver en détention.

L’armée israélienne a déjà informé les officiers israéliens concernés de consulter des experts juridiques au ministère israélien des Affaires étrangères pour obtenir des conseils avant de voyager à l’étranger. Ces conseils recommandent notamment de garder un profil bas dans certains pays et d’en éviter d’autres.

Le rapport Goldstone a renforcé les arguments des avocats européens ainsi que la préparation des procès intentés par les habitants de Gaza, et il a aussi poussé le ministère israélien des Affaires étrangères à prendre des mesures en conséquence.

Pour contrer le rapport Goldstone, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a approuvé mardi la création d’une équipe spéciale comprenant le Procureur général Menachem Mazuz et le procureur militaire général Avihai Mandelblit ainsi que le conseiller juridique du ministère des Affaires étrangères.

Nétanyahou a promis qu’aucun soldat ou officier israélien ne sera amené devant une commission d’enquête, mais la réaction israélienne semble trop faible et trop tardive.

Gabriela Shalev, ambassadeur d’Israël au Nations Unies, a averti mercredi que les dommages causés à Israël à l’étranger ne disparaîtraient pas, même si Israël menait une enquête indépendante sur la guerre comme il est conseillé par la communauté internationale.

« Il ne s’agit pas ici de questions juridiques et nous ne devrions pas nous leurrer en imaginant que le rapport va disparaître si nous lançons une enquête », dit Shalev au cours d’un débat tenu à l’institut de la démocratie en Israël.

« Nous assistons à un mouvement montant et insidieux contre l’État d’Israël, du genre que nous n’avons pas vu depuis de nombreuses années », a-t-elle ajouté.

Le Docteur Samir Awad de l’Université de Birzeit, près de Ramallah, estime que même si Israël suit les conseils de ses alliés et mène une enquête sur la guerre de Gaza afin de minimiser les critiques internationales, sa réputation s’est dégradée de façon irréversible.

« La seule façon possible de réduire les dommages à la réputation d’Israël serait pour Israël d’entamer de véritables et sérieuses négociations de paix avec les Palestiniens, et encore je ne pense pas que cela réussirait à contrer la crédibilité du rapport Goldstone, » a déclaré Awad à IPS .

« Le dommage a été fait », reconnaît le professeur Moshe Maoz de l’Université hébraïque de Jérusalem. « Les informations sont partout dans le monde. Même si Israël arrive avec une contre-rapport et une enquête indépendante crédible, tout ce que cela ferait c’est de réduire les retombées », a déclaré Maoz à IPS.



2 novembre 2009 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Info-Palestine.net
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Génocide à Gaza

Multiplication des dépôts de plainte contre les criminels de guerre israéliens
Mel Frykberg - IPS


http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7572

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 07:01

web de l'huma

De la zizanie au sein 
des formations irakiennes

Le Parlement ne parvient pas à se mettre d’accord sur une nouvelle loi électorale. La région pétrolière de Kirkouk, 
au nord de Bagdad, constitue la principale pomme de discorde. Le scrutin du 16 janvier pourrait être reporté.

Alors que l’Irak connaît un regain de tension (lire ci-dessous), la situation politique est loin de se stabiliser. La commission électorale a demandé, dimanche, au Parlement de fixer immédiatement le mode de scrutin afin de permettre la tenue des élections générales comme prévu le 16janvier. Selon Qassem Al Abboudi, un responsable de la commission électorale, les députés doivent se prononcer sur le nombre de sièges à pourvoir, les quotas pour les femmes et les minorités, le nombre de circonscriptions et décider si les électeurs pourront panacher avec des candidats indépendants, comme le demande le guide spirituel de la communauté chiite, le grand ayatollah Ali Al Sistani.

Kirkouk, la grande pomme de discorde

Mais c’est la région pétrolière de Kirkouk, où vivent Kurdes, Arabes et Turcomans, qui constitue la grande pomme de discorde. La situation est bloquée, surtout après que Massoud Barzani, président de la région autonome kurde, a annoncé  : « Nous refusons que Kirkouk ait un statut spécial pour les élections. » Fawzi Akram, député de la formation de Al Sadr, a répliqué  : « Kirkouk est une ville irakienne. » Le Parlement irakien a reporté jeudi dernier le vote de la loi électorale  : les députés kurdes étant absents, le quorum n’a pas été atteint. Selon le vice-président de la commission des Lois, Selim Al Joubouri, « les députés arabes ont refusé une nouvelle proposition avancée par l’ONU de tenir les élections à Kirkouk sur la base des listes électorales de 2009 ».

menace sur le scrutin législatif

La proposition de l’ONU suggère que le scrutin ait lieu à Kirkouk en même temps que dans le reste de l’Irak en tenant compte de la liste des inscrits en 2009, comme l’exigent les Kurdes. Mais les Arabes et les Turcomans ne veulent prendre en compte que la liste électorale de 2004, arguant que, depuis, les Kurdes s’y sont installés en masse pour modifier l’équilibre démographique. Sous Saddam Hussein, le phénomène inverse s’était produit. Il avait expulsé une bonne partie des Kurdes pour arabiser la région. Si, dans les prochains jours, la loi électorale n’est pas approuvée, le scrutin législatif du 16 janvier pourrait être reporté. Outre l’instabilité que cela générerait, le plan de retrait des troupes américaines serait également modifié. Selon le plan Obama, les soldats américains devraient avoir quitté définitivement l’Irak à la fin de l’année 2011.


Pierre Barbancey

http://www.humanite.fr/article2754646,2754646


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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 07:42


2 novembre 1917, la déclaration Balfour
lundi 2 novembre 2009, par Alain Gresh

Table des matières
La Réunion
Il y a 92 ans, le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique adoptait la déclaration Balfour, un texte qui est à l’origine du conflit palestinien. Pour en comprendre les enjeux, voici un extrait du chapitre 2 de Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2001 et 2007).

Le conflit se noue (1917-1939)

Un monde s’effondre. La première guerre mondiale entre dans sa dernière année. Des empires séculaires, celui des Ottomans – le turc –, l’empire austro-hongrois, n’y survivront pas. La Russie tsariste est déjà morte et les bolcheviks s’apprêtent à prendre le Palais d’hiver et à instaurer un régime dont la durée de vie coïncidera avec ce que les livres d’histoire désignent comme le XXe siècle. Nous sommes le 2 novembre 1917 et lord Arthur James Balfour, ministre du puissant empire britannique, met la dernière touche à sa lettre. Hésite-t-il un instant à y apposer son paraphe ? Est-il saisi d’une sombre prémonition ? Sans doute pas, car le texte, plus connu sous le nom de « déclaration Balfour », a été longuement débattu par le gouvernement de Sa Majesté. Celui-ci déclare qu’il « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif ». La déclaration qui, dans une première version, évoquait « la race juive », précise que, pour la réalisation de cet objectif, « rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays ». Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ? Cette contradiction, la Grande-Bretagne ne pourra jamais la résoudre et elle sera à l’origine du plus long conflit qu’ait connu le monde contemporain.

La lettre de Balfour est adressée à lord Walter Rothschild, un des représentants du judaïsme britannique, proche des sionistes. Qu’est-ce que le sionisme ? J’y reviendrai dans le prochain chapitre. Bornons-nous pour l’instant à dire que ce mouvement réclame..............(.....)...............


http://blog.mondediplo.net/2009-11-02-2-novembre-1917....

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 16:08

       Siné hebdo

une-sine-hebdo-60

tampon

 

                                                                   Siné Hebdo

                         

                                                       (du Mercredi 28 octobre 2009)

 

                                       Un mur à abattre

 

          LA LIBERTE DE LA PRESSE

                        EN ISRAËL

                                      De notre correspondant permanent en Israël

 

La «seule démocratie au Moyen-Orient» plonge à la 150e place dans le classement de Reporters sans frontières et accuse l’organisation d’être financée par le terrorisme.

 

Daniel Seaman est le cauchemar des correspondants de la presse internationale en Israël. II est le directeur du Bureau gouvernemental de la presse (GPO) à Jérusalem et, en tant que tel, décide à qui donner une carte de journaliste accrédité, à qui interdire l’entrée à une conférence de presse ou dans une zone de conflits. Ses choix sont toujours politiques et sa politique est de droite., pour ne pas dire d’extrême-droite. Bref, Daniel Seaman est le censeur en chef des media, à un moment où la censure militaire – la seule ayant des prérogatives officielles – se fait discrète et relativement permissive.

 

La semaine dernière, ledit Daniel s’est lâché sur les ondes. Interviewé à propos du dernier rapport de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse à travers le monde, il a d’abord accusé RSF d’être une agence soutenue et financée par le terrorisme international (sic) et de défendre des terroristes déguisés en journalistes. Interrogé sur sa responsabilité dans la décision d’interdire l’accès à Gaza l’hiver dernier, ce qui donnait le monopole de l’information aux chaînes arabes sur place, il a répondu que l’armée n’avait pas à s’embarrasser de journalistes quand elle était « en guerre » et que, de toute façon, les Américains avaient fait de même en Irak. A propos de l’accusation de RSF concernant l’assassinat de 3 journalistes à Gaza au cours de l’opération Plomb durci, Seaman a répété qu’il s’agissait de terroristes.

 

Le pire, dans cette interview, c’est le peu de cas qu’il fait de la presse, alors qu’il est payé pour aider les journalistes à  faire leur travail. Le monde idéal, pour le directeur du GPO, c’est un monde où il n’y aurait pas de journalistes mais uniquement un porte-parole du gouvernement.

 

En lisant plus en détail le rapport de RSF, on peut comprendre que les autorités israéliennes soient mal à l’aise. Celle qui aime se qualifier de « seule démocratie au Moyen-Orient » a été, suite à l’offensive à Gaza, dégradée de la 47e position à la 93e derrière la Guinée Bissau, la Mongolie et l’Ukraine. En réalité, la situation est pire encore quand les enquêteurs de RSF prennent en compte l’Israël « réel », à savoir Israël ET les territoires occupés. Le pays se retrouve alors en queue de peloton, à la 150e place, derrière la République  du Congo, le Soudan et … l’Irak.

 

Certes, Israël a  d’honnêtes et courageux journalistes  comme Akiva Eldar, Amira Hass et Gideon Levy, mais ce que nous rappelle Reporters sans frontières, c’est qu’ils sont aujourd’hui l’exception dans un paysage médiatique de plus en plous muselé.

 

Michel Warschawski

 

 


Siné Hebdo ("le journal mal élevé") est un hebdomadaire paraissant le mercredi qui est en vente dans les kiosques (2 euros)

blog-sine-vert-home

 

A lire :
Siné en interview dans Paris Match

SINÉ

60 ans de dessins

 

60 ans de sine home




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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 13:10

JEWISH VOICE FOR PEACE (USA)


The Jewish Voice : The UN Goldstone report is a well-researched, fair-minded report. Israel and Hamas must conduct credible, independent investigations on war crimes and possible crimes against humanity or face the International Criminal Court. We demand accountability for all victims, respect for the rule of law, international law and human rights.
http://www.supportgoldstone.org/



Jewish Voice for Peace
Here's what different pro-justice pro-peace groups have to say about the Goldstone report:





http://www.supportgoldstone.org/

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 08:08


France - 29-10-2009  

Quand les organisations sionistes misent sur l'islam de France 

par Fouad Bahri    

Jusqu'à une époque récente, les relations entre les organisations sionistes, CRIF en tête et les associations musulmanes de France (CFCM, UOIF, RMF et Grandes mosquées), n'étaient pas au beau fixe. En dépit de tentatives d'approches, timides et restées lettre-morte, le rejet et la défiance ont toujours constitué le cœur de leurs relations, à de rares exceptions près (1).

Mais depuis le lancement de son institutionnalisation sous la férule de l'État, l'islam de France semble devenu l'objet de toutes les attentions de la part des organisations sionistes.

Une attention qui bénéficie de la bienveillance du bureau chargé du culte, place Beauvau. En effet, quelques semaines après son élection au poste de président du CFCM en 2008, Mohamed Moussaoui a été convié à se rendre au mythique diner du CRIF. Devant un premier refus de l'intéressé, le bureau chargé des cultes aurait fait pression pour qu'il s'y rende. Ce que Moussaoui, le vague à l'âme, s'est résolu à faire (2).

Dans un tout autre registre, l'émergence subite de l'imam de Drancy, Hassan Chalghoumi, sur la scène médiatique a révélé les dessous d'une nouvelle stratégie du sionisme en France (3).

Cet imam, ami de Marek Halter, avait déjà participé, aux côtés de l'imam de Bruxelles, Yacob Mahi, du prêtre Mathieu Gosse et du rabbin français Michel Serfaty, à un voyage à Sderot, puis à Gaza, en mars dernier, pour parler paix et respect des religions. Ils y avaient rencontré, à grands renforts de publicités, quelques responsables palestiniens, dont un des imams de Gaza.

Depuis, Chalghoumi est devenu le chouchou des organisations départementales du CRIF (Seine-Saint-Denis). A présent, elles n'hésitent plus à le louer comme le modèle de l'imam républicain, ami d'Israël. "Il est pour nous un interlocuteur plus favorable que le CFCM, trop influencé par la politique internationale," (4) dira de lui Sammy Ghozlan, le responsable du Bureau national de vigilance de l'antisémitisme."C'est un homme d'une extrême courtoisie dont les embrassades médiatiques avec le rabbin Serfaty [l'un des responsables de l'Amitié judéo-musulmane] sont utiles pour le vivre ensemble", insiste Bernard Kanovitch, chargé au CRIF des relations avec les musulmans (5).

Le cas de Chalghoumi est emblématique de la nouvelle stratégie mise en place par les mouvements sionistes en France.

Jusqu'à présent, cette stratégie était classique : recours systématique à l'accusation d'antisémitisme pour disqualifier les opposants, instrumentalisation du génocide juif comme source de chantage permanent et de tension inter-communautaire, dont Roger Cukierman (6) s'était fait le champion.

Dorénavant, une autre stratégie est utilisée : la dépolitisation de la communauté musulmane au moyen du dialogue inter-religieux. Parler de dialogue inter-religieux sur la toile de fond du plus vieux conflit de notre époque, permet à ces acteurs de créer un contre-feu, de dépolitiser un conflit purement politique.

Cette nouvelle stratégie marche assez bien, d'autant plus que le CRIF est une organisation politique, rodée aux méthodes politiciennes, à la différence d'un Consistoire israélite, institution religieuse plus légitimement fondée à dialoguer avec les autres communautés.

On retrouve cette stratégie à l'œuvre avec des associations musulmanes ayant pignon sur rue, et d'autres moins connues.

Les Scouts musulmans de France, sous la houlette du Guide soufi Khaled Bentounès, se sont ainsi engagés dans un programme inter-culturel judéo-musulman prénommé le projet Aladin, “soutenu par de nombreuses personnalités parmi lesquelles plusieurs centaines d’intellectuels, historiens et personnalités de premier plan du monde arabo-musulman”. Ce programme “vise à rendre disponibles en arabe, en persan et en turc des informations objectives sur la Shoah, les relations judéo-musulmanes et la culture juive.” (7) On remarquera le terme objectif, dont les auteurs ont jugé l'emploi nécessaire, et les signataires. (8)

L'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93), organisé sur le modèle du CRIF, ne manque jamais d'inviter, à ses dîners, les responsables départementales du CRIF, à l'instar de Sammy Gozlan et du désormais protégé Hassan Chalghoumi.

Même l'UOIF n'a pas échappé à cette nouvelle donne. Si une rencontre entre elle et le CRIF avait déjà été organisée en catimini par un Sarkozy à l'époque ministre de l'intérieur, rencontre sans lendemain, certains cadres uoifistes n'ont plus de scrupules à devenir les interlocuteurs régionaux du CRIF. Tareq Oubrou en est l'exemple le plus célèbre.

Interlocuteur depuis des années de la section sud-ouest acquitaine du CRIF, Tareq Oubrou n'hésite pas à participer aux conférences et dîners de cette section, au grand dam de la cause palestinienne dont l'UOIF prétendait être l'un des plus ardents défenseurs. (9)

Tous ces cas illustrent la dérive patente des représentants religieux musulmans, devenus supplétifs objectifs du mouvement sioniste, avec comme conséquence fâcheuse, le discrédit et le déshonneur ainsi portés à la fonction d'imam.

Mais les choses ne s'arrêtent pas là. Les organisations sionistes seraient mal inspirées de se limiter à des officines en mal de reconnaissance et de légitimité par leurs bases. La conquête des jeunes entrepreneurs et des futurs acteurs économiques s'est donc vite imposée comme une nécessité.

Depuis peu, la fondation de Rothschild organise des séminaires judéo-musulman à destination du monde de l'entrepreneuriat, dont le but officiel est de “de promouvoir le dialogue interculturel et d’explorer les différentes voies possibles au dialogue entre les communautés musulmanes et juives et cela hors contexte du Moyen-Orient” (10). L'idée est “de dépasser le conflit israélo-palestinien”. Pour ses auteurs, “il ne faut pas que le dialogue soit pris en otage par celui-ci.”

Et en guise de bonne foi, la Fondation de Rothschild a inauguré ce dialogue par une conférence sur... l'islamisme et ses origines. On ne doute pas un instant des bonnes intentions de cette noble institution.

Si les premiers résultats de cette stratégie semblent porter leurs fruits, il parait évident qu'à long terme, elle n'est pas viable. La compromission morale et politique tant des institutions religieuses que des imams qui les entourent, ne manquera pas de produire une rupture de plus en plus violente avec la base, complètement ulcérée par ces formes de collaborations.

En attendant la mise en place d'une nouvelle stratégie....


1- Dalil Boubakeur est l'une de ces exceptions. Fidèle des banquets du CRIF et des réceptions mondaines, le recteur de la Mosquée de Paris a été fortement contesté au moment de son soutien d'Israël, peu de temps après les massacres de Gaza de l'hiver dernier.

2- D'après ses propres confidences à un responsable associatif parisien.

3- Sur l'affaire Chalghoumi, voir notre article :
http://collineverte.over-blog.com/pages/Ces_imams_de_la_honte-1828177.html

4- Le Figaro, L'imam de Drancy prône l'ouverture, 27 mars 2009.

5- Le Monde, Des associations musulmanes laïques et religieuses émergent face au CFCM, 11 juin 2009.

6- Ancien président du CRIF. Il avait notamment déclaré au soir du premier tour de l'élection présidentiel, que le succès de Le Pen était “un message envoyé aux musulmans pour qu'ils se tiennent tranquille.” On se souvient dans le même ordre d'idée, de la déclaration d'Ariel Sharon invitant les juifs de France à s'exiler en Israël, au motif d'une nouvelle montée de l'antisémitisme et de la présence importante de musulmans.

7- in
http://www.fondationshoah.org/FMS/spip.php?article884

8- ibid. Parmi eux, Jacques Chirac, Gérard Schroder, le Prince El Hassan ben Talal de Jordanie et d'anciens chefs d'états de pays musulmans.

9- Cette attitude schizophrénique de l'UOIF se retrouve également chez l'UAM 93 qui invite, parallèlement, le juge palestinien Cheikh Tayseer al Tamimi.

10- Lire l'interview de Firoz Ladak, sur saphirnews.com.



http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12906&type=


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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 07:46




Des raccourcis insupportables
jeudi 29 octobre 2009, par Michel Warschawski, Michèle Sibony

  
Michèle Sibony et Michel Warschawski réagissent aux propos d’Une autre voix juive pour la paix, qui, selon eux, associent dangereusement antisionisme et antisémitisme.

La tribune d’Une autre voix juive (UAVJ) parue dans le n° 1070 de Politis (« Que faire après Gaza ? ») appelle quelques remarques. Évacuant en préliminaire l’attaque israélienne sur Gaza et ses conséquences sur la population, UAVJ s’intéresse immédiatement à son propos majeur : « certains cercles pro-palestiniens » qui remettraient en cause les négociations israélo-palestiniennes. Et, pire, voudraient abandonner la « perspective deux peuples deux États ». Près de vingt (...)


Politis est un hebdomadaire en vente dans les kiosques (3 euros)


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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 08:43


Israël, les Etats-Unis et le droit international
samedi 31 octobre 2009 - 07h:08

Jean Shaoul - WSWS

En réaction à la sanction par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies du rapport Goldstone qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre durant son assaut sur Gaza en 2008-09, ce dernier a dénoncé l’ONU et tente de renverser le droit international en vigueur.


Bombardements israéliens sur la ville de Gaza...L’objectif explicite de Tel-Aviv est de fournir carte blanche aux Forces de défense israéliennes (IDF) pour qu’elles puissent faire ce que bon leur semble au nom de la « lutte contre le terrorisme ».

Le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone dit que la guerre contre Gaza était « une attaque délibérément disproportionnée conçue pour punir, humilier et terroriser une population civile, pour réduire dramatiquement son pouvoir économique régional pour travailler et subvenir à ses besoins, ainsi que pour lui imposer un sentiment sans cesse croissant de dépendance et de vulnérabilité ».

Goldstone a affirmé que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait transmettre l’affaire à la Cour pénale internationale si Israël ne procédait pas à une enquête indépendante sur la conduite de l’armée. Les pays signataires des Conventions de Genève de 1949 avaient le devoir d’user de leurs pouvoirs de « compétence universelle » afin de chercher et de poursuivre les responsables de crimes de guerre, a-t-il ajouté.

Le président Shimon Pérès et le premier ministre Benyamin Netanyahou se sont immédiatement opposés au vote du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ont qualifié le rapport de biaisé et ont refusé de se conformer à ses recommandations. Ehoud Barak, ministre de la Défense et architecte de l’attaque sur Gaza, a refusé même de permettre une discussion au sein du cabinet sur la tenue d’une enquête. Le gouvernement voulait donner à l’armée israélienne « un plein appui pour permettre toute liberté d’action », a-t-il dit.

Netanyahou a insisté qu’aucun officiel israélien n’allait être jugé pour crimes de guerre et a promis qu’un veto (c’est-à-dire celui de Washington) allait rejeter la résolution au Conseil de sécurité. Il a donné l’ordre à son gouvernement de préparer une « campagne mondiale » de lobbying pour modifier les lois internationales de guerre « dans l’intérêt de quiconque luttant contre le terrorisme » et dans le but de s’assurer que les pays abandonnent ou modèrent leurs lois de compétence universelle.

Israël bénéficie du soutien inconditionnel de l’administration Obama, qui a qualifié le rapport Goldstone d’inégal tout en faisant du lobbying pour s’assurer qu’il soit rejeté. Depuis que le rapport a été sanctionné, Washington a réitéré à maintes reprises son appui à Israël et a publiquement critiqué l’ONU.

Cela a atteint un point culminant la semaine dernière, lorsque le président Barack Obama a envoyé à Pérès une vidéo de salutation flatteuse pour la conférence présidentielle de 2009 à Jérusalem, à laquelle avait assisté en son nom Susan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations unies.

Prenant la parole lors d’une conférence, Rice a montré clairement l’attitude de Washington vis-à-vis l’ONU, une institution qu’elle a décrite comme étant « manifestement imparfaite ». Elle a rendu clair que l’autorité de l’ONU doit être invoquée seulement lorsqu’elle s’accorde avec les intérêts américains et qu’elle doit être écartée lorsqu’elle ne correspond pas à ces mêmes intérêts.

« Rien ne peut remplacer la légitimité que l’ONU peut transmettre ou la tribune qu’elle peut offrir pour mobiliser les coalitions les plus larges possibles pour s’attaquer aux défis mondiaux, de la non prolifération nucléaire à la santé mondiale », a-t-elle dit.

« Mais les Nations unies sont une institution composée de nations », a-t-elle poursuivi. « Elle s’élève ou s’écroule selon la volonté de ses membres. Et les Nations unies doivent faire plus, beaucoup plus, pour vivre à la hauteur des braves idéaux de sa fondation - et ses états membres doivent, une fois pour toutes, remplacer le venin anti-Israël par une reconnaissance de la légitimité d’Israël et de son droit d’exister en paix et en sécurité. »

Pour Obama, comme pour le président Bush avant lui, les Nations unies sont un outil utile lorsqu’elles soutiennent et légitiment les intérêts géopolitiques de Washington. Elles le sont également lorsque les résolutions onusiennes fournissent un prétexte pour le lancement d’une guerre illégale d’agression contre l’Irak.

Cependant, lorsqu’une instance de l’ONU tente de rappeler Israël à l’ordre, son action est dénoncée par Rice comme étant « fondamentalement inacceptable ». Cela contraste profondément avec l’attitude de Washington envers l’Iran.

À l’instant même, les Etats-Unis tentent d’invoquer l’autorité des Nations unies, à travers l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et du Conseil de sécurité, pour menacer l’Iran et aller de l’avant avec ses projets pour la domination stratégique des régions riches en énergie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.


Netanyahu, premier ministre israélien et criminel de guerre multi-récidiviste, et Obama, président des Etats-Unis et récent prix Nobel de la guerre - Photo : ReutersLorsqu’il est question de Téhéran, qui n’est pas accusé de crimes de guerre, mais tente de développer un programme nucléaire comme le permet le Traité de non-prolifération nucléaire (un programme pour lequel, selon l’AIEA, on n’a pas de preuve nette qu’il vise à acquérir l’arme nucléaire), Obama a affirmé sans équivoque « Le gouvernement iranien doit maintenant faire la preuve par ses agissements qu’il a des intentions pacifiques ou alors il devra se soumettre aux normes internationales et à la loi internationale. »

La politique de Washington, comme celle de Londres, de Berlin ou de Paris, est entièrement déterminée par ses ambitions impérialistes de contrôler les ressources et les marchés mondiaux. L’ONU n’étant en réalité rien d’autre qu’une couverture pratique ou un endroit où marchander pour la satisfaction de ces ambitions. Le régime actuel en Iran est vu comme un obstacle à ces visées.

Israël a longtemps été le gardien des intérêts des Etats-Unis dans la région et, aujourd’hui, il offre une voie probable d’attaque militaire sur Téhéran et ces installations nucléaires, si Washington en décidait ainsi.

Tout en cherchant à défendre un allié stratégique, les Etats-Unis et l’Europe sont déterminés à éviter la création d’un précédent dangereux pour eux qui pourraient mener à des poursuites pour leurs propres crimes de guerre en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

Netanyahou sait tout cela. Il a averti les grandes puissances dans sa réponse au rapport Goldstone : « Il ne s’agit pas d’un problème seulement pour nous. S’ils accusent des officiers de l’IDF, des commandants de l’IDF, des soldats de l’IDF, des pilotes de l’IDF et même des dirigeants, ils vont vous accuser vous aussi. Quoi, l’OTAN ne combat-il pas en plusieurs endroits ? Quoi, la Russie ne combat-elle pas en plusieurs endroits ? »

Une telle connivence politique explique pourquoi les Etats-Unis laissent Israël défier aussi ouvertement l’ONU, alors que l’Iran est proclamé l’ennemi du monde. C’est ce qui explique qu’Obama déclare que les Etats-Unis et Israël sont des « démocraties » qui « peuvent modeler leurs propres destinées », alors même que Netanyahou cherche à légitimer des crimes de guerre et qu’au contraire l’Iran est l’objet de sanctions et de menaces.

Et c’est pourquoi le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français Nicolas Sarkozy ont écrit à Netanyahou pour déclarer qu’ils reconnaissaient à Israël « le droit à l’auto-défense » après l’adoption du rapport Goldstone alors que Brown demande que l’on trace « les limites à ne pas dépasser » sur la question des « violations des engagements internationaux » de l’Iran.




Du même auteur :

 Le projet d’Israël d’attaquer l’Iran se confirme - 20 octobre 2008
 Profond malaise à l’occasion du 60e anniversaire d’Israël - 24 mai 2008
 Israël affirme que ses frappes sur Gaza se poursuivront - 30 décembre 2007
 La conférence internationale de Bush pour la paix : un complot contre le peuple palestinien - 3 août 2007
 La guerre maintenant, la paix plus tard : les colombes d’Israël sur la voie de la guerre - 25 janvier 2007



29 octobre 2009 - World Socialist Web Site - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.wsws.org/francais/News/2...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7553


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Published by Info-Palestine.net / WSWS/ Jean Shaoul - dans Revue de presse
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 08:31


Les Palestiniens privés d'eau par Israël
Un rapport d’Amnesty International accuse Tel-Aviv de maintenir un contrôle total sur les ressources communes au bénéfice des colons.
Les rapports des organisations internationales des droits de l’homme consacrés à Israël se suivent et se ressemblent. Mises bout à bout, ces enquêtes ne dénoncent pas seulement les conditions de vie dans lesquelles Israël maintient les Palestiniens. Elles dessinent une politique qui ne néglige aucun aspect, aucune dimension de ce peuple palestinien soumis à l’occupation.

Le rapport de l’ONU, dit « rapport Goldstone », du nom du juge sud-africain qui dirigeait la commission d’enquête, a montré qu’Israël pouvait être accusé de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité lors de son offensive sur Gaza en janvier dernier.

Cette fois-ci, c’est Amnesty International qui tire le signal d’alarme. Israël limite sévèrement l’accès à l’eau dans les territoires palestiniens « en maintenant un contrôle total sur des ressources communes et en poursuivant des politiques discriminatoires ». « Israël ne laisse les Palestiniens accéder qu’à une fraction des ressources communes en eau, qui se situent surtout en Cisjordanie occupée, alors que les colonies israéliennes illégales reçoivent des quantités pratiquement illimitées », écrit Amnesty.

Les Israéliens consomment quatre fois plus d’eau que les Palestiniens. Cette inégalité est encore plus criante dans certaines régions de Cisjordanie où des colonies utilisent vingt fois plus d’eau par tête d’habitant que les Palestiniens des localités voisines qui survivent avec 20 litres par jour. « Piscines, pelouses bien arrosées et vastes exploitations agricoles irriguées dans les colonies contrastent avec les villages palestiniens voisins dont les habitants doivent se battre quotidiennement pour assurer leurs besoins en eau », poursuit le rapport. Selon Amnesty, les Palestiniens ne sont pas autorisés à creuser des nouveaux puits ou à restaurer les anciens sans permis des autorités israéliennes. En outre, de nombreuses routes de Cisjordanie sont fermées ou limitées à circulation, ce qui contraint les camions-citernes à faire des détours pour ravitailler les villages qui ne sont pas reliés au réseau de distribution d’eau. Dans la bande de Gaza, l’offensive israélienne de l’hiver dernier a endommagé les réservoirs d’eau, les puits, les égouts et les stations de pompage. De 180 000 à 200 000 Palestiniens n’ont pas accès à l’eau courante en Cisjordanie.
Pierre Barbancey



http://www.humanite.fr/Les-Palestiniens-prives-d-eau....

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Published by L'Humanité.fr / Pierre Barbancey - dans Revue de presse
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