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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 07:01

                              Siné hebdo

                                                (du Mercredi 14 2009)

 

                                 Un mur à abattre

 

                   SALUT A TOI,

               MAREK EDELMAN !

                                   De notre correspondant permanent en Israël


 

L’esprit critique vis-à-vis d’Israël et la liberté de ton de cet ancien de Solidarnosc ne plaisaient pas à tout le monde. Retour sur son combat pour la dignité humaine.


 

La radio vient d’annoncer la disparition de Marek Edelman, qui a été au cœur de tous les combats pour la justice et la dignité humaine. Représentant le Bund, principale organisation ouvrière juive de Pologne, dans le commandement unifié de la révolte du ghetto de Varsovie, il en a été le véritable chef militaire. Hors de Pologne, pourtant, son rôle a été plus ou moins caché, l’histoire officielle retenant plutôt le nom d’un jeune représentant de la gauche sioniste, Mordechai Anile-vitch, dans le but de faire de cette révolte un chapitre de la constitution d’Israël.

 

A l’occasion du cinquantenaire de la Révolte,  Stefan Graiek, ancien président de l’Union mondiale des Juifs de Pologne et dirigeant sioniste notoire, avait protesté contre la publication, par un grand quotidien israélien, d’une interview d’Edelman. « Il hait l’Etat d’Israël, il est préférable de l’ignorer et de faire comme s’il n’avait pas existé », avait par ailleurs estimé Stefan Graiek, qui, par ailleurs, reconnaissait qu’il lui devait la vie ! Yitzhak Rabin, à l’époque Premier ministre, avait, pour sa part, demandé au président de la République polonaise de ne pas l’inviter aux commémorations officielles, se faisant proprement remettre à sa place.

 

Que reproche-t-on à Edelman en Israël ? D’abord, le fait d’être resté en Pologne – où, cardiologue à l’hôpital de Lodz, il a été dans les années 80 l’un des dirigeants de Solidarnosc – et de ne pas avoir émigré en Israël. Ensuite, d’avoir fait une critique de la manipulation sioniste du judéocide : « le patriotisme et le nationalisme chauvin privent  l’historiographie de toute objectivité. Même l’holocauste est devenu l’objet de manipulations : la révolte du ghetto était un appel à l’humanité … un avertissement contre les effets du chauvinisme et du nationalisme. Les Israéliens, qui sont si forts et si puissants,  sont gênés par les victimes de l’holocauste et accusent les victimes. »

 

Troisièmement, son antisionisme déclaré et sa critique sévère d’Israël : « l’Etat d’Israël n’a rien fait pour faire renaître le culture juive [ou plus précisément yiddish, NDLR], cette culture de millions de Juifs qui ont vécu entre le Dniestr et la Vistule. Il a même enterré leur langue. I semblerait qu’Israël soit embarrassé par la culture juive d’Europe orientale et voudrait l’effacer de son héritage ».

 

Finalement, on lui reproche de rappeler que la révolte du ghetto se situait dans une optique socialiste et internationaliste, portant haut et fier non le drapeau sioniste, mais le drapeau rouge, et affirmant, dans son appel du 23 avril 1943 au peuple polonais : « Notre combat est pour notre liberté, et la vôtre pour votre dignité humaine, sociale et nationale, pour la liberté et la fraternité. »

 

On comprend que Marek Edelman n’a pas grand-chose de commun avec Netanyahou, Barak t autres Finkielkraut, et j’ose espérer que c’est sur la place centrale du ghetto de Gaza que sera érigé un monument en son honneur, avant que les guerriers de Tel-Aviv n’aient un jour la mauvaise idée d’usurper son nom et son combat pour la liberté et la fraternité.

 

Adieu, camarade Edelman !

 

Michel Warschawski

 

 Siné Hebdo est en vente dans les kiosques (2 euros)

  

 
Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas  obligatoirement les opinions du Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient (CJPP5), qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:57
Le Monde

12 octobre 2009

Jean-François Legrain est historien, spécialiste émérite et reconnu du mouvement national palestinien. Il est aussi un pionnier de l’internet, son Guide de la Palestine sur le web , mis en ligne pour la première fois en 2001 est d’une richesse et d’une érudition inégalées.

Dans une conférence donnée au début du mois à Bruxelles, Jean-François Legrain a examiné la question de l’influence chiite (iranienne ou hezbollahie) dans les territoires palestiniens par le truchement du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) qui en serait le cheval de Troie (cette note de BESA s’inscrit dans cette perspective, d’un point de vue israélien). Pour en conclure que, de son point de vue d’universitaire, le “péril chiite” à Gaza ou en Cisjordanie relève plus de la propagande, mais pas seulement de la part d’Israël, que de la réalité.

“Doté d’un corpus idéologique fondamentalement sunnite, stable et relativement ancien, Hamas anime par ailleurs un vaste réseau associatif, deux arguments qui font de lui un mouvement difficilement manipulable”, écrit Jean-François Legrain.

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“Si aujourd’hui c’est Hamas qui, après le MJIP, est voué à la vindicte hostile à l’Iran et au Hezbollah, il faut se souvenir qu’en d’autres époques c’est Yasser Arafat lui-même qui avait fait l’objet de dénonciations sur l’engagement iranien et hezbollahi tout particulièrement au côté des Brigades des martyrs d’al-Aqsa. Le drapeau de Fatah, d’ailleurs, a adopté le jaune de celui du Hezbollah. Les Comités de la Résistance populaire (لجان المقاومة الشعبية), pour leur part, formation trans-organisationnelle de Gaza, calquaient leur logo sur celui du Hezbollah. Mais ni Yasser Arafat ni Fatah n’ont jamais été suspectés de chiisme !”

“Dans le domaine politique, les maniements du discours sur la menace chiite en Palestine témoignent d’une page nouvellement ouverte où les salafistes de toutes obédiences (jusqu’à ceux qui adoptent un langage proche d’al-Qaïda) constituent les nouveaux alliés potentiels des régimes “laïcs” dans leur lutte contre les islamistes -version Frères musulmans, leurs seuls véritables opposants dotés de popularité”, conclut Jean-François Legrain.



http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2009/10/12/du-peril-chiite...

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:52


88 jeunes refusent d’incorporer l’armée israélienne. Bravo !

 

Publié le 13-10-2009


Près d’une centaine d’étudiants en fin d’études secondaires viennent d’annoncer à Netanyahu qu’ils refusent de servir dans l’armée israélienne, estimant qu’"il n’y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien" et que la défense des droits de l’homme leur parait prioritaire. Ci-dessous la traduction de l’article publié hier à ce sujet par le quotidien israélien Haaretz.

"Cette lettre, qui a été adressée au premier ministre Benjamain Netanyahyu, au ministre de la défense Ehud Barak et au Chef d’Etat Major Gabi Ashkenazi, déclare que la raison de leur refus de servir dans l’armée c’est qu’il sont persuadés qu’il « n’y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien ».

« Dès lors nous annonçons notre refus de prendre part à l’appareil militaire » lit-on dans cette lettre qu’ont signée 88 jeunes. « Nous ne voyons pas la solution militaire comme la solution adaptée au conflit israélo-palestinien »

« Nous ne nous soustrayons pas à ce qui est notre devoir à l’égard de la société et nous ne violons pas la loi israélienne, mais c’est notre guerre pour les droits de l‘homme qui représente une démarche destinée à préserver le caractère démocratique d’Israël » ont écrit les étudiants.

Les quatre jeunes qui ont présenté cette lettre à la presse, ont déclaré qu’ils avaient l’intention de refuser la conscription militaire et qu’ils étaient prêts à passer le temps de leur service en prison. Ils ont également indiqué que d’autres signataires avaient choisir d’obtenir une exemption militaire par d’autres moyens."

Ofri Ilani Correspondant du Haaretz

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1120421.html


(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

 


http://www.europalestine.com/spip.php?article4429



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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:29

Rapport Goldstone: un conseiller d'Abbas sanctionné

Article publié le 12/10/2009 Dernière mise à jour le 12/10/2009 à 15:03 TU

Pour avoir critiqué le président Abbas sur le report d'un vote devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU concernant le rapport Goldstone, Nabil Amr (photo) s’est vu retirer ses gardes du corps.
(Photo : Abdel Mageed/AFP)
A la demande des Etats-Unis, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a consenti le 2 octobre le report du vote du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur une résolution condamnant Israël pour n'avoir pas coopéré avec la commission d'enquête internationale dirigée par le magistrat sud-africain Richard Goldstone. Cette décision a été vivement critiquée par le mouvement islamiste Hamas, mais aussi au sein de la propre formation du président palestinien, le Fatah.


Avec notre correspondant à Ramallah, Karim Lebhour

Nabil Amr fait partie des officiels palestiniens qui ont ouvertement critiqué le président Abbas pour avoir accepté de reporter un vote devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU concernant le rapport Goldstone sur la guerre de Gaza.

Ce conseiller de Mahmoud Abbas a jugé incompréhensible que le président palestinien tarde à s’expliquer sur une décision qui a déclenché une tempête politique dans les Territoires palestiniens. Conséquence de son franc-parler : Nabil Amr s’est vu retirer ses gardes du corps. Quant au ministre de l’Economie, Bassem Khoury, qui avait démissionné en signe de protestation, il a finalement été convaincu de rester au gouvernement et de se taire.

L’Autorité palestinienne tente de clore cette affaire qui empoisonne la vie politique palestinienne : le Fatah a organisé des manifestations de soutien à Mahmoud Abbas auxquelles les fonctionnaires palestiniens ont reçu la consigne de participer.

L’Autorité palestinienne assure par ailleurs vouloir une nouvelle session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour corriger cette décision qui l’a considérablement affaiblie aux yeux de l’opinion palestinienne.





http://www.rfi.fr/atufr/articles/118/article_85547.asp


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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 00:25
  
 
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« Les bobines de mon film sont arrivées à Ramallah, sans moi »

(De Jérusalem) Les bobines de « Rachel » sont arrivées à Ramallah ! Sans moi pour le moment, mais je les rejoindrai bientôt. Il faut savoir qu'en tant que citoyenne israélienne, je n'ai le droit de me rendre dans ville palestinienne de Cisjordanie. La raison officielle de cette interdiction relativement récente est sécuritaire : l'armée considère que tout civil israélien circulant dans une ville palestinienne est une cible ambulante de kidnapping ou d'assassinat. C'est arrivé, même si les cas sont très rares et se comptent sur les doigts d'une seule main en dix ans.

La seconde raison de cette interdiction, c'est bien sûr d'empêcher toute relation d'amitié ou de solidarité, et de transformer en délinquants les Israéliens de mon espèce, qui s'obstinent à vouloir montrer aux Palestiniens un autre visage que celui des soldats qui les assiègent et les humilient.

Ma double nationalité ne résout pas le problème car les ordinateurs de l'armée opèrent le recoupement entre passeports et les checkpoints sont informatisés. Expliquer que je suis invitée et attendue, qu'un public a déjà réservé ses places pour voir mon film et en débattre avec moi ne sert à rien et risque même d'énerver les soldats.

La solution existe, mais je me garderai bien de vous l'expliquer ici avant de l'avoir pratiquée avec succès (d'autant qu'il semblerait que parmi les lecteurs de ce blog, certains excités qui me traitent de noms d'oiseaux dans leurs commentaires répétitifs seraient fort capables de prévenir qui voudrait me coffrer).

J'irai à Ramallah, mais par précaution, je me suis séparée du film et j'ai fait appel à tout un réseau de bonnes volontés pour qu'il y arrive sans moi. Ainsi, au cas où je serai refoulée, retenue ou arrêtée, « Rachel » sera quand même projeté au théâtre Al Kasaba.

Le carton des bobines de Rachel (Simone Bitton)

Un long-métrage en 35 mm, c'est lourd (d'où le lumbago récurrent dont je vous parlais l'autre jour) ! Depuis lundi, ce fardeau est passé de mains en mains.

Tout d'abord, il m'a fallu « l'emprunter » au festival de Haïfa, qui en est responsable officiellement auprès de mon distributeur et doit d'ailleurs le renvoyer à Paris la semaine prochaine. J'ai bien sur expliqué pourquoi j'en avais besoin, et les gens du festival, de la directrice aux magasiniers, en passant par la responsable des copies (qui a plus de 150 films à gérer en dix jours), ont tout fait pour me faciliter les choses.

L'affiche du film "Rachel" de Simone Bitton (DR).Dès lundi après-midi, le film qui avait été projeté dimanche soir était rembobin��, et les six boîtes emballées dans un vieux carton passe-partout auquel j'ai ajouté une grande affiche du film, et que j'ai fourré dans le coffre de la voiture d'une amie, direction Tel-Aviv où j'étais invitée à dîner. Le soir même, le carton a changé de coffre de voiture, et une autre amie l'a trimballé à Jérusalem où il m'a sagement attendu dans sa chambre d'amis.

Je suis arrivée moi-même à Jérusalem hier vers midi, j'ai récupéré le carton et l'ai emmené à l'hôtel American Colony, qui se trouve tout près de la ligne de démarcation -aujourd'hui invisible- entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest. Là, sur le parking de l'hôtel, m'attendait un ami diplomate. Ou plutôt, un diplomate que je ne connaissais pas auparavant, mais à qui j'ai expliqué mon problème et qui a accepté de le résoudre, devenant ainsi mon ami !

Dernier transbordement de coffre à coffre, et voilà « Rachel » en route vers le checkpoint de Kalandia, franchi sans encombre en début de soirée.

Je viens de parler au téléphone avec Khaled Elayyan, directeur du festival de cinéma de Ramallah : la copie est bien arrivée, l'affiche sera accrochée sur la façade du théâtre, les passants la verront, et comme elle est bien belle, cette affiche, j'espère qu'il y aura beaucoup de monde vendredi à la projection.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
Ailleurs sur le Web

L'auteur Simone Bitton

Réalisatrice de documentaires née au Maroc en 1955, Simone Bitton est connue pour ses films toujours exigeants sur le Proche Orient. Elle sort « Rachel », l'histoire d'une volontaire américaine tuée par les Israéliens à Gaza il y a 2 ou 3 ans. Elle revient de manière très forte sur cette histoire dans un film équilibré mais implacable.

Simone Bitton

Le blog

Partie pour présenter « Rachel » au festival de Haifa, en Israël, puis à Ramallah côté palestinien, Rue89 a proposé à Simone Bitton de raconter ce voyage et au-delà ses réflexions sur le cinéma, le Proche Orient, son parcours personnel…






http://www.rue89.com/bitton/2009/10/10/les-bobines-de-mon-film....


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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 09:04
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Qui veut la guerre ?

jeudi 8 octobre 2009, par Denis Sieffert

Sans doute le rendez-vous de Genève, la semaine dernière, entre « les six » et l’Iran, a-t-il provisoirement calmé les esprits. En acceptant de confier l’enrichissement de son uranium à un pays tiers (qui pourrait être la France ou la Russie), Téhéran a donné d’apparents signes de bonne volonté. Selon le calendrier établi, l’Iran, les États-Unis, la France et la Russie pourraient se retrouver dès le 19 octobre pour examiner les modalités pratiques de ce deal original. Sans entrer dans des détails techniques – qui d’ailleurs nous échappent –, il s’agirait de laisser le soin à la Russie d’enrichir des stocks d’uranium iranien avant que la France (dont le savoir-faire en ce domaine fait notre fierté) ne les transforme en combustible pour un réacteur qui serait contrôlé par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). La communauté internationale pourrait ainsi veiller à ce que les seuils d’enrichissement ne permettent pas de fabriquer une bombe atomique. Nous voilà donc rassurés. Mais il y a mieux.


Cette histoire de chaîne de solidarité nucléaire devient presque émouvante quand on sait que le réacteur iranien serait destiné à produire des isotopes médicaux pour des malades atteints de cancer. Non seulement nous ne sommes plus dans les armes de destruction massive, mais nous basculons dans l’humanitaire. Et ce n’est pas tout ! Le 25 octobre, le directeur de l’AIEA, Mohamed El Baradei, qui depuis des années visite les sites nucléaires comme d’autres arpentent les musées, sera autorisé à se rendre sur le nouveau site d’enrichissement d’uranium de Qom. Preuve supplémentaire du libéralisme des mollahs.


Un pays qui ne croit pas à la fable de cette coopération avec l’Iran, c’est évidemment Israël. On imagine d’ailleurs que personne n’y croit vraiment. Mais est-ce le problème ? Il ne fait aucun doute que l’Iran rêve de sa bombe. Et que le régime souffle le chaud et le froid afin de desserrer, de temps à autre, une pression qui s’exerce trop fortement. Dans ce bal international des hypocrites, tout le monde ment. L’Iran de M. Ahmadinejad, sans aucun doute. Ceux qui feignent de le croire, comme les États-Unis, la Russie, la Chine, aussi. Mais tout autant Israël, dont les responsables font mine de croire à une menace iranienne qui n’est pas crédible. Car, quand bien même l’Iran disposerait de sa bombe, il ne pourrait rivaliser avec la puissance de feu israélienne – la troisième ou quatrième au monde, soutenue qui plus est par les États-Unis et les deux principales puissances nucléaires européennes, la France et la Grande-Bretagne. Le discours israélien, auquel les dirigeants israéliens ne croient évidemment pas eux-mêmes, repose sur l’idée que l’Iran est un pays de fous qui s’empresserait de faire usage de son arme toute neuve. Il faudrait pour cela que les responsables iraniens veuillent l’anéantissement immédiat de leur propre territoire. Comme l’analyse fort justement
l’historien Shlomo Sand, l’Iran joue simplement le rôle de l’idiot utile ou de l’ennemi nécessaire dont Israël a ontologiquement besoin depuis toujours. La communication israélienne se doit d’entretenir cette perpétuelle menace existentielle. Et il en ira ainsi tant que ce pays n’aura pas admis l’existence d’un État palestinien souverain, n’aura pas renoncé à son rêve d’expansion jusqu’au Jourdain, et n’aura pas ainsi pacifié définitivement ses relations avec le monde arabo-musulman. Ce n’est pas en préparant une opération militaire qu’Israël neutralisera l’Iran, mais en ôtant au démagogue Ahmadinejad la cause palestinienne, que celui-ci se plaît à instrumentaliser.


Si bien que, dans l’immédiat, si quelqu’un menace la paix du monde, c’est en premier lieu M. Nétanyahou. Dans un récent article du quotidien israélien Haaretz, le journaliste Ari Shavit parlait – en l’approuvant – d’une véritable « croisade » du Premier ministre israélien en faveur d’une guerre contre l’Iran   [
1]. Chacun peut imaginer comment ce gouvernement d’extrême droite exploiterait la confusion qui régnerait dans la région. Voir l’hypothèse

– parfaitement crédible, hélas – avancée par Shlomo Sand. Avec Benyamin Nétanyahou, un autre chef d’État plaide de façon à peine moins bruyante pour la guerre ; c’est Nicolas Sarkozy. Les boutefeux auraient pourtant une façon bien simple de désamorcer réellement la bombe iranienne, sans provoquer une nouvelle apocalypse au milieu des gisements de pétrole, ce serait de prôner la dénucléarisation générale. Il faudrait pour cela commencer par autoriser ce brave M. El Baradei à visiter Israël sans entraves (un très beau pays par ailleurs). Le vœu émis, le 4 juin au Caire, par Barack Obama d’un démantèlement de toutes les armes nucléaires cesserait ainsi d’être pieux. Mais nous sommes loin de la réalisation de ce rêve étonnamment pacifiste.


Nous vivons sous la menace d’un ultimatum israélien que résume fort bien le politologue Efraïm Inbar, directeur du centre d’études stratégiques de l’université Bar Ilan : « Les Israéliens donnent sa chance à Obama. Ils vont attendre fin 2009 avant de réévaluer la situation. » Fin 2009, précisément, tout Gaza commémorera la disparition, un an plus tôt, des mille quatre cents victimes des bombardements israéliens. Un crime massif que dénonçait récemment la commission des Nations unies présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone, dont le rapport vient d’être discrètement enterré… par l’administration Obama. Si le président américain veut vraiment éviter une nouvelle guerre, il ne devrait pas commencer par absoudre les crimes passés.

Notes

[1] Article reproduit et traduit par Courrier international du 1er octobre.


http://www.politis.fr/Qui-veut-la-guerre,8259.html


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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:29

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 Les blogs des rédacteurs L'association pour Politis

De l’utilité du chaos

jeudi 8 octobre 2009, par Shlomo Sand


Israël a besoin d’ennemis qui sont chaque fois des « Hitler ». Ce fut Nasser en 1956, Saddam Hussein plus tard, Arafat à plusieurs reprises. C’est aujourd’hui Ahmadinejad. Les élites israéliennes font une fois de plus pression pour la guerre. Il faut comprendre que l’état de guerre n’est pas seulement pour elles une question de circonstance, c’est leur raison d’être au pouvoir. Si la paix s’établissait, si elle durait, on peut imaginer que ces élites seraient chassées (...)


http://www.politis.fr/De-l-utilite-du-chaos,8223.html

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 06:44

                               Siné hebdo

                                          (du Mercredi 7 au 14 octobre  2009)

 

                                   Un mur à abattre

 

       Les sueurs froides d’Ehoud Barak

                                       De notre correspondant permanent en Israël

 

En visite à Londres, le ministre de la Défense israélien a échappé de peu à un mandat d’arrêt pour crimes de guerre.

 

Ehoud Barak appartient à cette catégorie d’hommes petits, mais gras, qui, où qu’ils se trouvent, sont toujours en train de transpirer. A la télévision, on les voit sans arrêt s’éponger le front et ils donnent l’impression d’avoir besoin en permanence d’une double dose de déodorant. C’est le genre de personnage auquel on n’a pas vraiment envie de se frotter, et ce avant même qu’il n’ouvre la bouche pour déverser ses propos racistes. Vous l’avez compris, je n’ai pas une grande sympathie pour le ministre de la Défense, ancien tueur des commandos spéciaux de l’armée israélienne, mais piètre stratège militaire (tant mieux !) et désastre politique, qui a su réduire son parti, le parti travailliste à un état groupusculaire. En fait, c’est le politicien israélien que je déteste le plus. D’abord pour cette arrogance caractéristique des courts-sur-pattes qui bombent le torse pour avoir l’air grands. Mais surtout pour son racisme sans limite, non seulement envers les Palestiniens, mais envers tout ce qui n’appartient pas à la soi-disant civilisation occidentale.

 

La semaine dernière, Ehoud Barak a doublement transpiré. En visite à Londres pour une rencontre avec des dirigeants travaillistes, il a eu la surprise d’être accueilli à l’aéroport par des militants du mouvement de solidarité avec les Palestiniens porteurs d’une plainte pour crimes de guerre. Plainte logiquement assortie d’un mandat d’arrêt, mais une intervention de dernière minute du ministère britannique des Affaires étrangères a permis de repousser l’heure du délibéré, permettant ainsi fort opportunément à Ehoud Barak de reprendre rapidement l’avion pour des cieux plus cléments.

 

Ce n’est pas la première fois que nos camarades britanniques font preuve de vigilance et rappellent aux dirigeants israéliens suspects de crimes de guerre qu’ils sont attendus au tournant pour rendre des comptes devant la justice internationale. Il y a quelques années déjà, un général israélien avait dû rester dans l’avion et rentrer directement dans son pays parce qu’un mandat d’arrêt l’attendait au terminal. Il en a été de même avec les mouvements de solidarité belge et espagnol qui avaient fait intervenir la justice contre des leaders israéliens suspectés de crimes de guerre, obligeant leur gouvernement à amender la loi afin d’éviter que de telles initiatives ne se reproduisent.

 

La loi française exclue la compétence internationale et fait donc du territoire français une zone relativement sécurisée pour des hommes politiques aux mains tachées de sang. Mais même avant de songer à changer la loi, la République a déjà les moyens de prendre quelques initiatives pour ne pas rester les bras croisés. Par exemple, reprendre les recommandations de la commission Goldstone sur les crimes de guerre à Gaza et pousser le Conseil de sécurité à déférer ceux que le rapport Goldstone soupçonne de rimes de guerre devant la Cour pénale internationale. Ou une cour de justice internationale spéciale, comme pour l’ex-Yougoslavie ou le Rwanda.

 

En attendant, Ehoud Barak a dû zapper son shopping à Londres et prendre ses jambes à son cou avant que les bobbies ne mettent la main sur lui. Merci, les copains britanniques.

 

Michel Warschawski

 

 

 

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 07:22


Du rapport Goldstone à la campagne contre Agrexco

mardi 6 octobre 2009, par Alain Gresh

« Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est la cible de vives critiques, y compris dans son propre camp, à la suite du report controversé du vote sur le rapport de l’ONU fustigeant l’attitude d’Israël pendant la guerre de Gaza. Cette crise risque d’affaiblir M. Abbas au moment où les Etats-Unis tentent de relancer les négociations de paix avec Israël, relèvent les observateurs. A Ramallah, siège de l’Autorité, des centaines de Palestiniens ont dénoncé lundi le soutien de leur direction à ce report, tandis que d’autres à Jérusalem parlaient de “coup de poignard dans le dos et le coeur de tous les martyrs”. “Nous voulons que le président Abbas présente des excuses et si le gouvernement a quoi que ce soit à voir avec cette décision, nous voulons qu’il démissionne”, a déclaré Mohammed Jadallah, le leader d’une coalition d’ONG palestiniennes. »

« Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, cherchant à exploiter ce qui apparaît comme une bévue de son adversaire politique, a accusé Mahmoud Abbas d’avoir personnellement commandité le report. “Cette décision absurde et criminelle place un immense obstacle sur le chemin de l’unité palestinienne”, a averti M. Haniyeh. “Ce dernier scandale n’aurait jamais dû avoir lieu et les responsables de ce genre de corruption politique doivent être démis de leurs fonctions”, estime quant à lui Khaled al-Haroub, éditorialiste du quotidien palestinien indépendant Al-Ayyam. »

La décision du Conseil des droits de l’homme des Nations unies de reporter de six mois l’examen du rapport Goldstone a suscité des critiques acerbes, non seulement en Palestine, mais auprès de nombreuses organisations internationales de défense de la personne humaine. Amnesty International a publié un communiqué affirmant :

« Amnesty International regrette que le Conseil des droits de l’homme n’ait pas pris immédiatement les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations du rapport Goldstone et ait décidé, le 2 octobre, de reporter à mars 2010 le vote d’une résolution sur ce document. Cet ajournement, constate avec préoccupation l’organisation, témoigne de l’absence d’une volonté politique ferme d’amener les responsables des violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains perpétrées à Gaza et dans le sud d’Israël à rendre compte de leurs actes. »

« Le report offre toutefois au gouvernement israélien et au gouvernement de facto du Hamas à Gaza une dernière chance de mener des investigations, indépendantes et conformes aux normes internationales, sur les violations intervenues lors du conflit. »

L’organisation Human Rigths Watch est intervenue dans le même sens le 2 octobre dans un communiqué intitulé « ONU : Le blocage du rapport Goldstone par les Etats-Unis ne doit pas retarder la justice » :

« La décision prise au Conseil des droits de l’homme de l’ONU de différer jusqu’au mois de mars 2010 un vote concernant le rapport Goldstone sur le conflit de Gaza oblige les Etats-Unis et d’autres gouvernements, qui tentent de faire obstacle aux actions du Conseil, à faire pression sur Israël et le Hamas pour qu’ils mènent des enquêtes crédibles, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. La Mission d’établissement des faits a relevé des preuves de violations des lois de la guerre au cours du conflit de Gaza qui devraient déclencher des enquêtes fiables sur le comportement des deux parties au conflit. »

« Les Etats-Unis ayant forcé un report du vote et critiqué la mission dirigée par le juge Richard Goldstone, ils portent une responsabilité particulière de garantir qu’Israël ouvre des enquêtes qui soient crédibles, impartiales et conformes aux normes internationales (voir le document d’information de Human Rights Watch, « Why no justice in Gaza ? » (« Pourquoi n’y a-t-il pas de justice à Gaza ? »). »

« “Les Etats-Unis ont obtenu un sursis pour Israël sur le rapport Goldstone, aussi doivent-ils maintenant garantir qu’Israël enquête réellement sur les accusations d’exaction”, a indiqué Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient à Human Rights Watch. “Si cela n’est pas fait d’ici le mois le mars, alors les Etats-Unis devraient avaliser l’appel contenu dans le rapport Goldstone en faveur de mécanismes internationaux de lutte contre l’impunité.” »

« Le gouvernement des Etats-Unis a qualifié le rapport Goldstone de “profondément entaché d’erreurs”, bien qu’ils aient dit prendre les............... (..............)......................


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 06:30

 












Le Théâtre du Tiroir brave les interdictions israéliennes en Cisjordanie

Publié le 6-10-2009

Le 29 septembre 2009, malgré l’interdiction faite aux palestiniens de fêter JÉRUSALEM CAPITALE CULTURELLE DU MONDE ARABE, le théâtre du Tiroir a bravé le blocus culturel en présentant à la porte de Damas dans la vieille ville de Jérusalem son spectacle "PIÈCE DE COEUR". Bravo à Jean-Luc Bansard !

Les soldats de l’occupation, inquiets de la présence " terroriste" de ces masques blancs ont fait appel à l’autorité miliitaire pour connaître la conduite à tenir : mettre en prison ces personnages porteur de rêves ou bien laisser faire. Les spectateurs palestiniens ont eux mêmes organisés le service d’ordre autour des trois comédiens français et le spectacle a pu avoir lieu. Il a conquis les passants aussi étonnés que les militaires.

Le théâtre du Tiroir et la compagnie Rire du Miroir ont ainsi répondu à l’invitation de la compagnie palestinienne ALKAWATTI qui a osé organiser contre le blocus culturel des militaires de l’occupation un événement intitulé "Jérusalem dans tous ses états".

Le spectacle a été joué 5 fois dans trois villes : JÉRUSALEM, BETHLÉEM, BEIT OMAR.

À Bethléem, dans le camp de réfugiés de AIDA, j’ai eu l’occasion d’encadrer un stage de formation au théâtre masqué pour des comédiens venant de Ramallah, Jérusalem et Bethléem à l’invitation de la ligue nationale de théâtre palestinienne et du Centre Culturel Alrowwad.

" PIÈCE DE COEUR" , le spectacle interprété par le Théâtre du Tiroir et la compagnie du Rire du miroir s’est joué sous le mur de l’apartheid dans un théâtre de plein-air construit par le comité populaire du Camp de Aida.

Le camp de Aida regroupe les familles de 41 villages de la Palestine historique, 41 villages qui ont été rasés en 1948 par les occupants. Durant notre séjour, j’ai recueilli les témoignages des 2 vieilles femmes qui nous ont raconté leur exil d’il y a 61 ans et depuis lors leurs conditions de vie misérables à l’intérieur du camp. Le représentant de l’association des prisonniers qui a passé lui même 12 ans dans les prisons israéliennes nous a raconté son calvaire au travers des 9 prisons dans lesquelles il a été emmuré.

Jean-Luc Bansard, metteur en scène, comédien et directeur du Théâtre du tiroir, de retour de cette tournée théâtrale de 10 jours en Palestine occupée, écrit également :

"Je serai heureux de vous faire part de nos impressions quant à la situation que vivent les Palestiniens sous l’occupation et en particulier la manière dont ils résistent aux multiples blocus (culturel, militaire, économique) que leur impose l’armée d’occupation israélienne." Il donne notamment rendez-vous à cet effet :

- CE SAMEDI 10 OCTOBRE, au théâtre du Tiroir, 8 rue jean Macé, à Laval

pour une conférence, formation sur l’HISTOIRE DE LA PALESTINE. De 14 h à 18h, le public pourra comprendre comment on en est arrivé à la situation actuelle grâce au film documentaire de SIMONE BITTON , " HISTOIRE D’UNE TERRE" et aux commentaires de Julien Salingue, professeur à Sciences-Po.

Bien amicalement,
jean luc bansard

QUI A UN POÈTE DANS SA SACOCHE, NE PERD PAS CABOCHE !
Jean Luc Bansard
Responsable artistique du Theatre-du-tiroir des affabulations _06 76 29 62 91
jean-luc.bansard@wanadoo.fr

Theatre-du-tiroir des affabulations
8 rue Jean Macé
53000 LAVAL
02 43 91 15 66
theatre-du-tiroir@wanadoo.fr
site : www.theatre-du-tiroir.com

CAPJPO-EuroPalestine

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article4415


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