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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 15:03

Voyage au Proche-Orient

La prison pour les Palestiniens

Nadir Dendoune est journaliste indépendant. Durant son périple en Israël et Palestine, il décrit ce qu’il vit et ressent. Aujourd’hui : souvenirs de prison.


Les mamans palestiniennes se blindent le cerveau comme pas possible. Elles savent qu’un jour ou l’autre le bras armé de l’Etat passera leur faire un petit coucou à la maison pour emmener leur fiston au poste de police. Après, si tout se passe comme prévu selon les règles de la only democracy in the middle east, le petit ira faire un séjour dans une Fleury-Mérogis locale. Sur place, selon de nombreux témoignages d’anciens prisonniers palestiniens, sont organisées des séances de torture à la Jean-Marie Le Pen quand il servait sous le drapeau Bleu-Blanc-Rouge, pendant la guerre d’Algérie.

Au moindre soupçon, à la moindre dénonciation, la police israélienne ne prend aucun risque et embarquent manu-militari les « suspects ». Les rejetons croupissent alors dans des prisons, parfois plusieurs mois, aux réputations pas très musulmanes, en attendant leur procès.

Depuis 1967, 700 000 Palestiniens ont goûté aux geôles israéliennes, c’est comme si en France, on avait arrêté en quarante ans, 12 millions de personnes !

Une pensée spéciale à notre compatriote Salah Hamouri, emprisonné depuis quatre ans et pas assez pur-porc pour que Sarko fasse pression pour le libérer. Bref, c’est toujours la même rengaine au pays des doigts de l’Homme. J’avais rencontré un « barbu » en zonzon (barbe bien taillée, rien à voir avec la mienne), un « hadj » (celui qui fait son pèlerinage à la Mecque acquiert le titre de hadj), on fait de belles rencontres parfois en taule, pas toujours, je vous l’accorde, la prison y a rien de mieux pour parfaire son éducation balbutiante de « caillera », bravo les politiques. Je lui avais raconté mon histoire, je lui avais dit qu’on m’avait enfermé dans la cage aux folles à cause du Nikon D80 qui prend des photos plus vite qu’un puceau qui s’apprête à perdre sa virginité.

Il avait eu confiance, une bonne gueule le Nadir, bronzé bien-beau-gosse, et il s’était alors confié. Les keufs s’étaient pointés chez lui à l’aube, lui avaient mis une cagoule sur la tête, avec cette chaleur, le pauvre j’ai pensé. Il avait été dénoncé par une tierce personne et forcément lui avec sa barbe de « frère muz », il faisait un coupable idéal. S’en était suivi un interrogatoire très musclé. Le Palestino pensait que c’était chaud pour son derrière parce qu’on lui reprochait d’entretenir des relations serrées avec le Hamas, élu démocratiquement mais pas considéré comme légitime par Israël et la communauté internationale de la condescendance.

On était arrivé ensemble dans la cellule et il avait été sympa avec moi, il m’appelait son frère de l’Algérie. Le barbu n’était pas serein, il redoutait d’être condamné à une lourde peine d’emprisonnement. Citoyen israélien, il était marié et avait trois enfants en bas âge. Je l’avais quitté, j’avais la chance d’être un franchouillard, d’avoir un avocat, d’avoir le soutien du syndicat de la presse et du consulat de la France.

Quelques jours plus tard, je me suis rendu au camp de réfugiés de Jénine, au nord de la Cisjordanie, (Jénine devenue « célèbre » après l’opération rempart : du 3 au 11 avril 2002, Tsahal avait pénétré à l’intérieur du camp pour rechercher des membres d’organisations terroristes, plusieurs ONG avaient alors parlé de plusieurs centaines de morts, la plupart des civils et parmi eux beaucoup de femmes et d’enfants, cette attaque faisait suite à l’attentat du 27 mars survenue à l’hôtel Park de Netanya où 29 israéliens avaient été tués). Sur place, j’avais pris un kébab avec un ancien taulard. Il avait séjourné à deux reprises dans une prison israélienne, on le soupçonnait de vouloir se faire sauter comme un feu d’artifice en plein milieu d’une bourgade remplie de Juifs. La première fois, on l’avait gardé huit semaines puis on l’avait libéré, comme ça, sans procès, sans explication. La deuxième fois, il était resté trois mois et il avait été jugé : interdiction de venir en Israël pendant cinq ans.

Bien entendu, durant ces deux périodes d’incarcérations, il avait eu droit à un traitement de faveur : on l’empêchait de dormir en le réveillant toutes les heures, on lui posait les mêmes questions pour qu’il pète un câble et qu’il se mette à table. Il m’a même dit qu’il recevait régulièrement des charges électriques, les vicelards lui avaient installé des électrodes sur ses tétons. Je pourrais vous en délivrer d’autres de témoignages d’anciens prisonniers mais comme c’est l’heure du dîner pour vous, je vais m’arrêter là. En plus, je sais très bien que toutes ces histoires de prison, ça casse un peu le moral et que c’est pas comme ça qu’on arrive à voir la vie en rose. Comme je suis sympa, je vais finir par une note un peu plus gaie : j’ai assisté à des retrouvailles prisonnier-maman alors que je me trouvais dans le camp de Deisheh, à quelques lieues de Ramallah, et on peut dire ce qu’on veut sur les Bougnoules-Hommes, par exemple que la sensibilité chez eux elle est au chômage ou que leurs sentiments sont enterrés cinquante mètres sous terre, et bien, le type que j’ai vu et qui venait de passer six années en cabane, je vous jure sur les deux choses que j’ai le plus cher au monde, c’est-à-dire ma maman et ma dignité, et bien le gars il chialait comme une madeleine et sa mère, elle avait les yeux comme le Gange.

Ça tirait dans tous les sens avec des Kalachnikov, j’ai même cru à un moment qu’on se battait pour de vrai. Dehors, ça chantait, ça dansait, ça s’embrassait, on aurait dit une fête où deux êtres qui s’aiment viennent de se dire oui. C’est à ce moment que j’ai vraiment compris que ce peuple, il avait trop lu Nietzche (ce qui ne te tue pas, te rend plus fort) et que jamais il ne baissera les bras. Et vous savez, moi, je trouve que les gens courageux, y a rien de meilleur et c’est pour ça que je commence à pleurer tous les soirs parce que mon voyage arrive bientôt à sa fin.


http://www.humanite.fr/La-prison-pour-les-Palestiniens


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:14
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International - Article paru
le 28 août 2009

Monde

Bethléem 2000 n’émettra plus

Palestine. La radio palestinienne a été fermée par l’armée israélienne


Le 25 août, des militaires israéliens à bord de cinq jeeps investissaient les locaux de la radio privée Bethléem 2000, située dans la localité chrétienne de Beit Jala, en Cisjordanie occupée, juste en face de Bethléem. Après avoir intimé l’ordre au technicien de cesser les émissions, les militaires israéliens ont confisqué le matériel de la radio et démantelé les émetteurs.

Argument avancé par les soldats israéliens : « Les émissions de cette radio perturbaient les communications de l’aéroport international de Ben Gourion (Tel-Aviv. » Si c’était vraiment le cas, il suffisait pourtant de demander aux responsables de l’émetteur de diffuser sur une autre fréquence. En fait, radio Bethléem 2000, dirigée par Georges Canawati, n’est pas une radio politique et ne diffusait aucune émission sur des sujets dit sensibles : elle proposait essentiellement des programmes musicaux et culturels, et donnait la parole à ses auditeurs. Et de ce fait, elle dérangeait. Car, dans cette Palestine occupée, permettre à des jeunes Palestiniennes et Palestiniens de communiquer via une radio, en bref de rêver, du fait des entraves à la circulation des personnes, ne plaît pas aux autorités d’occupation.

En quittant les lieux, les soldats israéliens, qui ont « mis en garde » les responsables de la radio « contre une reprise de la diffusion », leur ont annoncé qu’elle « est fermée jusqu’à nouvel ordre » !

Pour les mêmes raisons, Radio Ramallah, pourtant située en secteur sous autorité directe de l’Autorité palestinienne (c’est le cas également de Bethléem), a été fermée à plusieurs reprises ces dernières années. L’an dernier, trois radios locales palestiniennes à Hébron avaient subi le même sort.


Hassane Zerrouky


                                                         


http://www.humanite.fr/2009-08-28_International_Bethleem-2000-n-emettra-plus




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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 06:23
                                                                         

Du service militaire à la défense des droits de l’homme

dimanche 30 août 2009 - 07h:14

Nissrine Messaoudi
Generaldelegation Palaestinas

 


A Hébron, une ville pleine de haine, Ilan Fathi s’engage pour le droit des Palestiniens.

 

(JPG)
Brutalité quotidienne en Palestine occupée : ici l’arrestation par les troupes israéliennes d’un jeune adolescent palestinien - Photo : BBC


Hébron est une ville riche d’Histoire. Elle fut jadis la ville sainte des patriarches Abraham, Isaac et Jacob. Sainte pour les juifs comme pour les musulmans. Mais il ne reste pas grand-chose de l’éclat passé. Depuis des années, dans cette ville qui est la plus grande de Cisjordanie, Israël commet à l’encontre les Palestiniens des crimes contre l’humanité.

« On ne peut comparer Hébron à quoi que ce soit d’autre. La plupart des Israéliens ne savent pas ce qui se passe ici, et ils ne veulent d’ailleurs pas le savoir » explique à notre délégation de journalistes invitée par Medico International, Ilan Fathi de ‘Breaking the Silence’, organisation partenaire de Medico International fondée par d’anciens soldats israéliens. Ils veulent rompre le silence sur les violations des droits humains durant leur service militaire. Dernièrement ils ont attiré l’attention par leurs « Testimonies » - témoignages sur la guerre de Gaza (décembre 2008-janvier 2009) - qui démontrent que l’armée israélienne a violé les droits de l’homme délibérément.

« Un bon arabe est un arabe mort »

Ilan Fathi lui aussi a été soldat. « Trois ans et cinq mois » dit-il en baissant les yeux. Comme la plupart des Israéliens, lui aussi s’est réjoui de partir pour le service militaire. « Je viens d’une famille de droite. J’ai grandi dans l’idée qu’un bon arabe est un arabe mort ». A l’école, on ne prêchait ni la tolérance ni le vivre-ensemble pacifique. « Les cartes géographiques nous montraient exclusivement des villes israéliennes, sans les frontières de 1967. En outre on nous enseignait que pendant la guerre d’indépendance de 1948 les Palestiniens étaient partis de leur plein gré, sans être expulsés » dit cet homme de 27ans. Jusqu’à son service militaire il n’a même jamais su ce que sont des territoires occupés. Nous sommes d’autant plus impressionnés par sa métamorphose, qui ne suscite que rarement la sympathie réciproque.

Normalement cette tournée de l’organisation est accompagnée par un groupe de sécurité, car les colons d’Hébron agressent souvent les anciens soldats ainsi que les visiteurs. Récemment des représentants du Parlement allemand ont été assaillis de pierres et de couches souillées alors qu’ils faisaient cette même visite. Nous sommes quelque peu préoccupés par l’absence de protection. Cela ne nous empêche pas de prendre la route de Jérusalem à Hébron. Nous roulons dans un tunnel. Une particularité, car d’habitude seuls les Palestiniens doivent se déplacer sous la terre, tandis que les larges routes bien construites sont réservées aux Israéliens.

Nous nous arrêtons à Kiryat Arba, en bordure d’Hébron. En 1970 le Parlement israélien, la Knesset, a décidé d’implanter ici une colonie. L’environnement est propre, des plantes en fleurs entourent les hautes habitations des colons. Après 1980 et l’attentat palestiniens qui tua sept colons au centre d’Hébron, en réponse à l’attentat le nombre de colons augmenta encore. Ils ne restèrent pas à Kyriat Arba mais s’installèrent aussi dans la vieille ville et dans le centre commercial d’Hébron. 1994 fut le tournant critique dans l’histoire d’Hébron, lorsque le pédiatre et colon Baruch Goldstein assaillit la mosquée Ibrahim pendant la prière du vendredi, tuant 29 Palestiniens et en blessant plus d’une centaine avant d’être lui-même tué. Afin de protéger les colons - quelques centaines - d’actes de vengeance éventuels, le gouvernement israélien opta pour une politique de ségrégation avec « zones stériles » (càd interdites aux Palestiniens), qui empira de plus en plus après la deuxième Intifada de l’an 2000.

A Kyriat Arba nous visitons la tombe de Goldstein. Elle occupe une place d’honneur dans un petit parc. C’est un lieu de pèlerinage pour les familles de colons ultra-nationalistes qui viennent rendre hommage à leur « héros ».

Une ville fantôme

Nous poursuivons vers Hébron. A droite et à gauche de la rue principale, les rues latérales sont bloquées avec de gros blocs de béton ou du fil barbelé, car la rue où nous nous trouvons est interdite aux voitures palestiniennes. Puis nous parvenons au centre de la ville. Ici aussi, nous nous heurtons partout à des barricades. Les rues sont vides. C’est une ville-fantôme, comme dans les westerns. Tous les magasins qui appartenaient à des Palestiniens sont verrouillés. Sur beaucoup de portes on a bombé à la peinture blanche « mort aux arabes », « tuez les arabes » ou « les arabes à la chambre à gaz ».

77% de tous les commerces ont été fermés en cours d’année et 42% des maisons palestiniennes confisquées. « Il y a deux raisons pour lesquelles les Palestiniens ont quitté leur maison et leur commerce. La première est la violence des colons. La seconde, les actions des militaires », explique Ilan Fathi, qui a été basé à Hébron pendant toute l’année 2001. Presque tous les soldats prestent ici une partie de leur service. Alors qu’en 1997, 300.000 Palestiniens et 500 colons vivaient ici, le nombre de Palestiniens s’est réduit à 189.000 en 2009. Par contre celui des colons est passé à 800.

« J’ai moi-même participé à des évacuations de maisons. Nous avons tambouriné sur les portes, la nuit, et donné aux gens une heure pour évacuer leur maison. S’ils n’obtempéraient pas, nous faisions usage de violences. Puis nous avons déclaré ces maisons bases militaires, dit Fathi. Sur les 1500 commerces fermés, 400 l’ont été par les militaires. Nous avons tout fait pour que la vie des Palestiniens devienne un enfer. Des perquisitions nocturnes. On contrôlait les Palestiniens aux checkpoints deux ou trois fois par jour. On tirait en l’air un peu partout, juste pour faire du bruit ». Le jeune homme fait une petite pause pour rassembler ses esprits, puis il évoque les couvre-feux. « Tous les trois ou quatre jours nous laissions sortir les Palestiniens de leur maison pour deux heures seulement. En 2002 il y a eu 182 jours de couvre-feu. Cela ne concernait jamais les colons ».

Les colons d’Hébron sont extrêmement violents et lourdement armés. Au cours de notre visite guidée nous rencontrons quelques jeunes. Ils peuvent avoir 16 ans, 18 ans tout au plus. Ils portent des pantalons amples, des baskets, un T-shirt normal, une kippa (le couvre-chef juif - et un fusil-mitrailleur sur l’épaule. Une image que nous avions déjà croisée à Jérusalem-Est. Environ 2.500 soldats et miliciens privés sont basés à Hébron pour la protection des colons. Ce qui est fâcheux, c’est qu’il est strictement interdit aux soldats de toucher aux colons, à plus forte raison de les arrêter. C’est ainsi que les agressions qui ont lieu régulièrement contre des Palestiniens ne sont jamais sanctionnées. « Des familles entières ont été agressées dans leurs maison et battues. Nous ne sommes jamais intervenus ». Toute la ville est équipée de caméras de surveillance - pour protéger les colons. Cela veut dire que toutes les agressions sont démontrables. Mais les enregistrements sont rigoureusement détenus par les militaires.

Le tournant dans la vie d’Ilan

Nous continuons jusqu’à un rond-point. La voix d’Ilan se fait grave. Nous nous asseyons sur le trottoir. Toujours pas une âme en vue. « A cet endroit, j’ai vécu quelque chose que je n’arrive toujours pas à croire. C’était pendant les festivités pour le jour de l’indépendance en 2001. Un soldat se trouvait exactement là-devant » dit-il en désignant un petit arrêt de bus. « Un Palestinien d’une quinzaine d’années est venu vers lui, un morceau de verre à la main. Alors le soldat lui a tiré plusieurs fois dans le ventre. Notre médecin militaire et moi avons couru vers lui et avons tenté de lui sauver la vie. Un groupe de colons est arrivé. Ils nous ont arrachés à lui et se sont mis à le bourrer de coups de pied. Son sang jaillissait de partout. Il était mort. Ils entouraient la mare de sang du garçon et se sont mis à danser en poussant des cris de joie. Cela, je ne l’oublierai jamais ».

Les colons n’ont jamais été jugés. C’est le tournant dans la vie d’Ilan, celui qui a fait du soldat un défenseur des droits de l’homme. « J’ai commencé à me demander pourquoi le gouvernement soutient ces colons ultra nationalistes. Je ne voulais plus me taire ». Quelques-uns de ses collègues ont vécu la même chose. Alors, une fois leur service achevé, ils ont fondé « Breaking the Silence ».

La vie de ces anciens soldats n’est pas sans danger. A côté des agressions physiques, ce sont surtout les réactions des amis et parents qui causent des blessures profondes. « Quand je suis rentré à la maison, on m’a fêté comme un héros. Et pourtant maintenant nous sommes des traîtres ». Ilan a déjà perdu des amis. Il ne peut rester seul dans une pièce avec ses nièces et neveux. Avec ses parents, il a décidé de ne plus jamais parler politique. Quand cet homme grand et mince parle de sa voix douce, on a du mal à se le représenter en soldat armé.

Après quelques heures, nous sommes contents de quitter ce lieu. Pendant le trajet de retour nous parlons à peine. Puis nous demandons à Ilan comment il s’en sort avec les expériences qu’il a vécues. Il soupire : « Je suis coresponsable de ce qui se passe là-bas. Le moins que je puisse faire, c’est d’éclairer les gens ».

* Ilan Fathi dirige des programmes d’éducation pour ‘Breaking the Silence’ et guide des visites à Hébron et aux environs. Ces programmes sont destinés à éduquer les gens sur le prix élevé - physique, moral et environnemental - du conflit en cours. Ilan travaille aussi avec Ta’ayush, une organisation humanitaire arabo-israélienne. Rencontrant des familles arabes qui l’ont connu comme soldat israélien, il se réjouit de les rencontrer sans armes ni uniforme, juste d’humain à humain.

 

26 août 2009 - Generaldelegation Palaestinas - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.palaestina.org/news/beit...
Traduction de l’allemand : Marie Meert





http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7189





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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 05:54



Sarkozy donne des gages au lobby sioniste

Collaboration :: Vendredi, 28 août 2009 :: ::  

Sarkozy donne des gages au lobby sioniste

L’Elysée a annoncé, jeudi 27 août 2009, que Nicolas Sarkozy a nommé Valérie Hoffenberg représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient.

Valérie Hoffenberg sera notamment chargée de prendre « toutes les initiatives concrètes » susceptibles de créer « un climat favorable à la paix dans les domaines économique, culturel, éducatif et environnemental », indique la lettre de mission du chef de l’Etat. « Votre connaissance de la région et des pays du Golfe, les relations multiples que vous avez établies en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, ainsi que votre aptitude à mobiliser le secteur économique comme la société civile, permettront de renforce l’action de la France dans ces dimensions, en complément de l’action diplomatique de la France dirigée par le Ministre des Affaires étrangères et européennes », poursuit-il.

Or, Valérie Hoffenberg, jusque là connue comme conseillère UMP de Paris, est également – beaucoup plus discrètement – directrice pour la France de l’American Jewish Committee, une association juive ultra-sioniste très influente aux Etats-Unis et très liée à Nicolas Sarkozy depuis octobre 2003. En avril 2004, notre futur président avait participé à Washington à un déjeuner de l’American Jewish Committee donné en son honneur, Marc Perelman avait relaté la chose dans un long article du magazine judéo-progressiste Forward : « A Washington, vendredi 23 avril, Nicolas Sarkozy était le gouvernement français à lui seul. Toujours ministre de l’intérieur – et des cultes – devant l’American Jewish Committee, principale organisation juive américaine, qui a offert un déjeuner en son honneur. (…) Au cour de celui-ci, Nicolas Sarkozy a prononcé hardiment un discours en anglais, dans lequel il a révélé que « les journalistes » l’avaient appelé « Sarkozy l’Américain ». « J’en suis fier, a-t-il dit. Je n’ai pas peur de dire que je partage beaucoup de valeurs américaines. » Il cite un nom, au hasard : Arnold Schwarzenegger. « Comme Sarkozy, c’est difficile à prononcer. Mais cela n’a pas empêché les Californiens de l’élire gouverneur », admire-t-il. (…) Le contact entre Nicolas Sarkozy et l’AJC s’est établi en octobre 2003, quand il a reçu une délégation de cette organisation américaine, venue lui demander ce que le gouvernement français faisait contre l’antisémitisme. »
Dans la suite de son papier, Marc Perelman avait analysé le rôle de l’American Jewish Committee dans la mise en place d’un lobby pro-israélien en France « L’engagement accru de groupes juifs américains dans la naissance d’un lobby pro-israélien en France inquiète certains dirigeants communautaires français ainsi que des officiels israéliens. (…) L’essentiel de la controverse tourne autour d’un accord conclu l’an passé entre l’American Jewish Congress et un groupes français l’Union des patrons juifs de France. (…) Selon l’accord passé entre l’American Jewish Congress et l’UPJF, le mouvement américain apportera à son partenaire français son savoir faire et son expérience, ainsi qu’un support financier. David Twersky, le directeur du Council for World Jewry, récemment fondé par l’American Jewish Congress, à confirmé le financement mais a refusé de dévoiler son montant. Herve Giaoui, le président de l’UPJF a eu la même attitude. (…) Giaoui affirme que l’argent américain ne sera utilisé que pour financer des campagnes médiatiques pro-israéliennes et que le soupçon que l’AJC veuille influer sur la vie politique française est donc sans fondement. (…) Or l’UPJF a fait part de son soutien total au candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy. »
A la même époque, la Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche-Orient s’était aussi inquiétée dans un communiqué qu’avec « Avec Nicolas Sarkozy, on change de registre. On est en effet en présence d’un homme qui déclare désormais publiquement servir, en conscience, les intérêts de l’American Jewish Commitee (AJC). Car, qui a « fait croire aux Etats-Unis d’Amérique que la France était un pays antisémite » ? Qui, sinon l’AJC elle-même, un lobby qui n’est ni juif, ni américain, en ce qu’il ne sert ni les intérêts des Juifs en général, ni ceux des Américains, ni ceux des Américains juifs, mais uniquement la politique de l’axe gouvernemental américano-israélien, incarnée aujourd’hui par le couple Bush/Sharon, et dont le peuple palestinien est la principale victime. L’AJC, et une série d’autres officines sharoniennes, ont entrepris depuis plusieurs années de répandre du venin sur « la France », dont ils accusent en bloc les dirigeants et la population d’être antisémites. (…) L’AJC ne connaît rien à l’anti-sémitisme, réel ou potentiel, prévalant en France, au point que les dirigeants du lobby sharonien français, le CRIF notamment, ont bien été obligés de reconnaître que leurs amis d’outre-Atlantique « manquaient peut-être un peu du sens des nuances ». »
Sachant tout cela, on ne pourra s’empêcher de se demander si une dirigeante d’un lobby sioniste est bien à même de défendre au mieux les intérêts de la France au Proche-Orient ?




http://www.geostratégie.com/1895/sarkozy-donne-des....






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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 14:57
LeMonde.fr

Bagdad-Damas : vive tension
LE MONDE | 26.08.09 | 16h19
Beyrouth, correspondante

Les relations entre l'Irak et la Syrie se sont dégradées, mardi 25 août, après le rappel par Bagdad de son ambassadeur en Syrie suivi d'une décision similaire du gouvernement syrien. Au coeur de la brouille, la recrudescence des attentats en Irak et le manque de coopération supposé de la Syrie pour enrayer cette escalade. Les attaques kamikazes contre les ministères irakiens des affaires étrangères et des finances, qui ont fait près de cent morts, le 19 août, ont entaché la crédibilité du gouvernement de Nouri Al-Maliki, qui n'a pu assurer la sécurité.
Bagdad a accusé les groupes affiliés à Al-Qaida, dont l'Etat islamique d'Irak, puissants dans le nord du pays et composés, selon Bagdad, d'éléments étrangers djihadistes et de "criminels baassistes", ex-responsables du parti de feu Saddam Hussein. Mardi, un communiqué a revendiqué sur Internet, au nom de l'Etat islamique d'Irak, les attaques contre ce "repaire de mécréants".

Après des arrestations, Bagdad dit être sûr que certains responsables sont hébergés en Syrie. Le conseil des ministres a "demandé au gouvernement syrien d'extrader............
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http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/08/26/bagdad-damas.....



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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 04:41

Le Monde diplomatique
Nouvelles d’Orient Les blogs du Diplo


Sarkozy, Israël et les Juifs

jeudi 27 août 2009, par Alain Gresh

Le livre que publient les éditions belges « Oser Dire », sous la signature de Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les Juifs, est intéressant à plus d’un titre. Il pose en effet à la fois le problème de la liberté d’expression, du rôle des communautés ou des lobbies en France, de la politique étrangère de Paris, etc.

Premièrement, la liberté d’expression. Ce livre, sorti en Belgique, n’a pas trouvé d’éditeur en France, et les principaux distributeurs ont refusé de le distribuer. Or, quoi qu’on pense de l’ouvrage, il n’a rien d’antisémite. Ce refus est d’autant plus stupide qu’il accréditerait l’idée que l’on ne peut critiquer Israël en France, ce qui est évidemment faux. De nombreux ouvrages très durs sur la politique israélienne, notamment sur l’expulsion des Palestiniens, ont été publiés en France par de grandes maisons d’édition ou de moins grandes, du livre d’Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique en Palestine (Fayard) à celui de Dominique Vidal, Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) (L’Atelier). La question du rôle des lobbies est plus « sensible » ; j’y reviendrai.

Il existe chez des éditeurs, chez des journalistes, une peur de certains sujets, une crainte dès que l’on aborde Israël et encore plus le « rôle des juifs ». On peut se demander si le livre de l’universitaire Israel Shahak, Le racisme de l’Etat d’Israël, publié en 1973 par les éditions Guy Authier, trouverait encore un éditeur. D’autant que l’ignorance et l’inculture, la mauvaise foi et le parti pris, se mêlent pour confondre antisémitisme et antisionisme. On occulte toute l’histoire complexe des rapports entre sionisme, judaïsme et antisémitisme et le rejet, pendant de longues décennies, par une majorité des juifs allemands ou......................

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http://blog.mondediplo.net/2009-08-27-Sarkozy-Israel-et....





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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 04:31
web de l'huma

Au coeur de la Palestine, des Israéliens

Nadir Dendoune est journaliste indépendant. Durant son périple en Israël et Palestine, il décrit ce qu’il vit et ressent. Aujourd’hui : rencontre avec "M", militant israélien pour la paix.

Des gens courageux, il en existe partout, même si, comme ailleurs ils ne courent pas les rues. L’être humain, en général, aime tourner la tête de l’autre côté, fermer les yeux, ou se boucher les oreilles. En Israël, les « braves » sont marginalisés, in the only democracy in the middle east, il ne fait pas bon de dénoncer le racisme d’Etat, la majorité de la société considère ces « valeureux » comme des traîtres, des vendus, des naïfs, des « à côtés de la plaque » parce qu’ils s’insurgent contre la politique raciste et colonialiste de leur gouvernement, parce qu’ils militent pour la Paix et parce qu’ils considèrent les Palestiniens comme des frères, ce qui est loin d’être une connerie Simone.

Menaces de mort, graffitis-insultes sur les portes de leurs maisons, des méthodes d’intimidation classiques, et pourtant ces vaillants israéliens continuent leur combat, certains d’avoir raison. A Sheikh Jarrah, dans la partie est de Jérusalem, où les enfoirés de Colons acquièrent gratis des villas palestiniennes, des pacifistes israéliens dotés de burnes énormes n’hésitent pas à aller jusqu’à l’affrontement physique avec la police.

Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés et jetés en prison comme l’auraient mérité plusieurs proches de Sarkozy, le Président d’origine hongroise. Il y en a d’autres, qui travaillent à l’ombre du soleil, parcourant le globe, tentant de mobiliser la Communauté Internationale (toujours aussi lâche), conscients que la solution ne peut venir que de l’extérieur, bien au courant que la plupart des Israéliens soutiennent la politique fasciste de leur gouvernement. Je rencontre, quelque part en Cisjordanie, M, un Franco-Israélien. Il se définit comme un militant anticolonialiste car selon lui, il y a en Palestine, « une présence militaire qui opprime la population indigène et un rapport de pouvoir qui vise à étendre les frontières vers l’Est ».

Son visage m’est familier, une tête qui inspire la confiance, quand il me serre la paluche. Il vient souvent en Gaule moderne, notamment à la fête de l’Humanité qui a lieu tous les ans dans le plus beau département de France, si, si, ne rigolez pas la Seine-Saint-Denis est loin d’être ce que vous pensez, pour changer « notre image », on aurait besoin de journalistes qui franchissent le périph’ un peu plus souvent, pas seulement quand les voitures brûlent. Je kiffe, je me lâche, un brin moralisateur, vous ne trouvez pas ? Mais j’assume…

« Israël n’est pas un pays normal, commence à me dire M qui se bat aux côtés des Palestiniens depuis quarante ans, c’est pour ça qu’il doit être traité comme un pays anormal ». Comme un état-voyou. Selon sa constitution, Israël est un Etat Juif, se définir en tant que tel, donne à ce pays un prétexte pour une discrimination à l’égard de tous ses citoyens non juifs. L’ambiguïté qui entoure la question de la citoyenneté ne s’arrête pas sur le plan légal, elle est présente dans toutes les manifestations de la vie quotidienne, les droits des citoyens arabes ne sont pas les mêmes que ceux des citoyens juifs. Un Juif devient un citoyen israélien de fait, ce qui n’est pas le cas pour les « autres » qui doivent batailler ferme pour obtenir la nationalité.

Avec les lois sur le foncier, la terre appartient aux Juifs, « pas aux Israéliens », dénonce M. Les autres peuvent aller se rhabiller. Ses mots me font du bien, des semaines à me taper les Colons, les keufs, les touristes de merde qui viennent ici, sourire aux lèvres, appareil photo en bandoulière, pendant que de « l’autre côté », l’apartheid est sur son 31. Le militant anticolonialiste est optimiste et pessimiste à la fois. Mi chèvre-mi chou, mi ange-mi démon. Pessimiste parce qu’à chaque manif, ils sont de moins en moins nombreux. Optimiste, parce que pour lui la société israélienne est une société fatiguée, gâtée, engraissée, relativement en sécurité (ça n’a jamais été aussi calme depuis 1948, le dernier attentat suicide a eu lieu en 2006) et « qu’en face » la plupart n’ont rien à perdre et qu’il faudra bien un jour ou l’autre faire la Paix, de gré ou de force. Surtout, il est persuadé qu’on ne peut pas « jouer les voyous des quartiers indéfiniment, ça finira par nous retomber dessus ».

Pessimiste aussi parce que la Communauté Internationale n’a jamais été aussi gentille avec Israël : « Kouchner passe par exemple nous faire un petit coucou tous les mois et les Etats-Unis, même si Obama est moins pro-israélien que Bush, soutiendra toujours notre gouvernement ».

Pessimiste encore parce qu’en massacrant la population de Gaza, son pays a montré qu’il en avait rien à foutre de ce que les autres peuvent penser. Il peste contre le projet sioniste, si vanté dans nos beaux-pays de l’Occident, qui « vise en réalité à créer un état ethnique pour les Juifs par la Colonisation de la Palestine » et rappelle que ce n’est pas anodin si Israël n’a pas encore défini ses frontières (aucun texte à ce jour précise quelles sont les frontières de « l’Etat hébreu » où vivent beaucoup, mais beaucoup de Non-Juifs, c’est hallucinant, non ?).

Toujours prêt à gratter un peu plus chaque année, ces raclures. C’est le genre de gars que tu peux écouter des plombes, le genre de type que tu aimerais entendre plus souvent à la télé. Malgré son moral rikiki, il continue à se battre et ne lâchera jamais. Il le fait pour ses enfants, pour qu’ils ne deviennent pas des réfugiés (il pense qu’à long terme, les Juifs seront chassés) et promet qu’il leur donnera « un maximum de chances pour qu’ils vivent ici normalement avec leurs frères Palestiniens ». Il dit beaucoup de choses intéressantes, je retiens ce truc qui est tellement vrai, qu’il faudrait l’écrire avec un marqueur indélébile sur tous les murs du monde, une phrase, un appel pour tous ses frères Juifs : « vous croyez que défendre aveuglément l’Etat d’Israël sert à lutter contre l’antisémitisme, et bien vous vous trompez, et c’est le contraire qui risque d’arriver ».

Nadir Dendouche




http://www.humanite.fr/Au-coeur-de-la-Palestine




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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 04:22





En Irak, rupture de l'alliance chiite au pouvoir

LE MONDE | 26.08.09 | 16h19  •  Mis à jour le 26.08.09 | 16h19
L'alliance politique qui avait permis à la majorité chiite irakienne, privée du pouvoir depuis des siècles, de remporter les premières élections générales en 2005 et de gouverner le pays depuis cette date, est désormais rompue.

Lundi 24 août, trois des quatre formations chiites qui composaient l'essentiel de cette coalition victorieuse ont annoncé la reconduction de leur alliance pour les élections générales du 15 janvier 2010. Mais celle-ci s'est faite sans la participation du parti Daawa dirigé par le premier ministre Nouri Al-Maliki.
Fort de sa victoire aux élections provinciales de janvier dernier (scrutin sans incidence sur la composition de l'Assemblée nationale), M. Maliki exigeait que la part de son parti, limitée à un peu plus de 10 % des 128 sièges (sur 275) remportés par l'alliance en 2005, soit considérablement revue à la hausse.

Surtout, le chef du gouvernement, en exercice depuis mars 2006, voulait la garantie qu'en cas de nouvelle victoire de cette coalition, il demeure premier ministre. Principale formation de l'Alliance, aussi bien l'ancienne que la nouvelle, le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII), de même que ses alliés sadristes ainsi que le petit parti de la vertu (Fadila), ont refusé tout net.

M. Maliki, qui s'attendait à ce développement, a décidé de partir à la bataille électorale seul, et de constituer, sur son nom, sa propre..................
................

Patrice Claude






http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/08/26/en-irak-......




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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 03:48
 
Plus d’eau minérale israél 










 

 
Plus d’eau minérale israéLIENNE EDEn Springs au CHU de Lausanne

 

Publié le 27-08-2009


Grâce à la détermination d’une patiente et d’un journaliste suisses, la direction du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne, a renoncé à se fournir en eau minérale auprès de la firme israélienne Eden Springs, rapporte le site du journal La Liberté. Le CHU de Lausanne est l’un des principaux établissements hospitaliers européens, avec 7.800 employés, et un budget annuel d’un milliard de francs suisses (700 milllions d’euros).

Par Christian CAMPICHE (La Liberté)

"Le CHUV n’est plus un paradis pour l’eau Eden Springs, titrions-nous dans ces mêmes colonnes, le 11 septembre 2008. Il l’est d’autant moins aujourd’hui que la marque israélienne a été carrément boutée hors des locaux de l’établissement hospitalier vaudois, remplacée par les bonbonnes d’eau Edelvia.

Il y a un peu moins d’une année, nous écrivions que la substitution des bonbonnes Eden Springs était à l’étude au CHUV. Ce dernier a tenu promesse : « Le marché de bonbonnes d’eau au CHUV a été attribué il y a quelques semaines à Edelvia sur la base du meilleur prix dans une procédure d’appel d’offres. Plus de la moitié de la consommation sera parallèlement transférée pendant l’hiver 2009-2010 sur des postes accédant au réseau d’eau potable », précise Oliver Peters, directeur administratif et financier du CHUV. Lequel ajoute que le coût de l’approvisionnement en bonbonnes sera ainsi ramené à environ 40 000 francs par année, soit une économie de 50 000 francs pour le CHUV.

Comme l’an dernier, M. Peters ne se prononce pas sur la question de savoir si le changement de stratégie en matière d’approvisionnement d’eau au CHUV est la conséquence de l’implantation d’Eden Springs dans le Golan. « Périodiquement, le renouvellement du contrat est mis au concours », souligne-t-il.

Aux mains de l’homme d’affaires israélien Roni Naftali, le groupe Eden Springs, dont le siège européen est basé à Préverenges, non loin de Lausanne, exploite une source sise à Dorénaz, en Valais. Ce qui n’empêche pas certaines ONG d’associer son logo à l’occupation de la Palestine, un territoire qui manque cruellement d’eau.

Sensible à la cause palestinienne, la journaliste indépendante Silvia Cattori est intervenue auprès de la direction du CHUV pour demander que le CHUV retire l’eau Eden de ses services."

« Pour des raisons de santé, j’avais été amenée à fréquenter ces derniers jours les couloirs et salles d’attente du CHUV. J’y ai admiré la gentillesse du personnel, la propreté et l’ordre, un cadre de soins rassurant. Mais ces paisibles sentiments ont cédé la place au trouble quand j’ai aperçu plusieurs fontaines d’eau Eden près de l’endroit où je me trouvais. Or cette marque au nom paradisiaque est contrôlée par Eden Springs Ltd, un groupe basé en Israël qui exploite les sources d’eau du Golan. »

Silvia Cattori sait bien que l’eau distribuée au CHUV par Eden ne vient pas du Golan, une région syrienne conquise et annexée par Israël, mais du Valais, de Dorénaz plus précisément, où la société exploite une source et une usine d’embouteillage. Elle n’en déplore pas moins que les fontaines du CHUV arborent un logo que certaines ONG associent à la pénurie d’eau dont souffre la Palestine.

Sur son site officiel www.israelvalley.com, la Chambre de commerce France-Israël relève elle-même que « les ressources en eau forment un argument de poids pour les partisans du maintien de la présence israélienne sur le Golan. En effet, 50% des eaux qui alimentent le lac de Tibériade trouvent leurs sources sur les hauteurs du Golan et au Liban ». Comme Silvia Cattori, des patients, des visiteurs sensibles à la cause palestinienne, pourraient se sentir heurtés chaque fois qu’ils se rendent au CHUV. Et la journaliste de demander que l’établissement hospitalier retire l’eau Eden de ses services.

L’investigation démarre

Bernard Decrauzat lit le message avec attention avant de répondre que, sans entrer dans le débat du « douloureux conflit » Palestine-Israël, il ne considérait pas le produit actuellement en service comme pérenne. « En effet, notre établissement a pour objectif de substituer les bonbonnes Eden par un système de connexion à l’eau courante. Le concept est à l’étude. Je demande à nos services concernés de faire diligence », répondait-il l’an dernier à SilviaCattori.

Le 1er août 2009, le voyant rien venir, Silvia Cattori reprend la plume, et fait remarquer au nouveau directeur de l’hôpital, Pierre-François Leyvraz, que l’eau Eden offerte aux patients des hôpitaux « constitue un fort argument promotionnel pour l’entreprise qui entend axer sa publicité sur « un style de vie actif et équilibré ». Le CHUV et les pharmaciens font ainsi, sans le savoir, une énorme promotion à Eden Springs, une société que l’organisation pacifiste israélienne Gush Shalom appelle à boycotter. Pourquoi ne pas approvisionner le CHUV avec l’eau du robinet qui est, chez nous, d’excellente qualité ? » demande-t-elle.

Cette fois sera la bonne. Le CHUV ne sera bientôt plus approvisionné en bonbonnes Eden Springs, mais avec des bonbonnes d’un autre fournisseur, et d’ici quelques mois par le réseau d’eau courante, une fois les tests achevés.

CAPJPO-EuroPalestine


http://www.europalestine.com/spip.php?article4313



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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 21:11
     
         
Info-Palestine.net
 

Nous retournerons. Nous reviendrons. Nous n’oublierons jamais.

jeudi 27 août 2009 - 07h:37

Greta Berlin
Free Gaza

 


Il y a un an, 44 d’entre nous ont vu se profiler au loin la côte de Gaza, après 30 heures de traversée en Méditerranée. Nous jubilions. Nous étions arrivés à Gaza. Nous étions effectivement arrivés à Gaza. Nous étions vraiment, vraiment arrivés à Gaza.

 

Nous étions ARRIVES A GAZA.

(JPG)
Le bateau Free Gaza arrivant dans le port de Gaza - Août 2009 - Photo : AP

Au loin, on aurait dit que des stalagmites avaient poussé dans le paysage. Partout : dans le sable, sur les quais et les rochers, il y avait des gens. Des milliers de Palestiniens nous accueillaient, à coups de sifflets, de cris, faisaient des high five entre eux. D’abord, seul un petit bateau est venu nous saluer. Ensuite, autour de nos deux petits bateaux de pêche fourmillèrent toutes sortes d’embarcations ; des gamins ont sauté à l’eau pour attraper les ballons que nous avions gonflés, les fourraient dans leurs chemises et les attachaient à leur petit bateau. Sur les ballons, l’inscription FREE PALESTINE était entourée d’une colombe et d’une branche d’olivier. Les couleurs étaient celles du drapeau palestinien... blanc, rouge, vert et noir. Une fois que nous avons vu le rivage, nous avons commencé à gonfler les ballons, et les avons fait tomber sur le pont des bateaux, petit tas de couleurs bondissantes prêtes à être libérées.

Sur le flanc de nos bateaux, des bannières en anglais et en arabe disaient... WE ARE COMING (nous arrivons) et END THE OCCUPATION (arrêtez l’occupation).

Nous sommes entrés dans le port avec 17 drapeaux nationaux flottant aux cordages et tout en haut le drapeau palestinien. Des pêcheurs ont grimpé dans nos bateaux pour essayer de nous serrer la main et de nous serrer contre eux. À un moment donné, nous avons craint que nos bateaux ne chavirent et nous jettent tous à l’eau, mais comme le disaient nos partenaires grecs, ces bateaux sont solides même s’ils ne sont pas jolis.

Notre mal de mer disparut. Notre crainte d’être arrêtés par la marine israélienne s’était évanouie. Pour la plupart, nous n’avions pas dormi et cela nous étaient maintenant égal. Certaines des femmes ont essayé de se peigner les cheveux et de se mettre du rouge à lèvres ; elles se sont ensuite rendu compte que personne ne se souciait de leur aspect hâve et crasseux. Nous étions arrivés.

Les Palestiniens de Gaza étaient au comble de la joie de nous voir. Cela faisait trois semaines qu’ils nous attendaient. Cela faisait 41 ans qu’ils attendaient une visite d’internationaux. Et ils avaient attendu 60 ans pour que des Palestiniens retournent à Gaza sans passer par les postes de contrôle, les services d’immigration et subir des humiliations de la part des autorités israéliennes et égyptiennes.

On a beaucoup parlé depuis un an de notre opiniâtreté et de notre volonté d’arriver à cette petite enclave que le blocus draconien d’Israël a coupée du reste du monde. Nous ne pensions à rien de tout ça ce jour-là. Pour nous tous, Palestiniens et internationaux, le 23 août 2008 restera un jour inoubliable. Quand nous nous sentons découragés nous revenons à ce souvenir. Quand nos bateaux ont été éperonnés par la marine israélienne nous avons pensé à cette journée. Quand les Israéliens ont détourné notre bateau, kidnappé nos passagers et les ont jetés en prison, nous étions plus décidés que jamais à continuer nos missions.

Nous retournerons. Nous reviendrons. Nous n’oublierons jamais.

Greta Berlin
Co-fondatrice du mouvement Free Gaza

Consultez le site : www.freegaza.org

 

23 août 2009 - Free Gaza - Cet article peut être consulté ici :
http://freegaza.org/fr/accueil/depe..





http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7162





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