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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:32

Gaza persécuté

 
 

Les Gazaouis risquent de ne plus avoir que deux heures d’électricité par jour, conséquence d'une aggravation du blocus imposé par Israël.

Les Gazaouis risquent de ne plus avoir que deux heures d’électricité par jour. Les hôpitaux et les stations de traitement des eaux pourraient alors s’arrêter.

Le Comité international de la Croix-Rouge évoque un « effondrement du système tout entier ». Cette nouvelle restriction qui s’abat sur les quelque deux millions de Palestiniens qui s’entassent dans l’étroit territoire est la conséquence d’une aggravation du blocus imposé par Israël depuis juin 2006.

Un blocus renforcé par la fermeture, en 2013, de la frontière avec l’Égypte. Mais Gaza souffre aussi des rivalités entre l’Autorité palestinienne, établie à Ramallah, et le Hamas, qui dirige le territoire depuis 2007.

La population, déjà à 45 % au chômage, risque d’être également affectée par la crise entre l’Arabie saoudite et le Qatar, qui injectait des fonds à Gaza.

 
 
 
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:25
 
Cent mille civils bloqués derrière les lignes de l'EI à Mossoul
 
 
 
 
 
Par
 
Cent mille civils sont toujours pris au piège derrière les lignes des djihadistes de l'Etat islamique dans Mossoul, où l'offensive militaire pour reprendre la ville entre dans son neuvième mois, a déclaré vendredi le HCR.
 
 

GENEVE (Reuters) - Cent mille civils sont toujours pris au piège derrière les lignes des djihadistes de l'Etat islamique dans Mossoul, où l'offensive militaire pour reprendre la ville entre dans son neuvième mois, a déclaré vendredi le HCR.

Les combattants de l'EI tirent à vue sur les familles qui cherchent à fuir de nuit, à pied ou à bien bord d'une embarcation sur le Tigre, a ajouté le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

"Ces civils, pour l'essentiel, sont retenus comme boucliers humains dans la vieille ville", déclare le représentant du HCR en Irak, Bruno Geddo, en parlant du quartier historique de Mossoul où les djihadistes sont assiégés par l'armée irakienne.

"Il ne reste pratiquement plus de vivres, d'eau, d'électricité, de carburant. Ces civils connaissent une situation de pénurie et de peur de plus en plus pénible, parce qu'ils sont cernés par les combats", ajoute-t-il.

L'offensive pour reconquérir Mossoul, qui est la "capitale" de l'EI en Irak, a débuté le 17 octobre dernier avec un appui aérien et terrestre de la coalition internationale anti-EI.

Les forces irakiennes ont achevé la reconquête de la partie est en janvier et ont lancé le mois suivant l'assaut contre la partie ouest, où se trouve la vieille ville.

La vieille ville, explique Bruno Geddo, "est un labyrinthe très dense, un dédale de ruelles où il faut lutter pied à pied, maison après maison".

"Les tireurs embusqués de l'EI continuent de viser les personnes qui cherchent à s'enfuir, conformément à leur règle qui consiste à exécuter ceux qui tentent de quitter le territoire du califat", précise le représentant du HCR.

On évaluait en mai à 200.000 le nombre d'habitants toujours bloqués derrière les lignes de l'EI, mais leur nombre a diminué à mesure que les troupes irakiennes gagnaient du terrain.

Huit cent mille habitants, soit plus du tiers de la population d'avant le conflit, ont fui la ville, cherchant refuge auprès d'amis et de parents ou dans des camps d'hébergement.

 
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:22

Qatar buys F-15 fighter planes in billion-dollar US deal

 

Qatar has signed a $12bn deal to buy F-15 fighters jets from the US.

The sale was finalised at a meeting in Washington between US defence chief Jim Mattis and his Qatari counterpart.

It comes days after US President Donald Trump accused Qatar - a major US ally - of funding terrorism "at a very high level" - a charge Qatar denies.

Other Gulf countries recently cut ties with Doha, accusing it of destabilising the region through its alleged support of extremist groups and links to Iran.

UK Prime Minister Theresa May spoke to the kings of Saudi Arabia and Bahrain, as well as the emir of Qatar, on Thursday, urging them to "urgently de-escalate the situation" and "engage meaningfully in dialogue", according to a statement from Downing Street.

Qatar is home to the biggest US air base in the Middle East, Al-Udeid. It houses around 10,000 troops and plays a key role in the US-led operations against the so-called Islamic State (IS) group in Syria and Iraq.

Mr Trump's comments appeared at odds with the US Department of Defence, which had praised Qatar's "enduring commitment to regional security" just days earlier.

Map of Gulf region
 

Saudi

A Qatari official said the deal for the fighter planes was "proof that US institutions are with us but we have never doubted that," Reuters news agency reported.

"Our militaries are like brothers. America's support for Qatar is deep-rooted and not easily influenced by political changes," the unnamed official was quoted as saying.

A Qatari defence ministry source told Reuters Doha had bought 36 of the planes.

The deal comes just weeks after the US agreed to sell the Saudis more than $100bn-worth of weapons.

As tensions between Qatar and its neighbours escalate, Turkish Foreign Minister Mevlut Cavusoglu was due in Kuwait on Thursday as part of a shuttle mission to try to resolve the crisis.

Turkish President Recep Tayyip Erdogan has strongly backed Qatar, calling the Saudi-led measures "inhumane and against Islamic values". Kuwait has also been mediating.

Last week, the Turkish parliament authorised the deployment of Turkish troops to Qatar in what was seen as a show of support for the embattled emirate. Ankara has also sent planeloads of food to Qatar, which had been dependant on imports from Saudi Arabia.

Arabia, another key US ally, has led moves to isolate the gas-rich emirate since earlier this month. Riyadh sealed its border, closed its air space to Qatari Airways and - along with Bahrain, the UAE and Egypt - severed diplomatic relations.

http://www.bbc.com/news/world-middle-east-40287570

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:19

Législatives des Français de l’étranger : un duel "Netanyahou-Macron" en Israël

 

Texte par Alcyone WEMAËRE

Dernière modification : 14/06/2017

Dans la 8e circonscription des Français de l’étranger, le second tour opposera un député LR-UDI controversé, soutenu officiellement par le Premier ministre israélien, et une candidate La République en marche, le parti d’Emmanuel Macron.

Il est officiellement soutenu par Benjamin Netanyahou, elle, une ancienne socialiste, a été investie par La République en marche. Meyer Habib (LR-UDI) et Florence Drory se sont tous deux qualifiés pour le second tour des législatives dans la 8e circonscription des Français de l’étranger. La circonscription comprend huit pays du pourtour méditerranéen mais c’est en Israël que se trouve plus de la moitié des électeurs. Or, Meyer Habib qui est le député sortant de la circonscription, joue à fond sur sa proximité avec le Premier ministre israélien pour se faire réélire. Benjamin Netanyahou s’est d’ailleurs fendu d’une vidéo en hébreu pour soutenir "son ami".

Ses positions sont effectivement au diapason avec la politique du Premier ministre israélien : il soutient la colonisation. Récemment, il a taxé le Quai d’Orsay d’antisionisme parce que le terme "Territoires palestiniens" figurait sur des prospectus électoraux. Dans un texte adressé aux Français d’Israël, il se dit "profondément attaché à la France" mais se revendique aussi "sioniste, partisan de l'intégrité d'Eretz Israël et fidèle aux valeurs de la Torah". De fait, il fait ainsi valoir son bilan de député : "Depuis quatre ans j’ai défendu sans relâche Israël, qui partage nos valeurs, et le peuple juif". Dans le même communiqué, il s’en prend à son adversaire Florence Drory arrivée en tête du premier tour avec 36,73 % (contre 35,51 % pour Meyer Habib) : "Ma concurrente excite le reste de la circonscription en me présentant uniquement comme un candidat communautariste au service d’Israël, soutenu par Netanyahou et ses rabbins", dénonce-t-il.

Meyer Habib, candidat du Likoud, le parti de Benjamin Netanyahou ?

Sur Twitter, Charles Enderlin, l’ancien correspondant de France 2 à Jérusalem, a relayé les propos d'un militant du Likoud estimant qu'il ne fallait pas "se gêner" si "les Français sont assez stupides pour nous permettre d'envoyer un représentant à nous dans leur Parlement".

Lors du premier tour, le taux de participation dans la circonscription a seulement atteint 19,1 %. "Vous n’avez été que 7 % en Israël à vous déplacer", a déploré Meyer Habib, en appelant à "une mobilisation massive" sans quoi, selon lui, "les conséquences seraient trop graves". Alors que 137 voix séparaient les deux candidats à l’issue du premier tour, la mobilisation pour le second tour des Français d’Israël - mais aussi de Grèce, Turquie, Chypre, Italie et Malte - s’annonce décisive.

 

 
 
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:14

Qatari crisis may destroy what little order remains in the Middle East

 
 
 
#GulfTensions

The Qatar-Gulf rift isn't about fabricated statements or a hacked website, but a battle to control regional order after the Arab uprisings. But will the Gulf destroy itself in the process?

 
 
 
 

A heavy tension has prevailed over the Gulf since 23 May.

It all appeared to start with the publication of statements attributed to Qatar’s Emir, Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, which were quickly proven to be fabricated. The Qatari News Agency website, it turned out, had been hacked.

Although hacking any country's official news agency is clearly problematic, the bigger issue is the way in which two Arab Gulf states handled the fabricated statements.

Within minutes of the hacking, media outlets - both official and unofficial - in the United Arab Emirates and Saudi Arabia embarked on spreading the alleged statements and using them to justify an unprecedented onslaught on Qatar and its leader.

Given the massive escalation of the crisis since then, one can conclude with a high degree of certainty that this has nothing to do with the fabricated statements or their implied meaning. Those who launched the campaign were simply waiting for the hackers to do their job. Then, they could declare war.

A new low in the Gulf

Clearly, this is a much bigger issue than a dispute over fabricated statements. Whoever ordered the media to refrain from broadcasting the Qatari denial of the statements knew very well that the matter had nothing to do with what was said or not said.

Furthermore, the nature of the campaign - its unabated continuation, uniformity, and escalation from 23 May to 5 June when Saudi Arabia and the UAE, followed by Bahrain and Egypt, severed their diplomatic ties with Qatar - proves that the matter started long before the statements. And the measures didn't stop at the severing of relations.

Since the 1960s, Gulf countries have witnessed the eruption of war between Saudi Arabia and Abu Dhabi, a border clash between Saudi Arabia and Qatar, Saudi-Kuwaiti tension over a common oil field, a Qatari-Bahraini dispute over territorial waters, accusations levelled at the UAE of plotting a coup in Oman and political disagreements of all types, both before and after the creation of the Gulf Cooperation Council.

But this crisis is a new low in Gulf relations. This is the first time a crisis has involved severing diplomatic ties, expelling citizens, imposing ground and air sieges and charges of threatening national security and supporting terrorism.

I am not an expert in international law. However, I am not aware of a single dispute in the modern history of international relations when a group of states, which are supposed to be fraternal countries, imposed such tough political and economic conditions on another state during peace time.

In light of the severity of the crisis and how it shocked the world, it was not surprising that the German Foreign Minister expressed concern that it could lead to war or that the Turkish prime minister warned that it could become an international crisis.

The fight for order

The Gulf is considered to be one of the most sensitive regions in the world. Its stability is of great interest to regional and international powers as will be its loss.

So what has caused the eruption of such an acute crisis? And why, at a time when Gulf unity is most needed to meet the challenges of the war in Yemen and respond to Iranian threats, does Saudi Arabia choose to risk damaging Gulf-Gulf relations?

Since 2011, prevailing wisdom says that the popular movement, which triggered the winds of revolution and change in the Arab world, was an expression of the crisis of republics, not monarchies. The Gulf region was immune to what unfolded in Tunisia, Egypt, Libya and Yemen.

The Gulf states, ruled by patriarchal regimes, possess huge resources which have enabled them to contain public discontent. Most have been able to build highly competent security agencies to deal with dangers that cannot be contained by conventional means.

Those who believed that the Gulf was immune from revolution saw the Arab uprisings as nothing more than a standoff between people and their rulers. They disregard the other dynamic that the region has witnessed since the Arab revolutions erupted - the battle between revolutionary and counter-revolutionary forces. It's not just states that no longer exist as they once did. This battle has resulted in the collapse of the entire regional order.

Since the Egyptian coup in the summer of 2003, counter-revolutionary forces embarked on a project to return states that saw their ruling regimes collapse to their previous status quo. This project has been only partially successful. The process of democratic transition has been aborted and the old classes have been reinstated in one way or another.

But the counter-revolutionary regimes have not been able to gain the legitimacy that they need and seem utterly incapable of responding to the demands of the people.

Further, the severe damage inflicted upon countries like Egypt, Syria and Iraq, and the seeming impossibility for them to return to what they once were makes the attempt to rebuild the regional order a much more complex endeavour than merely standing against movements of change and democratic transition.

So the thinking goes that while Syria and Iraq are splintered and Egypt will need many decades before it is able, if at all, to stand on its feet again, to rebuild the regional order, Saudi Arabia must lead. It must impose a new set of values, reformulate stability, determine the role of each one of the region's states and decide the nature of relations in the region, including those with Israel, Iran and Turkey.

Goodbye GCC?

Qatar’s problem is that, during the past quarter century, it has acquired a role and an influence in most of the region's developments and transformations - and not always one that has pleased the forces working hard to reinstate the old ruling classes and the old regional order.

Yet Qatar is not the only target, nor will it be the last. It is absurd to search for pretexts to justify the siege and the severance of relations. Rumours that the disagreement with Qatar has to do with Al Jazeera or with supporting the Houthis or with ties to Iran or with Islamist extremists in Syria not only smack of contradictions, but also miss the core point.

What is required is not having a discussion over disputed issues and reaching agreement in the Gulf. What is required is full submission and capitulation. Only with such action from Qatar and from others will the process of renovating regional order with its new leaders begin. Only in this way can this order impose its set of values, determine the weight and role of each state and draw the map of relations with the forces that exist in the Arab neighbourhood, whether friendly or unfriendly.

However, there is a problem: those who proposed this vision for the future of the region and its people failed to take into consideration all the necessary factors.

To what extent can their vision be realised if one state, and not necessarily Qatar, refuses to submit and surrender? What will happen if the states that lead this project fail to convince their own people of its reasons and moral justifications? Or regional and international powers refuse to take it seriously?

In light of what has so far been revealed as the crisis has unfolded, it will most likely end up in undermining what little remains of the regional order, including the Gulf Cooperation Council itself, instead of renovating it.

- Basheer Nafi is a senior research fellow at the Al Jazeera Centre for Studies.

The views expressed in this article belong to the author and do not necessarily reflect the editorial policy of Middle East Eye.

Photo: A handout picture provided by the Saudi Royal Palace on 6 June 2017 shows Saudi and Kuwaiti officials meeting in the Red Sea city of Jeddah to try to resolve the Qatari crisis (AFP).

 
 
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 08:08

Comment rendre l'agriculture urbaine plus durable ?
Un Palestinien en a fait sa mission
.

 
 
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 07:57
Meyer Habib, favori de Benyamin Nétanyahou et des rabbins israéliens
 
 

Le député sortant ne recule devant rien pour décrédibiliser son adversaire, Florence Drory, dans la 8e circonscription des Français de l’étranger. Quitte à brandir la Torah.

 

LE MONDE | | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

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image: http://s2.lemde.fr/image/2017/06/16/534x0/5145608_4_4ae2_meyer-habib-lors-d-un-meeting-de-soutien-a_6e89d80b203d5c438dbee590dbc571d0.jpg

 
 

Benyamin Nétanyahou a un candidat favori au second tour des législatives françaises : Meyer Habib. C’est son ami de longue date, son intermédiaire privilégié auprès des dirigeants français. Le 25 mai, le premier ministre israélien a même enregistré une vidéo de soutien, tout sourire à ses côtés, diffusé sur le compte Twitter du candidat. Cela suffira-t-il ? Meyer Habib (UDI) joue gros dans la 8e circonscription des Français de l’étranger. Il a été devancé au premier tour par Florence Drory, la candidate adoubée par La République en marche (35,51 % des voix, contre 36,73 %).

Dans cette circonscription très éclatée, regroupant huit pays dont l’Italie, la Grèce, la Turquie et Israël, le taux de participation est si bas (9,40 % le 5 juin, sur 121 399 inscrits) que chaque voix pèse lourd. Meyer Habib, lui, mise tout sur les Franco-Israéliens, qui lui ont accordé 71 % de leurs suffrages.

« Implantations »

Lors d’un débat avec sa concurrente, jeudi 15 juin, sur la chaîne i24news, il s’est montré offensif, attaquant sa concurrente, souvent désarçonnée, sur son appartenance passée au PS. « Le Parti socialiste a une obsession, ce qu’on appelle les colonies. Ce que j’appelle les implantations », a-t-il dit. Meyer Habib a aussi cité à plusieurs reprises, parmi les soutiens à Florence Drory, le journaliste Charles Enderlin, ancien correspondant de France 2 à Jérusalem, qu’il voit comme un épouvantail pour la frange la plus radicale de la communauté binationale.

Meyer Habib affirme s’être « battu comme un lion » contre le terrorisme à l’Assemblée et appelle la France à « s’inspirer des méthodes israéliennes ». Tout en espérant la réussite d’Emmanuel Macron, qu’il prétend très bien connaître, le député sortant revendique surtout ses liens avec M. Nétanyahou.

Il ne recule devant rien pour décrédibiliser son adversaire, quitte à brandir la Torah. Dans un courriel du 12 juin adressé aux électeurs, il assure que Florence Drory « excite le reste de la circonscription » contre lui et l’accuse d’être « une candidate propalestinienne », « chantre d’une laïcité antireligieuse ». Un comble pour cette Franco-Israélienne, vétéran du PS, engagée auprès de François Mitterrand, de Jack Lang et de Ségolène Royal, mais aussi épouse d’un ancien ambassadeur israélien à Rome.

Dans ce même courriel, Meyer Habib appelle les Franco-Israéliens à la mobilisation : « Pour la première fois, avec moi, vous avez un député qui vous ressemble : profondément attaché à la France, sioniste, partisan de l’intégrité d’Eretz Israël et fidèle aux valeurs de la Torah. » Les références religieuses dans une élection législative française ne dérangent nullement Meyer Habib. Il a même demandé le soutien du grand rabbin séfarade d’Israël, Rav Itshak Yossef, qui apparaît à ses côtés dans une vidéo en hébreu.

Il a aussi appelé à la rescousse les rabbins francophones de Netanya, ville côtière où la communauté française est très présente. Ils ont réclamé un sursaut des électeurs, au nom de la défense des valeurs de la Torah et de l’intégrité d’Israël. L’un d’eux estime même que le vote pour Meyer Habib est un devoir kadoch, c’est-à-dire sacré.

« Pas une démarche normale »

« Je suis très surprise qu’il en appelle aux rabbins, dit Florence Drory. Ce n’est pas une démarche normale en France, pays laïque, dans


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/16/meyer-habib-favori-de-benyamin-netanyahou-et-des-rabbins-israeliens_5145609_823448.html#l4IDkT3E1SLUmclH.99

une élection. En outre, il méprise les électeurs du reste de la circonscription. Il fait ainsi l’aveu qu’il n’a rien fait pour eux comme député, en ne se préoccupant que d’Israël. »

Le député sortant a lancé sa campagne en accusant le Quai d’Orsay de « biais antisioniste ». Dans un courrier daté du 3 mai, il interpellait le ministère des affaires étrangères au sujet de l’envoi des brochures électorales aux Français vivant en Cisjordanie et à Jérusalem. Le député s’élevait contre la mention sur l’enveloppe des « territoires palestiniens » comme adresse. « Il est grand temps de changer de logiciel, écrivait Meyer Habib. C’est une erreur d’analyse de se focaliser sur les frontières, d’être aveuglé par la question des “territoires” ou de prétendues “colonies”. »
Les « prétendues » colonies font l’objet d’un consensus international depuis cinquante ans : elles sont considérées comme des implantations illégales. « Ce n’est pas un conflit de territoire, c’est, hélas, un conflit de civilisation », a-t-il renchéri pendant le débat télévisé.
 

Depuis son élection en 2013, Meyer Habib a pris l’habitude de relayer, en France, les éléments de langage traditionnels de la droite nationale religieuse israélienne. Le 17 janvier, dans l’Hémicycle, le député avait dénoncé la conférence internationale organisée par la France, quelques jours plus tôt, afin d’encourager une reprise des négociations israélo-palestiniennes. A cette occasion, il avait lancé : « Jamais un juif ne sera un colon à Jérusalem, jamais un juif ne sera un colon en Judée ! Jamais ! » La « Judée-Samarie » est l’appellation biblique de la Cisjordanie, qu’affectionne la droite messianique.

 

 

 
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 07:53
Israël célèbre le nettoyage ethnique
 
 
 
 
 
jeudi 15 juin 2017 / 5h:13
Miko Peled - Photo : Mondoweiss
 
Miko Peled - Photo : Mondoweiss
 
 
 
 
 
 
 
Miko Peled – Les festivités de la Journée de Jérusalem enfin passées, les Palestiniens peuvent pousser un soupir de soulagement.

 

Cette année, commémorant la conquête israélienne de Jérusalem-Est de 1967, la «journée» comprenait une semaine d’activités et a vu la réunion hebdomadaire du cabinet israélien se tenir dans les « tunnels du Mur Occidental», sous l’enceinte de la mosquée d’Al-Aqsa.

« Ici le roi Salomon a construit le Premier Temple, » c’est ainsi que le premier ministre Benjamin Netanyahou a ouvert la réunion du 28 mai, éludant le fait qu’il n’y a aucune preuve que le roi Salomon ait jamais existé si ce n’est dans le récit biblique.

Brouillant les lignes entre mythe et histoire, l’idéologie sioniste et l’état d’Israël fondé sur cette idéologie traitent l’Ancien Testament comme s’il s’agissait d’un livre d’histoire. Ils ont fabriqué des arguments pour légitimer la dépossession des Palestiniens reposant sur le postulat que les juifs d’aujourd’hui sont les descendants d’une ancienne tribu qui vivait en Palestine il y a des milliers d’années.

Le mouvement «religieux national » en Israël est composé de juifs orthodoxes à l’allure ordinaire, aux fortes croyances messianiques et à l’idéologie profondément raciste. Ces personnes ne se sont quasiment pas manifestées jusqu’en 1967. Puis, lorsque Israël a achevé l’occupation de la Palestine et s’est emparé de la Cisjordanie, Jérusalem-Est y compris, et de la Bande de Gaza ils sont devenus actifs.

Aujourd’hui, ils sont le fer de lance de la colonisation en Cisjordanie, créant des faits sur le terrain et construisant des « avant-postes illégaux » qui se transforment rapidement en colonies. Ils se rendent dans des centres de populations palestiniennes pour terroriser les habitants et se consacrent pleinement à l’expansion de la présence juive à Jérusalem.

Ils sont particulièrement très actifs dans l’appropriation de biens immobiliers dans et autour de la vieille ville de Jérusalem utilisant la menace, la brutalité et le harcèlement envers la population palestinienne autochtone de la ville.

La Journée de Jérusalem, célébrée cette année le 24 mai, est l’occasion pour ce mouvement de montrer ses muscles. Cette année, les médias israéliens ont eu tendance à décrire la terreur et le harcèlement des résidents palestiniens par les colons célébrant la Journée de Jérusalem comme des incidents isolés, mais le fait est que toute cette journée et ses festivités sont conçues pour déstabiliser la vie palestinienne dans la ville.

Pas un seul autre événement ne symbolise mieux ceci que l’infâme « Parade du drapeau » où des milliers de jeunes membres de groupes religieux-nationalistes fanatiques les plus violents se rassemblent dans la vieille ville brandissant le drapeau israélien.

 

Dans le chaudron

 

Le défilé de cette année devait démarrer à 17h. Je suis arrivé un peu après midi, entrant dans la vieille ville par la Porte de Damas.

Je me suis dirigé vers le mur occidental, et déjà les commerçants se précipitaient pour fermer leurs magasins tandis que de jeunes Israéliens – jeunes hommes en blue-jeans, chemises blanches, portant une grande kippa tricotée caractéristique, et jeunes filles en longue jupe de jeans et chemisier blanc – défilaient à travers les rues de la vieille ville, dansant et chantant la venue du messie et la reconstruction du temple « bientôt et de nos jours. »

La queue pour passer sous le portique détecteur de métaux menant à la place du mur occidental – qui avait été créée en 1967, tout de suite après que la ville fut tombée aux mains des Israéliens quand l’armée a détruit le vieux quartier marocain et démoli plus de 130 maisons – était déjà longue.

Je me joignais à de vieux juifs américains portant les mêmes t-shirts et chapeaux portant les inscriptions « juifs pour un Israël Sûr, » et de jeunes colons portant une grande kippa et de longues papillotes.

A partir du Mur occidental j’ai descendu la colline et je suis sorti par Bab al-Magharba – Porte des Maghrébins, nommée d’après la communauté qui vivait là, mais qui est maintenant curieusement nommée « Porte des Immondices » en Hébreu – et je suis descendu vers Silwan.

Je suis passé à côté d’un autre exemple criant de la mythologie sioniste qui détruit la vie palestinienne, le soi-disant parc archéologique de la « cité de David », gigantesque parc à thème construit sur les ruines de maisons palestiniennes volées et dédié à un roi biblique dont l’existence n’a jamais été prouvée.

Mon objectif était de me rendre au Centre d’information Wadi Hilweh pour prendre de leurs nouvelles et savoir ce qu’ils pensaient que cette journée réservait à cette communauté de 55000 Palestiniens.

Au centre, il y avait un certain nombre de jeunes Palestiniens, certains travaillant sur des ordinateurs, d’autres assis à discuter. Je suis allé voir le directeur, Jawad Siyam dans le bureau.

« Une fois les festivités terminées les jeunes Israéliens viennent et se mettent à lancer des pierres, à tambouriner sur la porte des gens et à terroriser les résidents, » m’a-t-il dit.

 

Sécurité pour les colons

 

M. Siyan m’a dit qu’il allait bientôt aller à la Porte de Damas où il s’attendait à ce que ceux qui défilaient, ainsi que la police assurant la sécurité de l’événement harcèlent les populations palestiniennes locales et que des affrontements étaient susceptibles d’éclater.

Je lui ai dit que je le retrouverai là-bas et je suis parti. Les rues de la ville et ses ruelles étaient alors remplies de groupes importants de jeunes juifs venus célébrer. Aucun magasin palestinien n’était ouvert.

Sur la place à l’extérieur de la porte, des journalistes étaient assemblés tandis que des forces de sécurité israéliennes avaient déjà pris position sur le terre-plein central de la route principale.

 

Je ne savais pas trop où me mettre, du côté juif ou du côté palestinien, et finalement je me retrouvais du côté de la rue où une douzaine environ de Palestiniens s’étaient rassemblés, principalement des ados qui scandaient « Libérer la Palestine » et chantaient des chansons de libération.

De ce côté de la rue je pouvais voir le nombre imposant de forces de sécurité qui avaient été mobilisées. Il y avait la police régulière, la police des frontières, et Yasam – unité de la police israélienne particulièrement impitoyable, voyous en uniforme utilisés lors « d’émeutes. » Il y avait des officiers Yasam montés sur d’énormes chevaux et des policiers « anti-terroristes » à moto.

En plus de cela, on peut être sûr qu’il y avait d’innombrables agents de la police secrète en civil qui rodaient dans les parages. Il devait y en avoir au moins un millier en service, tous bien armés, tous face à une poignée de jeunes Palestiniens non armés.

La journée de Jérusalem est principalement célébrée par les nationalistes religieux – des colons- qui sont, aujourd’hui, considérés comme le groupe le plus influent au sein de la société israélienne. Ils sont derrière bon nombre de menaces et d’une bonne partie des dépossessions et du nettoyage ethnique qui sont le pain quotidien des Palestiniens.

La journée de Jérusalem est la journée où ils ont l’occasion de fêter leur triomphe.

Miko Peled est l’auteur de The General’s Son: Journey of an Israeli in Palestine. (Le fils du général : Voyage d’un Israélien en Palestine)
 

31 mai 2017 – The Electronic Intifada – Traduction: Chronique de Palestine – MJB

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 07:45
Palestine : le statu quo n'est plus possible
 
 
    Texte publié en août 2014 au moment de la dernière offensive militaire d'envergure dans la bande de Gaza, quelques mois avant de me rendre en Palestine avec une délégation de jeunes européens. Près de trois ans plus tard, la colonisation des territoires palestiniens a encore gagné du terrain, rendant de plus en plus difficile l'établissement d'un État palestinien souverain.
     
     
    Après une offensive terrestre de deux semaines, l'armée israélienne a retiré ses soldats de la bande de Gaza. Dix jours de bombardements avaient précédé cette offensive et causé la mort de plus de 1800 palestiniens, civils pour la plupart, dont 200 enfants. Plus de 9000 blessés et environ 250'000 déplacés sont à déplorer. Côté israélien, trois civils sont décédés ainsi qu'une quarantaine de soldats.

    Censé s'attaquer aux tunnels du Hamas – utilisés pour la contrebande et les incursions armées en territoire israélien – l'armée israélienne a déjà pris pour cible plusieurs hôpitaux, des enfants jouant dehors ainsi que trois écoles gérées par l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens où vivent des milliers de déplacés.

    Le président Netanyahu a lancé cette offensive sur Gaza suite à l'odieux assassinat de trois jeunes israéliens, en affirmant que de nouvelles menaces s'y développaient. Après le crime, le gouvernement israélien n'a en effet pas tardé à accuser des groupes proches du Hamas, et ce sans aucune preuve. Le crime n'est toujours pas élucidé et même le gouvernement Netanyahu s'accorde maintenant à dire que la responsabilité du Hamas n'est pas engagée.

    L'offensive israélienne est survenue alors que le Hamas et le Fatah avaient trouvé un consensus en formant un gouvernement d'union nationale ainsi qu'au moment où le Hamas était affaibli financièrement et isolé sur la scène internationale.

    On l'aurait presque oublié, mais en novembre 2012, après l'adhésion de la Palestine au statut d'observateur à l'ONU et ce malgré les sanctions israéliennes (gel du transfert des taxes), un nouveau souffle politique semblait s'ouvrir pour le gouvernement de Mahmoud Abbas. Le dialogue au sein des forces politiques palestiniennes pu enfin reprendre et, après de longues négociations, un consensus autour de la formation d'un gouvernement d'union nationale a été trouvé.

    L'offensive israélienne a elle affaibli le gouvernement d'union en permettant au Hamas de devenir l'interlocuteur dictant ses conditions et prendre ainsi le dessus politiquement sur le Fatah.
    Ces offensives militaires et la politique de colonisation sont systématiquement utilisées par le gouvernement israélien pour affaiblir les organisations palestiniennes prêtes à discuter, négocier et construire un futur commun et pacifié. Renforcer les mouvements les plus radicaux, partisans de la résistance armée, permet à l'État d'Israël de prétendre que les palestiniens ne veulent pas la paix, justifiant ainsi le blocus de Gaza et la poursuite de la colonisation à Jérusalem et en Cisjordanie.

    Le Hamas sert d'alibi au gouvernement israélien et, sans lui et les menaces relatives qu'il fait peser sur la population du sud d'Israël, sa politique ultra-droitière, perdrait son sens. Depuis la victoire électorale du Hamas en 2006, il s'attelle à le renforcer politiquement à chaque fois que le mouvement islamiste fait face à des problèmes politiques et perd en influence. Dans le même temps, il évite tout débat sur la poursuite de la colonisation et s'insurge à l'ONU des avancées vers la reconnaissance officielle de l'État palestinien.

    Pendant les bombardements sur les villes gazaouies, il y a une dizaine de jours, plus de 10'000 hommes et femmes palestiniens, partis d'un camp de réfugiés Ramallah, défilaient vers Jérusalem. Cette mobilisation sans précédent dépasse le cadre politique classique Fatah-Hamas. Les palestiniens eux mêmes, jeunes dans leur majorité, font part de leur ras-le-bol du statu quo et de la corruption, ne supportent pas de voir leurs projets freinés par la situation politique et font entendre leur vision de l'avenir.
    Par rapport à ces jeunes, j'ai bien peur que, peu importe les consignes des mouvements politiques, la situation dans les Territoires occupés échappe à tout contrôle et mène à une situation difficile. Les appels à une nouvelle Intifada risquent hélas de se faire rapidement entendre si la situation n'évolue pas rapidement.

    Après plus de 47 ans d'occupation, de colonisation accélérée et la poursuite du vol des terres, il ne faut pas oublier qu'une grande majorité de palestiniens sont nés sous l'occupation israélienne. Cette situation est unique au monde, de par sa durée et son ampleur. Imaginez un jeune de 20 ans dont les rêves, les ambitions, les projets s'avèrent irréalisables simplement parce qu'il est né « au mauvais endroit, au mauvais moment ». Nombre d'entre eux s'engagent dans des projets géniaux, comme le Gaza Youth Breaks Out, et veulent contribuer à sortir leur pays de cette situation qui dure depuis bien trop longtemps. Enfin, il m'arrive souvent de me demander, sans pouvoir y répondre, ce que je ferai à leur place. J'imagine que je m'engagerai et mettrai tout mon espoir dans le processus de paix, les « avancées pas à pas » et la résistance non-violente. Cependant, si la situation stagne voire régresse comme c'est le cas depuis de nombreuses années, je serai probablement le premier, après avoir tout tenté pacifiquement, à aller occuper la rue pour défendre ma dignité, pierres à la main, face aux soldats occupants et leurs balles réelles.

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    ilias Panchard

    Écologiste et altermondialiste - chargé de campagnes et communication

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    17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 07:41

    Crise dans le Golfe : pourquoi l’émir du Qatar reste inflexible

     

    Le souverain de 37 ans reste muet depuis la mise au ban de son pays par l’Arabie saoudite et les Emirats qui l’accusent de soutien au terrorisme. Sa population le soutient.

     

    LE MONDE | • Mis à jour le | Par Benjamin Barthe (Doha, envoyé spécial)

     
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    image: http://img.lemde.fr/2017/06/16/0/13/4387/2925/534/0/60/0/cd45d20_12426-1dt2jzo.x8jx1aif6r.jpg

     

    Il n’a pas pris la parole depuis le début de la crise, le 5 juin. Ni communiqué, ni déclaration publique, ni interview, alors que son pays est dans l’œil du cyclone. Mis au ban du golfe Arabo-Persique par ses voisins saoudiens et émiriens, qui l’accusent de complaisance à l’égard de l’Iran et des mouvements islamistes « terroristes », l’émir du Qatar, le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, fait profil bas. Il laisse parler pour lui les Qataris, qui, par milliers, ont collé sur la vitre arrière de leur voiture une affichette à son effigie portant l’inscription « Tamim, la gloire ».

    Cette tactique d’évitement vise à faciliter la mission de médiation de l’émir du Koweït, le cheikh Sabah Al-Ahmed Al-Sabah. Celui-ci aurait dissuadé le jeune souverain, âgé de 37 ans, de prononcer un discours, en réponse à la décision de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis de rompre leurs relations avec le Qatar et de fermer l’ensemble des frontières qu’ils partagent avec lui.

    Mais l’effacement de Tamim, arrivé au pouvoir après l’abdication de son père, en 2013, répond aussi à des considérations tactiques : ne pas donner de prise à ses adversaires, les enfermer dans le rôle de l’agresseur et gagner du temps, dans l’espoir de rassembler suffisamment de soutien international pour sortir de la crise par le haut. « Les Qataris sont persuadés que toute cette affaire a été planifiée de longue date dans le but de les mettre à genoux, de transformer leur émirat en un Etat-croupion, explique un familier du diwan, la cour de l’émir. Tamim est prêt au dialogue, mais pas sous la pression. »

     

    Sidération et panique

    Le traumatisme du 5 juin restera longtemps gravé dans la mémoire de Doha. En l’espace de quelques minutes, la micro-monarchie gazière s’est retrouvée placée sous un quasi-embargo. Plus moyen de faire rentrer le moindre camion de marchandises dans l’émirat, sa seule frontière terrestre ayant été verrouillée par l’Arabie saoudite....

     
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