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Agence SANA (Syrie) : "Le président al-Assad: Les deux guerres de juillet 2006 et de Gaza ont changé la carte dans la région et le citoyen arabe est devenu plus attaché à son territoire "

Damas / Le président Bachar al-Assad a dit que le processus des réconciliations interarabes est dans ses débuts, que la situation arabe n'est pas encore bonne, que la guerre de juillet, ainsi que l'agression contre Gaza, a changé la carte dans la région et que toutes les deux auraient leurs effets sur toute action politique future concernant le processus de paix. 


C'était dans l'interview qu'il a accordée au journal libanais al-Safir, publié hier.


A la demande du journal de faire une revue de la scène arabe actuelle partant de l'Irak, le président al-Assad a commencé par rappeler ce qu'il avait dit aux Américains, "et même à votre journal il y a six ans", qu'ils gagneraient la guerre contre l'Irak mais qu'ils s'y enliseraient dans sa bourbier et que la résistance s'y déclenchera."Et la résistance s'y étaient déclenchée", a dit le président al-Assad, rappelant que la scène était alors fort claire, que tous prévoyaient des confrontations qui dureraient des mois et non des semaines et reconnaissaient que l'Amérique ne pourrait rester en Irak en toute tranquillité.


"La scène arabe a changé par le changement des générations. Les Arabes ont appris la leçon de la guerre de juillet 2006 où les cas de déplacement étaient fort limités par rapport aux guerres précédentes. Le citoyen est devenu plus attaché à son territoire à Gaza, en Cisjordanie, et même à Jénine. L'attachement à la terre est devenu une pensée, ainsi que la résistance et la disposition de payer si l'ennemi paye le même prix; puisqu'on paye même si nous n'affrontons pas", a précisé le président al-Assad.


A propos des réconciliations interarabes, le président al-Assad a indiqué qu'on n'en a pas encore réalisé un bond marquant. "Les réconciliations sont dans leurs débuts", a précisé le président al-Assad, disant: "On a démarré. Nous sommes au stade d'embarquement et de démarrage. La situation n'est pas encore bonne, on attend d'arriver au sommet de Doha".


"L'essentiel, encore plus que les réconciliation, c'est l'amorce d'un éveil arabe et la compréhension des leçons des six derniers ans. La scène est devenue plus claire", a ajouté le président al-Assad.


Au sujet du Liban, et à la question de savoir si la Syrie avait fait l'autocritique de son expérience au Liban, "riche et douloureuse de par ses conséquences" d'après le journal, le président al-Assad a commencé par souligner que toute expérience, pour pouvoir l'évaluer, implique la définition de ses objectifs; "objectifs qui, même atteints, pourraient avoir des aspects positifs et négatifs".


"L'expérience syrienne au Liban avait alors des objectifs clairs: protéger le Liban de l'effritement, son unification et son retour à la stabilité. Jusqu'à l'an 1990, l'expérience était réussie et quand la Syrie est sortie du Liban, elle était sortie d'un Liban unifié. A ce stade l'expérience a été réussie. En 2000 était la libération du Sud-Liban, libération que la Syrie en avait un rôle essentiel. Ainsi ce les deux objectifs: la libération et l'unification, étaient atteints, donc les politiques, dans l'essence et le principe, étaient saines. L'erreur était dans l'implication dans la question intérieur et ces erreurs relevaient des personnes et non des politiques", a indiqué le président al-Assad poursuivant: "Quand j'ai annoncé la sortie des troupes syriennes du Liban, en mars 2005, j'ai dit qu'il y avait eu des erreurs. Et j'étais clair en y parlant. Or, l'expérience avait été évaluée par la Syrie même avant les changements des circonstances. Chez les Syriens qui, en contact avec des Libanais, entendaient des critiques envers la Syrie, une question s'était faite pressante: Pourquoi restons-nous au Liban? ou jusqu'à quand resterons nous au Liban?


Questionné quand est-ce la Syrie avait ressenti le changement des climats internationaux, et par conséquence arabes, à l'égard de la présence de la Syrie au Liban, le président al-Assad a dit: aussitôt après la guerre.


"Les menaces à la Syrie avaient commencé avant la guerre: Ou vous allez avec nous dans la guerre ou vous en payer le prix. Propos clairs et notre réponse aussi: Nous sommes prêts à payer; or aller dans cette guerre c'est payer un prix plus élevé", a dit le président al-Assad, ajoutant que ce qui a changé les choses c'est l'entrée de la France en ligne après la guerre contre l'Irak. "On voulait de la Syrie de payer le prix de la réconciliation franco-américaine, ce que nous avions refusé et là a commencé le revirement contre la Syrie, mené par la France et non par les Etats-Unis qui en étaient eux heureux".


A la question de savoir pourquoi la France?, le président al-Assad a dit: "La France voulait se réconcilier avec les Etats-Unis et il lui fallait payer un prix, mais encore, elle avait un volet libanais lié à Paris2 (2002 puis 2003) et au conflit de privatisation. On voulait de la Syrie de faire partie de ce conflit et nous avions refusé. Il en est question de fonds et d'intérêts et nous n'entendions pas y faire partie".


Le président al-Assad a parlé d'une troisième raison, les compagnies pétrolières en Syrie. "Ils voulaient que les compagnies pétrolières viennent et obtiennent des contacts en Syrie inacceptables pour la Syrie de par la forme et l'essence. "Le vrai revirement s'était fait après la rencontre Chirac-Bush en 2004", a précisé le présient al-Assad et le journaliste d'en conclure: Et c'était alors que la décision de faire sortir la Syrie du Liban a été prise et par conséquence la 1559 à quoi le président al-Assad a répondu: La 1559 n'était pas une réponse à la prorogation du mandat de l'ex-président Libanais Emile Lahhoud. Elle était le fruit de la rencontre Bush-Chirac prévoyant un mécanisme juridique international pour mobiliser le monde contre le Liban et la Syrie. Ils croyaient que cette résolution renversera le régime en Syrie et que L'Etat syrien sans le Liban tomberait.


Le président al-Assad a tenu à indiquer que l'idée de la prorogation du mandat du président Lahhoud n'était dans l'esprit ni de la Syrie ni des Libanais. Le Président al-Hariri lui-même me l'avait demandé à plusieurs reprises et je lui avais dit qu'il n'y aurait pas de prorogation. Ceci était au printemps de l'an 2004 et les prémices de la 1559 ont commencé à apparaître en juin 2004 et nous avions alors commencé d'entendre que des choses se cuisinent au Conseil de Sécurité à l'insu même de nos amis occidentaux.


"La 1559 n'avait aucun rapport avec la prorogation du mandat présidentiel. Ni eux, ni la Syrie ne pensaient à la prorogation", a insisté le président al-Assad, faisant savoir que la Syrie avait alors un nom qu'elle n'avait pas annoncé et qu'elle le révélera au moment opportun.


"Quant les prémices de l'offensive s'étaient faits connaîtres, le Liban et la Syrie s'étaient vue en besoin d'une personne capable de l'affrontement, et c'était le président Lahhoud", a révélé le président al-Assad, approuvant la déduction du journaliste "La prorogation était donc la contre-attaque", et le président al-Assad d'ajouter: Le président Lahhoud a été éprouvé au niveau patriotique à différentes étapes et en effet, on avait tenté beaucoup avec lui pour le faire éloigner le Liban de la Syrie et pour le faire éloigner, lui, de la résistance.


A la question de savoir pourquoi ne pas avoir, pendant 30 ans de présence au Liban, édifié des amitiés qui ne changent pas avec les variations, le président al-Assad a rappelé avoir parlé des erreurs, invitant son interlocuteur à se rappeler que les erreurs avaient son deuxième face libanais. "Moi j'ai parlé des erreurs syriennes, mais parlant objectivement le problème était libano-syrien. Au Liban il y avait une partie qui s'était liée à la Syrie par intérêt", a poursuivi le président al-Assad refusant de parler de noms.


Questionné s'il avait redouté que les élections aient pu ne pas faire réussir le candidat de la Syrie, le président al-Assad a répondu par le négatif, réitérant que la 1559 était déjà prêt, ceci est authentifié, et que les dès avaient été jetés. "Pourquoi spéculer sur des choses inexistantes. Il y a un fait, une bataille que nous avions menée".


"Une bataille qui vous avez fait perdre le Liban", a protesté le journaliste, et le président al-Assad de rectifier: "Pas du fait de la prorogation ou de la 1559, mais pour les erreurs dans la formulation des relations avec le Liban, surtout après la 1990.


Avant il y avait la guerre civile au Liban, mais après, je crois que nous avions tardé de faire certaines démarches, précisément après la 1998 quand la construction de l'armée libanaise s'était achevée et le président Lahhoud avait pris sa place à la présidence de la République".


Ce que veut dire que le retrait syrien aurait dû commencer alors, a demandé al-Safir, et le président al-Assad de répondre: "Le retrait avait en effet commencé en 1998, quand les troupes syriens avaient commencé à se replier en direction de Rachaya et du mont al-Cheikh. "Des bruits s'étaient répandus alors en Israël jugeant que ce replie avait pour but une attaque contre lui", a rappelé le président al-Assad, ajoutant que ces retraits s'étaient poursuivis "et quant la 1559 a été publié, 63% des troupes syriens étaient en effet retirés du Liban", a rappelé le président al-Assad tenant à souligner que c'est dans le dossier politique, et non de l'armée, que les erreurs s'étaient accumulées.


Répondant à la protestation du journaliste que certains critiquaient les rapports de la Syrie avec les forces et les Partis au lieu de l'Etat, le président al-Assad a dit qu'en ceci c'est le Liban qui était en erreur, car c'est le pays qui définit la nature de ses relations avec les autres. "Prenant pour exemple vos relations avec la France, sont-elle uniquement entre gouvernements ou chacun de vous est libre d'entreprendre des rapports avec elle?", a fait noter le président al-Assad, soulignant par contre que les relations entre les pays du monde ne sont pas liées aux relations entre les Etats.


"Chaque Syrien par exemple pourrait avoir des rapports avec quiconque dans le monde, sauf certainement avec l'ennemi israélien, un Syrien pourrait aller en Amérique qui est en stade d'animosité depuis des années avec la Syrie".


Le journaliste a poursuivi par évoquer des critiques apportées à l'accueil par le président al-Assad du général Michel Aoun et celui du président Slaymane. Refusant de principe cette comparaison, le président al-Assad a fait noter que les visites des chefs d'Etat, des chefs du gouvernement, des ministres suivent des protocoles fixes.


"Le président Slaymane n'était pas venue en Syrie en visite d'Etat. Moi quand j'ai visité la France on m'avait accueilli dans les détails de l'accueil réservé au président Slaymane. Il s'agit du niveau de la visite: visite officielle, visite d'Etat, visite de travail .. Le général Aoun n'avait pas visité la Syrie en sa qualité officielle, mais en même temps il est député et leader d'opposition, en plus de son rôle dans la conclusion de l'accord de Doha. Le général Aoun a fait une action nationale sans laquelle l'accord de Doha n'aurait pas passé La chose qui a mené la festivité en son honneur en Syrie", a dit le président al-Assad à ce sujet, ajoutant que le général Aoun était venu en Syrie en sa qualité de leader chrétien; "s'il était venu comme président de la République, il n'aurait pas fait la tour des églises de Syrie", a poursuivi le président al-Assad, ajoutant que la Syrie avait voulu exprimer l'appréciation de son peuple envers quelqu'un qui était franc dans son hostilité comme dans son amitié.


Le journaliste a opposé le fait qu'il était étonnant de donner l'aspect du christianisme d'Orient à la visite du général Aoun en Syrie qui se présente en pays laïque, le président al-Assad a dit que ceci est une compréhension erronée des terminologies, or le laïcisme n'est pas l'exclusion des religions mais la liberté des cultes. "Nous voulons la liberté des cultes comme partie de notre laïcisme et non le contraire et ce que vous aviez vu c'est le reflet de notre laïcisme", a-t-il insisté.


"Nous avions été libres avec le général Aoun parce que nous étions en discorde avec lui. Si nous avions fait le même avec une personne proche de la Syrie on lui aurait porté toute sortes d'accusations; lui on ne pourrait l'accuser ", a poursuivi le président al-Assad, et à la protestation du journaliste qu'on l'avait quand même accusé, le président al-Assad a dit: "tout peut se faire au Liban, mais moi je parle de l'accusation logique et non de n'importe quelle".


Invité à énumérer les erreurs, dont il avait parlées, commises par la Syrie dans les années 90, le président al-Assad dit: Nous avions édifié des liens avec des forces au détriment d'autres, nous nous avions laissé noyer dans les détails libanais, nous avions dû faire exécuter les étapes prévues par al-Tayef qui parlait de l'élimination du confessionnalisme.


Et à l'intervention du journaliste qui a évoqué que certains trouvent que l'édification des liens avec des forces au détriment des autres se répète en allusion au général Aoun, le président al-Assad a affirmé que la différence est grande. "Alors nous étions au Liban et nous avions l'initiative et une marge d'action plus large pour nous ouvrir aux autres forces, nous avions tenté en effet mais des portes alors s'ouvraient et d'autres non. Il y avait alors une situation sur la scène chrétienne qui rend tout rapport avec la Syrie comme une inculpation".


Le président al-Assad a affirmé que les portes de la Syrie sont grand ouvertes à chaque Libanais désirant entretenir des relations avec elle.


Et à la question de savoir si elles sont ouvertes à chaque Libanais sans réserve, le président al-Assad a rappelé les fondements de la position syrienne: "Quelqu'un qui n'a pas foi en l'arabité du Liban, pour qui Israël n'est pas l'ennemi, qui ne soutient pas la résistance, certainement nous ne traitons pas avec lui", a-t-il précisé.


Et si ceci va pour le député Walid Joumblat, le président al-Assad a réitéré que la question se rapporte aux principes et non aux personnes. "Ceci passe pour chacun partageant les principes de la Syrie, soutenant la résistance et affrontant Israël, et ayant foi en des relations syro-libanaises basées non pas sur les intérêts personnels. En voici les critères et c'est à vous de mesurer", a-t-il insisté.


Passant au dossier al-Hariri et à la question de savoir si la Syrie avait, après quatre ans depuis le crime d'assassinat du premier ministre libanais, un dossier complet et clair sur ce crime, le président al-Assad a indiqué qu'au niveau sécuritaire la Syrie n'en avait aucune information. Depuis, nous étions sortis du Liban et tout rapport avec les milieux officiels libanais était rompu. Nous croyons même que les appareils amis et frères n'ont, non plus, des renseignements à ce sujet".


Interrogé si la Syrie devait reconnaît sa responsabilité morale de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, puisqu'elle était au Liban en tant que pouvoir militaire et sécuritaire, le président al-Assad a dit: "Ces propos sont faux, nous n'avons pas à proclamer une responsabilité à que nous ne portons pas. Il n'était pas de notre possibilité de protéger les personnalités libanaises ou cd préserver la sûreté intérieure, la responsabilité des forces syriennes était de protéger le Liban de la division et de la guerre civile, de soutenir et non de remplacer l'armée, les forces de la sécurité et la police; c'est pourquoi il ne faut pas qu'on assume une responsabilité qui n'est pas la notre, même pas de point de vue moral", a plaidé le président al-Assad, s'interrogeant sur la signification de la "responsabilité morale", et s'il existe un tel terme du point de vue juridique ou effective.


"En Syrie, les services de renseignement ne savent pas tout ce qui se passe dans le pays, plusieurs assassinats et explosions avaient eu lieu durant les dernières années, aucun service de renseignement ne pourrait savoir tout ce qui se passe dans son propre pays", a poursuivi M. al-Assad.

Questionné s'il trouve toujours que le tribunal international relatif à l'assassinat d'al-Hariri, est politisé, le président al-Assad a répondu: " Nous ne pouvons pas dire s'il est politisé ou non, nous n'en avons pas de preuves, mais certainement il n'y a pas de garanties. Nous attendons des signes efficaces et réels, mais il est trop tôt d'aborder le sujet".


Interrogé sur la coopération de la Syrie avec le tribunal international sur l'affaire al-Hariri, le président al-Assad a fait savoir que suivant la loi syrienne, tout citoyen syrien est sous le pouvoir de la justice syrienne, et que toute coopération doit se faire dans le cadre d'un accord entre les deux tribunaux syrien et international "et cet accord doit prendre en considération les droits du citoyen syrien", a ajouté le président syrien. "Techniquement ceci est à examiner par les parties concernées", a-t-il poursuivi, soulignant qu'aucune partie n'a encore proposé à la Syrie telle coopération, "c'est pourquoi nous ne pouvons pas décider de la forme de cette coopération", a précisé M. al-Assad


"Ce sont les principes généraux qui gèrent la coopération entre la justice syrienne et toute autre tribunal étranger, dont le tribunal international.et tant que les droits du citoyen syrien sont garantis, nous n'avons aucun problème", a ajouté le président al-Assad".


Que pourriez-vous dire aux Libanais qui accusent la Syrie d'avoir tué Rafiq al-Hariri, notamment que Saad al-Hariri avait annoncé que la Syrie avait assassiné son père et que le tribunal international, semble-t-il, va dans le même sens? a demandé le journal al-Safir au président al-Assad qui a dit: "Les accusations doivent être basées sur des preuves ou des indices", "Nous attendons que l'enquête apporte la preuve, mais que pourraient être les indices, Rafiq al-Harir était-il un ennemi de la Syrie, était-il un antagoniste de la Syrie, pourquoi accuser la Syrie de l'avoir assassiné?", s'est demandé le président al-Assad.


"Peut être la résolution /1559/ est l'un de ces indices? a demandé le journal et le président al-Assad de répondre: "Je vous ai dit que cette résolution était élaborée par Chirac et Bush, elle n'était ni une option internationale, ni libanaise", a répété le président al-Assad.


"La résolution /1559/ était une résolution internationale et relevait d'un conflit international", a-t-il ajouté, estimant que ces propos sont des accusations qui portent préjudice à Rafiq al-Hariri.


Alors vous n'avez pas de raisons pour assassiner al-Hariri? S'est demandé le journaliste d'al-Safir? Et le président al-Assad de répondre: "Rafiq al-Harri, s'était-il opposé à la prorogation puis devenue pour cette prorogation? Rafiq al-Hariri disait que Chirac s'était mis en colère parce qu'il avait appuyé la prorogation Hariri a donc répondu à la volonté de la Syrie contre la volonté des autres puissances, où est-il donc la logique? Il faut de la logique", poursuivi le président al-Assad.


"Evoquant "la réunion tendue entre lui et Rafiq al-Hariri", le président al-Assad a démenti ce fait, expliquant que quand il rencontre une personnalité officielle, il traite avec elle selon les règles officielles. "Je n'établis pas mes relations selon des principes personnelles, les relations personnelles, je les laisse à la maison. Je traitais avec al-Hariri comme il se fait entre président de la République et un Premier Ministre et je traite avec les autres partant de ce principe officiel; il n'y a pas de sentiments personnels, tension ou non, il y a juste des positions claires… Ses positions à l'égard de la résistance étaient claires, était-il un jour contre la résistance, contre l'arabité du Liban ou contre les relations libano-syriennes? Il vaut mieux qu'on présente des indices logiques", a dit le président al-Assad, expliquant que c'est pourquoi, la Syrie n'est pas entrée dans la polémique.


Répondant au journaliste qui a insisté sur la responsabilité sécuritaire de la Syrie à l'époque, le président al-Assad a réitéré que c'est illogique se demandant "pourquoi on n'avait pas imputé à la Syrie la responsabilité de l'assassinat de Elie Hbeiqa ou du responsable de Hezbollah qu'une charge était dissimulée dans sa voiture?


Qui est-ce qui profite de l'investissement de cet assassinat contre vous? Comment, les alliés ont soudainement changé leurs positions envers vous et devenu les bénéficiaires de cet assassinat? a demandé le quotidien al-Safir et al-Assad de répondre: "A l'époque, on mijotait quelque chose, comme j'avait dit auparavant, le climat a commencé à être préparé dès 2003, même au Liban le climat a changé dans cette année", a souligné le président al-Assad accédant à l'avis du journaliste que l'assassinat d'al-Hariri avait donné le coup d'envoi à ce qui se préparait. "et en quelques minutes la Syrie est devenue l'accusée", a-t-il terminé.


Questionné s'il pourrait juger qui est-ce qui avait assassiné al-Hariri?, le président al-Assad a répondu par le négatif. "Ceci est un sujet propre aux autorités criminelles, s'il n'y a pas de preuves, les prévisions politique n'ont pas de valeur, nous ne connaissons pas l'arrière plan de l'assassinat pour avoir des estimations politiques", a répondu le président al-Assad.


Vous avez parlez de deux objectifs liés à l'unité et à la libération du Liban, y a t il un approche stratégique syrienne pour la relation avec le Liban à présent et à l'avenir? Quels sont les titres de telle stratégie? La présence militaire au Liban, fait –il partie de cette stratégie?, a questionné le journaliste et le président al-Assad de répondre: "Non. Comme nous avons retiré nos troupes du Liban, nous sommes convaincus que les forces syriennes ne devraient rester dans ce pays. J'avais dit dans une interview à la télévision française après avoir été devenu président de la république et avant de visiter la France, que la place normale de toutes forces militaires, c'est dans leur territoire".


"La présence des forces militaires au Liban est intervenue dans une circonstance spécifique, celle de la guerre civile; maintenant je ne vois aucune circonstance exigeant cette présence", a dit le président al-Assad, soulignant que l'armée libanaise est une armée compétente et qu'aujourd'hui il existe des institutions libanaises capables d'assumer leur devoirs.


"En l'an /2000/ le Liban a pu libérer son territoire. Et l'armée libanaise avait réussi pendant des phases critiques qu'avait traversées le Liban de son montrer comme l'institution qui unifie les Libanais", a précisé le président al-Assad.


Quant à la stratégie de la Syrie à l'égard du Liban, le président al-Assad a souligné qu'il est évident que la Syrie ne voulait plus s'impliquer dans les détails libanais et entendait laisser aux Libanais de s'en occuper.

En ce qui concerne le traitement de la Syrie avec les institutions libanaises, il a dit: "Comme vous remarquez, plusieurs ministres libanais appartenant aux différents courants du Liban ont visité la Syrie, et leurs homologues syriens ont aussi visité le Liban, ses visites sont désormais constantes.


"En Syrie, nous avons décidé que le traitement avec les institutions libanaises n'a aucun rapport avec les détails libanais tant qu'il existe un gouvernement d'union nationale et une unanimité sur ce gouvernement. Le traitement avec ce gouvernement est un principe essentiel pour nous", a jouté le président al-Assad.


Au sujet de l'échange diplomatique, le président al-Assad a dit: "Bien sûr, l'ambassade est une institution, et il est normal qu'elle joue un certain rôle, mais il faut que nous mettons toute sorte de relations et toute institution dans son cadre normal" "Le traitement avec tout sujet touchant la Syrie, n'est pas possible que dans le cadre de l'unanimité libanaise, par contre la Syrie ne traitera pas avec les sujet libanais constituant un point de divergence entre les libanais, qu'on soit pour ou contre ces sujets", a ajouté le président al-Assad.


"Nous s'attendons à un dialogue libanais qui fait l'objet de l'unanimité des Libanais pour décider de notre manière de traiter avec ce pays. Ce sont les principes élémentaires commandant nos relations avec le Liban ", a-t-il.


Questionné s'il avait vision du rôle du président libanais Michel Slaymane dans le renforcement de ce dialogue, le président al-Assad a dit: "Le rôle du président est, sans aucun doute, essentiel. Nous croyons que le président devrait jouer un rôle politique moral élémentaire, notamment après l'accord de Taëf et la réduction des prérogatives présidentielles.


"Ce rôle, particulièrement dans cette circonstance, doit être un rôle de consensus", a estimé le président al-Assad, tout en soulignant que l'objectif de l'accord de Doha était d'élire un président consensuel apte à réaliser une réconciliation sur les questions de divergences.


Interrogé s'il voyait que le président Slaymane est capable de jouer un tel rôle, le président al-Assad a dit: "C'est une affaire libanaise, je ne peux pas en juger, mais nous soutenons le président Slaymane, comme nous l'avons fait pour les présidents Lahhoud et al-Hraoui. Nous soutenons la position de la présidence"., a-t-il indiqué Vous soutenez donc l'idée du président concernant un bloc centriste au Liban?, a interrogé le journaliste d'al-Safir, et le président al-Assad de répondre que c'est une question intérieure en laquelle la Syrie n'intervenait pas.


"Si les deux parties demandaient l'aide pour rapprocher les points de vue, nous y procèderons", a dit le président al-Assad en réponse à une question du journaliste, précisant que les Libanais sont les mieux placés pour régler tels détails ce qui le fait croire qu'aucun libanais ne demandera l'intervention de la Syrie, "et ceci est le mieux pour tous.


A une question sur des rumeurs parlant de conventions qui se faisaient à Damas au sujet des élections libanaises et d'un rôle de la Syrie dans le succès d'une partie des Libanais, le président al-Assad a répondu que la Syrie rencontrait tous les Libanais et discutait avec eux, " mais elle n'intervenait pas", a-t-il précisé, faisant noter que les choses ont changé. "Tout avait changé, les noms, les alliances, les détails.. Pour les comprendre il faut être sans relâche sur la place, et nous ne nous voyons pas obligée de le faire", a indiqué le président al-Assad rappelons que ceci était parmi les erreurs du passé qu'il ne faut pas répéter.


Le président al-Assad a souligné que cet état de chose restera jusqu'à ce que les plaies libanaises se cicatrisent. "Ces plaies sont entre les Libanais, quand elles se cicatrisent, que les Libanais se mettent d'accord sur des choses claires, nous nous approchons plus des Libanais sur une concorde entre les Libanais. Que la Syrie reste loin du Liban est une chose impossible, les deux pays étant des voisins vivant ensemble les détails de la vie quotidienne et ils influencent l'un l'autre, tout comme le cas Syrie-Irak.


Questionné si on pourrait voir la Syrie sans influence au Liban, le président al-Assad a fait noter qu'on ne peut croire que deux pays voisins n'influencent pas l'un sur l'autre. "Syrie-Irak, Syrie-Turquie, Syrie-Jordanie… L'absence de l'influence réciproque signifie l'absence de tout rapport entre ces pays. Ce n'est pas logique".


"En ce qui concerne le Liban, il y a outre l'influence réciproque, les liens de parenté, les liens sociaux et politiques, la situation sécuritaire", a-t-il ajouté, faisant constater que la Syrie pourrait plus s'approcher du Liban quand les Libanais se mettaient d'accord sur les questions contentieuses. "La scission interlibanaise nous éloigne", a-t-il indiqué.


Le président al-Assad a également souligné que la scission au Liban menace en effet la Syrie, rappelant les problèmes sécuritaires du nord du Liban dont la Syrie avait payé le prix.


Ouvrant le dossier des disparus libanais dans les prisons syriennes, le journaliste se demandant quand est-ce que ce dossier sera fermé, le président al-Assad, a affirmé qu'aucun détenu, répondant à cette définition, ne se trouve en Syrie. Tous ont été libérés en l'an 2002, a-t-il affirmé.


Le président al-Assad refusant les rumeurs à ce sujet, s'est demandé qu'en avait la Syrie à faire des détenus libanais? pour les échanger? Contre quoi? Et d'ajouter "Ceux qui se trouvent dans les prisons syriennes sont des prisonniers: criminels, trafiquants… et ceux-ci ont leurs avocats et leurs proches les visitaient.


Le président al-Assad estime que la question des détenus est une affaires libanaise que certains investissent comme matière d'instigation. "Pour nous, nous traitons avec les faits; une commission syro-libanaise parlait de détenus et de syriens disparus au Liban dont le chiffre est supérieur de celui des Libanais dont on prétend la présence en Syrie. C'est une affaire juridique qui se traite par les lois", a-t-il insisté, affirmant que la Syrie n'a aucun intérêt de maintenir des personnes dans les prisons.


Le président al-Assad a parlé d'une commission syro-libanaise formée sous le gouvernement Miqati qui travaillait sur l'affaire. Cette commission a-t-il indiqué s'était arrêtée durant le premier gouvernement de Sanioura.


A la question de savoir si ceux-ci pouvaient être morts ou tués, le président al-Assad s'est demandé morts ou tués où? Les listes parvenues à la Syrie comprenaient des noms de centaines de personnes n'ayant pas franchis les frontières vers la Syrie, et les tués où ont-ils été tués, c'est au Liban que la guerre civile avait frappé et c'est là-bas que les gens étaient tués sur carte d'identité, comment endosser la responsabilité à la Syrie même présente, la logique dit de commencer au Liban où chaque jour on découvre des tombes confirmant la présence de certains d'eux au Liban.


Le président al-Assad croit que la question concerne des dizaines de personnes qu'on ne savait pas encore s'ils étaient entrées d'une manière ou d'une autre en Syrie ou s'ils étaient tués au Liban.


Questionné sur "le démarrage de l'avion de la réconciliation arabe", le président al-Assad a commencé par signifier au journaliste qu'il le questionne sur un avion portant à bord 22 pilotes. "Je ne suis pas le seul pilote à bord pour pouvoir dire jusqu'où il arrivera. Mais parlons des intentions, celles-ci souhaitaient la fin des discordes, non pas les supprimer. Nos bonnes relations avec certains pays ne signifient pas l'inexistence de discordes, l'essentiel c'est comment gérer ces discordes", a dit le président al-Assad, reconnaissant à chaque pays le droit d'avoir ses orientations et ses idées, et affirmant qu'il est illogique que les positions de tous soient identiques, mais que l'impact est de savoir avait-on le droit d'avoir un avis contraire. Si on se met d'accord sur ce principe, le dialogue pourrait se faire.


Questionné sur l'essence de la discorde arabe, le président al-Assad a dit qu'il s'agit d'une divergence dans l'approche des questions. "Nous voulons qu'on ne s'implique pas dans les détails des questions, pourquoi dire nous sommes avec Fath ou Hamas, Nous sommes avec les Palestiniens. Nous devrons jouer un rôle aidant le processus de réconciliation interpalestinienne au lieu de dire qui est dans son droit et qui est le fautif, en jugeant l'un ou l'autre on se met en position de partie prenante et on ne peut donc aider à la réconciliation. Ceci s'applique également sur les relations avec l'Iran et sur la situation au Liban où il faut soutenir l'Etat Libanais et non un tel gouvernement ou une telle chambre des députés", a indiqué le président al-Assad rappelant que les détails relèvent de la responsabilité de la famille et non des voisins "qu'il y en ait des divergences politiques dans la même famille ne signifie pas que je les remplace".


"En ce qui concerne les divergences interpalestiniennes, le rôle des Arabes est de prévoir une méthode de dialogue aidant les Palestiniens. Sinon pourquoi parler d'un dialogue interpalestinien?" a-t-il précisé, ajoutant, interrogé sur la possibilité que le dialogue interpalestinien parvienne à reformuler la situation politique palestinienne, qu'on n'a pas des indices à ce sujet mais qu'on attend.


Evoquant la possibilité en l'absence d'une intervention arabe de laisser la place à des forces régionale ou internationale, le président al-Assad a dit que la chose est la même. "Si les Libanais, les Palestiniens ou les Irakien laissent les détails aux autre, le résultat est le même que l'autre soit arabe ou non arabe".


Questionné si l'essence du conflit est la position envers la résistance, le président al-Assad a exprimé son étonnement: "Le fait est que dans l'essence, tous sont hostiles à Israël et tous le considère comme l'ennemi. Le problème est dans l'approche de cette question".


Mais on était contre la résistance en 2006 et à Gaza, fait noter le journaliste se demandant pourrait-il qu'ils haïssent à la fois Israël et la résistance? et le président de répondre: "Je ne crois pas qu'on est contre la résistance; la divergence pourrait résider dans les détails, la résistance devrait faire ça ou non. Et on retourne au premier point. Nous ne remplaçons par la résistance; la résistance et son peuple sont les seuls capables de décider de son action. C'est toujours la même chose, on entre dans les détails et on se met en discorde.


Questionné si l'Egypte irait au sommet de Doha, le président al-Assad a dit n'avoir pas de renseignements à ce sujet, indiquant en réponse à la question du journaliste qu'on n'avait pas réussi au sommet de Riyad à régler la divergence entre Qatar et l'Egypte, Qatar n'y étant pas présent. Et à la question de savoir s'il y avait veto à la présence de Qatar au sommet quadripartite de Riyad, il a indiqué que cette question avait été traitée avec l'Arabie Saoudite et non avec la Syrie.


Il a parlé d'un rôle actif d'intermédiaire dans ce sens joué par l'Arabie saoudite et le Koweit. "La question demandait du temps", a-t-il indiqué, ajoutant devant l'exclamation du journaliste qui se demandait si la divergence est aussi grande; qu'elle ne l'est pas mais qu'elle demande du temps. "Je ne veux pas parler au nom des Egyptiens et des Qataris; je parle dans le général", a-t-il ajouté.


A la question de savoir si le sommet de Riyad avait parlé de la situation au Liban, le président al-Assad a répondu par le négatif.


Questionné si l'initiative du Roi d'Arabie Saoudite au sommet de Koweit l'avait étonné, le président al-Assad a dit que des efforts avait été déployés dans ce sens des mois avant ce sommet, notamment de la part du Koweit. "Le Koweit avait évoqué la question avec la Syrie des mois avant le sommet et avait reçu la réponse habituelle de la Syrie: Nous répondrons favorablement à n'importe quelle initiative dans ce sens. L'étonnant était le discours qui n'était pas prévu; inopinément on annonçait un discours du Roi Abdallah, et nous avions recueilli l'initiative.


Questionné si la Syrie attendait une initiative similaire du président Moubarak, le président al-Assad a dit que la Syrie pas sa position avait pris l'initiative envers tous les Arabes, nous sommes pour toute réconciliations. Moi j'ai participé au sommet de Riyad en 2007 quand les relations avec l'Arabie Saoudite n'étaient pas bonnes et une réunion m'a rassemblé alors avec le Roi Abdallah. Tous les pays arabes avaient eu des initiatives, le Koweit et Amman.


Interrogé sur l'éventualité de faire escale, sur son chemin à Doha, au Caire et d'amener avec lui le président Moubarak, le président al-Assad a fait noter qu'il n'en est pas question de sentiment. "La rencontre de Riyad a été le fait d'une action rationnelle", a précisé le président al-Assad, indiquant que l'essentiel est de parvenir à une manière d'approcher les divergences. A la question de savoir si on pourrait dire que le dossier des divergences avec l'Arabie Saoudite est classé, le président al-Assad a répondu qu'il s'agit d'un processus qui se poursuit et qui avait parcouru un bon chemin. "Ne nous préoccupons pas de l'existence des divergences, mais de l'absence d'un mécanisme capable de les traiter et d'un mauvais traitement des divergences. A Riyad, l'essentiel était qu'on était parvenu à ce que les divergences ne devraient pas nous transformer en adversaires et en ennemis".


A une question sur sa présidence du sommet Arabe, le président al-Assad a indiqué qu'en l'absence de l'action institutionnelle on ne parvient pas à faire grande chose.


"Durant la présidence syrienne du sommet arabe, j'avais travaillé en tant que président de Syrie, protagoniste essentielle dans les différentes questions".


Passant à la direction d'Obama et à son traitement des questions de la région; et à une question concernant une possible intermédiation entre lui et l'Iran, le président al-Assad a commencé par refuser le mot "intermédiaire". "Nous tentons de jouer un rôle pour diminuer les problèmes dans la région; nous en sommes directement concernée", a fait noter le président al-Assad, précisant que la Syrie ne pourrait être à mi-chemin entre les Etats-Unis et l'Iran. "Nos relations avec l'Iran sont stratégiques avec les Etats-Unis elles ne le sont pas; l'Iran nous appui, l'Amérique soutient Israël", rappelle-t-il, affirmant par contre que les déclarations du nouveau président américain au sujet de l'Irak et de l'Afghanistan avaient facilité les choses. La chose n'est pas la même en ce qui concerne le processus de paix au sujet duquel on ne s'attendait pas à beaucoup de choses, au moins dans un proche avenir, surtout qu'Obama avait lancé des positions claires au sujet des questions de l'Irak et de l'Afghanistan mais rien au sujet du processus de paix.


A l'intervention d'al-Safir, rappelant que le gouvernement qui prendra la direction en Israël est le plus raciste et de l'extrême droite, le président al-Assad a dit que ce qu'il avait dit n'est pas lié à Israël mais aux accumulations israéliennes aux Etats-Unis. "En tout cas il est encore précoce de juger l'administration américaine au sujet de la paix. Les délégations qui avaient visité la région et la Syrie, notamment celle du département d'Etat US, étaient venues pour prendre connaissance des avis des pays de la région, et nous avons à attendre".


Questionné si leurs visites étaient positives, le président al-Assad a répondu par l'affirmation "du point qu'elles n'apportaient pas des diktats, et c'est chose importante, et qu'elles présentent une volonté d'écouter, et c'est ce que nous voulions".


Questionné s'il craint l'état de la situation en Irak après le retrait américain, le président al-Assad a répondu que cette question faisait l'objet d'une discussion aux Etats-Unis, si le retrait des forces américaines surviendra une anarchie aura lieu mais ma question aux responsables américains est-ce que si les forces américaines resteraient en Irak l'anarchie n'aurait-elle-lieu? Alors le résultat est un si nous supposons que la deuxième proposition est juste. Le plus important est quel sera le rôle à accomplir par les Etats-Unis pour soutenir le processus politique en Irak. "L'opération politique est l'essentiel. Si le processus politique comprendra toutes les factions des forces politiques en Irak, alors le retrait américain de l'Irak contribuera à la stabilité et non pas le contraire", a précisé le président al-Assad qui a fait allusion au processus politique et aux dernières élections qui ont donné des bons indices en cette direction.


Le président al-Assad a affirmé que la plupart des forces kurdes en Irak sont avec l'unité de l'Irak et non pas le contraire et pour que le fédéralisme en Irak sera réussi il ne faut pas l'édifier sur des lignes confessionnelles ou de races, pour ne pas concrétiser la division et puis effriter l'Irak.


Le président al-Assad a insisté sur l'importance de l'arabité qui nous réunit, l'arabité efficace. "Le nationalisme arabe signifie l'Arabe et non Arabe et ne signifie pas que mon père et mes ancêtres sont des Arabes.


A la question de savoir s'il existe un accord international et régional sur l'arabité de l'Irak, le président al-Assad a répondu que ce qui nous intéresse est un Irak uni et arabe. "Comment parler d'un Irak arabe alors qu'il est effrité", s'interroge le président al-Assad qui affirme qu'il veut un Irak uni pour qu'il soit arabe, précisant que l'arabité de l'Irak n'est pas en contradiction avec une culture, une religion ou une confession existant en Irak.


Le président al-Assad a, en outre, exprimé son inquiétude devant toute infiltration israélienne en Irak.


En ce qui concerne les négociations indirectes entre la Syrie et Israël en suspens, surtout après l'accession au pouvoir de Netanyahu et de Libermann, le président al-Assad a indiqué que la position syrienne à cet égard ne dépend pas de l'intérieur d'Israël, précisant que les paris arabes doivent être en dehors du cadre des stratégies. Il a affirmé que la paix pour la Syrie est stratégique et que tout changement israélien est purement une tactique.


Le président al-Assad a indiqué que la Syrie a commencé les négociations indirectes avec Israël après qu'Olmert s'était déclaré prêt à restituer le Golan tout entier. Il a à ce propos nié qu'une phase importante est réalisée dans les négociations syro-israéliennes, affirmant qu'il paraissait que l'Israélien n'était pas prêt à la paix et que le litige était sur la prescription des points qui faisaient l'objet de différends et la partie israélienne désirait donner une formule ambiguë et les négociations ont alors échoué.


Questionné sur le prix politique réclamé par Israël, le président al-Assad a affirmé que ni l'Iran, ni Hezbollah ni Hamas, précisant à cette effet que pour parler avec la Syrie il faut parler de la Syrie et des frontières syriennes.


Abordant la guerre de juillet 2006, le président al-Assad a affirmé que cette guerre a changé la carte de la région et la guerre de Gaza avait et aura un effet sur tout acte politique ayant trait au processus de paix à l'avenir.


Le président al-Assad a indiqué qu'Israël et pour fuir l'impasse intérieure s'oriente vers l'extrémisme et les guerres, affirmant qu'Israël est le moins capable de réaliser ses objectifs politiques, mais il se déplace d'une défait à une autre. La bataille d'Israël est devenue actuellement à l'intérieur. "La carte a changé et Israël ne sait pas traiter avec cette carte", a ajouté le président al-Assad.


A la question de savoir pourquoi la Syrie n'avait pas répondu au bombardement israélien d'un réacteur dans les territoires syriens, le président al-Assad a affirmé que la Syrie est capable d'y répondre mais avec d'autres moyens, avec des moyens politiques, précisant qu'Israël a des objectifs mais qui sont toujours en régression et la Syrie est un Etat principal qui est derrière la régression des objectifs israéliens. "C'est la meilleure réponse", a-t-il indiqué.


Concernant les relations de la Syrie avec le Liban, le président al-Assad a indiqué que la situation est bien sûr meilleure mais elle suit un chemin lent en raison de la situation au Liban et non pas en Syrie. "Nous sommes ouvertes au Liban en tant qu'institutions sans l'existence d'obstacles. Mais la Syrie préfère une relation très officielle tant qu'il existe une division au Liban.


Le président al-Assad a affirmé qu'au cas où la majorité au Liban exprime au sein de son gouvernement un gouvernement d'unité nationale, on va traiter avec elle, précisant que l'amélioration de la situation politique au Liban aura ses effets sur la situation sécuritaire.


Répondant à une question sur l'ouverture politique que le président al-Assad a promis dès son accession au pouvoir et l'ouverture aux forces de la société civile, intellectuels et écrivains, mais une partie parmi eux sont dans les prisons, le président al-Assad s'est interrogé : Est-ce que la société civile sont seulement des intellectuels et des écrivains, tous les citoyens sont une société civile.


"Je ne suis pas un président pour un élite ou un groupe je suis le président de tous les citoyens syriens. Le président al-Assad a indiqué qu'il n'existe pas dans la loi une chose qui s'appelle un différend politique, mais une contravention à la loi. La loi ne fait pas la distinction entre un cultivé ou un ignorant. "Notre loi est ferme en Syrie", a-t-il précisé.


Le président al-Assad a affirmé que la Syrie a beaucoup changé pendant les sept dernières années mais qu'il y a des priorités de changements en faveur desquels on travaille suivant la stabilité sans laquelle il n'y pas de valeur pour tout changement.


Répondant à une question sur les répercussions de la crise financière internationale sur la situation économique en Syrie, le président al-Assad a indiqué que la crise a eu ses retombées sur l'économie syrienne mais une série de mesures économiques a été prise pour remédier à cette situation et alléger les points négatifs de la crise.


S'interrogé sur le développement de l'information privée et si elle est liée aux propriétés, le président al-Assad a affirmé qu'aucun processus de développement politique n'aura lieu sans l'élargissement du dialogue et pour arriver à cet élargissement il faut commencer par l'information privée qui se développe pas assez vite mais des instructions ont été prises concernant la loi sur l'information.  N.S./GH.H/R.B.

 

Source : Agence SANA

 

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