« Le problème est l’absence de partenaire pour une solution à deux Etats et l’absence de volonté politique pour la paix en Israël », a déclaré Marwan Barghouthi dans un entretien avec le journal palestinien Al Qods. « Il n’y a pas de partenaire pour la paix en Israël, ni dans ce gouvernement, ni dans celui qui précédait ni celui d’avant [...] car les Israéliens ne sont pas prêts pour une vraie paix », a-t-il ajouté.
Considéré comme l’un des principaux inspirateurs de l’Intifadha, le soulèvement palestinien, Marwan Barghouthi, chef du Fatah pour la Cisjordanie, a été condamné en juin 2004 à cinq peines de prison à vie par l’Etat hébreu. Très populaire parmi les Palestiniens, il a souvent été présenté comme un possible successeur au leader historique palestinien Yasser Arafat, décédé en novembre 2004.
Le Premier ministre de droite israélien Benjamin Netanyahu se refuse à évoquer un Etat palestinien tout en s’affirmant disposé à négocier un accord de paix avec l’Autorité palestinienne. La création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël est pourtant prévue par la feuille de route, le plan de paix lancé à l’été 2003 par le quartette international pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU).
Ce plan est largement resté lettre morte depuis par le fait de l’arrogance d’Israël. L’Etat hébreu, qui jouit de l’impunité internationale, ne coopérera pas avec une enquête de l’ONU sur ses crimes de guerre lors de l’agression contre Ghaza [1].
Le 12 janvier, le Conseil des droits de l’Homme réuni en session extraordinaire avait décidé dans une résolution l’envoi d’une « mission d’établissement des faits » sur les violations commises par la puissance occupante Israël contre le peuple palestinien. Adoptée par 33 voix contre une, la résolution avait suscité l’abstention de 13 membres du Conseil, essentiellement occidentaux, qui la jugeaient déséquilibrée.
Pour ces puissances occidentales, il fallait mettre sur un même pied les massacres à grande échelle de l’armée d’Israël et les tirs de roquette de la résistance. L’agression israélienne du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 a dévasté Ghaza où plus de 1 400 Palestiniens ont été tués.
[1] voir Associated Press relayée par Yahoo le 15 avril :
Israël ne collaborera "très probablement pas" avec l’enquête de l’ONU sur Gaza
Israël ne coopérera "très probablement pas" avec l’enquête sur d’éventuels crimes de guerre dans la Bande de Gaza diligentée par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, a-t-on appris mercredi auprès d’un haut responsable gouvernemental.
Le Hamas, en revanche, a assuré mercredi qu’il collaborerait avec le juge sud-africain Richard Goldstone qui a déjà été procureur du TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie) et du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda).
Le juge Goldstone doit diriger l’instruction sur des crimes de guerre qui auraient pu être commis dans la Bande de Gaza par l’armée israélienne ou par le Mouvement de la résistance islamique.
Des organisations de défense des droits de l’Homme soupçonnent les deux parties d’avoir violé les lois de la guerre durant l’opération Plomb durci.
Israël a répondu la semaine dernière au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU concernant sa coopération, a rapporté mercredi le haut responsable gouvernemental.
L’ambassadeur d’Israël auprès des organisations de l’ONU à Genève a expliqué mardi que l’Etat hébreu ne faisait pas confiance au Conseil des droits de l’Homme. "Il est clair pour quiconque suit ce Conseil et la façon dont il traîte Israël que cette mission ne peut pas déboucher sur la justice", a estimé Aharon Leshno Yaar. AP http://fr.news.yahoo.com/3/20090415...
D’après l’Orient le Jour le 16 avril, Israël ne coopérera pas avec l’enquête de l’ONU sur l’offensive à Gaza
Israël ne coopérera pas avec une enquête de l’ONU sur d’éventuels crimes de guerre lors de son offensive à Gaza, a-t-on appris hier de source gouvernementale. Un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat a précisé qu’une lettre avait été envoyée la semaine dernière à cet effet, mais qu’il ne s’agissait pas encore d’une « annonce officielle » au niveau gouvernemental. Israël avait dénoncé dès le 3 avril la décision de créer une commission d’enquête qui sera présidée par l’ex-procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, Richard Goldstone. Le 12 janvier, le Conseil des droits de l’homme réuni en session extraordinaire avait décidé dans une résolution l’envoi d’une « mission d’établissement des faits » sur les violations « commises par la puissance occupante Israël contre le peuple palestinien ». http://www.lorientlejour.com/articl...