Netanyahou avait prévu de se rendre aux Etats-Unis afin de participer à la réunion de l’ AIPAC (American Israeli Public Affairs Committee [1]).
La radio de l’armée israélienne a révélé que Netanyahou avait demandé au président, Shimon Peres, de représenter Israël à cette réunion.
Selon des sources israéliennes la semaine dernière, Obama ne veut pas rencontrer Netanyahou dans les conditions actuelles, alors que celui ci ne répond pas aux déclarations du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, ce qui revient au rejet israélien de la solution à deux Etats et de la Feuille de route.
Toujours d’après ces sources, Obama entend demander à Israël de remplir ses obligations envers les Etats-Unis et la Feuille de route, particulièrement en ce qui concerne l’arrêt des activités de colonisation dans les territoires occupés et l’acceptation de la solution à deux Etats.
La radio de l’armée indique que Netanyahou, qui a posé comme condition que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif, accepte maintenant de tenir des discussions sans conditions et ne demandera pas pour le moment que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif.
Selon le quotidien israélien en ligne Haaretz, dimanche, les Etats-Unis rejettent l’exigence de Netanyahou que les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif comme pré-condition à des discussions de paix.
La Secrétaire d ’Etat a déclaré que son pays pousserait à une solution à deux Etats, basée sur l’Initiative de Paix arabe et la Feuille de route.
Cependant le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak du parti travailliste, a affirmé dimanche qu’ Israël allait présenter sa propre initiative de paix.
Il a fait cette déclaration lors d’une réunion avec Netanyahou, Lieberman, Uzi Arad, le Conseiller à la Sécurité nationale d’Israël et d’autres hauts responsables israéliens.
D’après des sources émanant du gouvernement israélien, Barak s’oppose à la politique de Netanyahou en privé mais s’abstient de le critiquer en public.
Haaretz remarque aussi que Barak, dirigeant du parti travailliste, est tenu par la politique de son parti, qui soutient la solution à deux Etats.
[1] le très puissant lobby israélien aux Etats-Unis