| | | | Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Commandeur des Croyants, a constamment veillé à faire prévaloir le message de l'Islam conciliateur, fraternel, tolérant et ouvert sur l'autre, a souligné, lundi à Genève, Abdelwahed Radi, ministre de la Justice, qui préside la délégation marocaine à la Conférence sur le racisme, Durban II. M. Radi, qui intervenait lors du débat de haut niveau, organisé dans le cadre de cette conférence, a ajouté que ce message repose sur la prééminence du dialogue, le respect mutuel, la modération comme vertus pour renforcer le rapprochement amical entre les nations et, partant, favoriser le règlement pacifique des différends, la paix, la stabilité et le bon voisinage. Le ministre a rappelé, à ce propos, que depuis son accession à l'indépendance, le Maroc a opté pour l'économie de marché, le pluralisme politique et la décentralisation régionale, comme cadre d'organisation favorisant l'expression constitutionnelle de toutes les communautés, les régions et les sensibilités politiques, sociales et culturelles dans leur diversité. La dynamique de réformes démocratiques visant la consolidation de l'Etat de droit et l'élargissement de l'espace des libertés et des droits de l'Homme trouve son prolongement naturel dans la politique étrangère du Maroc, a fait remarquer M. Radi, précisant que cette politique est fondamentalement fondée sur les valeurs de la tolérance, de liberté, de coexistence et de dialogue entre les différentes cultures, religions et civilisations. Il a rappelé, dans ce même contexte, les avancées considérables réalisées par le Maroc dans sa lutte contre le racisme, la discrimination raciale et l'intolérance religieuse, notamment à travers le processus de réformes institutionnelles et législatives engagées par le Royaume en vue de l'adaptation de sa législation interne avec les dispositions des instruments internationaux en la matière. Il s'agit notamment, a-t-il expliqué, de l'incrimination de la discrimination dans le Code pénal marocain, l'interdiction de l'embauche ou le renvoi fondé sur la discrimination et l'interdiction de la création d'associations ou d'institutions basées sur la discrimination. Parallèlement à l'aménagement de la législation nationale, a-t-il poursuivi, des actions opérationnelles ont été entreprises dans le domaine de la formation et l'éducation aux droits de l'Homme et la sensibilisation du personnel et des agents d'autorité pour l'accomplissement de leurs missions. M. Radi a, d'autre part, fait savoir que la Conférence mondiale contre le racisme tenue à Durban (Afrique du Sud) en 2001, a été un sursaut de la communauté internationale contre le fléau du racisme qui a traversé les siècles et permis de jeter la base d'une coopération internationale pour lutter collectivement contre le racisme sous toutes ses formes ainsi que son impact sur la pleine jouissance des droits de l'Homme dans le monde. Le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée sont des manifestations aux multiples racines. Selon le ministre, elles transcendent les frontières et ne sont pas le propre d'un pays ou d'un groupe, et c'est pourquoi, a-t-il insisté, elles appellent une démarche universelle, globale, responsable et solidaire, et des actions nationales à la hauteur des défis qu'ils imposent. Il a à cet égard souligné l'obligation pour les différents pays de faire de la réunion de Genève plus qu'une Conférence d'examen, un rendez-vous avec l'histoire afin de réaffirmer avec force notre alliance contre le racisme sous toutes ses formes et dans toutes les parties du monde. M. Radi a affirmé que le racisme sous toutes ses formes personnifie la violation extrême des droits humains et l'atteinte la plus grave à la dignité de l'Homme, ajoutant que c'est la raison pour laquelle la Conférence de Durban avait fait de ce phénomène une préoccupation mondiale et mobilisé la conscience universelle pour le combattre et l'éradiquer. Le ministre a fait remarquer que la Déclaration et le Plan d'action de Durban, adopté par consensus à cette occasion, représentent une feuille de route dans l'action de la communauté internationale contre le racisme. Ce document, a-t-il dit, a permis de mesurer l'ampleur des défis auxquels les Nations font face et de proposer des mesures globales, concrètes et efficaces pour les relever. Huit ans après Durban, la Conférence de Genève est une étape importante dans le combat universel contre le racisme et est l'occasion de faire le bilan de l'état d'avancement dans la mise en œuvre des objectifs fixés en 2001 et offre l'opportunité d'imprimer une nouvelle dynamique à la mobilisation internationale contre cette nouvelle forme de haine des temps modernes, a fait savoir le ministre. | | | | | | | | | | | | Par MAP | | | | |