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| Proche-Orient. Washington a dépêché cette semaine plusieurs émissaires dans la région dans le but de relancer le processus de paix. La colonisation reste cependant en toile de fond des désaccords israélo-américains. Auparavant, au Caire, M. Mitchell avait exhorté les pays arabes à faire des gestes positifs envers Israël pour créer un « environnement » propice à des négociations de paix générales avec l’Etat hébreu. « En disant générales, je veux parler de paix entre Israël et les Palestiniens, Israël et la Syrie, Israël et le Liban, et la normalisation totale des relations entre Israël et les pays de la région », a-t-il déclaré aux journalistes après une rencontre avec le président Hosni Moubarak. « Nous ne demandons à personne une normalisation complète à ce stade. Nous reconnaissons qu’elle interviendra plus tard dans ce processus », a-t-il ajouté, précisant que les Etats-Unis souhaitaient des « mesures significatives de certains pays ». A ce stade donc, il s’agit plus de pressions sur les Arabes que sur les Israéliens. Pas d’entente sur la colonisation Les Etats-Unis ne sont toujours pas parvenus à obtenir quoi que soit sur la colonisation dans les Territoires palestiniens. Les Etats-Unis poursuivent, jusqu’ici sans succès, les discussions avec Israël pour que cessent les activités de colonisation juive en Cisjordanie. « Nous discutons de la question, mais nous n’avons toujours pas conclu d’accord avec les Israéliens », a dit l’émissaire américain lors d’un dîner de travail avec le président palestinien Mahmoud Abbass. « Il y a toujours un fossé entre nous et les Israéliens sur la question des implantations », a-t-il reconnu. Côté palestinien cependant, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbass a exclu de reprendre les négociations sans interruption totale des activités de colonisation. Le négociateur en chef palestinien, Saëb Ereqat, a aussi souligné que « le respect par chacun de ses engagements est le seul moyen de rendre une crédibilité au processus de paix ». Il a ajouté que le Quartette des médiateurs pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations-Unies) devrait « jouer un rôle constructif en faisant en sorte que toutes les parties honorent leurs engagements ». « Israël ne montre aucune intention de mettre fin à ses activités illégales de colonisation, notamment à Jérusalem-Est, occupée, et dans ses environs », a déploré Ereqat. Abir Taleb |
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