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CCIPPP / Jeune Afrique "Palestine Connection" par Renaud de Rochebrune

Palestine Connection


Renaud de Rochebrune - Jeune Afrique

publié le jeudi 6 août 2009.


Trois films à l’affiche décrivent avec humour et dérision le quotidien des territoires occupés. Et attestent de la vitalité du cinéma palestinien.

« C’est parce que la réalité est si dure que l’on a envie de s’évader ou du moins de continuer à vivre comme si de rien n’était. C’est la forme de résistance que les autorités israéliennes craignent le plus. » Ces propos d’Elia Suleiman, le plus connu et talentueux des cinéastes palestiniens, rendent bien compte de ce qui fait la valeur de son dernier film, Le Temps qui reste, présenté en compétition à Cannes en mai dernier et qui sortira en août sur les écrans. D’autant qu’il ajoutait, dans le même entretien publié dans les Cahiers du cinéma, que « les soldats peuvent tout supporter, sauf le spectacle des occupés en train de s’amuser ».

C’est en effet avec les armes de la dérision que l’auteur et acteur, déjà célébré pour Chronique d’une disparition (1998) et Intervention divine (2002), évoque très librement, dans ce nouveau long-métrage, sa propre histoire. Celle de sa famille à Nazareth depuis 1948, autrement dit depuis le début de l’occupation israélienne de sa terre natale. Il montre à travers des scènes dignes d’un Buster Keaton ou d’un Jacques Tati, tournées souvent dans la maison familiale ou à la terrasse de son bistrot habituel, comment cette occupation crée continuellement des situations aussi insupportables que cocasses et absurdes. En recourant ainsi à l’humour, il parvient à en dire plus sur la tragédie quotidienne des Palestiniens que les reportages et autres documentaires. Surtout quand il se met lui-même devant la caméra, avec son sens inné du burlesque qui fait rire et frémir à la fois.

Avec un film apparemment de nature plus classique, plus linéaire, un autre réalisateur palestinien de renom, Rashid Masharawi, démontre lui aussi qu’un cinéaste engagé n’a pas besoin de se prendre au sérieux pour transmettre efficacement son « message ». Dans L’Anniversaire de Leila, il raconte une journée dans la vie d’Abu Leila, un Palestinien, juge de profession, littéralement obsédé par la loi et par l’ordre, qui a dû se résigner – une fois rentré chez lui « pour aider à reconstruire le pays » après les accords d’Oslo – à se reconvertir en chauffeur de taxi faute d’un poste digne de ses compétences. Le soir même, il doit fêter l’anniversaire de sa fille Leila, qui va avoir 7 ans. Pendant son travail, il ne ..............................
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http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2533p106-107.xml0/-cinema-Palestine-Elia-Suleiman-film-Palestine-Connection.html


Renaud de Rochebrune - Jeune Afrique

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7661



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