Récit initiatique d’un retour au pays natal, et surtout au verger d’amandiers plantés en 1948, l’année de l’exode palestinien, où l’auteur repose désormais selon ses souhaits.
« Trente ans plus tard, je reviens m’installer dans l’arrière-pays de Ramallah, je m’en reviens vers cette beauté qui a été trahie… ».
Ainsi com
mence ce récit d’un retour au pays natal, à ce verger d’amandiers plantés autour de la maison par le père de l’auteur en 1948, l’année de son mariage – qui est aussi l’année de la grande « catastrophe » palestinienne – et où Hussein Barghouti repose désormais selon ses souhaits.
Atteint d’un cancer au poumon, il puise d’abord son énergie dans le riche limon du patrimoine populaire palestinien tel qu’il est inscrit dans sa propre généalogie, à travers des personnages hauts en couleurs, habités d’un esprit à la fois frondeur et plein de sagesse. Mais cette rivière-là n’est que l’un des affluents du grand fleuve de la pensée proche-orientale, qui se jette lui-même dans l’océan de l’aventure humaine universelle.
Comme dans son premier récit autobiographique, Lumière bleue, où il relatait ses années d’exil aux Etats-Unis, l’auteur parvient à mêler intimement et indissociablement toutes les facettes de sa quête personnelle, à la fois intellectuelle, poétique, philosophique, politique et spirituelle. C’est ce qui dote son œuvre d’une tonalité à nulle autre pareille dans la littérature arabe d’aujourd’hui.
L’AUTEUR
Hussein al-Barghouti est né en 1954 dans le village de Kobbar, près de Ramallah (Palestine). Titulaire d’un doctorat de littérature comparée, il enseigne à partir de 1992 à l’université de Bir-Zeit, puis à l’université d’Abou Dis, tout en participant à diverses revues littéraires. En 1997, il figure parmi les fondateurs de la revue Al-Shu’ara (Les Poètes), publiée par la Maison de la Poésie de Ramallah.
Poète, parolier, dramaturge, scénariste et essayiste, il est aussi l’auteur de deux récits autobiographiques Lumière bleue et Je serai parmi les amandiers, qui annoncent une nouvelle sensibilité littéraire palestinienne. Il est décédé le 1er mai 2002 à Ramallah.
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