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| Afghanistan : envasement et bavures !... | |
| Par Noureddine HLAOUI | |
| Des anomalies à grande échelle, lors de cette opération électorale, pourraient porter un coup dur, voire fatal, à un scrutin que le Président américain Obama considère comme crucial pour la suite de sa stratégie aussi bien en Afghanistan que dans le reste de la région, plus particulièrement le Pakistan, en proie, lui aussi, à d’énormes difficultés face aux insurgés talibans. L’annonce de résultats avec des «chiffres ronds» (500, 510, 520, 515, etc..), toujours en faveur de Karzaï, laisse planer de sérieux doutes, selon les observateurs et les membres de la commission des plaintes électorales, sur le bon déroulement des différentes étapes du scrutin. Et si jusqu’à présent, Karzaï n’atteint pas la majorité absolue lui permettant d’éviter un second tour «périlleux», il est presque assuré de parvenir à son objectif puisque les bulletins du Sud, réputé largement favorable au président sortant, n’ont pas encore été dépouillés. Mais d’ores et déjà, Abdullah menace de dénoncer l’issue de ces élections si les résultats suspects ne sont pas écartés du décompte final, sachant que ladite commission révèle qu’elle est en train d’enquêter sur plus de deux mille plaintes, portant sur près d’un million de bulletins, dont plus de six cents sont jugées tellement graves qu’elles pourraient affecter les résultats. D’ailleurs, les résultats de certains bureaux de vote ont été, déjà, annulés. Et d’un!... Sur le terrain, les forces de l’Alliance atlantique, qui opèrent, pour la première fois de leur histoire, hors d’Europe, éprouvent les pires difficultés face à la guérilla et aux attentats-suicides qui font de grands ravages aussi bien dans les rangs de la force internationale que parmi les civils. Les pertes chez les contingents français, britanniques et américains sont de plus en plus élevées créant de sérieux remous au sein des opinions publiques des pays pourvoyeurs, ce qui est en train d’accroître la pression sur les états majors militaires de ces pays. Et la question qui se pose est: jusqu’à quand les gouvernants de ces pays supporteront-ils cette situation? Autrement dit, une course contre la montre semble, bel et bien, s’engager pour cette force de l’OTAN, forte de plus de cent mille soldats, qui doit rendre des comptes sur l’évolution positive de sa mission dans les plus brefs délais. Car, plus le conflit s’éternise, plus les pertes en vies humaines seront lourdes et dures à supporter sans oublier le fardeau financier de cette opération dans le sens où il faut bien, quotidiennement, nourrir plus de cent mille hommes et entretenir leurs matériels et équipements des plus sophistiqués. Et de deux! Sur le terrain, encore, les bavures militaires se poursuivent et se ressemblent… tristement. A intervalles rapprochés, des raids sont lancés par l’aviation contre des éléments supposés être des insurgés talibans, mais qui, finalement, s’avèrent être des victimes parmi la population civile. Le scénariodu dernier épisode ? Un commando de talibans parvient, mercredi dernier, à s’approprier un camion-citerne rempli de carburant qui roulait sur l’autoroute stratégique entre la frontière tadjike et la ville de Kunduz. Or, le camion, envasé dans une rivière, plusieurs ouvriers civils ont été appelés à la rescousse pour le tirer de là. Et selon des sources occidentales, le commandant allemand de l’OTAN, dans cette zone, a donné l’ordre de détruire le camion-citerne. Et l’aviation frappe, apparemment, dans le tas! Bilan terrifiant: plus de 90 personnes sont tuées sur le coup. «La plupart sont des talibans», diront la police locale et l’état major de l’OTAN sur le coup. Mais, la visite rendue par des officiers américains et allemands au chevet des victimes du bombardement prouve le contraire. Il y a eu, donc, bavure! «J’étais venu, comme tout le monde, pour récupérer de l’essence et les bombes nous sont tombées dessus», témoigne un garçon âgé de près de 7 ans et gravement brûlé à.................... |
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