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Pendant ce temps, les manifestations d'opposants se poursuivaient à Téhéran. Si la contestation dans la rue et la réaction des forces de l'ordre n'ont pour l'instant pas pris une forme très violente, la nervosité est perceptible de part et d'autre. Très peu d'informations sont disponibles sur ces manifestations et leurs conséquences, les médias internationaux étant empêchés d'approcher. Le président iranien a ironisé sur les protestataires : "Ils peuvent être furieux de leur défaite. Ils ont dépensé beaucoup d'argent pour leur propagande et il s'attendaient à gagner. Donc, c'est normal qu'ils soient déçus", a-t-il dit.
"Les élections en Iran sont les plus propres", a poursuivi M. Ahmadinejad devant une assemblée comptant de nombreux pasdarans, l'armée idéologique du régime, et bassidjis (milice islamique). Il a opposé les "démocraties libérales" à l'Iran où, selon lui, "tout est fondé sur les valeurs morales". En revanche, en Occident notamment, a-t-il expliqué "on inclut les voleurs, les homosexuels et autre personnes impures dans l'électorat pour gagner quelques voix". "Ici, les décisions à tous les niveaux appartiennent au peuple", a ajouté M. Ahmadinejad.
"QUI OSERAIT ATTAQUER L'IRAN ?"
La foule a ponctué chacun des points forts de son discours par des slogans tels que "Ahmadinejad on te soutient", "Moussavi menteur", et "honte à toi Hachémi". Pendant la campagne M. Ahmadinejad a accusé de corruption l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani, actuel chef du Conseil de discernement, et l'a désigné comme celui qui avait orchestré la campagne de M. Moussavi. M. Ahmadinejad a assuré à la foule que, contrairement à ce qu'affirme son adversaire, "il n'y avait eu aucune irrégularité" dans son élection.
Il a enfin exposé les principes que suivra son prochain gouvernement : "la pureté, la justice, la lutte contre la tyrannie et la corruption". Le président a aussi usé de son registre populiste en expliquant que, s'il se rendait une fois de plus en septembre à l'assemblée générale des Nations unies, il allait "demander aux puissances osant nous menacer de lever la main, de façon à ce que la nation iranienne la leur coupe".
Plus tôt, au cours d'une conférence de presse, M. Ahmadinejad a prévenu que tout pays qui s'attaquerait à la République islamique "le regretterait profondément". "Qui oserait attaquer l'Iran ? Qui oserait même l'envisager ?", a lancé le président iranien. Pour lui, la question du nucléaire iranien "appartient au passé". Autrement dit, il n'y aura pas de changement dans ce domaine pendant son second mandat.