International - Article paru
le 12 juin 2009
Monde
Plus de 115 000 candidats présentés par 28 formations politiques sont en lice, ce vendredi, pour renouveler plus de 27 000 sièges conseillers dans 1 503 communes. Une seule formation, Enahdj democrati (la voie démocratique, gauche marxiste), a appelé à boycotter le scrutin. Elle exige une nouvelle Constitution et l’annulation des lois « rétrogrades » légitimant la mainmise du Makhzen - le palais et ses réseaux semi-féodaux - sur l’économie, le politique et la société. Dans cet appel, distribué dans plusieurs villes du pays, il dénonce le climat répressif, ainsi que la régression en matière des droits humains et de libertés démocratiques. Mieux, il a dénoncé le coup de pouce du palais au Parti authenticité et modernité, nouvellement créé, en août 2008, par l’ancien ministre de l’Intérieur et proche du roi Mohamed VI, Fouad Ali El Himma.
De fait, la campagne électorale s’est déroulée dans une totale indifférence. Excepté les islamistes du Parti de la justice et du développement, les autres partis peinaient à rassembler du monde dans leurs meetings. Il n’empêche, le Parti authenticité et modernité est donné favori, devant l’Istiqlal, dont le secrétaire général, Abbas El Fassi, n’est autre que l’actuel chef du gouvernement marocain, voire devant les socialistes de l’USFP. En dépit de l’indifférence populaire, les regards restent braqués sur le score que réaliseront les islamistes du PJD, du Parti de la renaissance et de la vertu et d’Annahda.
H. Z.