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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 09:23

Loi sur la colonisation en Cisjordanie: l'UE annule une réunion avec Israël


Par RFI Publié le 07-02-2017 Modifié le 07-02-2017 à 14:40 


La Knesset a voté lundi 6 février une loi controversée qui permettrait à l'Etat Hébreu de s'approprier des centaines d'hectares de terres palestiniennes en Cisjordanie occupée. 
Première conséquence de ce vote : la Suède, l’Irlande et la France ont demandé et obtenu le report d’une réunion qui était prévue entre l’Union européenne et Israël. 
Mais sur place aussi, le vote de cette loi est critiqué. La grande majorité des commentateurs dénoncent son adoption.
Côté européen, les travaux préparatoires de la réunion du Conseil d’association UE-Israël avaient été lancés il y a quelques jours par Federica Mogherini, chef de la diplomatie commune européenne, rappelle notre correspondant à Bruxelles, Quentin Dickinson.
Les ministres des Affaires étrangères impliqués devaient se retrouver à Bruxelles le 28 février prochain, mais la confirmation par la Knesset de l’autorisation rétroactive de l’implantation de colonies israéliennes en territoire palestinien de Cisjordanie, est venue bouleverser l’intention des Européens.
Ce sont en réalité bien davantage que ces trois Etats-membres de l’UE qui jugent que celle-ci ne peut pas donner l’impression d’avaliser cette annexion de fait, en maintenant le Conseil d’association comme si de rien n’était.
Ce faisant, fait-on observer à Bruxelles, l’UE ne serait d’ailleurs pas en conformité avec sa position constante, à la fois sur les colonies parfaitement illégales en droit international sur le statut de Jérusalem, ni sur l’objectif de la solution à deux Etats, dont madame Mogherini elle-même soutenait il y a peu qu’elle ne pouvait qu’être mise en péril par la poursuite de l’expansion territoriale d’Israël.


Les médias israéliens dénoncent le texte
Mais il n’y a pas qu’à Bruxelles que l’adoption de cette loi est critiquée. Sur place, quelle que soit leur tendance, les médias estiment que Benyamin Netanyahu a cédé au lobby des colons et de la faction la plus dure de sa majorité de droite, constate notre correspondant à Jérusalem, Christian Brunel.
Selon le quotidien Haaretz, le Premier ministre a ainsi montré, « des faiblesses en ne résistant pas aux pressions et aux menaces ». Il a finalement approuvé ce texte auquel il était en fait opposé, en sachant parfaitement que la Cour suprême annulera la loi pour « éviter qu’Israël apparaisse comme un Etat criminel aux yeux du droit international ».
Un commentateur de la radio militaire a lui aussi constaté que « plus que jamais, c’est Naftali Bennett, le ministre de l’Education et chef du Foyer juif, un parti nationaliste religieux servant partisan d’une annexion de la Cisjordanie, qui donne le la au gouvernement. »
Mais le quotidien Maariv va encore plus loin. Le journal soupçonne Benyamin Netanyahu d’avoir délibérément provoqué une escalade militaire dans la bande de Gaza avec les islamistes palestiniens du Hamas, en durcissant les représailles israéliennes aux tirs de roquette pour détourner l’attention de Donald Trump de l’adoption de la loi, avant la rencontre du Premier ministre avec le président américain mercredi prochain à Washington.

 


A (re)lire → Le Parlement israélien vote une loi controversée sur les colonies

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170207-israel-ue-annulation-reunion-consequence-vote-loi-colonies

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:18

Israeli settlement law dubbed 'unacceptable' by Arab leaders

#Occupation

Critics of new Israeli law fear Tel-Aviv will legalise 'theft' of Palestinian land in the West Bank

 
 
AFP's picture
Last update:
Tuesday 7 February 2017 11:36 UTC
 
 

The Arab League accused Israel on Tuesday of "stealing the land" of Palestinians after the Israeli parliament passed a law "legalising" dozens of settlements in the occupied West Bank.

Condemnation from the Middle East comes after the White House said that Israeli settlement building "may not aid peace" in the Middle East.

"The law in question is only a cover for stealing the land and appropriating the property of Palestinians," said the head of the Cairo-based League, Ahmed Aboul Gheit.

The law, adopted late on Monday, will allow Israel to legally seize Palestinian private land on which Israelis built outposts without knowing it was private property or because the state allowed them to do so.

Legalise theft of Palestinian land

Critics have dubbed the new law as legalising theft of Palestinian land despite Israeli assurances that they will be compensated financially or with other land.

The law is a continuation of "Israeli policies aimed at eliminating any possibility of a two-state solution and the establishment of an independent Palestinian state," Aboul Gheit said.

Jordan, one of the few Arab states to have diplomatic ties with Israel, also denounced what it called "a provocative law likely to kill any hope of a two-state solution".

The parliamentary approval could "lead the region into further violence and torpedo any peace effort," Information Minister Mohamed Momani said, quoted by the official news agency Petra.

Destroy two-state solution

Ankara also condemned Tel-Aviv's intention to expand settlements and described the new Israeli law as "destroying the basis for the two-state solution."

"We strongly condemn Israeli Parliament's adoption of a law that gives approval to various settlements consisting of 4,000 units built on the private property of the Palestinians," the Turkish foreign ministry said in a statement.

Ankara's reaction comes as Tourism Minister Nabi Avci was due to meet with his Israeli counterpart in Tel Aviv - in the first visit by a top government official from Turkey since the two countries last year patched up ties that were badly damaged during the 2010 raid of a Gaza-bound Turkish ship by Israeli commandos.

Following the raid, which killed 10 Turkish activists, the two countries pulled their envoys out from their respective capitals as relations fell to an all-time low.

The rift came to an end in June last year after long-running secret talks in third countries. Israel paid compensation, offered an apology and granted Turkey permission to send aid to Gaza through Israeli ports.

Turkey is a top tourist destination for Israelis, with tens of thousands visiting each year.

 

http://www.middleeasteye.net/news/major-arab-leaders-condemn-israeli-settlement-building-550551775

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:12

Le jeu gagnant de la Russie en Syrie

 
 
 

Orient XXI > Magazine > Joseph Bahout > 7 février 2017

Après les rencontres d’Astana (Kazakhstan) entre le gouvernement syrien et des représentants de la rébellion, parrainées en janvier par la Russie, la Turquie et l’Iran, de nouvelles négociations doivent s’ouvrir à Genève le 20 février. L’objectif poursuivi par Vladimir Poutine de faire valider par la communauté internationale la situation militaire et politique créée sur le terrain par la Russie pourrait bien ne pas rencontrer d’obstacle du côté de Donald Trump.

 

Après la récente chute d’Alep entre les mains du régime syrien et l’intronisation du président Donald Trump aux États-Unis, la Syrie se trouve placée dans une situation fondamentalement nouvelle. L’énorme démonstration de force russe à Alep a été accueillie par le silence d’une administration Obama sur le départ, peu désireuse de s’impliquer dans le conflit syrien pendant ses derniers jours au pouvoir. Il était clair que Moscou cherchait à remporter une victoire avant l’arrivée de Donald Trump, pour renforcer ses atouts dans les négociations avec la nouvelle administration.

Le président russe Vladimir Poutine estime en effet qu’avec Trump, le moment est venu pour des négociations plus amicales. Moscou peut se féliciter d’être considéré par la nouvelle administration comme un partenaire crédible dans le combat contre la menace principale aux yeux de Trump, le « terrorisme islamique radical » et la Russie escompte que l’on peut maintenant coopérer sur une plus grande échelle — et même que les États-Unis l’aident à remporter de nouveaux succès, peut-être à Raqqa et à Idlib.

Gérer les « deux Syrie »

Une nouvelle carte de la Syrie est en train d’être dessinée, dans laquelle le pays évoluerait de la fragmentation chaotique actuelle vers une forme plus ordonnée de cantonisation. Les micro-États qui existent de facto pourraient être reconnus plus formellement, dans le cadre d’une décentralisation générale de l’autorité dans tout le pays.

Pour le moment, le territoire de la Syrie est divisé en deux vastes zones, avec des dynamiques contraires à l’intérieur de chacune d’entre elles. La chute d’Alep, ainsi que le « nettoyage » en cours des faubourgs de Damas ont efficacement consolidé un sanctuaire — certes imparfait — contrôlé par le régime et désigné par le terme de « Syrie utile ». Ce qui laisse le reste du pays sous l’emprise de nombreuses factions, la plupart islamistes radicales, et qui coexistent avec ce qu’il reste des factions armées rebelles modérées, ou plus souvent les combattent.

Dans l’esprit du régime syrien, la « Syrie utile » est la plateforme à partir de laquelle il peut lancer des opérations pour reprendre du terrain. Le président syrien Bachar Al-Assad cherche à obtenir que sa propre survie fasse partie de tout accord Poutine-Trump. Il souhaite la réhabilitation de son régime, et veut être reconnu internationalement comme un acteur incontournable de la fin de partie syrienne. Un espoir raisonnable, étant donné le nouveau climat en Occident où, là comme ailleurs, on tend à l’accepter comme un moindre mal.

La vision russe de la scène syrienne est relativement différente. Pour Poutine, les zones contrôlées par le régime peuvent représenter une carte maîtresse dans les négociations avec les États-Unis, qui porteront sur un accord politique global pour la Syrie, et sur l’avenir de la Russie dans ce pays. Maintenant que les petites parties de l’est qui étaient encore sous le contrôle du régime et la protection de la Russie, c’est-à-dire Palmyre et Deir ez-Zor, sont retombées sous le contrôle de l’organisation de l’État islamique (OEI) ou risquent d’y retomber, Poutine espère obtenir un feu vert de Trump pour reprendre les zones à majorité sunnite de la Syrie, vaincre les groupes de l’opposition qui restent et ensuite installer une forme ou une autre de décentralisation, dont les Russes savent qu’elle constitue la seule chance pour l’unité de la Syrie et la préservation de leurs intérêts.

Une deuxième partie de ce marchandage serait centrée sur la « Syrie utile » elle-même — ses contours, sa gouvernance, ses protecteurs et le rôle qu’y jouerait Bachar Al-Assad. Là, la Russie a besoin de l’aval des États-Unis pour conclure un marché satisfaisant avec un régime en difficulté, avec les soutiens iranien et chiite, tout aussi embarrassés, ainsi qu’avec la Turquie et les États du Golfe. Autrement dit, une entente avec les États-Unis donnerait à la Russie, manœuvrant au milieu de la myriade d’acteurs politiques impliqués, un plus grand espace pour réaliser ses ambitions politiques.

Une brèche ouverte pour les objectifs russes ?

C’est dans ce contexte que la conférence d’Astana a été organisée, sous le patronage de la Russie, de la Turquie et de l’Iran. Le but immédiat de la rencontre était de consolider un cessez-le-feu durable en Syrie. Toutefois Moscou, qui a dominé la préparation de la conférence, a aussi cherché à transformer la victoire d’Alep en gains politiques substantiels. L’intention finale de Poutine est de mettre en place un grand plan pour la Syrie, qui comporte trois objectifs principaux.

— Le premier est de monopoliser les négociations sur la Syrie, au détriment du duopole antérieurement en cours avec les États-Unis. Poutine aimerait exploiter le manque de concentration de Washington, conséquence d’une transition présidentielle chaotique, pour prendre le leadership de toute négociation à venir. Aujourd’hui, la Russie est assise sur le siège du conducteur, la Turquie et l’Iran sur les sièges passagers. Et les États-Unis pourraient bien être dans le coffre.

— Deuxièmement, dans les calculs russes, le processus d’Astana ne devrait pas seulement forcer l’opposition à revoir à la baisse ses ambitions et ses attentes. Astana devrait aussi servir à remodeler l’opposition elle-même. Les querelles qui règnent sur ces négociations peuvent diviser encore plus l’opposition, en marginalisant les groupes les moins enclins au compromis. Cela permettrait à la Russie de choisir efficacement les interlocuteurs du régime.

— Troisièmement, toute forme de cadre de négociation issu d’Astana pourrait remplacer graduellement le précédent cadre de Genève, qui prévoit le départ d’Assad au bout d’une période de transition. Genève avait de nombreux soutiens, mais Astana peut refléter une solution plus réaliste aux yeux des Russes : au lieu d’une Syrie démocratique et unifiée, une consolidation des mini-États et des zones d’influence actuels, au moyen de trêves et des réconciliations locales.

Ces entités seraient légalisées plus tard à l’aide d’un schéma de décentralisation définitif. Dans cette future Syrie, un Assad affaibli pourrait rester dans le décor pendant longtemps, mais très probablement dans le cadre de nouvelles institutions, comprenant un conseil militaire formé des généraux du régime et d’anciens rebelles. Ce conseil serait accompagné d’un gouvernement d’unité nationale, en grande partie symbolique, qui pourrait voter des réformes minimales dans des domaines non essentiels à la survie du régime, et qui superviserait des plans de reconstruction vitaux pour le pays. Les Russes ont également proposé, mais de manière informelle, un projet de Constitution auquel les parties ont réagi froidement.

Voilà le processus qui sera vraisemblablement présenté à l’administration Trump. Le nouveau président américain pourrait ne pas faire d’objection à une telle formule pour la Syrie. Fait révélateur, dans les dernières semaines de la campagne, l’un de ses fils a rencontré à Paris des figures de l’opposition syrienne considérées comme acceptables par le régime. La conversation était coprésidée par Randa Kassis, une protégée du ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, et considérée par de nombreux observateurs comme devant jouer un rôle de premier plan dans tout nouveau gouvernement syrien. Plus récemment, la représentante américaine Tulsi Gabbard, une démocrate qui a dernièrement rencontré Donald Trump, s’est rendue à Damas pour une « mission d’enquête » au cours de laquelle elle a rencontré Bachar Al-Assad lui-même.

Si les efforts de la Russie devaient réussir après Astana, et si les idées qui ont la faveur de Moscou sont choisies, légitimées et amplifiées par une nouvelle série de conférences internationales sur la Syrie — comme la conférence prévue en février à Genève — Poutine aura réussi plusieurs choses : poser un couvercle sur la révolution syrienne ; mettre temporairement de côté la question de l’avenir d’Assad ; et faire valider par la communauté internationale la situation militaire et politique créée sur le terrain par la Russie.

Tout ceci suggère que 2017 pourrait être l’année au cours de laquelle les Syriens se rendront compte que leur conflit s’ouvre sur une alternative : soit il sera gelé, car il se focalisera sur le seul combat contre le terrorisme ; soit la Syrie reviendra à la case départ, car la question de l’avenir d’Assad restera en suspens. Après des années de terribles souffrances, ces options sont loin d’être idéales.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:07

Israël et Palestine : la solution à deux États morte et enterrée ?

7 février 2017

 

 

Au lieu de traiter la lutte palestinienne comme une cause perdue, le nouveau contexte pourrait renouveler l’attention et les manifestations de solidarité

La conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient du 15 janvier dernier, à laquelle 72 gouvernements ont participé, a réaffirmé qu’une solution à deux États devait être atteinte à travers des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.

Donald Trump a soutenu énergiquement la vision colonialiste de Netanyahou d’une « solution » israélienne à un seul État

Celle-ci a été décrite comme la seule et unique voie vers la paix. Cette issue, bien que guère inattendue, semble devoir être considérée avant tout comme une expression de futilité géopolitique, une peur de ce que l’avenir réserve et une absence embarrassante d’un quelconque plan B plausible.

Les États-Unis apportent depuis vingt ans un parrainage diplomatique à une diplomatie d’Oslo défaillante qui ne peut être poursuivie dans les circonstances actuelles, même rebaptisée.

Les nouveaux dirigeants à Washington confèrent une autorité accrue à cette évaluation de fin de parcours. Le président Donald Trump a soutenu énergiquement la vision colonialiste de Netanyahou d’une « solution » israélienne à un seul État.

Des promesses vides

Malgré la fanfare, la procédure de Paris a en réalité creusé l’écart entre la rhétorique publique vide des diplomates et les conclusions pessimistes que les décideurs politiques se transmettent en privé.

Cet écart résulte d’une contradiction embarrassante. Le maintien du consensus à deux États reste une approche utile en matière de relations publiques pour montrer que le calvaire palestinien n’est pas oublié et que la communauté internationale est toujours engagée en faveur d’une solution pacifique au conflit.

Cependant, en privé, on reconnaît qu’il n’y a aucun espoir d’intéresser sérieusement les dirigeants israéliens actuels à un processus diplomatique qui pourrait entraîner la création d’un État palestinien. Cela fait qu’il est futile et trompeur sur le plan politique de continuer à insister en faveur de la solution à deux États.

 

 


Le président français François Hollande prononce un discours lors de la conférence pour la paix au Proche-Orient, le 15 janvier 2017 à Paris (AFP)

 

Sur cette base, il semblerait que la conférence de Paris n’ait été rien d’autre qu’un rituel vide, d’aucune aide aux Palestiniens et sans rapport avec le défi de trouver un moyen acceptable de mettre fin au conflit.

Toutefois, malgré la tentation d’adopter un tel point de vue, il demeure encore de bonnes raisons de faire une pause avant de désigner l’initiative française comme un échec total.

Voici ce que nous devrions nous demander : si la conférence de Paris a été aussi peu pertinente, pourquoi a-t-elle attiré la participation de plus de 70 gouvernements, dont celui des États-Unis ? Mais aussi : pourquoi Netanyahou a-t-il pris la peine de dénoncer la conférence de Paris comme « les dernières secousses du monde d’hier » tout en promettant que « le monde de demain sera[it] différent » ?

À LIRE : À Paris, une conférence pour la paix sans la paix

Du point de vue du Premier ministre Benyamin Netanyahou, la plus grande différence entre hier et demain est sans aucun doute Trump. Trump ira-t-il vraiment au bout de sa promesse incendiaire de déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem ? Comme pour verser un acompte partiel, Trump a désigné David Friedman, un extrémiste pro-colonisation, comme prochain ambassadeur des États-Unis en Israël.

Friedman, un avocat spécialiste des faillites à New York inexpérimenté dans le domaine de la diplomatie, a scandaleusement comparé les membres de J Street, l’ONG sioniste libérale, aux juifs qui ont collaboré avec les kapos nazis dans les camps de la mort génocidaires.

Un tel langage hyperbolique laisse effectivement présager une nouvelle aube rouge qui établit un contraste entre la partisanerie pro-israélienne des années d’Obama et quelque chose d’encore plus inégal, en se débarrassant de toute prétention de sympathie pour le calvaire palestinien ou de l’affirmation connexe selon laquelle la paix finira par être trouvée sur la base d’un compromis politique.

Avec de telles évolutions en tête, il semblerait bien que Netanyahou ait raison de penser que le monde de demain sera différent – mais peut-être pas comme il l’imagine.

L’effondrement de la diplomatie

À certains égards, la conférence de Paris, tout en provoquant l’ire de Netanyahou, a capitulé face au monde de demain.

Hollande a veillé à ce que la déclaration finale de la conférence répète la formule de Netanyahou portant sur des négociations directes sans émettre l’idée d’un État palestinien en tant qu’issue souhaitable

François Hollande a veillé à ce que la déclaration finale de la conférence répète la formule de Netanyahou décrivant des négociations directes comme la seule et unique voie vers la paix sans même émettre l’idée d’un État palestinien comme étant l’essence d’une issue souhaitable.

De plus, Hollande n’a pas profité de l’occasion pour demander au Conseil de sécurité de l’ONU de recommander l’admission de la Palestine comme membre à part entière de l’ONU, une mesure que de nombreux soutiens de la conférence avaient fermement appuyée et attendue.

Même John Kerry a clairement indiqué que la conférence ne devait pas tenter d’exercer une influence politique sur les parties, bien que les dirigeants israéliens aient vivement critiqué le secrétaire d’État américain sortant pour avoir exprimé des opinions anti-colonisation.

Kerry a enfoncé le dernier clou dans le cercueil des attentes palestiniennes à Paris en téléphonant à Netanyahou le jour de la conférence pour le rassurer sur le fait qu’aucune action supplémentaire à l’ONU ou ailleurs ne serait engagée pour critiquer les politiques et les pratiques israéliennes.

Vivre dans le monde de demain de Netanyahou signifierait que la lutte palestinienne serait traitée comme une cause perdue, ce qui permettrait à tout le monde de cesser de s’intéresser aux mesures prises par Israël pour consolider sa victoire – soit un dernier enterrement public de la solution à deux États.

 

 


Plusieurs milliers de Palestiniens se rassemblent pour protester contre les démolitions de maisons (MEE)

 

Pas de fin en vue

Comment devrions-nous comprendre ce moment présent ?

Sur la table de la diplomatie mondiale se trouve cette coquille vide d’une solution à deux États à laquelle personne n’ose désormais toucher.

Face à cet effondrement de la diplomatie, nous assistons en revanche à un nouveau chapitre du long récit de la souffrance et de la déception des Palestiniens.

À LIRE : La démolition de maisons palestiniennes en Israël, c’est la Nakba qui continue

Abandonnés en réalité par le monde, les Palestiniens semblent voir leur destin progressivement réduit à la poursuite indéfinie des arrangements actuels qui associent une occupation sévère et sans fin en vue à un processus insidieux d’annexion en Cisjordanie et de judaïsation progressive de Jérusalem-Est.

Un tel processus semble prendre la direction d’une déclaration unilatérale d’Israël selon laquelle ses frontières internationales permanentes s’étendent à l’ensemble de la Palestine historique, du Jourdain à la Méditerranée. Passé cette étape, le conflit serait terminé.

L’autodétermination, une lutte pas oubliée

Mais le peuple palestinien et ses représentants les plus authentiques n’acceptent pas cette triste interprétation de leurs perspectives.

De ce point de vue, la conférence de Paris a été une déception – mais pas un échec.

En défiant les souhaits d’Israël, les principaux États du monde ont envoyé un message indiquant que la lutte palestinienne pour l’autodétermination n’a pas été oubliée et ne le sera pas. Cela a renforcé l’initiative prise par le Conseil de sécurité en décembre dernier, lors d’un vote à l’issue duquel quatorze de ses quinze membres ont décidé de condamner l’illégalité de la politique d’expansion des colonies menée par Israël.

Même les États-Unis ont abandonné leur rôle de gardien d’Israël au sein de l’ONU en s’abstenant au lieu d’exercer leur droit de veto.

En d’autres termes, Obama et Kerry sont peut-être partis, mais la plupart des membres du monde d’hier ne sont pas prêts à accepter l’unilatéralisme israélien et l’abandon des droits fondamentaux palestiniens qui en résulterait.

Certes, Trump pourrait causer des remous en transférant l’ambassade américaine à Jérusalem, mais une telle démarche pourrait avoir des contrecoups. Celle-ci pourrait renouveler la résistance palestinienne, générer un plus grand soutien de la part des voisins arabes et intensifier l’opinion publique mondiale en faveur d’une issue juste à la longue lutte palestinienne.

 

 


Des partisans pro-palestiniens réclament la reconnaissance d’un État palestinien, sur Parliament Square à Londres, le 13 octobre 2014 (AFP)

 

Au lieu de traiter la lutte palestinienne comme une cause perdue, le nouveau contexte pourrait renouveler l’attention et les manifestations de solidarité.

La géopolitique des années à venir est imprévisible à un degré sans précédent. L’affaiblissement du leadership américain pourrait donner plus de place à la solidarité avec la Palestine à l’échelle internationale.

Pour soutenir son rôle, l’Autorité palestinienne pourrait prendre des mesures supplémentaires pour établir son identité d’« État » occupé illégalement, déjà reconnu sur le plan diplomatique par plus de 130 pays et déclaré État non membre par l’Assemblée générale des Nations unies en 2012.

Il faut s’attendre à ce que la résistance palestinienne sous diverses formes ne disparaisse pas et continue de pousser Israël à s’en remettre à une force excessive pour rétablir l’ordre.

Ce schéma encouragera le mouvement de solidarité mondial à accentuer son militantisme et pourrait finalement pousser les gouvernements à imposer des sanctions.

 

- Richard Falk est un spécialiste en droit international et relations internationales qui a enseigné à l’université de Princeton pendant 40 ans. En 2008, il a également été nommé par l’ONU pour un mandat de six ans en tant que Rapporteur spécial sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : un Palestinien porte un drapeau national lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à proximité de la colonie juive de Beit El, le 13 octobre 2015 (AFP).

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

 

http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/isra-l-et-palestine-la-solution-deux-tats-morte-et-enterr-e-1133868685

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:41

La Philharmonie de Palestine – un orchestre est né à Bethléem

 

En janvier, la Philharmonie de Palestine, initiative musicale palestinienne majeure, a donné des concerts à Jérusalem et à Bethléem, ainsi qu’une journée entière de diverses activités culturelles.

Depuis des années, des efforts ont été mis en place pour faire sortir l’identité culturelle et la vie culturelle de Palestine de la paralysie de circulation, de la soumission et de l’occupation, avec des multitudes d’initiatives locales et l’installation de deux très importants conservatoires de musique : le Conservatoire National de Musique Edward Saïd (ESNCM) et Al-Kamandjati. La vie après le conservatoire demeure cependant le maillon faible pour les musiciens. Les opportunités professionnelles sont limitées, étouffant l’implication de la communauté et la grande tradition d’aller au concert – et provoquant la perte des talents de musiciens palestiniens qui doivent chercher ailleurs une vie professionnelle dans la musique.

Remédier à la perte de ce maillon dans le cycle de la vie musicale palestinienne c’est, en substance, le but de la Philharmonie.

Comme ses défenseurs le décrivent, le projet

« vise à créer une entité culturelle, comme une « Cité de la Musique », qui offrira toute une série d’activités et d’événements interculturels en lien avec la musique, ne fût-ce qu’en créant le premier orchestre professionnel permanent de Palestine. Cette entité et son orchestre seront installés au Palais de la Convention à Bethléem. La Philharmonie de Palestine se situe dans une grille d’institutions artistiques palestiniennes et leur offre un espace de production créative. Elle fournit un accès à la musique et à la culture à tous les publics. Avec, en son sein, un corps de musiciens professionnels et en hébergeant des artistes de grand renom, elle fait rayonner la musique et l’art dans tout le pays et au-delà. »

Le Palais de la Convention de Bethléem, situé à côté du site historique des piscines de Salomon, hébergera cette « Cité de la Culture et de la Civilisation ». Le Palais est un complexe moderne qui comprend plusieurs salles de conférence, une galerie d’exposition, un musée, des jardins, un théâtre et une salle de concert de 1.600 places (dont 400 en balcon). M’y étant produit à la fois dans de grands orchestres symphoniques et dans de petits ensembles de musique de chambre, et ayant écouté l’un et l’autre depuis le public, je suis impressionné par l’excellente acoustique de la salle ainsi que par son architecture intérieure qui permet une bonne visibilité de la scène pour tout le public. Les architectes du Palais ont cherché à intégrer la nature historique et archéologique de son environnement dans ce complexe formidablement fonctionnel, complexe similaire dans sa fonction -même si certainement pas dans son esthétique- au Centre Barbican de Londres. Le complexe renferme quatre-vingt-quatre espaces pour des galeries, des studios d’artistes et des boutiques entre le bâtiment principal et les piscines de Salomon, tous situés au milieu d’une série d’allées et d’escaliers inspirés par la vieille ville de Jérusalem. Ces espaces pourraient donc héberger galeries, studios d’artistes, boutiques, etc.

La violoniste renommée Amandine Beyer a été le point central du programme de janvier de la Philharmonie, ainsi que son mari, le joueur de viole de gambe Baldo Barciela. Bien que les intérêts de Mme. Beyer soient vastes et intègrent tout à fait l’époque moderne et les compositeurs vivants, elle et son mari sont des spécialistes de l’exécution de musique baroque. Elle est la directrice de Gli Incogniti (Les Inconnus) et sa vaste discographie, acclamée par la critique, comprend un superbe enregistrement des sonates et partitas de Bach pour violon solo – ‘saint Graal’ des violonistes – qui a reçu le prix du choix de la rédaction de Gramophone l’année dernière.

Le point fort de sa semaine en Palestine, c’était les quatre concertos du violoniste et compositeur italien Arcangelo Corelli (1653-1713). Ils sont écrits pour deux violons solos, plus un ensemble de violons, altos, violoncelles, viole de gambe, théorbe, guitare, kanoun, épinette et clavecin. Si Corelli n’était au mieux que peu familier des oud, kanoun e bouzouk, ces instruments se sont révélés néanmoins être tout à fait bien intégrés dans l’Italie baroque.

Chaque concerto présenta Mme. Beyer dans l’un des solos et un(e) jeune violoniste palestinien(ne) dans l’autre : Lourdina Baboun, Lamar Elias, Mahmoud Karzon et Gandhi Saad, Jude Amous, Suhail Canaan et Tibah Saad ont joué les solos de violoncelle.

Gandhi et Tibah sont les plus jeunes d’une fratrie de quatre qui jouaient dans un quatuor à cordes lorsqu’ils vivaient tous dans leur Galilée natale et qui étudient maintenant en Italie ; le cadet, Mostafa violoniste, a joué en solo avec le violoniste Nigel Kennedy sur la scène du Royal Albert Hall de Londres en 2013 et poursuit maintenant ses études en Russie. L’aîné Omar, alto, a passé un certain temps dans les prisons israéliennes pour avoir refusé de servir dans les FDI et il étudie maintenant en Italie. (Les Saad sont des Druzes.)

Amandine Beyer est un exemple des rares musiciens dont la connaissance musicologique de la période, la maîtrise technique de l’instrument et l’intégrité de la qualité artistique s’associent pour apporter un nouveau souffle même aux passages les plus simples. Pour la plupart des musiciens, ces expériences sont beaucoup trop rares. Je repense à des dizaines d’années en arrière, lorsque elle étudiait le quatuor de Ravel avec Félix Galimir, qui l’avait travaillé avec Ravel lui même ; ou quelques années plus tôt, lorsque elle étudiait avec Galimir la sonate de Brahms en ré mineur et la sonate de César Franck dont il avait étroitement absorbé les traditions. Et même avant, alors adolescente, elle s’était entraînée sur les quatuors de Beethoven avec trois membres du Quatuor de Budapest. Ce n’est pas être grandiloquent que de dire que de telles expériences font tout à fait franchement partie de ce que vous êtes.

Et ce fut le cas de la semaine avec Amandine Beyer. Je n’ai jamais été étroitement impliqué dans un concert de musique ancienne, bien que j’aie des amis dans ce domaine et, à part Mme. Beyer, seuls cinq de nos joueurs de cordes jouent de la musique ancienne professionnellement : les violonistes Camille Aubret et Mathieu Camilleri, l’altiste Mathilde Vittu, le gambiste Baldo Barciela et la violoncelliste Juliette Vittu. Nous joueurs ‘modernes’ avons gardé nos cordes filées plutôt que le simple boyau de l’époque de Corelli, utilisant nos propres instruments avec leurs manches légèrement plus longs, leurs barres de basses plus conséquentes, leurs mentonnières et autres modifications intervenues pendant trois siècles. C’était des compromis raisonnables ; l’important était que tout le monde utilise des archets baroques, plus courts et plus légers que les archets modernes, avec une courbure qui soit presque, ou carrément, convexe plutôt que concave.

Les démonstrations de Mme. Beyer sur l’expression et la technique de l’archet du début du dix-huitième siècle italien furent claires et érudites. Un art tellement avisé, plutôt que d’embaumer la musique dans quelque système mystérieux de ‘règles’ rétrospectivement appuyées, libère au contraire la musique des toiles d’araignée des siècles écoulés.

Notre premier concert eut lieu à Jérusalem. Nous ne savions pas, jusqu’à l’événement lui même, si tous les musiciens palestiniens pourraient circonvenir « l’annexion » auto-proclamée de Jérusalem Est par Israël et rejoindre le concert. Contrairement aux représentations passées, j’ai fait jouer cette fois-ci l’assistance diplomatique et tout a bien marché. La représentation a pris place à l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem, non loin de la Porte de Damas et assez près de la cathédrale St. Georges pour que Mordechai Vanunu, héroïque lanceur d’alerte du programme nucléaire d’Israël, qui vit dans la cathédrale et est confiné dans cette zone, puisse y assister. J’ai rencontré M. Vanunu pour la première fois quand il est venu à un exposé littéraire que j’avais tenu tout près ; après le concert, il m’a fait remarquer que c’était la musique classique, et particulièrement l’opéra, qui l’avaient sauvé tout au long de ses années d’isolement dans les geôles israéliennes. [1]

Si le monde avait continué à ignorer le programme nucléaire d’Israël, Mr. Vanunu aurait pu assister le lendemain à notre programme à Bethléem. Mais Israël lui interdit d’aller à Bethléem toute proche, et l’a en fait déjà arrêté pour avoir essayé. Ce qu’il a raté dans la ville de la naissance du Christ, ce fut une fête à multiples facettes, dont une reprise du concert de Jérusalem ne représenta qu’une partie. Mathilde Vittu, altiste et professeure d’analyse musicale au Conservatoire de Paris, a mené un atelier choral ; et les visiteurs furent éblouis par une équipe de dresseurs et d’artistes de l’Ecole Palestinienne du Cirque, organisation installée à Birzeit qui recherche « une Palestine libre [avec] une vie culturelle et artistique qui comporterait créativité, liberté d’expression et diversité comme principaux piliers d’une société juste et solidaire ».

La journaliste Amira Hass avait espéré assister toute la journée aux activités, à, commencer par une répétition publique à 13 heures, mais une succession d’événements impliquant la violence militaire israélienne contre les Palestiniens était devenue prioritaire. A la fin, elle a décrit cette journée dans un article intitulé « Interlude Musical ou les Horreurs de l’Occupation ? Un Dilemme pour une Journaliste Israélienne ».

Tandis que les événements de cette journée se déroulaient, Mme. Beyer, M. Barciela et quelques uns d’entre nous autres musiciens nous sommes rendus disponibles pour une séance impromptue sur scène « rencontrer les artistes ». Deux jeunes étudiants altistes d’Hébron sont arrivés avec leurs instruments, sans trop savoir à quoi s’attendre ; Ils eurent droit à un entraînement pratique sur les archets baroques et la tenue de l’archet.

La technologie audio et cinéma faisaient aussi partie des projets permanents de la Philharmonie. La réalisatrice française Anne Renardet a dirigé une équipe de quatre étudiants, deux du département Cinéma du Collège universitaire Dar Al-Kalima (Bethléem) et deux du département d’ingénierie du son du Conservatoire de Paris.

Une projection du nouveau film de Renardet, C’est Plus que de la Musique, faisait partie des événements de la Philharmonie au Palais de la Culture. Le film raconte la tournée de 2015 en France de l’Orchestre des Jeunes de Palestine, ensemble étudiant qui est le porte-drapeau de l’ESNCM. Plusieurs musiciens de l’orchestre faisaient partie de l’ensemble et des solistes dirigés par Mme Beyer. C’est Plus que de la Musique traite inévitablement des questions de la vie et de l’identité sous occupation militaire, des musiciens palestiniens empêchés par Israël de retourner chez eux parce que Palestiniens, et de la responsabilité personnelle des jeunes musiciens à représenter la Palestine devant l’Occident conditionné par la hasbara (propagande israélienne).

Des voix d’enfants se sont jointes à l’ensemble instrumental pour clore le concert de Bethléem. Cinq chansons furent chantées par le Chœur Amwaj, chœur d’enfants conçu et dirigé par Mathilde Vittu. Pour les deux derniers chants, Amwaj fut rejoint par trois autres organisations : l’école St. Joseph, l’Ecole des Frères, et Sons de Palestine, organisation dirigée par Fabienne van Eck et principalement composée d’enfants du Camp de Réfugiés d’Aïda.

La tête pensante derrière la Philharmonie est le violoniste Michele Cantoni. Cantoni traite infailliblement la Philharmonie, non pas comme ‘son’ projet, mais comme un effort conjoint avec le Palais de la Convention, sous l’architecte et directeur général George Bassous, et avec d’autres organisations partenaires. La Philharmonie est néanmoins née dans le cerveau de Cantoni, et c’est grâce à la persévérance, l’ingéniosité et la compétence de Cantoni et de Mathilde Vittu qu’elle est devenue une réalité. En conformité avec le but du projet de compléter et être utile, non pas de concurrencer, les institutions existantes, seules de nouvelles sources de financement sont recherchées.

Les institutions impliquées dans les discussions passées ou présentes au sujet de la Philharmonie avec Cantoni et Bassous comprennent Al-Kamandjati, l’Académie de Musique de Bethléem, les Dominicains de Haute Alsace, l’ESNCM, le Festival d’Aix-en-Provence, la Fondation Jean-Paul II, le Choeur Philharmonique d’Oslo et la Philharmonie de Paris. L’Institut Français a aidé à faire de cette semaine avec Mme Beyer une réalité.

Pour la journée de relâche du projet, plusieurs d’entre les musiciens internationaux et l’équipe du film décidèrent de visiter Hébron. Quand nous arrivâmes au checkpoint vers la mosquée d’Abraham, nous avons vu une Palestinienne harcelée par les soldats israéliens. Lorsque j’ai, le premier de notre groupe de huit, rejoint le même soldat, il m’a simplement demandé combien nous étions et nous a fait passer – nous n’étions pas des Palestiniens. Seul le matériel de l’équipe du film a provoqué quelque inquiétude, que nous avons apaisée en montrant l’étui du violon de Mme. Beyer. Nous sommes des musiciens qui filment de la musique, avons nous expliqué, pas des reporters. Le quartier colonisé, autrefois centre affairé de la vie d’Hébron, avait son habituel aspect désolé, apparaissant, comme le dit Mme. Beyer, comme si une peste ou une autre calamité en avait fait une ville fantôme.

La Philharmonie cherche à faire de la Palestine un centre des arts en dépit des réalités politiques toujours présentes aujourd’hui. Des projets comme celui-ci sont eux-mêmes de puissantes formes de résistance ; et lorsque le soi-disant « conflit » arrivera enfin à son terme, la Palestine sera déjà en position de devenir une destination artistique internationale.

 

http://www.aurdip.fr/la-philharmonie-de-palestine-un.html

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:18

L'Etat islamique encerclé à Al Bab, dans le nord de la Syrie

 
 
 
Par Agence Reuters
Les forces gouvernementales syriennes ont progressé lundi vers la ville d'Al Bab, contrôlée par l'Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie. Elles ont coupé la dernière route d'approvisionnement reliant Al Bab aux bastions de l'EI situés plus à l'est, en direction de l'Irak.
 
 
BEYROUTH (Reuters) - Les forces gouvernementales syriennes ont progressé lundi vers la ville d'Al Bab, contrôlée par l'Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie. Elles ont coupé la dernière route d'approvisionnement reliant Al Bab aux bastions de l'EI situés plus à l'est, en direction de l'Irak.

Les djihadistes sont désormais de facto encerclés par l'armée syrienne au sud et les rebelles soutenus par la Turquie au nord, alors que Damas et Ankara ont engagé une course contre la montre pour s'emparer de la ville de la province d'Alep.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui suit le conflit au jour le jour, l'armée et les milices supplétives ont gagné du terrain au sud-est d'Al Bab au cours de la nuit.

Soutenues par des frappes aériennes, elles ont coupé la route qui relie Al Bab aux provinces de Rakka et Daïz az Zour.

"Il n'y a plus qu'un étroit couloir pour sortir d'Al Bab", a déclaré un commandant des troupes fidèles à Bachar al Assad, et les forces gouvernementales ont désormais la majeure partie d'Al Bab à portée de tir.

La progression de l'armée syrienne porte en germe le risque d'une confrontation avec les rebelles pro-turcs, qui combattent sous la bannière de l'Armée syrienne libre.

Ces trois dernières semaines, les unités de l'armée syrienne se sont approchées à moins de six kilomètres d'Al Bab, Damas cherchant à empêcher son voisin turc de pénétrer plus profondément en territoire syrien.

Al Bab est située à 40 km au nord-est d'Alep, où le gouvernement a infligé une lourde défaite à la rébellion en décembre.

 

"LE RÉGIME IMPATIENT D'ATTEINDRE AL BAB"

La Turquie a lancé en août dernier dans le nord de la Syrie une opération baptisée "Bouclier de l'Euphrate" visant à neutraliser l'EI et à bloquer la progression des forces kurdes.

L'armée turque et les rebelles de l'ASL ont affronté lundi des combattants de l'EI au nord-est d'Al Bab, autour de la ville de Bazaa, rapporte l'OSDH.

Les forces pro-turques s'étaient brièvement emparées samedi de cette localité, avant que des kamikazes de l'EI ne l'obligent à battre en retraite.

"Les forces turques veulent éviter des pertes (...) et la résistance de Daech est très farouche", a déclaré Moustafa Sejari, haut responsable du groupe rebelle Liwa al Moutassem.

"Il est clair que le régime est impatient d'atteindre Al Bab", a-t-il ajouté. Les rebelles combattront les forces gouvernementales s'ils les trouvent sur leur chemin, a-t-il dit.

La Russie, allié le plus puissant de la Syrie, a mené des frappes aériennes dans la région d'Al Bab en soutien des rebelles de l'ASL comme des troupes gouvernementales, sur fond de rapprochement entre Moscou et Ankara sur la crise syrienne.

Cette présence des forces russes pourrait prévenir un affrontement entre forces loyalistes et rebelles, estime un officier des brigades turkmènes soutenues par les Turcs.

"Il y a des soldats russes qui dirigent les opérations aux côtés des forces du régime, ce qui pourrait satisfaire la Turquie. Je ne m'attends pas à des affrontements", a-t-il dit.

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/060217/letat-islamique-encercle-al-bab-dans-le-nord-de-la-syrie

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:12

Hundreds of Belgian artists and academics urge government to end participation in EU project cooperating with Israeli National Police

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In Belgium, 482 professors and researchers, and more than 190 artists, have written an open letter calling on their authorities to withdraw from participating in a European Union funded research project called LAW TRAIN, in which Belgium and Spain cooperate with the Israeli National Police. The project, aimed at developing joint interrogation methods, is coordinated by an Israeli university with particularly deep ties to Israel’s army and notorious security services. The signatories of this open letter highlight that Israeli methods are tested on Palestinians. Israel’s illegal detention of Palestinian political prisoners, and the systematic abuse and torture perpetrated by Israeli security forces during interrogations, is well documented. And in 2016 alone, Israelis interrogated at least 7,000 Palestinians, including over 400 children.

This open letter is part of broader efforts by the Belgian Coalition To Stop Law Train, and broader European-wide efforts against the participation of the Israeli military, homeland security and police sector in research and development funded by the European Union. Other forms of mobilizing have included direct actions, conferences, and lobbying. Portuguese civil society successfully pressured their authorities to withdraw from LAW TRAIN in July 2016 – marking the first time a government withdrew from an EU funded project following civil society pressure in support of Palestinian rights. Belgium civil society aims to achieve the same.

We welcome the efforts of the organizers of this letter, the Belgian Campaign for an Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI), and every person who signed the letter in solidarity with the Palestinian struggle for freedom, justice and equality. Thank you for telling the Belgian government that a Belgian partnership with the Israeli police is wrong, and that it should follow the example of the Portuguese authorities and withdraw from this project that “is neither ethically nor legally defensible.”

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:11

Hundreds of Belgian artists and academics urge government to end participation in EU project cooperating with Israeli National Police

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In Belgium, 482 professors and researchers, and more than 190 artists, have written an open letter calling on their authorities to withdraw from participating in a European Union funded research project called LAW TRAIN, in which Belgium and Spain cooperate with the Israeli National Police. The project, aimed at developing joint interrogation methods, is coordinated by an Israeli university with particularly deep ties to Israel’s army and notorious security services. The signatories of this open letter highlight that Israeli methods are tested on Palestinians. Israel’s illegal detention of Palestinian political prisoners, and the systematic abuse and torture perpetrated by Israeli security forces during interrogations, is well documented. And in 2016 alone, Israelis interrogated at least 7,000 Palestinians, including over 400 children.

This open letter is part of broader efforts by the Belgian Coalition To Stop Law Train, and broader European-wide efforts against the participation of the Israeli military, homeland security and police sector in research and development funded by the European Union. Other forms of mobilizing have included direct actions, conferences, and lobbying. Portuguese civil society successfully pressured their authorities to withdraw from LAW TRAIN in July 2016 – marking the first time a government withdrew from an EU funded project following civil society pressure in support of Palestinian rights. Belgium civil society aims to achieve the same.

We welcome the efforts of the organizers of this letter, the Belgian Campaign for an Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI), and every person who signed the letter in solidarity with the Palestinian struggle for freedom, justice and equality. Thank you for telling the Belgian government that a Belgian partnership with the Israeli police is wrong, and that it should follow the example of the Portuguese authorities and withdraw from this project that “is neither ethically nor legally defensible.”

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:26

Cisjordanie: l'évacuation d'Amona ne freine en rien la colonisation israélienne

 

L’évacuation de la colonie d'Amona, non loin de Ramallah, ordonnée par la Cour suprême d'Israël, a commencé ce mercredi 1er février. Les opérations se poursuivent encore ce matin, 2 février. En guise de compensation, le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, a annoncé la construction d'une nouvelle colonie où les familles évacuées seront relogées. Dans la nuit de mardi à mercredi, l'Etat hébreu avait déjà annoncé la construction de 3 000 logements supplémentaires en territoire palestinien.

Avec notre envoyée spéciale à Amona, Marine Vlahovic

Des colonnes de policiers avancent sur les sentiers boueux d’Amona, pour évacuer un à un les habitants et leurs soutiens. Sacs sur le dos, une cinquantaine de personnes sont confinées dans la maison de Yehoyada Nizri, le colon n’a pas préparé ses cartons et ne prendra que son pistolet affirme-t-il, bouleversé : « Je suis triste pour ma maison, mes enfants et les jeunes qui sont venus en soutien. Ça va être très douloureux autant physiquement que mentalement. »

La colonie sauvage a été créée il y a près de vingt ans sur des terres privées palestiniennes. Invectivant les policiers qui s’approchent de la maison, Girson Rubinstein, lui ne veut pas croire à l’évidence : « C’est une blague. Ce n’est pas la Palestine, c’est la terre d’Israël. C’est la terre d’Israël. »

Les chants sont interrompus par l’arrivée des forces de l’ordre qui abattent à coup de hache les cloisons des chambres où des jeunes soutiens se sont retranchés, sous le regard hagard de Yehoyada : « C’est horrible. C’est très difficile. » Entouré par les policiers, le colon quitte sa maison à la nuit tombée.

 
 

Compensation

Si des affrontements ont été rapportés, le pire a été évité selon les médias israéliens, précise notre correspondant à Jérusalem, Christian Brunel. Le psychodrame n’a pas tourné à la tragédie entre les centaines de jeunes manifestants pro-colons et la police.

Le gouvernement israélien a déjà annoncé qu’une nouvelle colonie pourrait être construite en Cisjordanie, pour accueillir les habitants expulsés. Il a aussi donné son feu vert, ses derniers jours, à la construction de 3 000 logements dans les colonies de Cisjordanie. Enfin, un projet de loi légalisant des milliers de logements construits sur des terres privées des Palestiniens est en cours d’adoption au Parlement.Palestiniens est en cours d’adoption au Parlement.

Pour Daniel Seideman, avocat et militant anti-colonisation, il ne s'agit même pas de compensation : « C'est une constante depuis plus de 20 ans dans la politique de Benyamin Netanyahu. A chaque fois que Netanyahu doit faire quelque chose qui apparait comme conciliant envers les Palestiniens, il compense par une annonce scandaleuse sur les colonies. Dans le cas d'Amona, c'est remarquable car l'évacuation de la colonie n'est pas une concession de la part d'Israël, elle se fait sur décision de justice ! [...] Et maintenant qu'ils sont obligés d'obéir à la loi, les colons sont récompensés de leur illégalité par 3 000 logements supplémentaires dans les colonies. »

Les durs du gouvernement, eux, veulent aller beaucoup plus loin et profiter de l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump pour mener une politique de colonisation à tout-va, avec comme objectif une annexion partielle de la Cisjordanie.

Selon les commentateurs, la question est de savoir si Benyamin Netanyahu va céder à ces pressions pour préserver sa majorité ou s’il va savoir ne pas aller trop loin pour ne pas indisposer Donald Trump qui doit le rencontrer dans deux semaines à Washington.

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170202-cisjordanie-evacuation-amona-freine-rien-colonisation

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:21

Les Palestiniens dénoncent la « distraction » d'Amona alors qu'Israël développe les colonies

 
 
 
 

La réinstallation des colons d'Amona a été qualifiée de « propagande » par les Palestiniens, tandis que des milliers de nouveaux logements dans les colonies ont été annoncés depuis que Trump a pris le pouvoir.

 
 
2 février 2017

 

Israël a dévoilé des plans de construction de 3 000 nouvelles unités de logement pour les colons juifs en Cisjordanie occupée tard ce mardi, la quatrième annonce de ce genre depuis que le président américain Donald Trump a pris ses fonctions il y a moins de deux semaines.

L'annonce a suivi de quelques heures le début de l’expulsion par les forces de sécurité israéliennes des occupants de la colonie d'Amona, conformément à une décision de la cour suprême datant d’il y a deux ans selon laquelle celle-ci avait été construite sur des terres privées palestiniennes.

Le droit international ne reconnaît pas cette distinction car toutes les colonies sont construites sur des terres palestiniennes.

Les colons seront déplacés vers un site voisin dans le cadre d'un accord en vertu duquel ces derniers ont accepté d'être évacués pacifiquement, a indiqué la police.

Les opposants au programme de colonisation d'Israël ont décrit la situation à Amona comme une distraction vis-à-vis de l'engagement du gouvernement israélien à soutenir les colons ailleurs en Cisjordanie.

Mustafa Bargouti, membre du Conseil législatif palestinien, a déclaré à MEE : « Ce que Netanyahou a fait est un gros tour de passe-passe et une propagande dangereuse, il n'y a pas vraiment d'expulsion. Un petit nombre de colons sont déplacés de quelques maisons construites sur des terres privées palestiniennes vers d’autres terres palestiniennes confisquées.

« La question d'Amona est utilisée pour cacher la décision israélienne de construire 3 000 nouvelles unités de logement, [ce qui participe d'un plan visant à] diviser la Cisjordanie en deux, encercler Jérusalem et empêcher toute possibilité de [création d’] un État palestinien ainsi que l'option de la solution à deux États. »

Khalida Jarrar, une autre membre du Conseil législatif palestinien, a ajouté : « Il s’agit d’une tentative d’éloigner l'attention des milliers d'autres unités de logement annoncées par le gouvernement israélien. Ils tentent de dramatiser l’expulsion pour masquer des questions plus importantes. »

« Il s’agit d’une tentative d’éloigner l'attention des milliers d'autres unités de logement annoncées par le gouvernement israélien » - Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien

« Il n'y a aucune différence entre Amona et d'autres colonies dans les territoires occupés. Étiqueter Amona comme ‘’un avant-poste illégal’’ est la façon dont le gouvernement et les médias blanchissent le reste des colonies, comme si elles étaient, contrairement aux avant-postes, légales. Elles ne le sont pas. Pas une seule d'entre elles », a écrit Gideon Levy pour Middle East Eye le mois dernier.

Saeb Erekat, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine, a appelé mardi la Cour pénale internationale à « ouvrir une enquête immédiate sur l'entreprise de colonisation israélienne », décrivant cette expansion continue comme une « situation immorale ».

La décision d’expulser les colons d'Amona est profondément impopulaire auprès des radicaux du gouvernement, le plus à droite qu’Israël ait jamais connu, et les nouveaux plans de construction de colonies ont été vus par beaucoup comme une concession destinée à amadouer leurs partisans.

Des dizaines de membres du personnel de sécurité ont pénétré mercredi dans l'avant-poste d'Amona, au nord-est de Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, pour commencer à déplacer ses occupants et les manifestants qui s’étaient joints à eux pour s'opposer à l’expulsion.

Traduction : « Les protestations des jeunes juifs ont vraiment commencé. La police ne réagit pas. »

Le gouvernement israélien n'avait pas approuvé Amona, qui a été établi sans planification. Cependant, les autorités ont par la suite construit une route pavée et fourni de l'électricité, de l'eau et d'autres infrastructures à la colonie, comme c'est souvent le cas avec les avant-postes qu'elle juge illégaux.

Depuis l'inauguration du Trump le 20 janvier dernier, Israël a approuvé la construction de 566 logements dans trois colonies de Jérusalem-Est occupée et 5 502 autres en Cisjordanie.

« Nous sommes dans une nouvelle ère où la vie en Judée et Samarie [la Cisjordanie] retourne à son cours naturel » a déclaré le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, qui a lui-même longtemps vécu dans une colonie de Cisjordanie, ajoutant que son cœur était avec les colons d’Amona.

 

 

 

 

Moti Yogev, un député d'extrême-droite de la Knesset dont le parti Le Foyer juif fait partie de la coalition gouvernementale d'Israël, a été très franc quant au compromis entre l'expulsion d'Amona et les nouveaux logements de colons.

« Étiqueter Amona comme ‘’un avant-poste illégal’’ est la façon dont le gouvernement et les médias blanchissent le reste des colonies, comme si elles étaient, contrairement aux avant-postes, légales. Elles ne le sont pas. Pas une seule d'entre elles » - Gideon Levy

S'adressant à l'AFP depuis Amona, où il avait rejoint les colons dans une manifestation de solidarité, Yogev a déclaré qu’évacuer Amona était « une mauvaise décision », à laquelle il était opposé, avant d’ajouter : « Oui, Amona sera détruite, mais en échange, nous allons construire 3 000 nouveaux logements. »

La communauté internationale considère toutes les colonies juives sur les terres palestiniennes occupées comme illégales et voit leur présence et expansion comme le principal obstacle à un règlement pacifique du conflit.

Opérant une rupture significative par rapport à l'administration Obama, la Maison Blanche de Trump n'a condamné aucune des quatre expansions de colonies annoncées par Israël depuis la prise de fonction du nouveau président.

 

Traduit de l’anglais (original).

 

 

http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/les-palestiniens-d-noncent-la-distraction-damona-alors-quisra-l-d-veloppe-les-colonies

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